cour st Boniface gSt-Boniface côté cour © Luc JaquetL'antenne ignatienne de Genève propose aux citadins de prendre soin, au cœur de leur vie, de leur spiritualité. Forte du constat qu'il est de plus en plus difficile de prendre plusieurs jours à un mois pour faire une retraite dans un lieu spécialement prévu à cet effet, elle propose de vivre des semaines de retraite dans la vie -avec des rencontres de suivi en fin de journée ou en week-end- pour que la spirituelle ne soit pas qu'une simple parenthèse dans le quotidien. Ainsi, depuis l'automne 2012, l’antenne ignatienne propose différentes formations et notamment, grâce à une collaboration avec l'aumônerie l'université, des Exercices spirituels dans la vie.

L'antenne célèbre également l'eucharistie, du lundi au jeudi à 18h45, à l'église de St-Boniface (av. du Mail 14). Fiez-vous aux infos messe pour vous assurer qu'il n'y ait pas de changements de dernières minutes.

Un autre aspect qui reste très important dans le cadre des activités des jésuites à Genève, c'est l'accompagnement spirituel: un temps pour des rencontres personnelles durant lesquelles la personne accompagnée peut parler de ce qu'elle vit dans sa prière et, d'une façon plus générale, dans sa relation à Dieu.

Les activités des jésuites de Genève s'inscrivent dans la suite des projets en réseau que les jésuites ont accomplis ces dernières décennies, dont la cofondation de l'Atelier Œcuménique de Théologie.

Enfin, vous retrouvez ci-dessous le commentaire quotidien de l'évangile du Père Bruno Fuglistaller sj.


"Faites attention à ce que vous entendez...." Mc 4,21-25

Mc 4,21-25 (Jeudi de la 3e semaine de l'Ordinaire). Il n'est pas naturel à la lumière d'être dissimulée, de même le mystère du Royaume doit être manifesté. Et ce que l'auditeur recevra sera à la mesure de la qualité de son écoute. Plus l'attention est grande, plus il sera possible de saisir quelque chose de l'essentiel. Attention et disponibilité permettent d'avancer dans la connaissance et l'expérience du Royaume. 

"Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles..." Mc 4,1-20

Mc 4,1-20 (Mercredi de la 3e semaine de l'Ordinaire). Jésus enseigne beaucoup de choses en paraboles. Il parle du Royaume en partant d'expériences de la vie de tous les jours. Ce "banal" qui dit plus que l'on ne croit. L'Incarnation atteste que dès maintenant, nous pouvons découvrir la présence et l'action de Dieu. Pas besoin d'attendre la fin des temps, mais il faut développer un sens de l'attention aux petites choses qui révèlent les grandes. 

"...parcourant du regard ceux qui étaient assis..." Mc 3,31-35

Mc 3,31-35 (Mardi de la 3e semaine de l'Ordinaire). Chez Marc, la mention du regard du Christ, signale un moment important. Devient membre de sa famille, celui qui fait la volonté de Dieu. Marc fait là certainement allusion aux difficultés que rencontre sa communauté, les persécutions contraignent à des séparations douloureuses. Et le Christ lui-même a dû faire des choix. Personne  n'échappe à des moments difficiles. Croire n'est pas de toujours de tout repos. Choisir,...vivre une certaine forme de solitude fait aussi partie de l'expérience du disciple.

"Allez dans le monde entier..." Mc 16,15-18

Mc 16,15-18 (Fête de la conversion de s. Paul). Fêter la conversion de Paul, c'est faire mémoire d'un évènement qui transforme une vie. Pour Paul cela a été une rencontre dont les Actes nous donnent des éléments mais sans tout dire. Dans le feu de l'action, Paul est comme "saisi" et sa vie reçoit un nouvel élan. Nous imaginons peut-être la conversion comme un bouleversement total, or l'expérience de Paul montre un nouveau dynamisme dans une vie qui s'enfermait dans sa propre logique. Du repli, Paul passe à l'ouverture grâce à la Parole du Christ. Un chemin qui est vrai pour nous aussi. 

"Il a perdu la tête" Mc 3,20-21

Mc 3,20-21 (Samedi de la 2e semaine de l'Ordinaire). Quel contraste entre la foule qui presse Jésus dans cette maison, ses proches qui viennent vers lui et la solitude de Jésus. Ce qu'il fait, ce qu'il dit n'est pas compris. Il est entouré de gens qui ne perçoivent que des bribes et les interprètent mal. Le disciple fait parfois aussi l'expérience de cette solitude du maître...

"...Jésus gravit la montagne..." Mc 3,13-19

Mc 3,13-19 (Vendredi de la 2e semaine de l'Ordinaire). La montagne est le lieu des grandes décisions, de solitude, de prière et de rencontre avec Dieu. Le Christ prend de la hauteur pour décider du choix des Douze. Cette démarche rappelle Moïse mais nous invite aussi à prendre de la hauteur, à fonder nos décisions dans la relation à Dieu. 

"...il faisait beaucoup de guérisons..." Mc 3,7-12

Mc 3,7-12 (Jeudi de la 2e semaine de l'Ordinaire). Nous avons vu la complexité des rapports entre Jésus et ses détracteurs. Ici, Marc nous présente Jésus avec la foule. Il est suivi, il guérit. Mais cette attention porte sur les miracles et n'est pas sans risque.  Elle éveille de fausses attentes et compromet le véritable sens des actes du Christ. Il est toujours exposé à une mauvaise interprétation de ce qu'il fait. Combien le regard de la foule, le nôtre, peut-être réducteur ...

"Jésus entra ... dans une synagogue..." Mc 3,1-6

Mc 3,1-6 (Mercredi de la 2e semaine de l'Ordinaire). La tension monte encore, nouvelle polémique et surtout décision de faire mourir Jésus. Cela ne se passe pas n'importe où... dans la synagogue et devant tout le monde... c'est là que l'on placerait les rouleaux de la loi. Tout ce court récit se construit en opposition: Jésu entre dans la synagogue, à la fin les pharisiens en sortent; la main de l'homme est paralysée, à la fin elle est guérie; Jésus est observé, à la fin c'est lui qui regarde avec colère; Jésus pose une question, ses détracteurs se taisent. Ces oppositions vont traverser tout l'Evangile. Toute la vie du Christ est prise dans ces tensions. 

"N'avez-vous jamais lu...?" Mc 2,23-28

Mc 2,23-28 (Mardi de la 2e semaine de l'Ordinaire). Une nouvelle fois, les tensions montent entre Jésus et les pharisiens. La question de Jésus au sujet de la lecture est très importante parce qu'elle ne porte pas sur la seule activité "visuelle". Lire dans la Bible c'est aussi faire mémoire, et par là "rendre présent". Les scènes lues renvoient à quelque chose aujourd'hui. Il ne s'agit pas non plus de faire une interprétation littéraliste mais de comprendre ce que la Parole dit et transforme aujourd'hui. 

"Comme il était à table..." Mc 2,13-17

Mc 2,13-17 (Samedi de la 1ère semaine de l'Ordinaire). Après la guérison d'un paralytique auquel il pardonne ses péchés, Jésus mange avec des pêcheurs publics. Non seulement il ne craint pas les pécheurs mais cherche le contact avec eux. Les séparations entre les justes et les autres volent en éclat. Le monde bien ordonné des bien pensants est remis en cause. Et ce n'est pas par erreur mais bien un projet. Le Christ ne se laisse pas enfermer dans nos catégories. Il fait toujours le choix de la vie. Avec lui le chemin promet d'être plein de surprises...

"Voyant leur foi..." Mc 2,1-12

Mc 2,1-12 (Vendredi de la 1ère semaine de l'Ordinaire). Tout commence tranquillement. On nous décrit la foule, le paralysé, les amis. Mais dès que Jésus dit: "tes péchés sont pardonnés" la controverse se déclenche... "Blasphème". Quelques mots, mais pas n'importe lesquels, chamboulent tout. C'est l'affrontement de deux mondes, celui du Christ et celui de ceux qui interprètent la Loi. Celui qui vit et ceux qui étudient. Il ne s'agit pas de critiquer les uns mais de prendre conscience du risque que peut représenter le fait de s'en tenir à la connaissance sans s'exposer à la souffrance de l'autre. Un défi pour chacun d'entre nous.

"...un lépreux vint auprès de Jésus..." Mc 1,40-45

Mc 1,40-45 (Jeudi de la 1ère semaine de l'Ordinaire). Il y a plusieurs paradoxes dans ce récit. Le lépreux qui devrait éviter tout contact avec les bien portants vient auprès de Jésus. A peine guérit, il est renvoyé. Il devrait se taire mais proclame sa guérison... Et Jésus doit finalement se protéger en se mettant à l'écart. Rien ne se passe comme prévu mais la vie triomphe toujours. L'action de Dieu est du côté de la vie, toujours...

"...la belle mère de Simon... avait de la fièvre..." Mc 1,29-39

Mc 1,29-39 (Mercredi de la 1ère semaine de l'Ordinaire). La guérison de la belle-mère de Simon est toute de discrétion, pas de grands gestes ni de paroles. "Cela" se réalise dans l'ordinaire. Le Christ est celui qui prend par la main dans des circonstances difficiles. Il est là et tend la main. Tout n'est pas réglé pour cette femme, mais au coeur de sa détresse elle a été visitée et relevée... un avant-goût de résurrection. 

"Je sais qui tu es..." Mc 1,21-28

Mc 1,21-28 (Mardi de la 1ère semaine de l'Ordinaire). Marc nous présente Jésus enseignant et expulsant un démon. Ce sont deux clés de l'autorité de Jésus. Marc ne nous dit pas ce que Jésus enseigne,  mais ses paroles attestent d'un lien privilégié avec Dieu. Et cette autorité est révélée par le démon qui va être exuplsé: "... Je sais qui tu es: tu es le Saint de Dieu". Mais Jésus impose le silence. Cette attitude traverse tout l'Evangile de Marc. Seules la Passion et la Résurrection révèleront la messianité de Jésus. Le Messie n'est pas seulement quelqu'un qui fait des miracles mais celui qui libère définitivement l'être humain. Quelle expérience de libération puis-je faire aujourd'hui?

"Je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes" Mc 1,14-20

Mc 1,14-20 (Lundi de la 1ère semaine de l'Ordinaire). Juste après son baptême, Jésus constitue un groupe de disciples. Pour eux, comme pour nous, la Bonne nouvelle fait irruption au coeur du quotidien. A la fois tout change et rien ne change. Ils quittent leurs filets pour devenir pêcheurs d'hommes. Le Christ appelle à vivre le quotidien en l'ouvrant à la dimension du Royaume. C'est peut-être pour nous un défi tout particulier aujourd'hui, et pourtant...

"Un homme ne peut rien s'attribuer, sinon..." Jn 3,22-30

Jn 3,22-30 (Samedi après l'Epiphanie). Par cet extrait de l'Evangile on peut sentir une certaine tension entre des "écoles" les disciples de Jean s'interroge sur la légitimité de Jésus. Jean adopte une attitude tout à fait transparente et libre: il ne peut rien s'attribuer à lui-même...Tout ce qui est bon vient de Dieu... Une invitation à regarder cette année qui débute avec liberté et confiance...

"Seigneur, si tu le veux..." Lc 5,12-16

Lc 5,12-16 (Vendredi après l'Epiphanie). Luc nous donne peu d'informations. Nous ne savons dans quelle ville se passe la guérison; l'homme n'existe que par son mal. Puis survient la parole "Seigneur". La guérison s'opère et Jésus renvoie à la Loi. Le récit se construit comme une vague qui monte puis retombe. Mais pour cet homme rien n'est plus pareil. Nos rencontres avec le Christ manifestent parfois le même mouvement. Petit à petit on s'approche, on reconnaît, tout change et on peut retrouver l'ordinaire. Les bouleversements les plus important ne sont visibles que pour ceux qui sont attentifs...

"Il ouvrit le livre..." Lc 4,14-22a

Lc 4,14-22a (Jeudi après l'Epiphanie). Jésus vient à Nazareth, entre dans la synagogue, et lit: porter la bonne nouvelle, annoncer, remettre en liberté. En lisant ces quelques verset d'Isaïe (61,1-2) le Christ résume toute sa vie et toute sa mission. C'est peut-être aussi un peu la nôtre...

"Confiance, c'est moi!" Mc 6,45-52

Mc 6,45-52 (Mercredi après l'Epiphanie). Le Christ a nourri la foule, il envoie ses disciples le précéder sur l'autre rive, il prie puis rejoint ses disciples. Là encore, Marc nous montre divers aspects de l'action du Christ: proximité, distance, attention à l'autre. La présence du Christ est à la juste distance, pour permettre à chacun à la foi de prendre sa place et ne pas être "écrasé" par la présence du maître mais sans jamais abandonner ses disciples. C'est vrai pour nous aujourd'hui.

"Qui es-tu?" Jn 1,19-28

Jn 1,19-28 (Samedi avant l'Epiphanie). Interrogé au sujet de son identité, Jean le Baptiste se définit par la négative, à trois reprises: il n'est pas le Christ, il n'est pas Elie, il n'est pas le prophète annoncé. Mais son identité est d'annoncer la venue du Messie. Sa vie renvoie à un autre qui est le Messie et ses actes ne prennent leur sens que dans la mesure où ils renvoient au Christ qui accomplit pleinement ce qui a été annoncé et accompli. Le Baptiste sait qui il est et comment ses actes sont liés au Messie. Une lucidité qui peut nous inspirer en ce début d'année pleine de projets et d'aspirations.

"Quand fut arrivé le huitième jour...." Lc 2,16-21

Lc 2,16-21 (Solennité de Marie, Mère de Dieu). Le huitième jour après la Nativité, l'Evangile évoque la circoncision et l'imposition du nom de Jésus. Marie assume pleinement son rôle et permet ainsi à son fils d'être intégré dans l'histoire et le peuple. Avec elle, il trouve sa place et son rôle mais lui aussi, permet à sa mère de trouver sa place... En donnant au Christ une place dans nos existences nous sommes nous aussi transformés.

Bruno fuglistaller 2Saint-Boniface

Avenue du Mail 14 bis
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Bruno Fuglistaller sj Email Bruno Fuglistaller sj

Tel. +41 22 827 46 75

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Infos messe

Informations importantes

 Comme je l'avais évoqué dans un message précédent, je suis contraint de supprimer la messe du mardi afin de participer aux réunions de ma communauté. Je vais essayer de célébrer dorénavant les lundis (dans la mesure où je n'ai ni cours à l'AOT ni comité de S. Boniface), mercredis et jeudis (mais là aussi j'ai parfais des obligations).

Sauf annonce, dans cette partie du site, les messes sont célébrées les lundis, mercredis et jeudi à 18h45.

Je sais déjà que je ne pourrai pas célébrer:

  • Les lundis: 25 janvier;  1er, 15 février
  • Les jeudis: 28 janvier; 4, 11, 18, 25 février (initiation à la prière ignacienne avec le service de spiritualité de l'Eglise catholique romaine à Genève)

B. Fuglistaller sj

Célébrer avec les jésuites

La messe est célébrée en principe tous les lundis, mercredis et jeudis, à 18 h 45 (Av. du Mail 14 au 2e étage) par le Père Bruno. Toutefois, il peut y avoir des modifications. Veuillez vérifier sur la page actualisée "information importantes".