Le 11 mars dernier, à Genève, dans le cadre du Festival international du film et des droits humains (FIFDH), fut projeté un documentaire au titre aguichant The Tender Revolution.
Cette révolution de la tendresse visait à promouvoir ce que les éthiciens du monde médical nomment depuis longtemps l’éthique du «care». Cette posture médicale est à la jointure entre l’accent mis de plus en plus sur l’autonomie du patient (il n’appartient pas à la médecine, mais à lui-même) et la lutte féministe qui pose que le soin – ou la tendresse dans les relations au patient – loin d’être un simple acte technique qu’un robot serait à même d’exécuter ponctuellement, n’est pas le propre du personnel féminin ; c’est une posture non ‘genrée’ de service à la personne.
L’éthique du «care» a été depuis plusieurs années élargie par les politiques. En France, madame Aubry, alors mairesse de la ville de Lille, en fut la pionnière. Cette extension de l’éthique du «care» hors du monde médical s’explique assez bien. Le documentaire susnommé l’a parfaitement illustrée. Car le ‘soin’, la tendresse, ou de quelque nom que l’on désigne tout ce qui déborde la pure froideur d’une relation, n’est pas étranger aux relations humaines qui permettent de vivre ensemble sans (trop de) violence. Ce n’est pas un scoop. Déjà Aristote, comme toute la culture grecque, avait classé l’amitié parmi les vertus civiques. Il ne s’agissait pas simplement de la relation privilégiée entre deux individus qui se choisissent mutuellement, mais une exigence de la vie en société.
L’éthique du «care» a été depuis plusieurs années élargie par les politiques. En France, madame Aubry, alors mairesse de la ville de Lille, en fut la pionnière. Cette extension de l’éthique du «care» hors du monde médical s’explique assez bien. Le documentaire susnommé l’a parfaitement illustrée. Car le ‘soin’, la tendresse, ou de quelque nom que l’on désigne tout ce qui déborde la pure froideur d’une relation, n’est pas étranger aux relations humaines qui permettent de vivre ensemble sans (trop de) violence. Ce n’est pas un scoop. Déjà Aristote, comme toute la culture grecque, avait classé l’amitié parmi les vertus civiques. Il ne s’agissait pas simplement de la relation privilégiée entre deux individus qui se choisissent mutuellement, mais une exigence de la vie en société.
L’éthique du «care» a été depuis plusieurs années élargie par les politiques. En France, madame Aubry, alors mairesse de la ville de Lille, en fut la pionnière. Cette extension de l’éthique du «care» hors du monde médical s’explique assez bien. Le documentaire susnommé l’a parfaitement illustrée. Car le ‘soin’, la tendresse, ou de quelque nom que l’on désigne tout ce qui déborde la pure froideur d’une relation, n’est pas étranger aux relations humaines qui permettent de vivre ensemble sans (trop de) violence. Ce n’est pas un scoop. Déjà Aristote, comme toute la culture grecque, avait classé l’amitié parmi les vertus civiques. Il ne s’agissait pas simplement de la relation privilégiée entre deux individus qui se choisissent mutuellement, mais une exigence de la vie en société.
En fait, la réponse ne se cache pas dans un documentaire bien fait, tel The Tender Revolution, pas davantage dans les livres d’un auteur génial, ni dans aucune ‘autorité’ morale, philosophique, scientifique ou religieuse qui, du haut de sa sagesse, laisserait tomber la réponse libératrice. Comme le pudding dont on dit qu’il existe puisqu’on le mange, comme le mouvement qui, contre les Éléates qui le niaient sous prétexte qu’on ne pouvait pas le penser, alors qu’il suffit de faire quelques pas pour le prouver, le prochain est tout simplement non pas celui qui attend que les sciences sociales ou quelque autre autorité le désignent comme tel, mais celui ou celle dont je m’approche.
En bref, l’éthique du «care» ne relève ni du droit, ni de la politique, ni de la morale ambiante, mais d’une posture, d’une démarche et d’une responsabilité personnelle.