CouvEchosJes 691 avril19

Le cœur de ce numéro du printemps des Échos des jésuites de Suisse donne la parole au Père Michael Gallagher sj qui a quitté Genève en janvier pour retourner vivre au Texas. Michael Gallagher sj aura œuvré une dizaine d’années comme responsable du Bureau international du Service jésuite des réfugiés (JRS) et passé dix-­sept ans au sein de cet organisation jésuite présente dans le monde entier. «J’ai été fier d’avoir pu servir dans une organisation qui répond avec tant de cœur à des situations difficiles. Je pense que dans un certain sens, je serai toujours JRS», s’est exclamé le Père Gallagher sj au sortir de son mandat. Avant de prendre congé, il a livré à la revue jésuite italienne La Civiltà Cattolica (janvier 2019, n°4045) sa lecture du Pacte mondial sur les réfugiés, adopté par l’ONU en décembre. Nous en proposons un large extrait.

Un second article fait écho de la refonte du site des jésuites de Suisse en langue française: www.jesuites.ch. Nouveau graphisme, nouveaux conte­nus... le site ­ s’est mis au goût de 2019 tout en gardant sa fonction première: être un espace privilégié pour partager les engagements des jésuites et goûter à la spiritualité igna­cienne.

Enfin, un troisième article fait écho aux Préférences apostoliques universelles promulguées par le Père général des jésuites Arturo Sosa pour les dix prochaines années: promouvoir le dis­cernement et les Exercices spirituels, marcher aux côtés des pauvres et des vulnérables, cheminer avec les jeunes et prendre soin de la Maison commune. Jugées en harmonie avec les priorités de l’Église, elles ont été approuvées par le pape François. Elles seront suivies par toute la Compagnie de Jésus durant les dix prochaines années.
Plus d’informations sur lelien direct: http://bit.ly/2FnlOBH) et https://jesuits.global/fr/uap

L'écologie, préoccupation majeure

«Dans la langue du Maharashtra, Bharish signifie pluie... et donc vie. Car si la pluie n’atteint pas l’arrière-pays de Mumbai, tout s’y dessèche. Et c’est pourquoi tout dans la vie d’Hermann Bacher sj a tourné autour du Bharish», raconte Tony Kurmann sj, président de la Fondation Jésuites International, l’organisation caritative des jésuites suisses. Ce trimestre, son propos est dédié à des projets qui visent la sauvegarde de la Création.

Haut-Valaisan, le Père Bacher sj s’est engagé pendant six décennies dans l’État indien du Maharashtra pour l’accès des pauvres à de meilleures conditions de vie. Utilisant ses connaissance en sciences du climat, mais aussi celle des bisses du Valais, le jésuite s’est immergé dans les systèmes d’irrigation asiatiques, pour aboutir à une proposition de gestion de l'eau par bassin versant. Grâce à cette méthode, le paysage érodé et désertique a pu redevenir fertile.

Tony Kurmann sj rend hommage à ce pionnier de l’aide au développement moderne qui vit aujourd’hui à Bâle, dans la communauté des jésuites seniors, où il fêtera ses 95 ans le 12 octobre prochain. «Dans son esprit et son cœur, il est encore souvent en Inde», relate le Père Kurmann. Découvrez dans les pages de ce supplément le projet à Karanji, village situé au nord-est de Bombay où la déforestation et les mauvaises pratiques agricoles ont accéléré le changement climatique. La végétation est clairsemée, les sols rocailleux et infertiles. Après de fortes résistances initiales de locaux, il a pu être développé des systèmes d’agroforesterie que la Fondation Jésuites international soutient avec l'aide de ses donateurs.

À lire: Echo_691_complet.pdf