1 / 5

Gare de Zurich: L’odeur de l'encens plutôt que celui des saucisses grillées

Aller à la rencontre des gens, être accessible, au cœur de la vie quotidienne : lors de la Journée diocésaine de Zurich, l’Église a mis en pratique ce qu’elle prêche et a transformé le hall de la gare centrale de Zurich en un lieu de foi. Des acteurs ecclésiaux de Zurich et de Glaris ont présenté leur travail. Parmi eux, l’aki Zurich, l’aumônerie universitaire catholique dirigée par les jésuites.

«Dieu se laisse chercher –et aussi trouver– en toutes choses et même dans le hall animé d’une gare, alors que les annonces par haut-parleurs donnent les heures de départ, que les gens cherchent leurs bagages ou courent pour attraper leur train», s’amuse le Père Mathias Werfeli sj alors que la Journée diocésaine bat son plein dans le hall de la gare centrale de Zurich. Plus de 4000 personnes se sont réunies en ce dimanche 31 mai : «une communauté festive, croyante et au service des autres».

Dans le hall de la gare, une trentaine de stands présentaient les engagements de différentes institutions ecclésiales : aumôneries de jeunesse et de prison, œuvre d’entraide tel Caritas Zurich ou encore Garde suisse pontificale. L’aki Zurich était également présent, représenté par le Père Werfeli sj et le Père Franz-Xaver Hiestand sj. Les deux jésuites faisaient aussi partie du comité d’organisation de cette Journée diocésaine, le Père Werfeli en assurant la présidence.

Être une Église proche des gens

«C’est une belle réussite de voir autant de personnes se rassembler dans le hall de la gare pour célébrer ensemble», souligne le Père Werfeli sj à propos du nombre de visiteurs, plus élevé qu’attendu. Il y avait même tant de fidèles que les hosties ont fini par manquer. Pour lui, la célébration eucharistique avait quelque chose de particulier, car «nous vivions ce moment de recueillement et de prière alors que, tout autour de nous, l’activité de la gare continuait son cours».

Outre les stands d’information, la messe et les animations musicales, la Journée du diocèse proposait également une table ronde sur l’avenir de l’Église avec l’évêque de Coire, Joseph Maria Bonnemain, à l’origine de l’initiative. «Dans l’Église, nous n’organisons pas des événements pour que les gens viennent à nous. Nous devons aller là où ils se trouvent et tout partager avec eux, au cœur même de leur quotidien», a déclaré l’évêque Bonnemain.

Un participant résumait ainsi l’esprit de la journée: «Il est important de ne pas avoir honte de montrer que nous sommes catholiques dans un lieu aussi central qu’une gare.»

À son propos:

Mathias Werfeli SJ

Mathias Werfeli est né en 1977 dans une famille réformée à Bâle, en Suisse. Il a étudié l’histoire et la langue anglaise à l’université de Bâle. Dès le lycée, il s’est intéressé à la spiritualité et à la liturgie de l’Église orientale et a chanté dans la chorale de la communauté grecque-catholique ukrainienne de Zurich, à laquelle il s’est converti après quinze ans.
Parallèlement, il a participé à la vie de la communauté universitaire catholique de l’université de Bâle, où il a découvert et apprécié les jésuites et la spiritualité des exercices spirituels. En 2015, il est entré dans l’ordre des jésuites. Après des études de théologie et de philosophie à Paris, il a effectué un stage d’un an dans la communauté universitaire AKI à Zurich.
De 2022 à 2025, il a étudié à l’Institut pontifical oriental à Rome. Ordonné prêtre à Zurich en 2024, Mathias Werfeli SJ coordonne aujourd’hui les offres ignatiennes en Suisse et travaille dans la pastorale pour la communauté ukrainienne, comme aumônier militaire et au sein de la communauté universitaire AKI à Zurich.

Das Magazin „Jesuiten“ erscheint mit Ausgaben für Deutschland, Österreich und die Schweiz. Bitte wählen Sie Ihre Region aus:

×
- ×