Crise du Covid-19: Les jésuites demandent la solidarité de l'UE

Les 21 supérieurs majeurs des jésuites d’Europe et du Proche-Orient appellent à la promotion d'une "véritable solidarité éthique et sociale" suite à la crise du coronavirus sur le continent. Dans un message publié à l'occasion du 75e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale et 70 ans après la déclaration Schuman, les provinciaux jésuites appellent les institutions de l'UE à s’engager avec détermination afin de surmonter «la menace existentielle que représente le manque actuel de désir pour la solidarité internationale». La déclaration a été signée par tous les Provinciaux jésuites européens, dont le provincial de Suisse Christian Rutishauser sj, ainsi que par le Président de la Conférence des Provinciaux JCEP, Franck Janin sj, qui représentent environ 4000 jésuites et des centaines d'institutions différentes sur le continent européen ainsi qu'au Moyen-Orient.

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Pâques, le chemin d'espérance!

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«Il n’abandonne pas ceux qui sont dans l’épreuve, dans la souffrance et dans le deuil»
Pape François

Dans ces moments difficiles, de doute, de manque de patience parfois, de peur aussi, il y a toujours l'espoir. Celui qui fait battre les cœurs et se lever le soleil, effectuer les gestes simples de la vie courante et prendre soin de ses proches, prier pour les aînés et se mettre au service des plus faibles. À tous nous vous souhaitons des fêtes de Pâques emplies d'amour et d'espoir et nous vous disons merci d'être ce que vous êtes, envers et contre (pour) tout!

Que le Triduum pascal soit source de réconfort pour chacun et chacune d’entre vous.

JWL aide les enseignants à donner leurs cours en ligne

L’association Jesuit Worldwide Learning (JWL) basée à Genève, et l'Université catholique (KU) Eichstätt-Ingolstadt, en Allemagne, collaborent avec succès depuis de nombreuses années. Ils lancent un nouveau programme de cours en ligne qui mets les méthodes d'enseignement et d'apprentissage numériques au cœur du propos. Un programme destinés aussi aux enseignants d'ici et d'ailleurs.

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COVID-19: Discerner un chemin vers Dieu

Quelle partie du chemin vers Dieu l'épidémie du COVID-19 nous montre-t-elle? se demande le Père Général des jésuites, Arturo Sosa sj. «Elle nous montre que nous sommes une seule humanité. Chaque être humain, chaque peuple, chaque culture qui enrichit la diversité humaine fait partie de l'humanité unique, variée, riche et interdépendante... »

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Fêter Marie, la mère de la Compagnie de Jésus

par Pascal Meyer sj - Certains se demandent pourquoi les jésuites célèbrent la Vierge Marie le 22 avril? Pourquoi une fête en dehors de celles déjà célébrées par L’Église?
Plusieurs événements de la vie de Saint Ignace et de la Compagnie de Jésus sont liés à Marie:
- Quand Ignace en 1522 quitte la maison familiale de Loyola, en Pays basque, il rejoint le monastère de Montserrat, près de Barcelone. Dans la nuit du 24 mars, dans un geste de rupture avec sa vie ancienne, il accroche ses habits militaires et ses armes devant la statue de la Vierge noire.
- Le 15 août 1534, le jour de l’Assomption, à l'issue de la messe célébrée par Pierre Favre sj, les sept compagnons de la première heure prononcent les deux vœux de pauvreté et chasteté, et le troisième de se rendre dans les deux ans en pèlerinage à Jérusalem pour y convertir les infidèles
- Et en 1538, Ignace célébre sa première messe dans une église qui est consacré à -peut-être l'avez-vous déjà deviné- à la vierge Marie: l’église Santa Maria Maggiore à Rome.

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Un espace de pierres, une expérience spirituelle

En ces temps de confinement, où même les portes de nos plus belles églises nous sont inaccessibles, le Père Pierre Martinot-Lagarde sj nous invite à la découverte l'art roman qui orne les lieux de culte. Il lance ainsi une nouvelle chronique baptisée Les pierres vivantes.

Il explique sa démarche:

«On a dit de l'art roman qu'il était une bible de pierre, un catéchisme écrit sur les murs. Pour ma part, j'y vois le grand récit d'une époque qui découvre, se réapproprie, transforme et ré-annonce le premier récit évangélique. La pierre n'est pas en dehors du chemin spirituel de l'époque romane, de la révolution grégorienne, de la renaissance d'une Église à la jonction des mondes orientaux, musulmans, celtes, romains et germains. La pierre, la statuaire romane, est l'expérience de cette transformation, elle en est le "dit", et le faire. Tout comme l'expérience monachique par son ampleur, celle de Cluny en particulier, en était une partie du corps et de l'esprit.

»Voici quelques années, j'avais commencé à me plonger dans ce temps avec un projet photographique. J'avais erré en Bourgogne, dans le Périgord, vers le sud aussi. J'en avais cherché seul, ou avec des amis, avec ma mère qui s'était passionnée aussi, les témoignages. J'avais en tête, et dans les mains comme guide, les fameux livres du Zodiaque, édités pendant longtemps par l'abbaye de la Pierre qui Vire. Ce projet, documentaire, était une source incomparable, mais avait une limite. La photo, de très grande qualité, voulait souvent tout montrer et donner au lecteur à voir le tout de la pierre. Tous les détails étaient visibles. Le respect pour l'expérience spirituelle y était aussi immense. Mais il y manquait peut-être quelque chose, le projet d'un récit.

»Car la pierre raconte, elle dit cette expérience humaine, spirituelle, d'une Église qui se construit, et se découvre à elle-même quand elle réécrit pour elle-même le récit évangélique. Aujourd'hui, la photographie et les techniques qui l'accompagnent permettent véritablement de proposer cette lecture narrative. Tout cela m'a conduit vers la construction d'une série photographique, d'un "itinéraire" en marche vers Pâques, au Carmel de Mazille.

»L'hospitalité des sœurs, la communauté des hôtes, avaient donné lieu à des échanges, croisés, qui étaient de véritables dialogues autour et avec les pierres. Je les ai encore en mémoire. Les symboles, qu'ils viennent du fond des ans ou d'aujourd'hui, nous font parler, nous font vivre.

»De ce temps, de ces échanges, et des photos, depuis longtemps, je voulais faire un livre. Je ne sais pas si celui-ci pourra voir le jour. Mais voici que nous est donné une autre expérience, unique, inconnue, qui met toutes nos existences en péril, tous les jours nous parlons, nous vivons, nous ressentons quelque chose de la vie et de la mort, de l'incertitude, de l'être, de ce que nous pourrions aspirer à vivre et de ce que nous parvenons à éprouver. Quand nous entrons dans cette vie à la fois «entre parenthèses» et en même temps si riche, si pleine, je sens combien l'expérience, le dit et le faire de ces pierres me parlent.

»C'est pourquoi je voudrais proposer, au jour le jour, et aussi longtemps que durera notre marche, ensemble et séparés, de revenir vers ces pierres, de les regarder, de les contempler, peut-être parfois de les entendre, souvent de les toucher. J'y ajouterai un commentaire. Peut-être pourriez-vous aussi y proposer le vôtre. Ainsi nous pourrons continuer d'être ensemble «le peuple immense de ceux qui t'ont cherché».

Pierre Martinot-Lagarde sj