pionnier sj

  • 40 ans au Service des réfugiés

    Arupe JRS SosaLe logo du JRS entre Pedro Arrupe (à g.) et Arturo Sosa (à dr.)Dans un peu plus d’un an, soit en novembre 2020, la Compagnie de Jésus célébrera le 40e anniversaire de la fondation du Service Jésuite des Réfugiés (JRS) par le Père Pedro Arrupe sj, alors Général des jésuites. L’occasion pour l’actuel Général, le Père Arturo Sosa sj, d’affirmer l’engagement renouvelé du JRS par une lettre qu’il vient d’adresser à toute la Compagnie de Jésus et à ceux qui collaborent dans la mission.

  • Canisius et la miséricorde

    pcanisisus.3.2Le 17 février, le Père Pierre Emonet sj intervenait en l'église du collège Saint-Michel de Fribourg dans le cadre d'un cycle de conférences spirituelles liées à l'année sainte de la Miséricorde (8 décembre 2015 - 20 novembre 2016).

    À cette occasion, il a revisité la vie du saint Pierre Canisius (1521-1597), fondateur du collège Saint-Michel de Fribourg avec notamment, pour éclairage, la bienveillance et la charité dont il a fait preuve avec « ceux et celles qui se sont laissés égarer par la Réforme ».

     

  • Deux Pierre à l'honneur des "Échos jésuites"

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    La revue trimestrielle des jésuites d’Europe occidentale francophone Échos jésuites de décembre consacre deux de ses pages (p. 6 et p.7) à la conférence et au livre sur saint Pierre Favre proposés par Pierre Emonet sj.
    A lire sur www.jesuites.com/echos-jesuites-2017-3

  • Hommage au Père Van der Lugt sj

    Le 7 avril 2019, les jésuites des Pays-Bas et de la Flandre ont rendu un bel hommage en vidéo au Père Frans van der Lugt sj assassiné il y a cinq ans devant chez lui à Homs, en Syrie, à l’âge de 75 ans.

  • La vie de st Pierre Favre par Pierre Emonet

    Home2 LivreStFavre new abbebIl n’en existait pas. Aujourd’hui, la biographie en français de saint Pierre Favre par Pierre Emonet sj vient de paraître aux éditions Lessius. «Avec beaucoup de finesse, l’auteur retrace tout d’abord la vie de Pierre Favre (1506-1546), le premier compagnon d’Ignace de Loyola à Paris. Par la suite, Pierre Emonet choisit des thèmes qui caractérisent la spiritualité de cet infatigable itinérant: le réalisme de l’Incarnation, le maître spirituel, la grâce de l’amitié, la modestie... » note l’éditeur. 

  • Les lettres de Pierre Favre par Pierre Emonet

    LivreFavre 2017 3c440La correspondance des hommes et femmes qui ont écrit l'Histoire a toujours fasciné nombre de lecteurs. Ils y cherchent sans doute quelques secrets ou mots magiques qui donnent sens à l'existence et nourrissent leurs réflexions. Bizarrement, celle de Saint Pierre Favre (1506-1546) n'avait jamais été traduite en français. C'est chose faite depuis ce mois de mars avec la parution du livre signé par Pierre Emonet sj, jésuite de Genève et directeur de la revue culturelle choisir: Lettres et instructions, deSaint Pierre Favre, Pierre Emonet (traducteur), Namur, Lessius 2017, collection La revue Christus, 400 pages.
    L’ensemble de ses lettres traduites et annotées permet de suivre le petit berger savoyard devenu l’homme de confiance des principaux protagonistes du grand débat qui met alors l’Europe en effervescence et divise l’Église. Voir ci-dessous la vidéo de présentation par Pierre Emonet sj.

  • Pierre Favre et les jésuites aujourd’hui

    Pierre Favre1 300x210Fin connaisseur de la vie et des écrits de Pierre Favre, ce savoyard co-fondateur de la Compagnie de Jésus, Pierre Emonet sj propose en ce week-end de Pentecôte 2018 un séminaire autour de la vie du saint, au lieu même de sa naissance et où il passa sa jeunesse, à Saint-Jean de Sixt, au hameau du Villaret (duché de Savoie).  En juillet dernier, à l'occasion de la naissance de la  Province d’Europe Occidentale Francophone (EOF), le Père Emonet sj a donné une conférence sur le saint patron choisi par la nouvelle entité jésuite. Nous vous en proposons le reflet.

  • St Ignace, les échecs et la grâce

    EgliseStIgnace Paris FredDeNoyelle godongJean-Blaise Fellay sj- On a souvent dépeint le fondateur de la Compagnie de Jésus comme un homme à la volonté de fer, se fixant des objectifs précis et les menant à chef avec une détermination sans faille. Mais si je relis sa vie avec attention, je constate exactement l’inverse. Sa jeune existence est marquée par une série d’échecs qui remettent complètement en cause tous les idéaux qu’il s’était donnés.

    “Quand on a tout perdu, une vie nouvelle devient possible”

    Il est un jeune chevalier au service de la cour de Castille, désireux de s’illustrer par des exploits militaires et amoureux, suivant l’exemple d’Amadis de Gaule, son héros. Or, lors de son premier combat au siège de Pampelune, il est gravement blessé par un boulet qui lui broie la jambe. La blessure s’infecte, il risque de mourir. Il s’en tire avec une jambe raccourcie qui le laisse boiteux pour le reste de ses jours. Finis les rêves de grandeur et de combats épiques.

    Pendant sa convalescence, il découvre les modèles de sainteté offerts par la Légende dorée de Jacques de Voragine. Il est enflammé par l’exemple de saint Dominique et de François d’Assise. À peine remis, il s’efforce de les imiter par de longues prières et tente de les dépasser dans l’ascèse, le jeûne et la pénitence. Mais, là encore, c’est l’échec. Il se laisse prendre dans les vertiges de la culpabilité. Sa vie devient si dure qu’il songe au suicide. Cela ne peut être le chemin de Dieu, se dit-il, dans un éclair de lucidité. Mais que faire? vers qui se tourner? Il suivrait un petit chien, songe-t-il, si celui-ci était capable de lui montrer une piste.

    C’est ainsi qu’un matin, il suit le cours du Cardoner, une jolie rivière des environs de Manrèse en Catalogne. Après un temps de marche, il s’assied. Et soudain, il est foudroyé. Des commentateurs ont parlé d’une vision, d’autres d’une extase, mais de fait, il ne voit rien, il n’entend rien. Il se sent complètement transformé, il est devenu un autre homme. Il comprend, en un instant, plus de choses «de la terre et du ciel» qu’il n’en acquerra jamais ensuite au terme de longues études.

    Débarrassé de toutes les images antérieures de la chevalerie espagnole et de la piété médiévale, il fait une expérience directe de Dieu et du monde.

    Tout lui paraît plus clair. Il voit, il entend, il sent tout d’une manière nouvelle. Il a «trouvé Dieu en toutes choses», ce qui sera le leitmotiv de sa spiritualité. Il est entré dans l’«obéissance» au sens premier du terme, c’est à dire l’écoute, l’acceptation du réel. Il est devenu libre et disponible.

    Il recommence à se peigner, à se couper les ongles, à quitter la défroque du fou de Dieu. Il suivra les injonctions de l’Inquisition qui lui demande de se mettre à l’étude. Il apprendra le latin sur les bancs d’école, puis la discipline académique de la voie triviale, il peinera sur la maîtrise ès Arts mais viendra à bout de tout. Et aussi des méfiances ecclésiastiques.

    Il lui reste un dernier rêve, celui pour lequel il a réuni quelques compagnons de l’université de Paris, le départ en Terre Sainte pour convertir les chefs de l’Islam. La Divine Providence saura lui dire non, encore une fois, par le biais d’une guerre entre Venise et la Sublime Porte, qui interdit tout départ de navire. Voilà la fascination d’un hidalgo du temps de la Reconquista qui s’évanouit.

    Il ne lui reste plus qu’à offrir ses services à la papauté, libre à celle-ci d’envoyer les compagnons chez les fidèles ou les infidèles. Ce qu’elle ne manquera pas de faire avec persévérance. À Ignace d’organiser l’intendance.

    Dans sa petite cellule romaine, il devient moins le stratège qui établit un plan de conquête mondiale qu’un éducateur qui prépare des hommes capables de s’adapter à toutes les situations possibles, par une solide formation intellectuelle et pratique, mais d’abord et surtout grâce à leur disponibilité intérieure. Celle que le jeune Inigo dut si cruellement apprendre à conquérir.

    C’est quand on est libéré du vieil homme que l’on peut arpenter le monde au souffle de l’Esprit.

    C’est l’affirmation que Paul Claudel met dans la bouche d’un jésuite dans le Prologue du Soulier de satin. Il est cloué à la vergue d’une caravelle que des adversaires de sa foi ont prise et sabordée. Il est voué à une mort imminente, mais il se sent libre dans son choix d’être parti pour le Nouveau Monde. Profonde leçon de l’Évangile: oser mourir pour renaître. L’injonction de porter la croix n’est pas une invitation à l’effacement et au renoncement, c’est au contraire l’audace de la libération des vieux rêves à la Don Quichotte pour risquer le présent dans son indétermination. La foi n’a pas peur de l’avenir, car l’amour aura le dernier mot. Quand on a tout perdu, une vie nouvelle devient possible, ici ou ailleurs. Mais il faut la commencer ici déjà.

    Jean-Blaise Fellay sj

  • Un homme ordinaire, une sainteté peu ordinaire

    StIgnatius de Loyola 1491 1556Le 31 juillet, nous fêtons St Ignace de Loyola, «Un homme ordinaire, une sainteté peu ordinaire » comme aime à le présenter Pierre Emonet sj. Le jésuite valdo-genevois lui a consacré plusieurs ouvrages. «Parce qu’il a inauguré des chemins inédits pour l’évangélisation et qu’il a eu l’audace de franchir des frontières jusque-là interdites, Ignace a partagé le sort des pionniers qui échappent aux schémas habituels et ne peuvent être commodément classés dans des catégories familières. Il a suscité autant de méfiance que d’admiration. Incarnant les vertus les plus contraires, il en est devenu presque insaisissable et, par conséquent, inquiétant. D’aucuns ont célébré un saint trop près du ciel, d’autres ont condamné un dangereux stratège machiavélique.»