• La messe de la St Ignace était présidée par Beat Altenbach sj, le supérieur de la nouvelle communauté romande.
  • Jean-Blaise Fellay sj lors de la messe de la St Ignace 2022 à Fribourg.
  • Luc Ruedin sj, Jean-Bernard Livio sj et Beat Altenbach sj.
  • Nous étions plus de 100 à Fribourg à la messe de la saint Ignace cette année 2022.
  • Bruno Fuglistaller sj en compagnie d'une ancienne collaboratrice de Notre-Dame, Luzia Löhrer.
  • Luc Ruedin sj en conversation avec des amis et collaborateur de longue date de Notre-Dame de la Route.
  • Quelque 80 personnes sont restées pour partager un verre de l'amitié avec nos confrères.
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Une fête pour St Ignace et la nouvelle Communauté romande

Fribourg, juillet 2022 - Ce 31 juillet, la fête de la St Ignace marquait la fin de l’année ignatienne qui faisait mémoire du 500e anniversaire de la conversion de saint Ignace de Loyola, fondateur des jésuites, et du 400e anniversaire de la canonisation d’Ignace et de François Xavier. Pour les jésuites en Suisse de la Province d’Europe centrale, elle marquait aussi la naissance de la nouvelle communauté romande. L’occasion de célébrer une messe à Fribourg, à la chapelle du domaine de Notre-Dame de la Route, présidée par le supérieur de la nouvelle entité, le Père Beat Altenbach sj.

La Messe a réuni quelques 120 fidèles, heureux d’être ensemble pour marquer l’évènement. Le Père Altenbach sj a fait part de sa joie de partager cet événement ensemble à Notre-Dame de la Route -un lieu qu’il connaît bien pour en avoir été le directeur quelques années durant- et de concélébrer avec ses compagnons Jean-Blaise Fellay sj, Ephraïm Nlandu sj, Luc Ruedin sj et Jean-Bernard Livio sj.

Dans son homélie, Beat Altenbach a notamment parlé de son expérience d’aumônier de prison, œuvrant ainsi depuis quelques mois auprès des détenus de Champ-Dollon, «en marge, avec les plus démunis» comme le prône la Compagnie de Jésus. Un cadre difficile, où la misère humaine apparaît dans tout sa brutalité et qui pose des questions humaines fondamentales. Sans doute encore davantage pour l’aumônier que pour ceux qu’il accompagne et qui connaissent cette vie, pour certains depuis des années. Ses paroles ont touché tout l’auditoire. «Je me suis rendu compte que j’étais là où le Christ voulait que je sois», a-t-il partagé, «là où Il se trouvait et où je pouvais Le rencontrer.»

La pape, ce jésuite

Dans son intervention, Jean-Blaise Fellay sj a parlé quant à lui des projets mis en place cette année et qui se poursuivront, notamment les messes dialoguées qui se tiennent chaque 1er mercredi du mois et qui correspondent à l’attente des fidèles de Notre-Dame. Tout comme les rencontres qui ont été organisées autour de thématiques plus larges que les textes bibliques, comme l’a été la journée dédiée au Credo. «Tout a long de l’année, nous avons eu la visite à Montcheuil d’amis théologiens et de prêtres, fatigués, qui se demandaient comment trouver du sens et souhaitaient découvrir ici un lieu de partage et surtout d’écoute. C’est peut-être là notre mission de jésuites», a poursuivi Jean-Bernard Livio.

Poursuivant sur le charisme du jésuite, le Père Livio cite les paroles du pape revenant de son voyage au Canada qui l’ont interpellés: «À une journaliste qui lui demandait, étant donné ses problèmes de santé si, comme tout jésuite, il pourrait envisager de prendre sa retraite et se retirer de sa mission: "Oui, Oui, bien sûr. C’est une vocation d’être jésuite, pas d’être pape! Ce que le Seigneur dit, le jésuite essaie. Il n'y arrive pas toujours, mais il essaie de faire la volonté du Seigneur. Le pape jésuite doit faire de même. Quand le Seigneur parle, si le Seigneur dit d'aller de l'avant, vous allez de l'avant, si le Seigneur dit d'aller au coin, vous allez au coin… Le Seigneur peut dire «retraite». C'est le Seigneur qui commande. Une chose à propos de saint Ignace, c'est important. Quand quelqu'un était fatigué, malade, saint Ignace le dispensait de la prière, mais il ne le dispensait jamais de l'examen de conscience. Deux fois par jour, pour regarder ce qui s'est passé dans mon cœur aujourd'hui. Pas pour regarder les péchés ou l'absence de péchés, mais pour regarder l'esprit qui m'anime aujourd'hui. Notre vocation est de chercher ce qui s'est passé aujourd'hui. Si, c'est une hypothèse, je vois que le Seigneur me dit quelque chose, que quelque chose m'est arrivé, que j'ai une inspiration, je dois discerner pour voir ce que le Seigneur me demande. Il se peut aussi que le Seigneur veuille m'envoyer dans un coin, c'est lui qui commande. C'est le mode de vie religieuse d'un jésuite, être en discernement spirituel pour prendre des décisions, choisir un chemin de travail, d'engagement aussi... Le discernement est la clé de la vocation du jésuite. C'est important. Saint Ignace était très fin en cela car c'est sa propre expérience de discernement spirituel qui l'a conduit à la conversion. Et les exercices spirituels sont vraiment une école de discernement. Le jésuite doit donc être par vocation un homme de discernement: discernement des situations, discernement de sa conscience, discernement des décisions à prendre. C'est pourquoi il doit être ouvert à tout ce que le Seigneur lui demande. C'est un peu de notre spiritualité.»

La messe a été célébrée en musique, et de manière magistrale, par Marc O’Callaghan au chant et Flurina Zehnder au piano. Elle a été suivie d’un moment festif entre verre de l’amitié et grillades au soleil couchant.

Une nouvelle entité jésuite

Rappelons que la nouvelle Communauté romande regroupe les jésuites de Genève, Lausanne et Fribourg, et comprend des jésuites de Suisse, mais aussi d’Allemagne et même du Congo. Plusieurs jésuites d’origine allemande travaillant en effet à Genève pour l’œuvre d’entraide internationale The Jesuit Worldwide Learning, tout comme le conseiller spécial pour les affaires socioreligieuses du bureau international du Travail (BIT/UIT), le Français Pierre Martinot-Lagarde, et le jésuite congolais Ephraïm Nlandu qui prépare une thèse en théologie au sein de l’Université Genève.

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