Parole

  • "... ainsi que les femmes..." Lc 8,1-3

    Lc 8,1-3 (Vendredi de la 24e semaine de l'Ordinaire). Il y a les disciples et les femmes... Marie appelée Madeleine, Jeanne, Suzanne et beaucoup d'autres. Elles sont nommées comme l'ont été les disciples. Leur présence et leur soutien ne posent aucun problème. Du reste, dans l'Evangile cela n'est jamais reproché à Jésus. Une telle ouverture est surprenante mais ne choque pas les contemporains, alors que l'accueil des pécheurs... Cela en dit long sur l'imporance de ces femmes et peut être aussi cela nous invite-t-il à revoir notre jugement sur les contemporains de Jésus...

  • "... c'est lui qui... les fera prendre place à table..." Lc 12,35-38

    Lc 12,35-38 (Mardi de la 29e semaine de l'Ordinaire). Après la foule, ce sont les disciples auxquels s'adresse Jésus. Face aux incertitudes, il leur recommande une vigilance sereine pour être prêt et accueillir. Cette disponibilité dans la perspective du Royaume renversera les rôles. Il se passera quelque chose qui changera l'ordre des choses. Dieu si on l'attend nous surprend toujours...

  • "... dis à mon frère..." Lc 12,13-21

    Lc 12,13-21 (Lundi de la 29e semaine de l'Ordinaire). Un homme du milieu de la foule s'adresse à Jésus pour régler un différend qui l'oppose à son frère: "dis à mon frère". Cet homme attend de Jésus qu'il fasse son "travail" de rabbin: trancher les questions juridiques (dans le cas présent peut-être une allusion à Dt 21,17). Mais pour Jésus l'enjeu est plus profond qu'une querelle familiale. Il s'agit d'attirer l'attention sur ce qui fait vivre et donne du sens. L'aspect matériel n'est qu'un élément et peut-être pas le plus important.

  • "... en un certain lieur..." Lc 11,1-4

    Lc 11,1-4 (Mercredi de la 27e semaine de l'Ordinaire). Jésus prie... Parfois c'est sur une montagne, à l'écart. Dans l'Evangile d'aujourd'hui la description est plus vague encore. Cela pourrait être n'importe où. Et c'est peut-être là une chose que nous pouvons apprendre de l'Evangile d'aujourd'hui. Pour prier, pour entrer en relation avec Dieu il n'est pas besoin de conditions particulière. La relation peut s'établir n'importe où et n'importe quand. Evidemment il y a des moments et des lieux plus favorables, plus "aidants" mais fondamentalement la prière est possible partout. Osons...

  • "... il les envoya..." Lc 9,1-9

    Lc 9,1-6 (Mercredi de la 25e semaine de l'Ordinaire). La proclamation du royaume n'est jamais que paroles. Elle se réalise partiellement par des signes qui redonnent de la vie. Dès le début de sa mission, Jésus entend partager et transmettre cette capacité de "vitaliser". Un signe de son action aujourd'hui.

  • "... il les interrogea..." Lc 9,18-22

    Lc 9,18-22 (Vendredi de la 25e semaine de l'Ordinaire). Jésus prie à l'écart. Les disciples s'approchent et Jésus leur pose une question. Le passage d'une forme de solitude à la présence des autres suscite des questions. Toute rencontre renvoie à des questions sur soi-même. Deux aspects de la vie du Christ sont ainsi soulignés: l'intensité de la relation à Dieu et l'humanité du Christ. Il interroge et peut-être aussi s'interroge-t-il dans les rencontres. Il nous est solidaire jusque dans nos questionnements.

  • "... le Seigneur en désigna encore 72..." Lc 10,1-12

    Lc 10,1-12 (Jeudi de la 26e semaine de l'Ordinaire). En désignant encore 72 disciples, Jésus étend la mission à un groupe plus large. Nous sommes tous concernés par cet envoi. La mission n'est pas affaire de quelques spécialistes triés sur le volet, mais de tout un chacun dans la situation qui est la sienne. La première tâche est la prière puis d'aller, peut-être pas si loin que cela d'où la légerté. Là où nous sommes, chacun selon ses talents, nous pouvons être témoins.

  • "... le visage déterminé..." Lc 9,51-56

    Lc 9,51-56 (Mardi de la 26e semaine de l'Ordinaire). Jésus se dirige vers Jérusalem. Cette détermination qui s'exprime sur son visage est probablement un écho à Esaïe 50,7 qui évoque le serviteur de Dieu. Les Samaritains refusent l'hospitalité et Jacques et Jeans sont près à rayer le village de la terre. Ils n'ont pas compris à quel point Jésus est résolu dans son choix. Rien de fataliste mais une volonté d'aller jusqu'au bout.  

  • "... mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu..." Lc 8,19-21

    Lc 8,19-21 (Mardi de la 25e semaine de l'Ordinaire). Luc, dans ce récit est moins dur que Marc (3,31-35) et Matthieu (12,46-50). C'est la foule empêche la famille d'approcher. Cet empêchement pour des causes indépendantes de la volonté de quiconque nous permet à nous qui ne pouvons aller à la rencontre du Christ sur les routes, d'entendre ses paroles comme un encouragement. Par la lecture de sa Parole, par la vie sacramentelle nous le côtoyons et sommes de la famille....

  • "... réjouissez-vous parce que..." Lc 10,17-24

    Lc 10,17-24 (Samedi de la 26e semaine de l'Ordinaire). Les disciples sont heureux de partager leur succès sur les démons. Mais le Christ les invite à se réjouir de ce que leur noms sont inscrits dans les cieux. Ils sont appelés à se réjouir de ce qu'ils sont et non de ce qu'ils font ou ont fait. L'existence donne son sens et sa "joie" dans l'être plus que dans le faire. Même si le faire est très important. Etre en relation avec Dieu, avec les autres, c'est le chemin du sens et du bonheur...

  • "... ses larmes..."

    Lc 7,36-50 (Jeudi de la 24e semaine de l'Ordinaire). Cet épisode fait écho à celui plus connu de l'onction de Béthanie. Cette femme pleure, peut-être parce que Jésus a accepté qu'elle lui lave les pieds. Un geste témoignant de confiance et d'une forme d'intimité. Nous ne savons rien ou presque d'elle; seulement qu'elle fait quelque chose qui est désapprouvé par l'hôte de Jésus. Elle fait l'expérience d'être accueillie sans condition, qui qu'elle soit, quoi qu'elle ait fait. Un accueil que le Christ ne réserve pas qu'à cette femme.

  • "... si les miracles qui ont eu lieu chez vous..." Lc 10,13-16

    Lc 10,13-16 (Vendredi de la 26e semaine de l'Ordinaire). Ce passage marque la fin du message d'envoi des 72 disciples. Ce cri de désespoir de Jésus sur les villes de Corazine, Bethsaïde et Capharnaüm montre à quel point il est difficile au Christ d'être accueilli. Ceux-là même qui ont vu les miracles n'ont pas cru. Comment accueillir l'action de Dieu lorsqu'il agit dans une telle proximité? C'est peut-être une question que nous pouvons nous poser en regardant notre quotidien.

  • "... si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint..." Lc 12,8-12

    Lc 12, 8-12 (Samedi de la 28e semaine de l'Ordinaire). Comment comprendre ce blasphème contre l'Esprit Saint. alors qu'une parole contre le Fils est pardonnable? Jésus semble nous dire qu'il est possible de mal juger de sa personne dans ce que l'on perçoit de son humanité.  Péché contre l'Esprit dans le contexte de Mt 12,32 c'est ne pas reconnaître le pouvoir du Christ sur les démons C'est une fermeture du coeur et le rejet de l'intervention de Dieu dans l'histoire. C'est de l'ordre du refus d'une évidence qui se manifeste par le Christ. Cela nous montre l'importance de l'action de l'Esprit pour le Christ... et pour nous?

  • "... tenez-vous prêts..." Lc 12,39-48

    Lc 12,39-48 (Mercredi de la 29e semaine de l'Ordinaire). Comment comprendre cette initation à se "tenir prêt"? Certainement pas comme une menace ou une invitation à agir par peur. Il s'agit plutôt d'être attentif et cohérent avec les principes qui nous animent. C'est une invitation à porter un regard de foi sur ce que nous faisons et ce dont nous sommes témoins. Essayer de reconnaître ce que les événements et les actions révèlent de la présence de Dieu.

  • "... tu te donnes du souci et tu t'agites..." Lc 10,38-42

    Lc 10,38-42 (Mardi de la 27e semaine de l'Ordinaire). Il n'y a aucune raison de soupçonner Marthe de ne pas faire les choses par amour. Cette occupation au service est un signe indiscutable d'amour mais elle s'agite et se donne du souci... Perfectionnisme? Jalousie? Peut-être mais pas forcément. Je pense plutôt qu'elle souffre d'un mal très contemporain: faire et anticiper en même temps. De sorte que nous ne sommes présents ni dans ce que nous faisons ni dans ce que nous anticipons: agités et pleins de soucis. Marie n'a pas raison contre sa soeur mais sait peut-être mieux profiter de ce moment privilégié qu'est la présence du Christ... 

  • "... vous bâtissez les tombeaux..." Lc 11,47-54

    Lc 11,47-54 (Jeudi de la 28e semaine de l'Ordinaire). Jésus critique violemment ceux qui bâtissent des tombeaux aux prophètes qui ont été tués par les aïeux des batisseurs. C'est comme une seconde mort pour le message. Ce qui devait réveiller, mettre en mouvement est figé. Comment garder le message vivant? Chacun de nous est appelé à donner corps au message par sa vie. C'est à la fois un défi et un formidable signe de confiance qui nous est donné.

  • "...cette génération est mauvaise..." Lc 11, 29-32

    Lc 11,29-32 (Lundi de la 28e semaine de l'Ordinaire). En Lc 11,16 il y a eu demande de signe pour authenitifer l'action de Jésus. Voilà la réponse: cette génération est mauvaise. La dureté de la réponse est peut-être à mettre en relation avec l'épisoe  précédent où une femme proclamait bien heureuse la mère qui a porté Jésus. Pour elle, Jésus évoquait le bonheur de ceux qui entendent la Parole et la mette en pratique. Ainsi la vie se transmet pour l'écoute et la mise en pratique. Or cette génération ne croit pas les signes qu'elle voit. Nous voilà face au mystère de la transmission... si difficile aujourd'hui. 

  • "...il cherchait à le voir" Lc 9,7-9

    Lc 9,7-9 (Jeudi de la 25e semaine de l'Ordinaire). Il y a beaucoup de faux dans ce qui est dit de Jésus à Hérode. Il n'est pas Jean le Baptiste ressuscité, ni Elie, ni un prophète d'autrefois. Et l'homme de pouvoir n'est pas dupe. Il veut se faire sa propre opinion. Mais quand il verra Jésus , celui-ci se taira (Lc 23,9). Pour rencontrer le Christ il faut aussi sortir de nos ornières et se laisser surprendre.

  • "...leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père..." Mt 18,1-5.10

    Mt 18,1-5.10 (S. Anges gardiens). C'est ce verset 10 qui donne son fondement à la croyance aux anges gardiens. Du point de vue théologique il s'agit de se rappeler que la Création est plus vaste que ce que nous en saisissons immédiatement et que Dieu a pour chacun de nous une attention toute particulière. Créatures, les anges témoignent auprès de chacun de la venue de Dieu dans l'histoire, du Christ qui rejoint nos routes. 

  • "...nous avons tout quitté pour te suivre"

    Mt 19, 27-29 (Fête de s. Nicolas de Flüe): Nicolas, patron de la Suisse est connu pour son sens de la médiation. Son talent a été de rendre possible ce qui paraissait impossible. Sa femme a été d'accord de le laisser partir vivre en ermite alors qu'ils avaient dix enfants... Une sainte sans doute elle aussi... Trouver un chemin pour donner à chacun sa place, c'est l'art dont Nicolas a fait preuve en étant éclairé par la Parole de Dieu. Un exemple aussi pour nous aujourd'hui.