Que peuvent avoir en commun Montaigne, dont les célèbres Essais perpétuent l’esprit humaniste, Matteo Ricci, un missionnaire jésuite œuvrant dans la Chine des Ming, et un gentilhomme angevin se faisant appeler Ibrahim Beg? Tous trois se sont illustrés dans la pratique et l’écriture du voyage, forts d’une grande curiosité et d’une remarquable faculté d’adaptation dont il s’agira de cerner les spécificités et les enjeux.
Pour se faire, le Festival Histoire et Cité vient d'organiser sur le sujet, ce mercredi 24 mars 2021, une table ronde avec Yasmine Atlas, Matthieu Bernhardt et Dorine Rouiller. À voir ou revoir sur le site de la manifestation: https://bit.ly/3faLkfJ

Matthieu Bernhardt signe en outre dans le dossier «Le voyage et son récit» du trimestriel de la revue choisir de ce printemps, un article consacré à l'aventure chinoise de Matteo Ricci: «Ce qu’il faut d’abord retenir du témoignage de Ricci, c’est une capacité exceptionnelle à s’ouvrir à l’altérité culturelle. Bien qu’animé par une foi profonde et inébranlablement soumis aux ordres de ses supérieurs, le missionnaire italien a d’abord laissé de côté la prédication afin de mettre à profit sa solide formation humaniste pour progresser dans sa compréhension de la "pensée chinoise" et approfondir le dialogue avec ses interlocuteurs, souvent issus de l’élite intellectuelle.» A lire sur le site de la revue: www.choisir.ch