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Scorsese fait de James Martin sj un modèle à suivre

Washington - La caméra passe sur plusieurs photos de personnes et on entend la voix de James Martin sj hors caméra: «ce sont les portraits des victimes de la plus grande fusillade visant la communauté LGBT de l’histoire des États-Unis qui a fait 49 morts». Dans le documentaire Building a Bridge produit par le réalisateur Martin Scorsese, présenté en avant-première mi-juin au Festival du film de Tribeca à New York, le jésuite américain James Martin se rappelle avoir été choqué par «la distance de l'Église catholique» après l'attaque de la boîte de nuit Pulse à Orlando en 2016.

«Seuls quelques évêques avaient réagi», affirme James Martin sj, auteur d'un livre à succès du même titre sorti en 2017. Cette «réaction modérée» l'a fait réfléchir. Pour l'ancien rédacteur en chef du magazine jésuite America, l'attentat du Pulse est une expérience clé. «Ces personnes sont invisibles aux yeux de l'Église, même dans la mort.»

Le documentaire de Scorsese apporte une attention supplémentaire à la question de «l'Église et de la communauté LGBTQ». L'icône du cinéma américain contemporain a entendu parler du projet des jeunes réalisateurs Evan Mascagni et Shannon Post et a accepté de les aider. Pour Scorsese, la relation à l'Église elle-même est un enjeu essentiel dans la vie. Le catholique, qui voulait autrefois devenir prêtre, a déclenché des tempêtes de protestations parmi les croyants en 1983 avec le film La Dernière Tentation du Christ, une adaptation du roman homonyme de Níkos Kazantzákis, publié en 1955.

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