Médias: pour une anthropologie du numérique

InstaJesuitesQuelles formes nouvelles les spiritualités pourraient-elles prendre à l’avenir? C’était le thème d’une conférence organisée le 21 février dernier à Sciences Po. La théologienne Gemma Serrano, directrice du département «humanisme numérique» au Collège des Bernardins, y est intervenue, développant les enjeux anthropologiques du numérique. Un entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican.

«L’humanité est entrée dans une ère nouvelle où le pouvoir technologique nous met à la croisée des chemins. Nous sommes les héritiers de deux siècles d’énormes vagues de changement: la machine à vapeur, le chemin de fer, le télégraphe, l’électricité, l’automobile, l’avion, les industries chimiques, l’informatique, et, plus récemment, la révolution numérique, les biotechnologies et les nanotechnologies. Il est juste de se réjouir face à ces progrès, que nous ouvrent ces constantes nouveautés, parce que «la science et la technologie sont un produit merveilleux de la créativité humaine, ce don de Dieu». Ces paroles du Pape François proviennent des sections 102 et 103 de son encyclique Laudato Si’. Si le Saint-Père met régulièrement en garde contre les dérives et les excès des méandres numériques, il en reconnait les bienfaits, notamment en termes de créativité.

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Pour une augmentation du recyclage et de la réutilisation en Europe

plastiqueun article du Père Giuseppe Riggio sj,
du bureau de rédaction de l'Aggiornamenti Sociali,
paru dans le Newsletter mensuelle d'europeinfos (mars 2018)

En 2015, la Commission européenne a publié un plan d'action en faveur de l'économie circulaire, intitulé “Le chaînon manquant”. Cet ensemble d'initiatives proposait de "boucler la boucle" du cycle de vie des produits en augmentant le recyclage et la réutilisation.

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Le pape et la politique

IlNuovoMondoDiFrancesco SpadaroPour le pape François, «l’engagement politique dérive de l’Évangile et non d’une idéologie», affirme le jésuite argentin José Luis Narvaja, professeur et collaborateur de la revue jésuite romaine la Civiltà Cattolica. L’Osservatore Romano publie ses réflexions sur les fondements de la politique internationale du pape François, où il identifie quatre aspects: « son caractère kérygmatique; l’orientation du tout et de l’unité; l’origine dans le discernement; le lien direct entre la politique et la charité». Il s’agit d’un texte publié dans le livre «Le nouveau monde de François» du jésuite Antonio Spadaro, directeur de la revue Civiltà Cattolica, qui vient de sortir en Italie (Venise, Marsilio, 2018).

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Avons-nous besoin des théologiens?

BernardSesboue 2017Jésuite, théologien, auteur de Introduction à la théologie, histoire et intelligence du dogme (Salvator 2017), Bernard Sesboüé répondait aux questions de Sophie de Villeneuve -rédactrice en chef de croire.com- dans l'émission Mille questions à la foi sur Radio Notre-Dame le 24 novembre dernier. Se faisant le relai d'un internaute, elle le questionnait: «L’Église a-t-elle besoin de théologien?» Pour le Père Sesboüé sj, c'est «une question inquiétante (...) signe que le contenu de la foi n'intéresse plus» (...) «Les affirmations de la foi seraient-elles justes bonnes à être répétées comme des paroles de perroquets?»

 

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Jérusalem ou la sainteté au-delà de la revendication du pouvoir

Jerusalem RutishauserVue sur les toits de la vieille ville de Jérusalem - Photo Christian M. Rutishauser sjLe Provincial des jésuites de Suisse, Christian M. Rutishauser examine la décision du président Trump de reconnaitre Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, à la lumière de la sainteté conçue comme hekdesh, c'est-à-dire ce que l’on ne peut pas posséder.

Il y a quelques années, le professeur Uriel Simon, de l’université Bar Ilan de Tel Aviv introduisait en ces termes une conférence réunissant des pèlerins à Jérusalem: «Les hindouistes ont leur lieu de pèlerinage, qui est Vârânasî, les chrétiens ont Rome et Saint Jacques de Compostelle, et les musulmans gardent la Mecque pour leur hajj comme la prunelle de leurs yeux. Nous autres juifs sommes les seuls à devoir partager notre ville sainte avec d’autres religions.» Cette conférence a mis en lumière le fait que les pèlerins, en venant à Jérusalem, n’approfondissent pas seulement leur propre foi, mais deviennent aussi capables de rencontrer dans un esprit constructif les croyants d’autres traditions religieuses. Les participants se sont tous rapidement rendu compte que le simple fait de dire que la ville est sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans cache plus de choses qu’il n’aide à en comprendre la complexité. En effet, cette simple assertion ne prend pas en compte les diverses conceptions du sacré, ni de la place qu’occupe Jérusalem dans les conceptions de la foi qu’a chacune des religions que sont le judaïsme, le christianisme et l’islam.

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