La semaine dernière, avec l'initiative Enlázate por la Justicia, le Réseau ecclésial pan-amazonien (REPAM), dont plusieurs organisations jésuites font partie, a publié son plus récent rapport sur la situation actuelle des droits humains en Amazonie. Ce rapport -qui documente les abus et les violations des droits des femmes et des enfants- fait plus de 300 pages.

Au cours des dernières années, les industries extractives et les cultures illicites ont été responsables d'activités représentant plusieurs millions de dollars. «Une exploitation intensive des ressources naturelles qui déracinent les richesses de la terre au prix d'impacts dévastateurs sur l'environnement amazonien et sur la santé et la paix sociale de ses habitants», selon le rapport.

La publication a été présentée par la militante Lily Calderón, à l'époque avocate de "Pastoral de la Tierra" du Vicariat apostolique de Yurimaguas, au Pérou, et par Sonia Olea, experte de Caritas Espagne qui a collaboré à l'édition et à la compilation du projet.

Treiza cas suivis
Ce document est le résultat du travail réalisé par le REPAM dans les écoles pour la promotion, la défense et l'application des droits de l'homme qui se sont tenues en 2016 et 2018 en Équateur et au Pérou, où 13 cas de violations des droits humains ont été suivis au Brésil, en Colombie, en Équateur, au Pérou et en Bolivie. Ce document pourrait être l’une des bases de réflexion pour le Synode des évêques sur l’Amazonie qui se tiendra à Rome en octobre prochain.

L'appel du Pape François à prendre soin de la Création à travers l'encyclique Laudato Sí est présent tout au long du rapport, rappelant que «les communautés autochtones ne sont pas seulement une minorité parmi d'autres, mais devraient être les principaux partenaires du dialogue, surtout lorsque de grands projets touchant leurs terres sont proposés... Néanmoins, dans diverses parties du monde, des pressions sont exercées pour les pousser à abandonner leurs terres d'origine et à faire de la place aux projets agricoles et miniers qui sont entrepris sans considération pour la dégradation de la nature et la culture.» (LS 146). (Jesuit Networking/réd.)

Rapport complet (en espagnol) ici