UniversPhysicien et astronome de l’observatoire du Vatican, le Fr. Gabriele Gionti sj décrypte dans un récent ouvrage l’évolution historique du concept de l’univers. Revue catholique italienne dirigée par des pères-jésuites, La Civiltà Cattolica en profite pour publier dans son premier numéro de l’année 2020 un article de Gabriele Gionti sj sur «Le début de l’univers et la question de Dieu», un article qui «explique pourquoi le concept chrétien de création est différent de celui du dieu-démiurge, qui crée l’univers puis ‘disparaît’, cher à de nombreux scientifiques».

Le texte retrace l’évolution historique du concept de l’univers: «de la vision ‘plate’ assyrienne-babylonienne à la vision aristotélicienne, suivie tout au long du Moyen Âge, et également reprise dans la cosmologie et la théologie de saint Thomas d’Aquin; de l’intuition ptolémaïque à la révolution copernicienne, puis progressivement les contributions de Kepler, Newton, Kant, Laplace et Olbers jusqu’à la cosmologie relativiste, inspirée d’Einstein».

Ensuite, l’auteur présente «certains scientifiques qui ont ressenti la ‘nécessité’ d’un univers en expansion » et le physicien et astronome belge Georges Lemaître qui a formulé la théorie de « l’atome primitif», qui a donné naissance à celle du Big Bang. En 1951, rappelle Fr. Gionti sj, le pape Pie XII a affirmé la compatibilité entre le Big Bang et l’histoire de la création du monde décrite dans le livre de la Genèse.

L’article présente ensuite «les développements théoriques les plus récents pour les premiers instants de l’univers». Le jésuite note que les nouvelles théories scientifiques n’ont pas «le caractère d’infaillibilité»: «Malgré un modèle cosmologique qui fonctionne assez bien, lit-on, il est nécessaire de recourir à des ‘éléments’ ad hoc -tels que la matière noire et l’énergie noire- pour expliquer certains phénomènes inconnus. Les modèles scientifiques ne possèdent donc nullement le caractère d’infaillibilité qu’un nouveau ‘scientisme’ dogmatique voudrait leur attribuer.» (Zenit/red.)

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