jésuite

  • Le Seigneur a rappelé le Père Adolfo Nicolás sj

    «C’est avec des sentiments de tristesse, mais aussi de reconnaissance, que je vous informe que le Seigneur a rappelé à lui le Père Adolfo Nicolás sj, notre ancien Supérieur Général, ce 20 mai à Tokyo», vient d'annoncer, dans une lettre adressé à tous les membres de la Compagnie de Jésus, le Père Général actuel, Arturo Sosa sj. Ce dernier a salué la mémoire de celui qui était appelé affectueusement  à Rome “Adolfo”, et en Asie Pacifique “Nico”, relevant sa bonté d'âme: «Il était un homme de grâce et de sagesse, simple, sans prétention, dévoué.» Une messe spéciale sera célébrée à Rome dès que cela sera possible. Un  site web spécial  lui a été consacré sur lequel découvrir notamment un message vidéo du P. Arturo Sosa sj et une prière écrite par le P. Nicolás sj: https://nicolas.jesuitgeneral.org/fr/
    À lire également ci-dessous le beau "testament spirituel post mortem" du Père Adolfo Nicolás sjDe la distraction à la consécration: Une invitation à se centrer.

  • Le social et le climat

    Vivable, viable, soutenable,… l’économie, telle que nous la pratiquons aujourd’hui, n’est pas durable. Nous sommes loin de «l’âge d’abondance» que l’anthropologue Marshall Sahlins analysait dans les années septante comme étant… l’âge de pierre. Il est vrai que personne aujourd’hui n’a envie de retourner à l’âge de pierre, qui sans doute fut écologiquement et économiquement durable, mais socialement et politiquement infecte, sans parler de l’état de santé de ses habitants dont l’espérance de vie n’excédait pas trente ans. Reste que la conciliation de l’économique et de l’écologique, promise solennellement en 1992 lors du premier Sommet de la terre à Rio, n’en finit pas d’être repoussée à demain.

  • Le thé, une boisson bonne pour tous?

    Couv supp692 Echos

    Le 5 novembre, choisir a fêté ses 60 ans à Genève. L’occasion pour son directeur Pierre Emonet sj et pour le provincial des jésuites de Suisse, Christian Rutishauser sj, de rendre hommage à ceux qui ont permis à la revue de devenir ce qu’elle est. Un moment fort lors duquel a été lancé un concours de nouvelles pour jeunes écrivains qui aboutira en 2020 à la publication d’un recueil de textes inédits, coédité avec les éditions Slatkine.
    Son thème: le choix. Règlement et conditions de participation sur: www.choisir.ch Le reflet de cette soirée est à lire dans les Échos des jésuites de Suisse en cliquant ici.

    Dans un second article, retrouvez l'interview de la rédactrice en chef de choisir par Raphaël Zbinden, de l'agence cath.ch, elle dresse le portrait d’une publication qui s’est toujours voulue, à l’instar des jésuites, engagée et implantée dans le monde. «Il est extraordinaire d’avoir pu tenir aussi longtemps», se réjouit Lucienne Bittar. «Cette réussite est en grande partie liée à la volonté des jé­suites romands, qui se sont pleinement impliqués pour faire vivre cet outil et ont accepté que le projet ne soit pas forcé­ment rentable. La préoccupation au­jourd’hui est finalement moins d’ordre financière que liée au manque de postu­lants au sein de la Compagnie. Les jé­suites travaillent ainsi avec des laïcs, en conformité avec les options privilégiées par leur Ordre. C’est le cas des deux journalistes qui composent la rédaction, moi­ même et Céline Fossati.»

    «Un certain nombre d’articles sont tou­jours écrits par les jésuites», poursuit la rédactrice en chef, «car nous bénéficions d’un réseau ignatien international important. Et nous avons toujours un directeur jésuite, Pierre Emonet sj, et un conseil de rédaction composé de jésuites et de laïcs. Cela dit, même si Céline Fossati et moi­ même ne faisons pas partie de l’Ordre, nous connaissons bien sa spiritualité. Une bonne relation de confiance est établie avec les membres de la Compagnie de Jésus. Ils nous laissent une grande indé­pendance et nous suivons une ligne édi­toriale qui correspond à leurs principes et aux valeurs chrétiennes.» La suite à lire en cliquant ici.

    Une tasse de thé qui coûte cher

    Couv supp692 JWWEncore ému par la devise Baptisé et envoyé du mois d’octobre dernier -le mois missionnaire extraordinaire-, le président de la Fondation Jésuites International Tony Kurmann sjque nous sommes tous appelés à faire la différence. Et de se demander: «Mon engagement personnel a-t-il réellement une répercussion?» Même si nous peinons parfois à apprécier les petits fruits de nos engagements, le jésuite est persuadé que «quiconque est prêt à prendre ses responsabilités fait évoluer les choses. À Noël, nous nous sommes souvenus d’un homme qui faisait, partout où il allait, une différence. ‘Il n’y a rien que tu puisses faire’ ne faisait pas partie du vocabulaire de Jésus.»

    Dans cette première éditons de l'année 2020, la Fondation Jésuites international met l'accent sur la pénibilité du travail de la culture du thé. En Inde, «aujourd’hui encore, les ouvriers des plantations de thé sont considérés comme des étrangers, utiles que pour cueillir le thé.» Ces dures paroles du jésuite indien Xavier Lakra témoignent des difficiles conditions de travail à Assam. L'entier de l'article ici.

    Quant au Père Ashok Sandil sj, il nous livre le témoignage de Martha Surin, 45 ans, et relate son dur travail dans une plantation de thé et son chemin pour gagner en autonomie. «J’ai grandi dans une famille Adivasi, sur la plantation de Sonabheel Tea Estate, à Assam. Nos parents étaient analphabètes et j’étais la plus jeune de six filles. J’ai été forcée de travailler dans le jardin de thé. C’était très dur: se lever à 5h du matin, préparer les repas pour tous, cueillir le thé de 7h à 17h... Trois fois par jour, des hommes venaient ramasser et peser la récolte, mais ils sous-évaluaient toujours son poids», raconte-t-elle. (...) «Je me suis mariée à 26 ans. Mon mari est Adivasi comme moi et travaille dans la plantation de thé à l’amélioration des plantes, un travail d’homme mieux payé que la dure cueillette du thé. Nous avons quatre enfants. Notre aîné est en 11e année à l’école jésuite St. Xaviers Junior College, qui veut rendre l’accès à l’école possible pour tous. Un rêve qui est devenu réalité pour moi: je sais lire, écrire et bien calculer. À l’école du soir des jésuites, j’ai aussi appris à coudre et à gagner un peu d’argent grâce à la confection de saris. Je suis membre du groupe d’entraide Jagriti, qui signifie conscience. Un nom merveilleux. Jagriti me donne de la force.»

    Lire l'intégralité des Échos des jésuites de Suisse et de la Fondation Jésuites International en suivant ce lien: Echo_694_complet.pdf

    Vous pouvez aider les actions soutenues par la Fondation Jésuites International en faisant un don par Postfinance, compte 89-222200-9, ou par compte bancaire, IBAN: CH51 0900 0000 8922 2200 9, BI: POFICHBEXXX. Merci!

  • Le tissu de méditation de Nicolas de Flue

    Bruno Fuglistaller sj- Méditer à l'aide de la reproduction de Le tissu de méditation de Nicolas de Flue: un tissu de lin peint a tempera de 87,5 x 80,5 cm datant d’environ 1480.

    malevitch quadrangle 1915Une histoire complexe

    Cette tenture peinture au XVe a été tendue sur un cadre en 1611 et complétée par une inscription. Elle est propriété de la paroisse de Sachseln (dans le canton d'Obwald) où elle est conservée. C’est une copie que l'on peut admirer dans l’église de Sachseln.

    Trois sources évoquent cette toile de méditation de Nicolas de Flue de Flüeli-Ranft, charmant village situé sur le chemin de Saint-Jacques, patrie d’origine de Frère Nicolas:
    1. Un pèlerin anonyme parle d’une rencontre avec Nicolas de Flue. Il évoque les questions qu'il lui aurait posées et les réponses qu'il aurait reçues. À une question, Nicolas lui aurait répondu: «Je vais te montrer le livre dans lequel j’apprends». Nicolas de Flue lui aurait alors montré la tenture sur laquelle était représenté ce qui ressemble à une roue avec ses rayons. Ce récit a conduit à l’hypothèse que le tissu ne contenait d’abord qu'une esquisse de Roue et que les six médaillons auraient été ajoutés plus tard. Toutefois, accompagnant le même récit se trouve une gravure sur laquelle l’image intégrale est représentée. Il semble donc que ce récit soit faux.
    2. Dans la biographe Gundelfingen (1485 – 1488), ce dernier écrit, sans doute après une rencontre avec Nicolas de Flue: «N’a-t-il pas aussi appris à l’école de l’Esprit Saint? Voilà d’où vient l’image qu’il a faite peindre dans sa cellule. Image qui reflète toute la divinité».
    3. Dans un échange épistolaire entre Bovillius et Horius (1503), il est question de cette toile de méditation. On parle alors des épées (plutôt que des rayons). Ceci conduisit à la fausse interprétation, selon laquelle Luther (qui a largement diffusé la prière de Saint-Nicolas) s’est senti confirmé dans ses choix.

    Histoire d'une œuvre

    Qui a peint cette tenture? Qui a conçu cette méditation sur la Trinité et les six médaillons? En fait, on ne le sait pas. Mais nous connaissons le milieu dans lequel elle a été produite. D’un point de vue de l’histoire de l’art, on peut établir un lien avec les tentures de carême du Moyen Âge tardif, avec entre autres par exemple, la tenture de l’Altdorf (1421), de Zoug (1465) et particulièrement celle de Zittau (1472). Ces tentures étaient suspendues devant le grand autel et racontait l’histoire du salut ou la passion afin d’aider à leur méditation. La tenture de Zittau (58 m² contenant 90 scènes de l’histoire de la création) manifeste de nombreuses similitudes avec notre tenture. Le médaillon de la naissance, de l’arrestation et de la crucifixion sont comparables.

    D’un point de vue théologique et spirituel, ce sont les auteurs de la mystique rhénane qui ont inspiré l’auteur de la tenture. Ces derniers ont approfondi et diffusé le thème traditionnel de l’établissement de Dieu (Einwohnung) qui était cher à Maître Eckhart, Henri Suso, et Jean Tauler. Chacun d’entre eux aurait pu influencer Nicolas de Flue -pas directement- à travers ses confesseurs et par le climat général dans la spiritualité. Parmi les proches de Nicolas de Flue, il faut compter son ami Heimo Amgrund, curé de Stans, et aussi le curé de Kerns Oswald Isner. Plus tard, aussi son chapelain Peter Bachtaler. C’est le même Esprit Saint qui a inspiré ces mystiques et qui a inspiré l’auteur de la tenture.

    (Source: Ce commentaire est largement inspiré de l’ouvrage de Bernard Schubiger, Le tissu de méditation de Nicolas de Flue, une boussole pour la vie, Ed. du Parvis, 2018.)

    Quelques pistes pour regarder et méditer sur «Le tissu de méditation de Nicolas de Flue»

    La structure de base de l’image est le cercle (la divinité), qui est inséré dans un carré (la terre, l’humain).

    En suivant l’ordre des médaillons (de bas en haut), on voit :
    • l’Annonciation,
    • la Nativité,
    • le Père qui bénit la création,
    • l’arrestation de Jésus et le baiser de Judas,
    • la Crucifixion,
    • l’Eucharistie,
    • et au centre, le Christ roi.

    Deux médaillons ne sont pas présentés dans l’ordre chronologique de la vie du Christ. La bénédiction de la Création devrait représenter l’enseignement de Jésus; mais il est venu pour révéler l’amour et la miséricorde de Dieu le Père. La scène de l’Eucharistie devrait en fait être la scène de la résurrection; mais ce sacrement est lui-même la fête de la mort et de la résurrection du Christ. Il est la présence réelle qui est manifestée par ce rayon. Le rayon qui vient du centre et va directement pointer le pain eucharistique qui est devenu le corps du Christ.

    Interprétation des médaillons par le biais des vertus théologales

    La foi
    Elle est le chemin du disciple qui est devenu un pèlerin du Christ. Si nous regardons les objets qui se trouvent sur le sol dans les six médaillons, nous découvrons le chemin du pèlerin, qui laisse tomber ses béquilles.
    Avec la naissance il prend le bâton de pèlerin et le sac et s’en remet à la providence qui apporte boissons et nourriture. Il devient intérieurement et extérieurement libre et dépose tout au pied de la croix. Dans l’adoration eucharistique le Christ est comme un miroir, qui lui permet de voir toute sa vie commune histoire de salut. Par l’adoration eucharistique le disciple entre dans le mystère de la Trinité qui est présente dans sa vie et son cœur.

    L’amour
    Par la prière le disciple découvre les six œuvres de charité. Six clés montrent le chemin pour arriver au royaume: visiter les malades (les béquilles), accueillir l’étranger, particulièrement le pèlerin (bâton et sacs), donner à manger et à boire (pain et cruches), visiter les prisonniers (menottes), vêtir ceux qui sont nus (les habits), honorer les morts (cercueil). Au centre on voit alors Dieu sur son trône au moment du jugement dernier.

    L’espérance
    Trois rayons, fin au centre et large aux extrêmes: par les oreilles nous entendons le père est créateur, par les yeux nous contemplons Jésus en croix et par la bouche nous recevons le souffle de l’Esprit Saint. La Trinité se révèle par ces trois grands mystères et se réunit dans l’unité. Trois rayons fins dans les extrémités et larges au centre: Dieu se fait tout petit dans la naissance, de sorte que chacun peut le recevoir et l’accueillir, il vit tout dans l’humilité et l’abandon (arrestation) et se rend présent dans l’humble hostie.

    Les quatre médaillons carrés représentent les quatre évangélistes qui par leur message permettent d’accéder à ces mystères.

    L’espace pictural est divisé en deux, avec les médaillons ronds du bas (Annonciation, Nativité, Eucharistie) qui représentent la scène dans un espace clos ou en tout cas délimité. Ceci peut mettre en évidence l’abaissement du Christ. Et les médaillons ronds du haut (Bénédiction de la Création, Arrestation de Jésus et Crucifixion) qui manifestent une action à portée «illimitée».

    Le rouge joue aussi un rôle important. Il marque le cadre de la toile. On le trouve aussi autour des médaillons des évangélistes, tout comme dans le cercle entourant le Christ roi et immédiatement proche de lui. On le voit encore dans plusieurs scènes: l’Annonciation, dans la cape de l’ange; dans la cape du Père bénissant la Création; dans le vêtement de la personne qui couronne le Christ d’épines, dans le cadre du tableau d’autel du médaillon de l’eucharistie. Curieusement il est absent des scènes de la Nativité et de la Crucifixion.

    Bruno Fuglistaller sj


    Prochaines méditations à l'aide d'une œuvre d'art
    (d'une durée de 20 minutes environ dont un petit commentaire introductif)

    Dates: les 30 octobre 2019 et 27 novembre 2019, et les 29 janvier (exceptionnellement cette saison, il n'y aura pas de session en février et en mars), 29 avril, 27 mai et 24 juin 2020.

    Les méditations sont proposées le mercredi soir (après l'Eucharistie de 18h45)

  • Le web et l'Eglise

    Auteur, avec Jean-Claude Boillat, de" Web & Co et pastorale ", le Père François-Xavier Amherdt était en conférence le 6 Novembre 2014 à l'Espace Fusterie de Genève dans le cadre des jeudis dédiés à Un auteur Un livre.
    Son ouvrage présente pratiquement toutes les possibilités et les avantages qu'offrent les nouveaux supports de communication pour la pastorale et la vie de l'Église (internet, téléphonie mobile, DVD, vidéos, PowerPoint, blogs et réseaux sociaux, l'interactivité).

    Voici un extrait de sa conférence:

  • Les jésuites britanniques se retirent des énergies fossiles

    Les  jésuites de Grande-Bretagne retirent leurs investissements dans les entreprises actives au niveau des énergies fossiles. Ils deviennent ainsi le plus grand groupe catholique du pays à rejoindre ce mouvement de désinvestissement.

  • Les ordres catholiques pour exemple

    Peut-on établir des liens entre pratiques de gouvernance et pérennité des organisations? se demande le professeur des Universités Peter Wirtz, vice-président du centre de recherche Magellan (Université Jean Moulin Lyon 3). Pour tenter de répondre, trois ordres #catholiques vieux de plusieurs siècles, qui sont parmi les plus anciennes organisations encore existantes, ont été étudiés: bénédictin, dominicain et jésuite. «Ces derniers offrent une occasion unique de tester des hypothèses sur la capacité des systèmes de gouvernance à influencer la survie à long terme», note-t-il dans un article paru dans "The Conversation".

  • Lutte contre les abus: des directives efficaces

    Aix-la-Chapelle (Aachen/DE) - Le directeur du Centre pontifical pour la protection de l'enfance, le Père Hans Zollner sj, considère les nouvelles directives du pape François dans la lutte contre les abus sexuels comme un moyen efficace. «D'ici le 1er juin 2020, chaque diocèse doit avoir mis au point une procédure de signalement des cas de maltraitance», a souligné le jésuite allemand lors d'un entretien avec l'organisation missionnaire pour enfants Die Sternsinger basée à Aachen (DE). «Cela nous semble aller de soi, mais ce n'est pas le cas de facto pour 80 pour cent des pays du monde, c'est-à-dire là où les ressources sont rares et où l'attention portée à ce sujet est loin d'être aussi marquée.»

  • MAGIS 2019 ou l'art de s’ouvrir à la surprise

    À l'issue de l’expérience Magis au Panama, les jeunes ont demandé que la lettre qu’ils ont présentée au Père Général expliquant la situation de la communauté de Sitio del Niño, au Salvador, qui a été affectée par la pollution environnementale causée par une usine de batteries soit remise au Pape François, qui a promu le soin de la création, notre maison commune.

  • Marche méditative sans bouger?

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Jeudi 16 avril - «Marche» méditative sans bouger?
    Depuis trois dimanches, on tente l'expérience de prolonger les marches méditatives mensuelles poursuivies depuis deux ans en forêt parisienne, mais... en visioconférence. Une marcheuse apparaît dans son salon, l'autre sous le vent breton, etc. Chacun-e porte des lassitudes, le souci d'ami.e.s malades ou isolé.e.s. On médite avec le bouddhiste Thich Nhat Han («Que chaque pas soit pour la Terre un baiser de ton pied...»), ou avec Elie découragé («c’en est trop! Reprends ma vie»), qu'un ange nourrit, laisse dormir et relève (1 Rois 19, 3-8). Après avoir infusé ces textes dans un fond de fauteuil ou le sous-bois voisin, ou rouvert les yeux sur la grande Bible illustrée de la nature autour de nous, chacun.e revient témoigner devant son écran d'une perle reçue dans le silence.
    Et vous, où pêcherez-vous une parole de Dieu adressée à ce que vous vivez, dans un texte ou dans les discret signaux de la nature près de vous?

  • Mercy in Motion

    MerciMotion2 7a497

    MercyMotion logo 4f7d5Mercy in Motion est la Campagne internationale du Service jésuites des réfugilés (JRS) qui vise à donner l'accès à l'éducation à queqlue 100 000 enfants réfugiés. Elle vise ainsi à récolter des dons pour financer des écoles dans les camps.
    www.mercy-in-motion.org

  • Messe sur le monde

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mardi 14 avril - Messe sur le monde
    Célébrer la messe entre nous à un mètre de distance, en se faisant la paix du christ d'un coucou de la main, quand d'autres ont jeûné à Pâques... drôles de frères. Je culpabilise. Heureusement, Teilhard de Chardin sj me rappelle sa créativité liturgique: «Puisqu'une fois encore, Seigneur, je n'ai ni pain, ni vin, ni autel, je m'élèverai par dessus les symboles et je vous offrirai, moi votre prêtre, le travail et la peine du monde...»

  • Mon copain l'ordi, ma copine la caméra

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Lundi 13 avril - Mon copain l'ordi, ma copine la caméra
    On va en cours sur l'ordi, on médite en vidéoconférence, on prend l'apéro sur Skype... Je regrette les bancs de cours et d'églises. Mais ça a le charme de téléporter sur ma table plein de confiné.e.s évadé.e.s, tant de très chairs lointain.e.s, dont un petit sourire et un filet de voix même entrecoupés prennent tant de valeur...

  • Myanmar, la Covid-19... et le reste

    Couv supp692 Echos

    «On a dit de l’art roman qu’il était une bible de pierre.» Pierre Martinot-Lagarde sj y voit «le grand récit d’une époque qui se réapproprie, transforme et ré-annonce le premier récit évangélique». Photographe amateur passionné, il nous invite à le suivre, sur www.jesuites.ch, au cœur des églises romanes pour écouter ce qu’elles ont
    à révéler. Les Échos en parlent. À découvrir sur ce site en cliquant: ici

    Ancien Père Général des jésuites, le Père Adolfo Nicolás sj a rejoint le Seigneur le 20 mai dernier. Il est décédé à Tokyo à l'âge de 84 ans. Dans un second article, les Échos des jésuites de Suisse lui rendent hommage en proposant des extraits d'une lettre qu'il avait rédigée à l'attention de toute la Compagnie. Bien qu’il ne l’ait jamais finalisée, il en a partagé les points principaux avec des amis. Ce texte exprime clairement l’orientation de sa pensée. À lire également en intégralité sur ce site en cliquant ici.

    Après l'orage Corona...

    Couv supp692 JWW«Depuis des semaines, les actualités ne traitent presque plus que d’un seul sujet: la Covid-19. Fin juin 2020, quatre mois environ après le premier cas en Suisse, l’Europe commence à prendre du recul par rapport à l’émotion initiale», constate le président de la Fondation Jésuites International Tony Kurmann sj. Il relève, non sans un amusement perplexe, que les organisations partenaires de JesuitenWeltweit sur le terrain, inquiètes du taux d'infection en Europe, leur ont demandé si tout allait bien pour eux.«C’est pourtant généralement notre rôle de leur apporter soutien et encouragement! Mais la pandémie a mis en lumière de manière spectaculaire la fragilité de chacun d’entre nous: que ce soit celle des personnes vulnérables qui bénéficient de nos projets ou de nous-mêmes.» Poursuivre la lecture de l'édito ici.

    «Le Myanmar fait face tous les jours à de grands défis. «Pour des millions de personnes, la faim et la pauvreté seront cette année plus mortelles encore que le coronavirus», écrit Gillian Donoghue de la mission jésuite au Myanmar. Le pays se prépare à une situation d’urgence perdurant sur le long terme. Ce qui n’empêchera pas l’expansion de l’Institut d’études supérieures St. Aloysius Gonzaga: le collège devrait prochainement accueillir quelques 900 jeunes découvre-t-on dans un second article.

    Lire l'intégralité des Échos des jésuites de Suisse et de la Fondation Jésuites International en suivant ce lien: Echo_696_complet.pdf

    Vous pouvez aider les actions soutenues par la Fondation Jésuites International en faisant un don par Postfinance, compte 89-222200-9, ou par compte bancaire, IBAN: CH51 0900 0000 8922 2200 9, BI: POFICHBEXXX. Merci!

  • Ne pas le quitter des yeux - Jour 4

    Pierre Martinot-Lagarde sj - Oui, nous aimons les monstres. Nous ne cessons d’en créer, de ces petites ou de ces grosses bêtes qui voisinent dans nos têtes avec les pensées les plus subtiles, les affections et les attentions les plus délicates, qui essayent de commander à nos gestes et à nos paroles. Tous, sans aucun doute, nous avons nos monstres favoris. Malgré des visages souvent différents, ils ont souvent un trait commun, ils sont excessifs.
    Le Moyen Age, et l’art roman en particulier, adore les montres. Non pas qu’il les vénère, qu’il leur fasse des autels particuliers ou qu’il essaye d’en modérer les effets. Généralement, il les combat, il ne les laisse pas s’installer, il s’arme pour leur faire face. Aujourd’hui, nous sommes à Anzy le Duc, en Brionnais, vers la pointe sud de la Bourgogne, un territoire qui fut un moment une sorte de limite. Michel combat un monstre, un démon.

  • Nomination en Amérique latine

    jesus zaglul 1Le Père Général a nommé le Père Jesús Miguel Zaglul Criado(ANT) Conseiller général et Assistant régional pour l'Amérique latine Nord. Il a été provincial de la Province des Antilles de 2001 à 2008. Il est actuellement Directeur national de Fe y Alegría dans la République dominicaine. Le P. Zaglul Criado remplace le P. Gabriel Ignacio Rodríguez Tamayo (COL), qui était Conseiller général et Assistant régional pour l'Amérique latine Nord depuis janvier 2009.

     

  • Notre-Dame n'a pas perdu son chemin

    NDR JBF1 8d4dfNDR JBF1 8d4dfJean-Blaise Fellay est le jésuite responsable des programmes à Notre-Dame de la Route (Photo:Raphaël Zbinden)Non, Notre-Dame de la Route n’est pas devenue un centre “New Age”. L’institution jésuite de Villars-sur-Glâne (FR) continue de proposer des retraites, conférences et autres activités sur la même base de spiritualité catholique ouverte qu’auparavant, explique Jean-Blaise Fellay sj, le responsable des programmes.

  • Nous sommes invités en tant que corps à identifier la main de Dieu

    Le CoMorenoAntonioSJ AsiePacifiquenseil élargi du Père Général s’est réuni en septembre. À cette instance participent les présidents des Conférences jésuites. Trois questions ont été avons posées à chacun d’eux. Nous poursuivons la publication de leurs témoignages avec le Père Antonio Moreno sj, président de la Conférence des provinciaux jésuites d'Asie-Pacifique (Jesuit Conference of Asia Pacific-JCAP).

    Dans votre service en tant que président de la JCAP, qu’est-ce qui a été, jusqu’à présent, votre principale source de «consolation» ou de joie?

    Le discernement sur les Préférences apostoliques universelles (PAU) est une nouveauté dans la manière de procéder de la Compagnie. L’outil que nous utilisons est le discernement en commun. Nous sommes habitués au discernement vertical, c’est-à-dire que l’on discerne personnellement l’appel que Dieu fait à une personne. Dans le discernement des PAU qui a commencé l’année dernière, nous sommes invités en tant que corps à identifier la main de Dieu en ce qui concerne les défis apostoliques que la Compagnie doit relever au cours des dix prochaines années. Tout ce processus est très réconfortant pour moi. Il y a beaucoup de prière, de réflexion et de conversation spirituelle vécues par un seul corps qui se veut à la recherche du désir de Dieu pour les préférences apostoliques de la Compagnie selon l’esprit des «Premiers compagnons» à Venise.

  • Nouveau souffle pour "Stimmer der Zeit"

     Kiechle sj ba28cStefan Kiechle sj© jésuites d'AllemagneSuite à un accord entre la Province d’Allemagne de la Compagnie de Jésus et les Éditions Herder, la revue Stimmen der Zeit, la plus ancienne revue culturelle d’Allemagne publiée par les jésuites, fera l’objet d’une restructuration de sa rédaction et de son contenu.

    Dès le 1er janvier 2018, le père Dr Stefan Kiechle sjde Frankfort (actuel provincial de la province allemande) assumera la direction de la rédaction. Le Père Klaus Mertes sj de Sankt Blasien sera membre de la rédaction. Dans un premier temps, un rédacteur des Éditions Herder assumera le poste de responsable.

  • Nouvelle Région jésuite en Europe

    Le Père Général a approuvé la création de la nouvelle région indépendante des Pays Bas européens (ELC), qui prend effet le 31 juillet de cette année. Cette nouvelle région comprendra les provinces actuelles de Hollande (NER) et de Belgique du nord (BSE). Le Père Johan Verschueren sj, provincial actuel des deux provinces, a été nommé Supérieur Régional. (sjweb.info)