cour st Boniface gSt-Boniface côté cour © Luc JaquetL'antenne ignatienne de Genève propose aux citadins de prendre soin, au cœur de leur vie, de leur spiritualité. Forte du constat qu'il est de plus en plus difficile de prendre plusieurs jours à un mois pour faire une retraite dans un lieu spécialement prévu à cet effet, elle propose de vivre des semaines de retraite dans la vie -avec des rencontres de suivi en fin de journée ou en week-end- pour que la spirituelle ne soit pas qu'une simple parenthèse dans le quotidien. Ainsi, depuis l'automne 2012, l’antenne ignatienne propose différentes formations et notamment, grâce à une collaboration avec l'aumônerie l'université, des Exercices spirituels dans la vie.

L'antenne célèbre également l'eucharistie, du lundi au jeudi à 18h45, à l'église de St-Boniface (av. du Mail 14). Fiez-vous aux infos messe pour vous assurer qu'il n'y ait pas de changements de dernières minutes.

Un autre aspect qui reste très important dans le cadre des activités des jésuites à Genève, c'est l'accompagnement spirituel: un temps pour des rencontres personnelles durant lesquelles la personne accompagnée peut parler de ce qu'elle vit dans sa prière et, d'une façon plus générale, dans sa relation à Dieu.

Les activités des jésuites de Genève s'inscrivent dans la suite des projets en réseau que les jésuites ont accomplis ces dernières décennies, dont la cofondation de l'Atelier Œcuménique de Théologie.

Enfin, vous retrouvez ci-dessous le commentaire quotidien de l'évangile du Père Bruno Fuglistaller sj.


"Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs...?" Lc 13,1-9

Lc 13,1-9 (Samedi de la 29e semaine de l'Ordinaire). La mort tragique est aux yeux des contemporains de Jésus, le signe d'une faute. Ils voient en Dieu un juge terrible qui sanctionne sévèrement tout écart. C'est cette manière de concevoir Dieu que Jésus met en cause, elle conduit à la peur et est destructrice. Le Christ appelle à changer de regard, à se convertir à une autre vision de Dieu. Sommes-nous prêts à interroger notre image de Dieu?

"Quand vous voyez un nuage...." Lc 12,54-59

Lc 12,54-59 (Vendredi de la 29e semaine de l'Ordinaire). En s'adressant à la foule Jésus adopte un ton très dur. Il reproche à ses auditeurs de ne par reconnaître le moment présent alors qu'ils sont parfaitement capable de reconnaître les changements de temps. Or avec le Christ, un temps nouveau a commencé. Sa présence est signe: il guérit, libère, ramène à la vie. Pour nous il s'agit de reconnaître la présence et l'action du Christ à travers les signes de vie que nous découvrons dans notre quotidien.

"...quelle angoisse est la mienne..." Lc 12,49-53

Lc 12,49-53 (Jeudi de la 29e semaine de l'Ordinaire). Le Christ parle de son angoisse jusqu'à l'accomplissement de son baptême, l'épreuve de la Croix. Sa vie et sa mort sur la Croix apporteront divisions et tensions. En effet, comment accepter qu'un témoin tel que lui subisse la mort la plus humiliante qui semble ne laisser aucun espoir? Suivre le Christ conduit à faire des choix, parfois difficiles. Mais au-delà des épreuves, n'oublions pas que la mort n'a pas eu le dernier mot. C'est vrai pour nous aussi.

"Vous aussi tenez-vous prêts..." Lc 12,39-48

Lc 12,39-48 (Mercredi de la 29e semaine de l'Ordinaire). Comment comprendre cette initation à se "tenir prêt"? Certainement pas comme une menace ou une invitation à agir par peur. Il s'agit plutôt d'être attentif et cohérent avec les principes qui nous animent. C'est une invitation à porter un regard de foi sur ce que nous faisons et ce dont nous sommes témoins. Essayer de reconnaître ce que les événements et les actions révèlent de la présence de Dieu.

"Restez en tenue de service..." Lc 12,35-38

Lc 12,35-38 (Mardi de la 29e semaine de l'Ordinaire). Après la foule, ce sont les disciples auxquels s'adresse Jésus. Face aux incertitudes, il leur recommande une vigilance sereine pour être prêt et accueillir. Cette disponibilité dans la perspective du Royaume renversera les rôles. Il se passera quelque chose qui changera l'ordre des choses. Dieu si on l'attend nous surprend toujours...

"Maître, dis à mon frère..." Lc 12,13-21

Lc 12,13-21 (Lundi de la 29e semaine de l'Ordinaire). Un homme du milieu de la foule s'adresse à Jésus pour régler un différend qui l'oppose à son frère: "dis à mon frère". Cet homme attend de Jésus qu'il fasse son "travail" de rabbin: trancher les questions juridiques (dans le cas présent peut-être une allusion à Dt 21,17). Mais pour Jésus l'enjeu est plus profond qu'une querelle familiale. Il s'agit d'attirer l'attention sur ce qui fait vivre et donne du sens. L'aspect matériel n'est qu'un élément et peut-être pas le plus important.

" .... mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint..." Lc 12,8-12

Lc 12, 8-12 (Samedi de la 28e semaine de l'Ordinaire). Comment comprendre ce blasphème contre l'Esprit Saint. alors qu'une parole contre le Fils est pardonnable? Jésus semble nous dire qu'il est possible de mal juger de sa personne dans ce que l'on perçoit de son humanité.  Péché contre l'Esprit dans le contexte de Mt 12,32 c'est ne pas reconnaître le pouvoir du Christ sur les démons C'est une fermeture du coeur et le rejet de l'intervention de Dieu dans l'histoire. C'est de l'ordre du refus d'une évidence qui se manifeste par le Christ. Cela nous montre l'importance de l'action de l'Esprit pour le Christ... et pour nous?

"... méfiez-vous de leur hypocrisie..." Lc 12,1-7

Lc 12,1-7 (Vendredi de la 28e semaine de l'Ordinaire). Ce n'est pas la première fois que Luc évoque l'hypocrisie, mais au chapitre 11 elle n'était que décrite. Cette forme de perversion n'est pas exclusive aux contemporains de Jésus,  nous le savons. Elle guette chacun mais tôt ou tard les masques tombent. Un des grands défis de la foi est de vivre dans la cohérence entre les paroles, les actes et les pensées. Oser faire la vérité en soi est le chemin de toute une vie.

"...vous batissez les tombeaux des prophètes..." Lc 11,47-54

Lc 11,47-54 (Jeudi de la 28e semaine de l'Ordinaire). Jésus critique violemment ceux qui bâtissent des tombeaux aux prophètes qui ont été tués par les aïeux des batisseurs. C'est comme une seconde mort pour le message. Ce qui devait réveiller, mettre en mouvement est figé. Comment garder le message vivant? Chacun de nous est appelé à donner corps au message par sa vie. C'est à la fois un défi et un formidable signe de confiance qui nous est donné.

"Quel malheur pour vous pharisiens..." Lc 11,42-46

Lc 11,42-46 (Mercredi de la 28e semaine de l'Ordinaire). L'autorité des pharisiens leur vient de la connaissance qu'ils ont de la Loi. Mais tout se joue sur la façon d'utiliser ce savoir. Certains, et c'est eux que critique Jésus, en font un usage restrictif qui les fait passer "à côté du jugement et de l'amour de Dieu". Une connaissance qui égare loin de l'amour de Dieu... Et il n'y a pas que les pharisiens qui sont menacés. Il s'agit de connaître Dieu pour aimer.

"Le" Lc 11,37-41 pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas fait les ablutions

Lc 11,37-41 (Mardi de la 28e semaine de l'Ordinaire). Jésus a rencontré un démoniaque, une foule et malgré cela n'accomplit pas les geste de purification attendus par son hôte. Par là, il marque une différence mais attire aussi l'attention sur l'attitude intérieure plus qu'à l'accomplissement de rites. Ceux-ci font partie de toute pratique, mais ne donnent leur mesure que s'ils sont accomplis pour manifester une réalité intérieure: reconnaître l'action et la présence de Dieu aujourd'hui. 

"Cette génération...cherche un signe..." Lc 11,29-32

Lc 11,29-32 (Lundi de la 28e semaine de l'Ordinaire). On demande des signes, des preuves, mais ce que l'on voit déjà ne suffit pas... Jésus refuse d'en donner d'autre que la résurrection. Ces foules cèdent à la tentation du "toujours plus". Nous avons toujours d'excellentes raisons de trouver que ce que nous savons, recevons n'est pas suffisant. C'est peut-être un défi que nous sommes particulièrement appelés à relever que celui de ne pas croire que "plus", "ailleurs" "autrement" sera nécessairement mieux. Ceci n'a rien à voir avec de la résignation mais peut-être avec une vigilance attentive qui nous aidera à vraiment changer quand il le faut et à reconnaître ce que nous ne pouvons changer. 

"Heureux plutôt ceux qui écoutent..." Lc 11,27-28

Lc 11,27-28 (Samedi de la 27e semaine de l'Ordinaire). Ecouter et garder la Parole est source de bonheur car Elle nous permet d'être en relation avec Dieu. La Parole et d'une façon toute particulière, l'Evangile nous permettent d'entendre Dieu nous parler. L'Evangile s'adresse à nous et permet une rencontre personnelle. Comment lui donner du temps aujourd'hui?

"C'est par Béelzéboul, le chef des démon..." Lc 11,15-26

Lc 11,15-26 (Vendredi de la 27e semaine de l'Ordinaire). Jésus a apporté une libération en expulsant des démons mais il est accusé de la faire au nom du chef des démons. Une action bonne est interprétée de façon négative. Un signe de Dieu est compris "à l'envers". Cela en dit plus sur ceux qui regardent que sur celui qui a agi. Un ami me disait que lorsque nous pointons le doigt sur quelqu'un il ne faut pas oublier qu'il y en a au moins trois autres qui pointe vers nous. 

"Imaginez que l'un de vous..." Lc 11,5-13

Lc 11,5-13 (Jeudi de la 27e semaine de l'Ordinaire). Dans la traditions des Exercices spirituels, l'utilisation de l'imaginaire est utile pour "entrer" dans une scène biblique ou plus généralement pour s'imprégner d'une scène ou d'un passage. Peut-être qu'Ignace a aussi voulu faire référence à ce passage de l’Évangile où Jésus invite ses auditeurs à imaginer cette scène. Notre imaginaire est un lieu à évangéliser. Parfois, il nous disperse et nous distrait, mais il peut aussi être lieu de rencontre avec l’Évangile. Osons imaginer... pour entrer en relation avec le Christ.

"... en un certain lieu..." Lc 11,1-4

Lc 11,1-4 (Mercredi de la 27e semaine de l'Ordinaire). Jésus prie... Parfois c'est sur une montagne, à l'écart. Dans l'Evangile d'aujourd'hui la description est plus vague encore. Cela pourrait être n'importe où. Et c'est peut-être là une chose que nous pouvons apprendre de l'Evangile d'aujourd'hui. Pour prier, pour entrer en relation avec Dieu il n'est pas besoin de conditions particulière. La relation peut s'établir n'importe où et n'importe quand. Evidemment il y a des moments et des lieux plus favorables, plus "aidants" mais fondamentalement la prière est possible partout. Osons...

"...tu t'agites pour bien des choses..." Lc 10,38-42

Lc 10,38-42 (Mardi de la 27e semaine de l'Ordinaire). Il n'y a aucune raison de soupçonner Marthe de ne pas faire les choses par amour. Cette occupation au service est un signe indiscutable d'amour mais elle s'agite et se donne du souci... Perfectionnisme? Jalousie? Peut-être mais pas forcément. Je pense plutôt qu'elle souffre d'un mal très contemporain: faire et anticiper en même temps. De sorte que nous ne sommes présents ni dans ce que nous faisons ni dans ce que nous anticipons: agités et pleins de soucis. Marie n'a pas raison contre sa soeur mais sait peut-être mieux profiter de ce moment privilégié qu'est la présence du Christ... 

"Va, et...fais de même" Lc 10,25-37

Lc 10,25-37 (Lundi de la 27e semaine de l'Ordinaire). Le docteur de la Loi demande à Jésus ce qu'il faut faire pour avoir la vie éternelle. Suit la parabole du bon Samaritain. L'homme de la Loi sait, il a toutes les informations: il faut aimer. Mais l'amour n'est pas une connaissance, une théorie; c'est plutôt une manière de vivre et d'être en relation. Le défi de l'Evangile d'aujourd'hui c'est qu'il s'agit d'amer au-delà du cercle étroit de ceux que nous aimons déjà... 

"...réjouissez-vous..." Lc 10,17-24

Lc 10,17-24 (Samedi de la 26e semaine de l'Ordinaire). Les disciples sont heureux de partager leur succès sur les démons. Mais le Christ les invite à se réjouir de ce que leur noms sont inscrits dans les cieux. Ils sont appelés à se réjouir de ce qu'ils sont et non de ce qu'ils font ou ont fait. L'existence donne son sens et sa "joie" dans l'être plus que dans le faire. Même si le faire est très important. Etre en relation avec Dieu, avec les autres, c'est le chemin du sens et du bonheur...

"...leurs anges..." Mt 18,1-5.10

Mt 18,1-5.10 (S. Anges gardiens). C'est ce verset 10 qui donne son fondement à la croyance aux anges gardiens. Du point de vue théologique il s'agit de se rappeler que la Création est plus vaste que ce que nous en saisissons immédiatement et que Dieu a pour chacun de nous une attention toute particulière. Créatures, les anges témoignent auprès de chacun de la venue de Dieu dans l'histoire, du Christ qui rejoint nos routes. 

"...le Seigneur en désigna encore 72...." Lc 10,1-12

Lc 10,1-12 (Jeudi de la 26e semaine de l'Ordinaire). En désignant encore 72 disciples, Jésus étend la mission à un groupe plus large. Nous sommes tous concernés par cet envoi. La mission n'est pas affaire de quelques spécialistes triés sur le volet, mais de tout un chacun dans la situation qui est la sienne. La première tâche est la prière puis d'aller, peut-être pas si loin que cela d'où la légerté. Là où nous sommes, chacun selon ses talents, nous pouvons être témoins.

Bruno fuglistaller 2Saint-Boniface

Avenue du Mail 14 bis
1205 Genève

Bruno Fuglistaller sj Email Bruno Fuglistaller sj

Tel. +41 22 827 46 75

DÉCOUVRIR SAINT-BONIFACE

Infos messe

Informations importantes

 Les messes sont célébrées du mardi au jeudi à 18h45 sauf indication contraire ici même.

Bonne journée

B. Fuglistaller sj

Célébrer avec les jésuites

La messe est célébrée dès le 18 septembre tous les mardis, mercredis et jeudis, à 18 h 45 (Av. du Mail 14 au 2e étage) par le Père Bruno.