Mt 5,33-37 (Samedi de la 10e semaine de l'ordinaire). C'est la troisième antithèse après l'interdit de l'adultère (27-28) et la question de la répudiation (31-32); elle concerne le serment. Jésus rappelle qu'il faut tenir ses engagements devant Dieu et plutôt que de promettre ce que l'on ne peut tenir, être clair: "oui" ou "non". Il s'agit finalement de se positionner dans le présent et non pas de miser sur un avenir. L'avenir appartient à Dieu. Il faut prendre notre part, mais celle-ci se joue dans les actes du quotidien avec la grâce de Dieu.

Mc 2,1-12 (Vendredi de la 1ère semaine de l'Ordinaire). Tout commence tranquillement. On nous décrit la foule, le paralysé, les amis. Mais dès que Jésus dit: "tes péchés sont pardonnés" la controverse se déclenche... "Blasphème". Quelques mots, mais pas n'importe lesquels, chamboulent tout. C'est l'affrontement de deux mondes, celui du Christ et celui de ceux qui interprètent la Loi. Celui qui vit et ceux qui étudient. Il ne s'agit pas de critiquer les uns mais de prendre conscience du risque que peut représenter le fait de s'en tenir à la connaissance sans s'exposer à la souffrance de l'autre. Un défi pour chacun d'entre nous.

Lc 6,6-11 (Lundi de la 23e semaine de l'Ordinaire). Dans la suite des versets précédents (1-5), Jésus montre que le sabbat est là pour le bien de l'homme et à sa vie. Là encore il ne s'agit pas de relativiser les règles mais de mettre le besoin et la fragilité de l'humain. Il est invité à être au milieur, là où se trouve normalement la Torah. Cette vulnérabilité de l'humain devient un critère d'action pour le Christ. 

Lc 4,14-22a (Jeudi après l'Epiphanie). Jésus vient à Nazareth, entre dans la synagogue, et lit: porter la bonne nouvelle, annoncer, remettre en liberté. En lisant ces quelques verset d'Isaïe (61,1-2) le Christ résume toute sa vie et toute sa mission. C'est peut-être aussi un peu la nôtre...

Mt 9,18-26 (Lundi de la 14e semaine de l'Ordinaire). Deux femmes retrouvent la vie par la rencontre avec le Christ, l'une est rétablie dans la vie sociale par la guérison d'une maladie qui la rendait impure, l'autre reçoit la vie biologique par le "réveil" de la mort. L'action du Christ est toujours du côté de la vie. N'hésitons pas à la lui demander.

Lc 11,37-41 (Mardi de la 28e semaine de l'Ordinaire). Jésus a rencontré un démoniaque, une foule et malgré cela n'accomplit pas les geste de purification attendus par son hôte. Par là, il marque une différence mais attire aussi l'attention sur l'attitude intérieure plus qu'à l'accomplissement de rites. Ceux-ci font partie de toute pratique, mais ne donnent leur mesure que s'ils sont accomplis pour manifester une réalité intérieure: reconnaître l'action et la présence de Dieu aujourd'hui. 

Mt 7,15-20 (Mercredi de la 12e semaine de l'Ordinaire). La figure du prophète a dans toute l'histoire du peuple de Dieu suscité des réactions controversées. L'Evangile d'aujourd'hui nous place au coeur de ce questionnement: qu'est-ce qu'un vrai prophète? La question est loin d'être superflue car en se réclamant de Dieu certains peuvent s'égarer et égarder d'autres. Le Christ met en cause le formalisme religieux qui ne porte pas de fruits. Alors comment discerner? En se posant des questions: y a-t-il recherche de popularité, de pouvoir, d'argent, de récompense affective? y a-t-il un service désintéressé de l'autre, une liberté intérieur, une capacité à accueillir le refus? Ces questions que nous pouvons nous poser à l'égard des autres, il est aussi bon de parfois nous les poser à nous-mêmes.