«Les prêtres ne tombent pas du ciel, mais ils sont un don du ciel» s’est exclamé Mgr Markus Büchel, évêque de Saint-Gall, lors de la cérémonie d’ordination sacerdotale du jeune jésuite suisse Martin Föhn et de son homologue germano-américain Moritz Kuhlmann. Une célébration qui s’est tenue le 17 octobre 2020 à Zurich devant une petite centaine de personnes, restrictions imposées par le coronavirus oblige.
Devenir prêtre, que cela signifie-t-il pour une jeune homme du XXIe siècle? Comment un trentenaire décide-t-il d'entrer dans l'Ordre de Saint-Ignace, alors qu'il n'a, de prime abord, que peu de choses en commun avec l'homme de Loyola et qu’il se méfie même des jésuites? Comment passer de fils de fermier dans le Muotathal à théologien, philosophe et médiateur, alors qu'on pensait autrefois qu'étudier n'était pas pour nous? Martin Föhn s’est prêté au jeu de l’interview juste avant son ordination.

«Les jésuites m’ont toujours paru suspects, de même que l’étude de la théologie me paraissait abstraite», avez-vous dit dans une interview de 2013. Aujourd’hui, vous êtes jésuite et sur le point d’être ordonné prêtre. Comment le vivez-vous?
Martin Föhn: J’ai toujours eu un rapport familier à l’église, à l’éducation religieux, aux coutumes chrétiennes; et une relation privilégiée au Christ en tant qu’ami et accompagnateur. Prier était pratique quotidienne chez moi, à Muotathal (dans le canton de Schwytz). Et quand je partais de la maison le matin, ma mère me disait: «Va au Nom de Dieu». Mes grands-parents, empreints de la même foi, priaient le chapelet le soir; et quand j’étais à leurs côtés, je priais avec eux. Durant mon adolescence, j’ai trouvé un livre sur la légende des Saints: Dominique, François, Antoine de Padoue me fascinaient. Je n’y ai trouvé que peu de référence à Ignace de Loyola, le fondateur d’un ordre qui ne porte même pas son nom. À cette époque, je n’aurais jamais imaginé que j’allais entrer dans son ordre.

Vous avez tout d’abord appris l’agriculture, avec l’intention de reprendre la ferme familiale …
Cela n’a jamais vraiment été mon intention (rires).

Votre jeune frère a alors pris votre place au domaine. Avez-vous ressenti cela comme une libération?
J’étais heureux que mon frère s’intéresse à l’agriculture. Pour ma part, la religion et la spiritualité m’accompagnaient depuis l’enfance. Un collègue dont le père était pasteur d’une église libre m’a beaucoup appris sur la mission et la vocation. Nous parlions souvent tous les deux, et j’ai même envisagé de partir à l’étranger avec son organisation. Mon père m’a alors dit: «Si tu veux suivre ce chemin, alors fais-le dans la foi catholique.» Un conseil dont je lui serai reconnaissant pour toujours. J’ai alors fait connaissance des membres de la société d’Immenseer Missionare (Société Missionnaires de Bethléem), qui organisent des actions humanitaires dans les pays du Sud, et que je me suis engagé pour quatre mois au Pérou.

Le monde vous tendait les bras. Pourquoi vous êtes-vous décidé pour la vie religieuse et le sacerdoce?
Un passage du credo m’a particulièrement ému: «Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible.» J'aime ce Dieu, et le monde invisible, spirituel et ses rituels me fascinent. Toute création possède un côté matériel ainsi qu’un côté spirituel. La spiritualité est la perception de nos relations dans leur profondeur. Ainsi, la spiritualité concerne non seulement la manière dont nous rentrons en relation avec nous-même, mais aussi avec les autres, avec l'environnement et avec Dieu. Cela peut sembler paradoxal, mais le prêtre célibataire touche aux relations de manière globale. Il encourage, console, construit, réfléchit, connecte, réconcilie… C'est ce qui donne sens à ma vie, et sens à l'Ordre que j'ai choisi.

Zürich, Schweiz - Oktober 17: Priesterweihe am 17. Oktober 2020 in der Liebfrauenkirche in Zürich, Schweiz.Am 17. Oktober 2020 wurden Martin Föhn SJ und Moritz Kuhlmann SJ in Zürich in der Liebfrauenkirche zu Priestern geweiht. Geleitet hat die Weihe Bischof Markus Büchel, Bischof von St. Gallen. Aufgrund der Corona-Pandemie waren beim Gottesdienst weniger Gäste/Besucher, dafür wurde die Weihe via YouTube und Facebook live gestreamt. Der Livestream war vor allem für die internationalen Kontakte der beiden Weihekandidaten ein zusätzlicher Gewinn.Moritz Kuhlmann SJ, geboren am 23.03.1990 in Los Angeles; Abitur 2009 am Canisius Kolleg SJ, Berlin; Eintritt in die Gesellschaft Jesu 2013; Studien der Theologie und Philosophie in Frankfurt, München und Innsbruck; Magisterium in der Bildungs- und Sozialarbeit in Prizren, Kosovo („Loyola Tranzit“) 2015-2018; Seit 2019 Vorbereitung auf Studien im chinesischsprachigen Raum.Martin Föhn SJ geboren, in Muotathal 02.03.1982, Landwirt gelernt, Religionspädagogik studiert in Luzern, 2010 in den Orden eingetreten, Noviziat in Nürnberg, Philosophie in München, Magisterium in Zürich, Theologie in Paris. (Foto: Christian Ender)

Vous avez appris à connaître les jésuites, plus par hasard que de réputation, et suivi une retraite avec eux. Vous dites avoir été alors conquis ?
J’ai toujours voulu faire une retraite. Les vacances approchant, je me suis inscrit à une session qui se déroulait dans le silence, à l’exception des discussions de soutien. Cela m’a beaucoup plu. L’atmosphère m’a également conquis, elle était imprégnée par la spiritualité vécue et la communion des quelques jésuites présents dans la maison. J’ai pu me rendre compte, d’une part, que les jésuites vivaient pleinement dans l’environnement social qui les entourait, discutant avec leurs invités de Dieu et du monde, et que, d’autre part, ils recherchaient dans leur action une profonde intériorisation.
J’ai pris ma décision au printemps 2009. Lors du repas de Noël, j’ai dit à ma famille: «Je vais essayer. Si cela ne me convient pas, je reviendrai à la ferme dans deux ans.» Et en automne 2010, je suis entré au noviciat jésuite de Nuremberg.

En septembre 2012, vous avez prononcé vos premiers vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance dans la Compagnie de Jésus, mettant un terme «à tout ce que j’ai fait par le passé.» Cela a-t-il été difficile ?
Absolument pas. Dès la première semaine au noviciat, j’ai senti que j’étais au bon endroit. Je me souviens que quand je me suis assis avec les autres, j’ai réalisé que je ne pensais même plus à mon projet de voyage autour du monde. C’était pourtant un souhait de longue date. Ma recherche d’un foyer était terminée. J’ai clos un chapitre de ma vie, et j’en ai ouvert un nouveau. Même si je suis toujours en voyage -à l’extérieur comme à l’intérieur de moi-même- j’ai trouvé ma place dans la société.

Qu’est ce qui fait de la Compagnie de Jésus votre foyer ?
L'Ordre n'est pas vraiment une famille. Je ne suis pas entouré d'amis et de collègues que j'ai choisi. Nous sommes des confrères œuvrant sur un fondement commun, amis et camarade du Christ. Nous sommes tournés vers Jésus et son projet de justice, de paix et de joie. Partout dans le monde, quand je rencontre une communauté jésuite, je retrouve dès les premiers instants la même passion commune. Cela tisse des liens et offre un certain soutien.

Vous avez déjà parcouru un long chemin, fait vos études de théologie à Munich, de philosophie à Paris, vous avez été aumônier à l’Université de Zurich et participé à des projets sociaux pendant l’été. Vous avez récemment obtenu un diplôme de médiateur. Pourquoi cette formation supplémentaire?
La médiation me fascine. Elle donne la possibilité à deux ou plusieurs personnes de trouver un chemin les uns vers les autres. La médiation apporte une solution aux différends. C’est un travail de réconciliation. J’ai longtemps été une personne qui avait besoin d'harmonie pour vivre, et pourtant, j'ai souvent dû endurer des disputes. À un moment donné, j’ai commencé à percevoir une certaine «culture» du conflit comme positive et fructueuse, propre à éviter des désastres.

Vous allez aujourd’hui vous occuper des étudiants et des membres des paroisses de la ville de Bâle. Un choix ?
Non, j’y suis envoyé. Cependant, j’ai eu l’autorisation de m’immiscer dans le processus de décision. Ma mission à Bâle répond donc aussi à mes aspirations.

Zürich, Schweiz - Oktober 17: (L-R),  P. Christoph Soyer,  Moritz Kuhlmann SJ , Bischof Markus Büchel, Bischof von St. Gallen, Martin Föhn SJ und P. Provinzial Christian Rutishauser SJ während der Gabenbereitung am Altar während der Priesterweihe am 17. Oktober 2020 in der Liebfrauenkirche in Zürich, Schweiz.Am 17. Oktober 2020 wurden Martin Föhn SJ und Moritz Kuhlmann SJ in Zürich in der Liebfrauenkirche zu Priestern geweiht. Geleitet hat die Weihe Bischof Markus Büchel, Bischof von St. Gallen. Aufgrund der Corona-Pandemie waren beim Gottesdienst weniger Gäste/Besucher, dafür wurde die Weihe via YouTube und Facebook live gestreamt. Der Livestream war vor allem für die internationalen Kontakte der beiden Weihekandidaten ein zusätzlicher Gewinn.Moritz Kuhlmann SJ, geboren am 23.03.1990 in Los Angeles; Abitur 2009 am Canisius Kolleg SJ, Berlin; Eintritt in die Gesellschaft Jesu 2013; Studien der Theologie und Philosophie in Frankfurt, München und Innsbruck; Magisterium in der Bildungs- und Sozialarbeit in Prizren, Kosovo („Loyola Tranzit“) 2015-2018; Seit 2019 Vorbereitung auf Studien im chinesischsprachigen Raum.Martin Föhn SJ geboren, in Muotathal 02.03.1982, Landwirt gelernt, Religionspädagogik studiert in Luzern, 2010 in den Orden eingetreten, Noviziat in Nürnberg, Philosophie in München, Magisterium in Zürich, Theologie in Paris. (Foto: Christian Ender)

En Octobre de cette année, vous serez ordonné prêtre. Dans le contexte actuel, les prêtres n’ont pas une vie facile. Devez-vous souvent défendre votre décision?
Je ne dois pas la défendre vis-à-vis des autres, mais face à moi-même. L’Église est aujourd’hui tant critiquée, à juste titre pour certains aspects, que j’ai dû moi-même me poser la question: est-ce que je veux, ou même est-ce que je peux, venir en aide à cette Église en tant que futur membre clérical? Ce ne sera certainement pas facile, mais je garde espoir.

Et d’où vous vient cet espoir?
L'Église dispose d’un vaste ensemble d'outils pour s’orienter dans la vie, d’Exercices spirituels, de valeurs, de rituels et de liturgies. Et cela m’afflige que nous ne puissions réussir à faire rayonner toute cette richesse spirituelle. Ce n’est pas seulement la faute de l’Église. Dans nos sociétés essentiellement tournées vers le consumérisme et la recherche du plaisir immédiat, l’Église offre pourtant une palette de projection bien plus vaste. Je m'intéresse pour ma part à la profondeur de notre humanité, dans tous ses aspects. Mon but est d’aider le plus de monde à venir à nous.

Pour la carte d'invitation à votre ordination sacerdotale, vous avez choisi cette citation de l'Évangile de Jean: «Où habitez-vous? -Venez, et voyez!» Où souhaitez-vous nous emmener?
Dans le monde invisible, profond et gratifiant des relations avec Dieu et avec le monde entier. Le Christ nous accompagne sur le chemin -«venez et voyez»- il nous appelle. Si nous arrivons à passer du monde visible au monde invisible, nous pourrons découvrir les inestimables trésors de notre foi, de notre Église, et permettre à notre vulnérabilité de guérir.
C’est dans la profondeur de la foi que nous découvrons le fondement sur lequel nous nous appuyons. Si cette base est solide et bienfaisante, nous pouvons être à la fois entièrement à nous-même et, en même temps, présent pour les autres.

Une interview de Pia Seiler pour Jesuiten.ch
Traduction Léa Fossati

Reflets en images de l'ordination sacerdotale du 17 octobre à l’église Liebfrauenkirche de Zurich

Zürich, Schweiz - Oktober 17: Vorbereitungen in der Sakristei unmittelbar vor der Priesterweihe am 17. Oktober 2020 in der Liebfrauenkirche in Zürich, Schweiz.Am 17. Oktober 2020 wurden Martin Föhn SJ und Moritz Kuhlmann SJ in Zürich in der Liebfrauenkirche zu Priestern geweiht. Geleitet hat die Weihe Bischof Markus Büchel, Bischof von St. Gallen. Aufgrund der Corona-Pandemie waren beim Gottesdienst weniger Gäste/Besucher, dafür wurde die Weihe via YouTube und Facebook live gestreamt. Der Livestream war vor allem für die internationalen Kontakte der beiden Weihekandidaten ein zusätzlicher Gewinn.Moritz Kuhlmann SJ, geboren am 23.03.1990 in Los Angeles; Abitur 2009 am Canisius Kolleg SJ, Berlin; Eintritt in die Gesellschaft Jesu 2013; Studien der Theologie und Philosophie in Frankfurt, München und Innsbruck; Magisterium in der Bildungs- und Sozialarbeit in Prizren, Kosovo („Loyola Tranzit“) 2015-2018; Seit 2019 Vorbereitung auf Studien im chinesischsprachigen Raum.Martin Föhn SJ geboren, in Muotathal 02.03.1982, Landwirt gelernt, Religionspädagogik studiert in Luzern, 2010 in den Orden eingetreten, Noviziat in Nürnberg, Philosophie in München, Magisterium in Zürich, Theologie in Paris. (Foto: Christian Ender) Zürich, Schweiz - Oktober 17: Priesterweihe am 17. Oktober 2020 in der Liebfrauenkirche in Zürich, Schweiz.Am 17. Oktober 2020 wurden Martin Föhn SJ und Moritz Kuhlmann SJ in Zürich in der Liebfrauenkirche zu Priestern geweiht. Geleitet hat die Weihe Bischof Markus Büchel, Bischof von St. Gallen. Aufgrund der Corona-Pandemie waren beim Gottesdienst weniger Gäste/Besucher, dafür wurde die Weihe via YouTube und Facebook live gestreamt. Der Livestream war vor allem für die internationalen Kontakte der beiden Weihekandidaten ein zusätzlicher Gewinn.Moritz Kuhlmann SJ, geboren am 23.03.1990 in Los Angeles; Abitur 2009 am Canisius Kolleg SJ, Berlin; Eintritt in die Gesellschaft Jesu 2013; Studien der Theologie und Philosophie in Frankfurt, München und Innsbruck; Magisterium in der Bildungs- und Sozialarbeit in Prizren, Kosovo („Loyola Tranzit“) 2015-2018; Seit 2019 Vorbereitung auf Studien im chinesischsprachigen Raum.Martin Föhn SJ geboren, in Muotathal 02.03.1982, Landwirt gelernt, Religionspädagogik studiert in Luzern, 2010 in den Orden eingetreten, Noviziat in Nürnberg, Philosophie in München, Magisterium in Zürich, Theologie in Paris. (Foto: Christian Ender) Zürich, Schweiz - Oktober 17: Vorbereitungen in der Sakristei unmittelbar vor der Priesterweihe am 17. Oktober 2020 in der Liebfrauenkirche in Zürich, Schweiz.Am 17. Oktober 2020 wurden Martin Föhn SJ und Moritz Kuhlmann SJ in Zürich in der Liebfrauenkirche zu Priestern geweiht. Geleitet hat die Weihe Bischof Markus Büchel, Bischof von St. Gallen. Aufgrund der Corona-Pandemie waren beim Gottesdienst weniger Gäste/Besucher, dafür wurde die Weihe via YouTube und Facebook live gestreamt. Der Livestream war vor allem für die internationalen Kontakte der beiden Weihekandidaten ein zusätzlicher Gewinn.Moritz Kuhlmann SJ, geboren am 23.03.1990 in Los Angeles; Abitur 2009 am Canisius Kolleg SJ, Berlin; Eintritt in die Gesellschaft Jesu 2013; Studien der Theologie und Philosophie in Frankfurt, München und Innsbruck; Magisterium in der Bildungs- und Sozialarbeit in Prizren, Kosovo („Loyola Tranzit“) 2015-2018; Seit 2019 Vorbereitung auf Studien im chinesischsprachigen Raum.Martin Föhn SJ geboren, in Muotathal 02.03.1982, Landwirt gelernt, Religionspädagogik studiert in Luzern, 2010 in den Orden eingetreten, Noviziat in Nürnberg, Philosophie in München, Magisterium in Zürich, Theologie in Paris. (Foto: Christian Ender)
Zürich, Schweiz - Oktober 17:  Priesterweihe am 17. Oktober 2020 in der Liebfrauenkirche in Zürich, Schweiz.Am 17. Oktober 2020 wurden Martin Föhn SJ (L)  und Moritz Kuhlmann SJ (R) in Zürich in der Liebfrauenkirche zu Priestern geweiht. Geleitet hat die Weihe Bischof Markus Büchel, Bischof von St. Gallen. Aufgrund der Corona-Pandemie waren beim Gottesdienst weniger Gäste/Besucher, dafür wurde die Weihe via YouTube und Facebook live gestreamt. Der Livestream war vor allem für die internationalen Kontakte der beiden Weihekandidaten ein zusätzlicher Gewinn.Moritz Kuhlmann SJ, geboren am 23.03.1990 in Los Angeles; Abitur 2009 am Canisius Kolleg SJ, Berlin; Eintritt in die Gesellschaft Jesu 2013; Studien der Theologie und Philosophie in Frankfurt, München und Innsbruck; Magisterium in der Bildungs- und Sozialarbeit in Prizren, Kosovo („Loyola Tranzit“) 2015-2018; Seit 2019 Vorbereitung auf Studien im chinesischsprachigen Raum.Martin Föhn SJ geboren, in Muotathal 02.03.1982, Landwirt gelernt, Religionspädagogik studiert in Luzern, 2010 in den Orden eingetreten, Noviziat in Nürnberg, Philosophie in München, Magisterium in Zürich, Theologie in Paris. (Foto: Christian Ender) MartinFohn gruppenbild  Zürich, Schweiz - Oktober 17:  Nachdem Bischof Markus Büchel, Bischof von St. Gallen  Martin Föhn SJ (L) und Moritz Kuhlmann SJ (R) zum Priester geweiht hat werden sie gesegnet von P. Provinzial Christian Rutishauser SJ (R) und P. Christoph Soyer SJ (L).Am 17. Oktober 2020 wurden Martin Föhn SJ und Moritz Kuhlmann SJ in Zürich in der Liebfrauenkirche zu Priestern geweiht. Geleitet hat die Weihe Bischof Markus Büchel, Bischof von St. Gallen. Aufgrund der Corona-Pandemie waren beim Gottesdienst weniger Gäste/Besucher, dafür wurde die Weihe via YouTube und Facebook live gestreamt. Der Livestream war vor allem für die internationalen Kontakte der beiden Weihekandidaten ein zusätzlicher Gewinn.Moritz Kuhlmann SJ, geboren am 23.03.1990 in Los Angeles; Abitur 2009 am Canisius Kolleg SJ, Berlin; Eintritt in die Gesellschaft Jesu 2013; Studien der Theologie und Philosophie in Frankfurt, München und Innsbruck; Magisterium in der Bildungs- und Sozialarbeit in Prizren, Kosovo („Loyola Tranzit“) 2015-2018; Seit 2019 Vorbereitung auf Studien im chinesischsprachigen Raum.Martin Föhn SJ geboren, in Muotathal 02.03.1982, Landwirt gelernt, Religionspädagogik studiert in Luzern, 2010 in den Orden eingetreten, Noviziat in Nürnberg, Philosophie in München, Magisterium in Zürich, Theologie in Paris. (Foto: Christian Ender)

 


Laïc, puis jésuite et enfin prêtre

Qui sont ces deux jeunes jésuites qui viennent d'être ordonnés prêtre alors que la deuxième vague de la pandémie du coronavirus bat son plein et met à mal l’Église et ses sacrements?

Martin Föhn sj est né en 1982, il est le deuxième enfant issu d'une fratrie de quatre frères et sœurs. Il a grandi à Muotathal, dans le canton de Schwyz. De 1997 à 2001, il a suivi une formation d'agriculteur et a ensuite travaillé comme bénévole quelques mois au Pérou. De 2003 à 2007, il a étudié l'éducation religieuse et a travaillé dans le domaine de la jeunesse et comme professeur de religion. Martin Föhn sj a rejoint la Compagnie de Jésus en 2010. Après un noviciat de deux ans à Nuremberg, il a étudié la philosophie à Munich. Son expérience d'aumônier d’étudiant qui a suivi à Zurich de 2015 à 2017 l’a conforté dans l’importance de donner vie à sa spiritualité dans la vie quotidienne. Au cours des trois dernières années, il a étudié la théologie à Paris, et a suivi une formation complémentaire de médiateur. Il travaille actuellement à Bâle dans les domaines de l'éducation, de la spiritualité et de la pastorale universitaire.

Moritz Kuhlmann sj est né à Los Angeles en 1990, il est le plus jeune de trois frères et sœurs. Il a passé ses dernières années scolaires au collège jésuite Canisius de Berlin, où s'est engagé dans la communauté étudiante ignatienne (ISG). Après l'obtention de son baccalauréat (Abitur) et son noviciat (dès 2013), il étudie la philosophie et la théologie à la faculté de philosophie et de théologie Sankt Georgen. Il obtient une licence en philosophie à Munich avant de partir pour le Kosovo où il restera deux ans dans un lycée et créé le centre social Tranzit. Il y donne aux enfants ashkali l'accès à l'éducation. Moritz Kuhlmann sj termine ses études de théologie à Innsbruck et se prépare depuis un an à poursuivre ses études dans la région de Chine.

MartinFoohn MoritzKullmann