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  • Solos Dios basta - Dieu seul suffit

    En ces temps chahutés par le coronavirus, Luc Ruedin sj propose de cheminer aux côtés de Thérèse d'Avila en prêtant l'oreille aux voix des frères de Taizé pour éclairer notre route! À chaque phrase, son commentaire à méditer.
    Aujourd’hui: Solos Dios basta! - Dieu seul suffit!

  • "J'aime" ou "J'aime pas" le confinement?

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Samedi 11 avril - "J'aime" ou "J'aime pas" le confinement?
    J'entends des gens qui n'hésitent pas à dire qu'ils «aiment» voire «profitent un max» du confinement, d'être forcés à freiner quand ils en étaient incapables seuls, ou pour une expérience de cohabitation forte: pas mal de jeunes Parisien.ne.s sont parti.e.s avec des ami.e.s - et ami.e.s d'ami.e.s - comme en vacances! Avec du boulot sous le bras...
    Ça peut faire grincer des dents celles et ceux qui n'en peuvent plus ou le voient forcément lié à la maladie de leurs proches. (Moi pour être honnête je bascule un peu d'un bord à l'autre...) Bien sûr, c'est un luxe de privilégiés dans un sens, si on compare à tou.te.s celles qui vont quand même travailler dans des conditions dangereuses ou épuisantes, ou qui perdent leur boulot, ou qui sont dans des ménages pleins de tensions voire de violence... Mais du moment qu'on est parmi ces privilégiés, pourquoi ne pas au moins en tirer du bon pour soi, au lieu de se l'interdire? On n'en sera que plus agréables pour les autres en ressortant!
    Et vous, oseriez-vous vous autoriser à dire «j'aime ce confinement comme je le vis»?

  • « Nous ne pouvons pas comprendre le pape François… sans la prière »

    RMPP France cd241© RMPP-France«Nous ne pouvons pas comprendre le Pape François, avec sa cohérence de vie, sa mission, sans la prière», estime le père Frédéric Fornos sj, directeur international du Réseau mondial de prière du pape, dans un entretien accordé à Zenit.

  • Aller voir la Tour Eiffel

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Vendredi 1er mai - Aller voir la Tour Eiffel
    J'ai vraiment tout envisagé pour rejoindre le cœur de Paris ou mes ami.e.s, qui me manquent tellement: les tunnels façon pénitenciers américains, les delta-planes comme au-dessus du mur de Berlin, me bourrer les poches d'attestations obligatoires pour avoir droit à la ballade d'un kilomètre autour de chez soi, avec sur chacune une adresse différente... Mais résigné, j'ai recommencé à peindre le clocher voisin, par la fenêtre de ma chambre. Pourtant il me suffit de grimper un étage, et je vois au loin la Tour Eiffel.
    «L'essentiel est invisible pour les yeux», certes... mais si on s'aidait un peu quand même, en se projetant aussi loin que nos pupilles nous portent, pour voir un peu mieux encore «avec le cœur»?

  • Applaudissons les soignant.e.s! ... nous le sommes un peu aussi!

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Samedi 2 mai - Applaudissons les soignant.e.s!... nous le sommes un peu aussi!
    Même si ça me fait toujours relever de table, j'aime bien le rituel des applaudissements aux fenêtres. Je sais que certain.e.s soignant.e.s les reçoivent avec émotion. J'avoue: j'ai parfois la sensation, avec une agréable chaleur dans la poitrine, qu'on se les offre tou.te.s un peu aussi, ces applaudissements. C'est vrai qu'on a besoin d'une dose de courage et d'amour supplémentaire, pour traverser ces longues semaines. Mais aussi qu'avec celles et ceux qui péclotent à tour de rôle dans nos chaumières (comme nous-mêmes bien sûr), on est souvent invité.e.s à jouer les aide-soignant.e.s spirituel.le.s...
    Et vous, est-ce que vous pouvez vous autoriser à recevoir un peu pour vous les applaudissements destinés aux soignant.e.s?

  • Célébrer au jardin ou au balcon, avec prêtre... ou sans?

    En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose «quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne...» Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mercredi 22 avril - Célébrer au jardin ou au balcon, avec prêtre... ou sans? 
    Pâques a été franchement rude pour bien des ami.e.s croyant.e.s qui ne se sont pas satisfait.e.s des retransmissions de messes télévisées. Comme beaucoup de communautés religieuses, nous avons choisi de ne pas profiter de la chance d'avoir des prêtres et une chapelle, pour suivre nous aussi une célébration à la télévision, par "solidarité". Et c'est vrai que la messe de la nuit de Pâques sur écran, avec le Pape dans une basilique Saint-Pierre déserte, entouré de cérémoniaires au visage lugubre, m'a peu fait frétiller de joie.
    Le lendemain matin, nous célébrions par contre sur un autel de fortune sous le cerisier du jardin, grattant la guitare et chantant gaiment la résurrection parmi les jonquilles. Des voisins curieux -et peut-être heureux?- suivaient au balcon. Un gamin taquin parodiait nos kyrie...
    Et si les messes avec prêtre et encens n'étaient pas la seule façon de célébrer? Et sans prétendre les "remplacer", si entre "simples" croyants riches de leur foi et de leur créativité, on partageait lectures bibliques, prière et chant autour de la table familiale, avec la même solennité et profondeur -et peut-être plus d'investissement du cœur?- que nos messes tant regrettées?

  • Comme des moines

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Jeudi 9 avril - Comme des moines
    De jeunes moniales racontent sur internet que pour elles, vivre toujours au même endroit, c'est le quotidien! Vouloir ça, est-ce qu'on ne s'est pas tou.te.s dit un jour que c'était de la folie? Beaucoup témoignent pourtant qu'ils/elles goûtent non seulement plus intensément chaque chose, mais aussi qu'ils/elles se sentent d'autant plus lié.e.s au sort du monde qui les entoure...
    Et nous? Un peu de solitude et de prière, pour tant de proches invisibles, pourraient-elles nous faire entrer dans l'expérience mystérieuse des moines et moniales?

  • Compagnons de galère

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Vendredi 17 avril - Compagnons de galère
    Aux repas, dans les couloirs, c'est chaque jour les mêmes têtes; fini les invité.e.s surprise, fini les petits bistrots parisiens. Mais quelle chance, ces têtes, de les voir sans un cadre d'écran autour. À force de moins courir la ville, on se devient très familiers. Les coups de gueule et les confidences sortent plus spontanément...

  • Créativité

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mercredi 15 avril - Créativité
    La vieille dame seule que j'appelle régulièrement me dit «passez sous mon balcon, je vous lancerai des chocolats»... du cinquième, j'ai cru qu'elle allait m'assommer sous les pralines. «J'ai mis les gants pour les mettre dans le sachet», crie-t-elle. À la communauté, c'était soirée jam session avant-hier, «Prier avec Céline Dion» hier... créatifs, les compagnons.

  • De l'hygiène sanitaire... à la chasteté spirituelle

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mardi 5 mai - De l'hygiène sanitaire... à la chasteté spirituelle
    Me méfier de toucher la moindre petite cuillère, sans parler de la main de mes proches, ça me rend dingue, parfois. Mais je me rappelle un beau poème sur la chasteté, conçue non comme privation sexuelle, mais comme la liberté de laisser les autres et les choses être ce qu'ils et elles sont, sans les inciter à correspondre à ce que nous voudrions. Toucher avec plus de précaution tout ce qui nous entoure, par crainte des infections, ça pourrait nous rappeler symboliquement que nous perdons souvent la liberté de l'autre, mais aussi sa beauté et son mystère, à vouloir «mettre la main» sur lui ou elle, par notre influence, nos paroles ou nos pensées.

  • Démocratisation des homélies

    En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose «quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne...» Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Dimanche 26 avril - Démocratisation des homélies
    Avec la fréquentation d'internet qui monte en flèche depuis le confinement, toutes formes de prises de parole, de partages de connaissances se démocratisent... tout comme -absence de messes publiques obligent- les propositions d'homélies! Des ami.e.s pleines de bonne théologie et de créativité, avec un brin de saine provocation, avaient lancé en décembre déjà un site sur lequel elles proposaient des homélies écrites et récitées principalement par des femmes, sur les mêmes textes commentés à la messe par nos curés. Des approches spirituelles puissantes tirées du quotidien de chacun.e, qui changent de certaines prédications théoriques sorties des fonds de tiroir du séminaire.
    Les empêchements du coronavirus ne nous invitent-ils pas à réaliser les intuitions fondatrices du Concile Vatican II, puis du pape François fustigeant le cléricalisme, et invitant tou.te.s les fidèles à se sentir porteurs/euses de l'Évangile et de la mission du Christ? L'homélie du Vendredi-Saint, par une travailleuse de l'église genevoise auprès des pauvres, retransmet même la parole des marginalisés, des gens de la rue qui ont souvent une perception plus aigüe et concrète de ce Dieu qui nous rejoint jusque sur nos pires calvaires...
    Et vous, si vous vous offriez une homélie rafraîchissante et engagée sur https://ohmygoddess.fr ?

  • Dios no se muda - Dieu reste le même

    En ces temps chahutés par le coronavirus, Luc Ruedin sj propose de cheminer aux côtés de Thérèse d'Avila en prêtant l'oreille aux voix des frères de Taizé pour éclairer notre route! À chaque phrase, son commentaire à méditer.
    Aujourd’hui: Dios no se muda  / Dieu reste le même

  • Écologie: ne sortez pas de chez vous comme avant...

    En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose «quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne...» Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mardi 21 avril - Écologie: ne sortez pas de chez vous comme avant...
    "Profitons-en pour ralentir, lire, réfléchir..." Ces recommandations sont vite devenues proverbiales. Mais je rigole un peu amèrement: en fait, c'est comme si tout devait continuer pareil... sur internet; mes ami.e.s étudiant.e.s ou en entreprise disent qu'ils et elles ont même plus de travail et de réunions. Dans un article, Bruno Latour remarque que le virus a pourtant réussi à faire faire aux gouvernements ce dont ils se prétendaient impuissants pour enrayer la crise écologique: freiner massivement l'économie. Il propose d'en profiter pour ne pas redémarrer tout comme avant, et de discerner à partir de 'expérience de ce confinement pour distinguer ce qui est vraiment indispensable, de ce qui pourrait être écrémé, parmi nos innombrables boulots, voyages, rendez-vous, listes de choses à faire...
    Et vous? Quelles sont vos intentions?

  • En juin, prier le Coeur de Jésus

    Coeur de Jesus ParayLeMonialMosaïque de la Chapelle Saint Claude de Paray le Monial.Le pape François invite à prier le Cœur de Jésus pendant le mois de juin, dans le sillage de la fête du Cœur du Christ, vendredi, 8 juin, Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres, instituée par Jean-Paul II.

  • Enterrement et gazouillis

    En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose «quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne...» Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Jeudi 23 avril -Enterrement et gazouillis
    Voir descendre les cercueils de trois confrères l'un après l'autre, avec toute la lenteur de la démarche, ça marque les yeux et l'esprit. Mais à la toute fin de l'enterrement, j'entends une petite fille d'un immeuble voisin qui commence sa leçon de chant, et dans le fond du cimetière des chants de mouettes! Comme si l'appel du large et la poésie du quotidien étaient l'enchaînement évident d'un rituel funéraire...
    Et vous, qu'est-ce que la nature vous chante, dans les moments de deuil ou de solitude?

  • Exorciser mes peurs

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Vendredi 10 avril - Exorciser mes peurs
    À tout moment ça se culbute dans mon ciboulot: On va tous mourir, ça y est j'ai la fièvre, je vais rester trois ans sans voir les ami.e.s, celui-là a oublié de se laver les mains, on a bientôt fini le PQ, etc... Dieu accepte d'écouter de ces choses... mais une fois tout ça lâché, Il-Elle se réaffirme comme un.e Dieu des silences habités, des solitudes repeuplées, des désespoirs traversés...

  • Faire apparaître le Ressuscité

    En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose «quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne...» Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Vendredi  24 avril - Faire apparaître le Ressuscité
    Ce dimanche pour la "marche" méditative en visioconférence, devenue traditionnelle avec cette joie de voir apparaître une vingtaine de visages sur mon écran, on a médité à choix sur Marie Madeleine au tombeau (Jn 20, 11-18), ou sur... Oscar Wilde: «Les choses sont parce que nous les voyons. On ne voit quelque chose que si l’on en voit la beauté. Alors, et alors seulement, elle vient à l’existence.» Et si on se disait que Jésus n'apparaît pas seulement à Marie parce qu'il est ressuscité, mais à l'inverse aussi que c'est son regard inlassable à elle, porté par son désir, qui permet à Celui qui est déjà là de devenir visible?
    Et nous, si nous prenions le temps de poser des yeux plus amoureux et espérant sur notre entourage immédiat, est-ce que nous n'y verrions pas "apparaître" quelques figures de résurrection, comme ce papillon blanc dans le jardin d'une amie, improvisée poétesse?

  • Investir dans les ensevelissements... pour la vie?

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Jeudi 30 avril - Investir dans les ensevelissements... pour la vie?
    J'aime beaucoup la scène où Jésus se voit joliment inonder de parfum par Marie de Béthanie. Elle a fait cela "en vue de mon ensevelissement" (Jn 12,7) dit le Christ.
    En cette période où il y a tant d'enterrements, je me dis: plutôt que de dépenser "300 deniers" comme précise l'évangéliste  -en gros un an de SMIC- pour l'heure où il sera déjà trop tard... il vaudrait mieux investir dans des masques ou du gel désinfectant. L'instant d'après, un peu sombre à la sortie du cimetière, je suis frappé par mon supérieur qui me dit (se surprenant lui-même alors qu'il a animé tant d'enterrements): "C'est quand même important ces rituels, on accompagne des personnes, avec un corps,...» Mettre les moyens, simplement prendre le temps pour réaliser jusqu'au bout le "passage" d'un corps, c'est sans doute une aide importante pour revenir à la vie, accompagné par l'être aimé tout entier, dans son mystère profond.

  • La Paciencia / La patience

    En ces temps chahutés par le coronavirus, Luc Ruedin sj propose de cheminer aux côtés de Thérèse d'Avila en prêtant l'oreille aux voix des frères de Taizé pour éclairer notre route! À chaque phrase, son commentaire à méditer.
    Aujourd’hui: La Paciencia / La patience

  • Le combat de la foi

    Luc Ruedin sj- «Saisissez donc l'armure de Dieu, afin qu'au jour mauvais, vous puissiez résister et demeurer debout, ayant tout mis en œuvre. Debout donc! À la taille, la vérité pour ceinturon, avec la justice pour cuirasse et, comme chaussures aux pieds, l'élan pour annoncer l’Évangile de la paix. Prenez surtout le bouclier de la foi, il vous permettra d'éteindre tous les projectiles enflammés du Malin. Recevez enfin le casque du salut et le glaive de l'Esprit, c'est-à-dire la Parole de Dieu.» (Eph, 6,13-17)

    Regardez les athlètes des jeux olympiques! Qui peut se comparer à ces valeureux combattants? Je reste toujours émerveillé devant les exploits réalisés par les Usain Bolt et autres champions. À force d’abnégation, d’exercices, de volonté et grâce aux dons reçus, les voici hissés sur les plus hautes marches du podium. Éblouissantes ces envolées en saut en hauteur; impressionnantes ces performances des marathoniens; grisantes ces pointes de vitesse des sprinters; gracieuses ces figures des gymnastes… et les records tombent, les applaudissements fusent, les médailles récompensent les meilleurs. Défiant les lois de la nature et les limites de la condition humaine, ces héros du stade enthousiasment les foules. Auréolés par leurs exploits, ils semblent venir d’une autre planète. Des sommets de l’Olympe ils apparaissent dans la gloire.

    Et nous? N’avons-nous pas, alors que nous menons le combat de la foi, à gagner la palme promise? Certes, notre arme est autre. Elle est d’Esprit. Ce ne sont pas tant les lois de la nature ou les limites de notre corps que nous avons à défier. Notre combat aussi est autre. Il a lieu contre tout ce qui en nous et autour de nous refuse la victoire acquise par le Christ. Ces forces obscures, ces énergies spirituelles destructrices qui nous aveuglent, nous asservissent et nous emprisonnent ne sont-elles pas plus dangereuses et difficiles à vaincre que les pesanteurs et l’inertie auxquelles sont affrontés les athlètes du stade?

    La Parole nous met debout et fait vivre. Le bouclier de la foi, éteignant les pensées mortifères qui nous font dévier de notre route, nous donne de La recevoir telle qu’elle est: vivante, créatrice, agissante. Grâce au glaive de l’Esprit qui nous fait revêtir le casque du salut nous en pénétrons alors le sens et discernons ce qui nous attriste, nous trouble et nous empêche de nous tenir debout. Qu’advenant alors à la Vérité, celle-ci nous ceigne et nous libère par la Justice qui imprègne toute notre existence, et nous voici saisis par la Paix venue d’ailleurs. Comprenant que nous sommes sauvés de notre dernier et plus redoutable ennemi, la mort, nous exultons de joie.

    Encore faut-il nous revêtir du bouclier de la foi!

    Luc Ruedin sj

    Usain Bolt London 2013 Usain Bolt après sa victoire aux Jeux de Londres © J. Brichto/Creative Commons