Hommage au Père George sj

Georgessj«George aimait profondément son pays, mais il a toujours porté un regard très critique sur la situation en Inde et il était lucide de ses défauts et faiblesses. Il m'a fait voir la société indienne de l’intérieur, m’a montré les conséquences destructrices du système de castes sur la vie des gens; l’omniprésence de la corruption et ses effets désastreux, les barrières p.ex. qui s’érigent devant les pauvres s’ils ne peuvent payer ce qui est exigé d’eux; la violence faite aux femmes, les discriminations constantes dont elles font l’objet dans la vie de tous les jours. Et il ne cessait de répéter que la société indienne était loin d’être non-violente.»

Lors de la cérémonie d'adieu au Père George D'Souza sj qui s'est tenue à Carouge (Genève) le 22 octobre, plusieurs personnes ont rendu hommage à l'homme, au jésuite et au défenseur des droits de l'Homme. Parmi elles, l'une de ses amies les plus chères, la sociologue Immita Cornaz. Il l'a connue en Inde alors qu'il était jeune jésuite et qu'elle travaillait pour la coopération au développement du Gouvernement suisse qui y finançait un projet.

Elle nous a aimablement permis de reproduire ci-dessous son texte d'hommage.

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Vers la meilleure des formations pour les jésuites

Mark RavizzaFraîchement nommé conseiller par le Père Genéral, Mark Ravizza sj, originaire de la Province USA-Ouest, fait partie des nouveaux venus à la Curie générale jésuite à Rome. Le service de communication de cette dernière l’a invité à parler de son expérience, de ses responsabilités, de ses espoirs.
Père Mark Ravizza, le Père Général vous a choisi pour être l’un de ses conseillers généraux. Qu'est-ce qui vous a amené à la Curie générale? Quelles sont vos responsabilités?
Ce qui m’amène à la Curie, c’est la mission. D’abord dans le sens où c'est ici que la Compagnie m’a confié sa mission. Rétrospectivement, je soupçonne que deux des principaux facteurs ont pu être: premièrement, le travail que j’avais fait pour renouveler la formation à la Conférence du Canada et des États-Unis et, deuxièmement, ma participation à la 36e Congrégation générale. Quelles que soient les raisons, cette mission particulière m’a surpris. Cependant, la grâce d’être appelés et envoyés en mission est fondamentale pour qui nous sommes, en tant que jésuites.

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En mémoire du Père D'Souza sj

George DSouza sj web 2013Le Père George D'Souza sj a rejoint le Seigneur ce mardi 16 octobre, vers 19h, après une courte hospitalisation aux soins intensifs de l’Hôpital cantonal de Genève. Il est parti sereinement, à l’âge de 80 ans, entouré de proches et de membres de la Communauté jésuite de Genève. Nous le confions, ainsi que ses proches en Suisse et en Inde, à l’amour du Seigneur.
Le Père D’Souza sj a été actif au sein de la communauté internationale de Genève, notamment comme professeur invité à l’Institut universitaire d’études du développement (IUED) de l’UNIGE (1986-1991), puis comme observateurs accrédité à l’ONU. Il aura également collaboré avec la Direction du développement et de la coopération (DDC) suisse sur des projets de microcrédits au Bangladesh et au Sénégal.

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La sécularisation comme «signe des temps»

Sosa gen speechAu Synode des évêques sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, le Père Général de la Compagnie de Jésus s’est exprimé sur le thème de la sécularisation. Le Père Sosa a d’abord constaté que le document de travail ne parlait que brièvement de cette dimension importante du monde contemporain -et toujours de façon négative. Il a proposé un exercice de discernement nécessaire, dans le cadre de la confrontation de nos façons de penser avec la réalité. Cet exercice peut mener à comprendre la sécularisation comme un signe des temps, une manière pour l’Esprit Saint d’orienter notre réflexion et notre action aujourd’hui.

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Oeuvrer aux côtés des plus pauvres

EtudiantsJeusitesIndeLes Jésuites d’Asie du sud soutiennent la cause des pauvres et, dans cet esprit, ont promu et lancé le Forum du peuple (Lok Manch), plateforme destinée aux responsables d’organisations de la société civile engagées dans la protection et la promotion des droits des populations marginalisées. C’est ce qu’explique le Père Irudaya Jyothi sj, assistant social, faisant état du besoin né au sein de la Compagnie de Jésus en Asie du sud. Grâce au réseau institué avec 92 organisations dans 12 États indiens, les religieux ont atteint quelques 300 000 familles nécessiteuses en zones urbaines et rurales.

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Échos de la rencontre entre le Pape et des jésuites des Pays baltes

PapeLituane rencontrejesuiteRencontre du pape avec des jésuites à Vilnius @ Antonio Spadaro sjAu cours de son voyage en Lituanie, le Pape François a rencontré le 23 septembre 2018 un groupe de vingt-huit prêtres jésuites originaires des trois États baltes, pour un entretien.

La discussion entre les jésuites et le Pape François s’est déroulée de manière privée à Vilnius, la capitale lituanienne. Le Saint-Père venait tout juste de visiter le Musée des Occupations et des Luttes pour la Liberté, connu comme le «Golgotha lituanien», douloureux lieu de mémoire de la domination soviétique. Un des moments les plus intenses de son voyage en Lituanie. Les résonances spirituelles et les liens avec l’actualité ont été forts, en particulier lors du bref entretien entre le Pape François et Mgr Sigitas Tamkevičius, qui a connu les prisons du KGB.

Voici quelques extraits de cette rencontre issu du site Vatican News.

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Teilhard de Chardin: Dieu dans la guerre

Pierre Teilhard de Chardin JeuneLa réflexion du jésuite français Teilhard de Chardin peut aider à percevoir comment Dieu se rend présent au cœur de situations aussi tragiques que la guerre. C’est sa propre expérience spirituelle qu’il a tenté de mettre en mots.
Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955) a vécu la Première guerre mondiale comme brancardier dans un régiment d’infanterie. Il fut présent sur les lieux les plus symboliques: Verdun, le Chemin des dames. Il a perdu deux de ses frères, plusieurs amis et vu mourir de nombreux combattants autour de lui. Élevé dans un environnement «protégé», la guerre fut pour lui une véritable «plongée dans le réel».
La période de la guerre fut aussi l’occasion d’une intense production littéraire. Il profitait des temps de repos à l’arrière pour mettre par écrit les réflexions que lui inspirait ce qu’il avait vécu sur le front. Les Écrits du temps de la guerre (1916-1919), édités après sa mort, contiennent les principaux thèmes qu’il développera plus tard.

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