1 / 1

Afrique: les jésuites et Caritas s'allient contre la faim en Afrique

Le Réseau des jésuites pour la justice et l’écologie d’Afrique (JENA) et Caritas Africa ont décidé de former une alliance destinée à promouvoir la souveraineté alimentaire et l’agro-écologie en Afrique. Les deux organisations catholiques veulent ainsi répondre à l’appel du pape François, dans son encyclique Laudato si’ (2015).

JENA et Caritas Africa ont scellé leur alliance lors d’une conférence internationale conjointe à Nairobi, au Kenya, du 22 au 24 juin 2021. Leur collaboration aura pour objectif principal de générer des connaissances pour influencer les politiques et les pratiques autour des systèmes alimentaires. Cela à l’échelle local et internationale, tout en vulgarisant les solutions africaines en faveur de la souveraineté alimentaire.

L’alliance sera aussi une plate-forme à l’échelle du continent pour la consolidation de ces questions.

Réinventer le système alimentaire

Les participants ont réfléchi à une solution à la crise sanitaire du COVID-19, qui a démontré l’urgence de changer le système alimentaire dans le monde. Le système dominant actuel est en effet basé sur l’accès au marché. Or, cela n’assure pas la sécurité alimentaire pour tous. La pandémie de COVID-19 l’a révélé.

Le coronavirus a mis à «rude épreuve ce système brisé», marqué par des inégalités. Il a imposé la nécessité de réinventer et de créer de nouveaux modèles, qui ne laissent personne de côté, en mettant en place un système alimentaire durable pour tous, nécessitant une approche écologique intégrale, où les facteurs économiques, sociaux et environnementaux et la justice sont pris en compte.

500 millions de personnes sous-alimentées

Les deux organisations catholiques ont relevé qu’il y avait pourtant suffisamment de nourriture pour tout le monde sur la planète. Malgré cela, plus d’un demi-milliard de personnes n’a pas accès à une nourriture saine et suffisante.

JENA et Caritas Africa ont précisé que leur future alliance sera composée de leurs membres respectifs, d’experts, ainsi que de toute personne de bonne volonté. Pour les œuvres d’entraide, il peut s’agir de petits agriculteurs, d’éleveurs ou d’institutions partageant ces idées. (cath.ch/réd.)

Newsletter