Avons-nous besoin des théologiens?

BernardSesboue 2017Jésuite, théologien, auteur de Introduction à la théologie, histoire et intelligence du dogme (Salvator 2017), Bernard Sesboüé répondait aux questions de Sophie de Villeneuve -rédactrice en chef de croire.com- dans l'émission Mille questions à la foi sur Radio Notre-Dame le 24 novembre dernier. Se faisant le relai d'un internaute, elle le questionnait: «L’Église a-t-elle besoin de théologien?» Pour le Père Sesboüé sj, c'est «une question inquiétante (...) signe que le contenu de la foi n'intéresse plus» (...) «Les affirmations de la foi seraient-elles justes bonnes à être répétées comme des paroles de perroquets?»

 

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Jérusalem ou la sainteté au-delà de la revendication du pouvoir

Jerusalem RutishauserVue sur les toits de la vieille ville de Jérusalem - Photo Christian M. Rutishauser sjLe Provincial des jésuites de Suisse, Christian M. Rutishauser examine la décision du président Trump de reconnaitre Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, à la lumière de la sainteté conçue comme hekdesh, c'est-à-dire ce que l’on ne peut pas posséder.

Il y a quelques années, le professeur Uriel Simon, de l’université Bar Ilan de Tel Aviv introduisait en ces termes une conférence réunissant des pèlerins à Jérusalem: «Les hindouistes ont leur lieu de pèlerinage, qui est Vârânasî, les chrétiens ont Rome et Saint Jacques de Compostelle, et les musulmans gardent la Mecque pour leur hajj comme la prunelle de leurs yeux. Nous autres juifs sommes les seuls à devoir partager notre ville sainte avec d’autres religions.» Cette conférence a mis en lumière le fait que les pèlerins, en venant à Jérusalem, n’approfondissent pas seulement leur propre foi, mais deviennent aussi capables de rencontrer dans un esprit constructif les croyants d’autres traditions religieuses. Les participants se sont tous rapidement rendu compte que le simple fait de dire que la ville est sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans cache plus de choses qu’il n’aide à en comprendre la complexité. En effet, cette simple assertion ne prend pas en compte les diverses conceptions du sacré, ni de la place qu’occupe Jérusalem dans les conceptions de la foi qu’a chacune des religions que sont le judaïsme, le christianisme et l’islam.

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Le pape et la politique

IlNuovoMondoDiFrancesco SpadaroPour le pape François, «l’engagement politique dérive de l’Évangile et non d’une idéologie», affirme le jésuite argentin José Luis Narvaja, professeur et collaborateur de la revue jésuite romaine la Civiltà Cattolica. L’Osservatore Romano publie ses réflexions sur les fondements de la politique internationale du pape François, où il identifie quatre aspects: « son caractère kérygmatique; l’orientation du tout et de l’unité; l’origine dans le discernement; le lien direct entre la politique et la charité». Il s’agit d’un texte publié dans le livre «Le nouveau monde de François» du jésuite Antonio Spadaro, directeur de la revue Civiltà Cattolica, qui vient de sortir en Italie (Venise, Marsilio, 2018).

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Monastère de Deir Mar Musa en fleurs après des années de guerre

Deir Mar MusaOn reste encore sans nouvelles certaines sur le sort du Père Paolo Dall'Oglio, jésuite romain, enlevé par des inconnus à la fin du mois de juillet 2013 alors qu’il se trouvait à Raqqa. Cependant, les moines et moniales de la communauté monastère de Khalil Allah, qu’il avait fondé à l’intérieur du Monastère syrien restauré de Deir Mar Musa (photo), bien qu’en partie dispersés de par le monde, notamment à cause de la guerre, ont diffusé une lettre de Noël dans laquelle ils racontent à leurs amis et connaissances les sentiments et les œuvres qui marquent leur chemin vers la fête célébrant la naissance de Notre Seigneur Jésus Christ à Bethléem.

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Le pape François dialogue avec l’Europe

COMECE PopeFrancisLe très attendu discours de clôture du pape François a été le point d’orgue des journées du Dialogue de Rome «Repenser l’Europe» qui se sont tenues du 27 au 29 octobre 2017 au Vatican. Pour commencer, le Saint-Père a évoqué avec un réalisme mesuré, la pluralité de cultures et de religions en Europe et constaté que «pour beaucoup, le christianisme est perçu comme un élément du passé, lointain et étranger». Sa critique a pointé un préjugé laïciste, qui n’est pas en mesure de «discerner la valeur positive pour la société du rôle public et objectif de la religion» et veut la reléguer «à une sphère purement privée et sentimentale».

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