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Soixante ans! La revue culturelle choisir éditée par les jésuites de Suisse fête au mois de novembre 2019 ses 60 printemps! Un âge loin d'être canonique pour un média de cette teneur, mais un âge vénérable tout de même qui méritait bien un anniversaire! Les jésuites de Suisse et la rédaction de la revue sont heureux de célébrer cet événement le 5 novembre en lecture et en musique, avec ses fidèles lecteurs et auteurs.
À cette occasion, choisir lance un concours d’écriture pour jeunes auteurs jusqu'à 35 ans, vivant en Suisse et écrivant en français, sur le thème du choix. L’expression est libre, tout comme l’objet du sujet. Le mot choix peut rimer avec foi, mais il peut aussi amener le lecteur dans des contrées plus exotiques... Le concours sera officiellement lancé le 5 novembre. Vous trouverez les conditions de participation dès cette date sur le site de la revue: www.choisir.ch

Dans un second article des Échos des jésuites de Suisse, l'écriture est également au centre des préoccupations du Père Pierre Emonet sj, directeur de choisir, qui confesse avoir «toujours aimé écrire».  «La première fois que j’ai mis mon nom sur un livre, c’était en 1981 pour la traduction et l’adaptation de l’allemand d’un ouvrage de Josef Stierli sj, Chercher Dieu en toutes choses - Vie au cœur du monde et prière ignacienne (Le Centurion). À l’époque, on travaillait encore à la machine à écrire.» A l'air de l'ordinateur, Pierre Emonet écrit toujours par plaisir et pour servir l’Évangile. «L’inspiration me vient par l’écriture, tout comme le raisonnement intellectuel. Les mots mènent la réflexion.» Il poursuit: «Je n’écris évidemment pas pour la postérité: la grande majorité de ce que j’écris, je le détruis. C’est davantage l’acte d’écrire qui m’importe que la finalité. Sauf quand je pars dans un projet de livre bien sûr.»

Le  troisième article des Echos  donne la parole au jésuite suisse Stephan Rothlin, di­recteur du Macau Ricci Institute et spécialiste de la Chine où il est établi et enseigne depuis 1998. Il revient sur l’accord historique du 22 septembre 2018 entre le Vatican et la Chine. L’essentiel de son contenu porte sur la question, de longue date épineuse, de la nomination des évêques en Chine. À noter que les 26 et 28 août 2019, les deux premiers évêques de Chine ont été ordonnés, l'un évêque du diocèse de Jining, en Mongolie-Intérieure, et l'autre évêque coadjuteur du diocèse de Hanzhong, dans la province de Shannxi dans le nord de la Chine.

L'éducation, pour un retour à la vie

Couv supp692 JWW«Le Frère Paul Wiederkehr sj, dernier jésuite suisse à être parti comme missionnaire "classique", en 1963, est décédé il y a quelques semaines», souligne avec tristesse tout en lui rendant hommage Tony Kurmann sj, président de la Fondation Jésuites International. «Son engagement au sein de l’école professionnelle jésuite de Java a changé la vie de nombreux jeunes hommes et jeunes femmes. Même si ce style de mission outremer paraît de plus en plus anachronique, se tourner vers les autres reste un défi, en particulier pour ceux qui orientent leur vie sur l’exemple de Jésus.»

Octobre a été décrété par le pape Mois missionnaire extraordinaire, à l’occasion du centenaire de la lettre apostolique Maximum illud, relève le second article du cahier réservé à l’organisation caritative des jésuites suisses. Chaque baptisé est invité à reprendre conscience du mandat missionnaire personnel qui lui est adressé. Toni Kurmann sj, membre du groupe de travail constitué par la Conférence des évêques suisses pour donner du corps à l’événement, livre sa réflexion.

Quant au Père Eric Goeh-Akue sj, directeur régional du JRS Afrique de l'Ouest et lui-même ancien réfugié, il nous ouvre les yeux sur la réalité des personnes en fuite dans l'ultime article de ce supplément. Il relate plus particulièrement le soutien apporté par l'organisation jésuite aux filles, aux femmes et aux enfants. «Dans de nombreuses communautés de réfugiés et de déplacés, les filles sont désavantagées sur le plan éducatif: elles se marient tôt et sont confinées à des tâches domestiques, car les traditions et la pauvreté des familles conduisent à privilégier les garçons. Pour palier à cette situation, nos équipes travaillent en étroite collaboration avec les familles et les sensibilisent à la valeur de l’éducation des filles.»

Lire l'intégralité des Échos des jésuites de Suisse en suivant ce lien: Echo_693_complet.pdf