Ne sacrifions pas les droits humains pour des «accords»

À l'occasion de la Journée des droits de l'homme, le 10 décembre dernier, le Père Peter Balleis jetais un regard critique sur les récents développements politiques mondiaux. Le président de l'initiative éducative Jesuit Worldwide Learning observe depuis plusieurs mois un changement radical dans la conscience politique de nombreux pays. Selon lui, les droits humains —et en particulier les droits des femmes— sont de plus en plus relativisés, négociés, voire bafoués. Dans un message vidéo en allemand, le Père Balleis exhorte l'Europe à ne pas sacrifier les droits humains, véritable conquête de l'homme moderne, au profit d'«accords» politiques.

Basée à Genève, la direction de l'organisation internationale Jesuit Worldwide Learning (JWL) basée à Genève, constate à l'échelle mondiale à quel point la défense des droits humains est fondamentale et à quel point ces droits sont aujourd'hui menacés. Dans ses programmes d'études qui permettent aux personnes vivant dans des régions en crise d'accéder à une éducation de qualité, le cours sur les droits de l'homme -plus encore les droits des femmes- est l'un des plus populaires, surtout auprès des étudiantes. Et cela en dit long sur l'état de ces droits dans le monde.

Les droits de l'homme en jeu

L'appel pressant du Père Balleis et de son équipe s'adresse en particulier à l'Europe: nous devons défendre les droits humains. Les protéger. Nous battre pour eux. Ce n'est qu'ainsi qu'ils pourront rester ce qu'ils sont: 

le fondement stable d'un monde juste.

À son propos:

Peter Balleis SJ

Né en 1957, entré chez les jésuites en 1981, il est le directeur du Jesuit Worldwide Learning (JWL) qui a son siège à Genève où il s’est installé en janvier 2017. Originaire de Bavière, Peter Balleis voyage depuis plus de quarante ans à travers le monde. Ordonné prêtre au Zimbabwe en 1988, il suit de 1989 à 1990 un cours de troisième cycle en Théologie au Brésil. Fin de 1994, alors que le génocide au Rwanda déclenche une vague de réfugiés, il entre au sein du Service jésuite des réfugiés (JRS) en Tanzanie. En Avril 1995, il est nommé directeur du JRS d’Afrique australe. Après quelques années à la tête de la Procure des missions allemande (2000 à 2007), il devient directeur international du Service jésuite des réfugiés (JRS), poste qu’il occupera jusqu’en 2015.

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