jésuite

  • Comme des moines

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Jeudi 9 avril - Comme des moines
    De jeunes moniales racontent sur internet que pour elles, vivre toujours au même endroit, c'est le quotidien! Vouloir ça, est-ce qu'on ne s'est pas tou.te.s dit un jour que c'était de la folie? Beaucoup témoignent pourtant qu'ils/elles goûtent non seulement plus intensément chaque chose, mais aussi qu'ils/elles se sentent d'autant plus lié.e.s au sort du monde qui les entoure...
    Et nous? Un peu de solitude et de prière, pour tant de proches invisibles, pourraient-elles nous faire entrer dans l'expérience mystérieuse des moines et moniales?

  • Compagnons de galère

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Vendredi 17 avril - Compagnons de galère
    Aux repas, dans les couloirs, c'est chaque jour les mêmes têtes; fini les invité.e.s surprise, fini les petits bistrots parisiens. Mais quelle chance, ces têtes, de les voir sans un cadre d'écran autour. À force de moins courir la ville, on se devient très familiers. Les coups de gueule et les confidences sortent plus spontanément...

  • Créativité

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mercredi 15 avril - Créativité
    La vieille dame seule que j'appelle régulièrement me dit «passez sous mon balcon, je vous lancerai des chocolats»... du cinquième, j'ai cru qu'elle allait m'assommer sous les pralines. «J'ai mis les gants pour les mettre dans le sachet», crie-t-elle. À la communauté, c'était soirée jam session avant-hier, «Prier avec Céline Dion» hier... créatifs, les compagnons.

  • De Fribourg à Nuremberg

    Couv supp692 Echos

    Voilà l'été! Ses va-et-vient entre farniente et travail, ses transhumances humaines qui parfois annoncent des changements de cap plus profonds. Ce sera le cas pour Luc Ruedin sj qui, dès le mois de juillet, s'en va à Nuremberg où il prendra de nouvelles fonctions: socius du noviciat qui accueille les postulants jésuites des provinces de Suisse, d’Allemagne, d’Autriche et de Lituanie. En Bavière, le jésuite suisse aura également un rôle à jouer dans le diocèse. Enfin, il donnera diverses retraites (Jalics et ignatiennes) et approfondira le dialogue interreligieux Orient-Occident. Son rôle de socius étant agendé jusqu’en septembre 2020, date à laquelle l’équipe du noviciat sera restructurée, Luc Ruedin pourrait être de retour en Suisse en automne 2020.

    Le second article du numéro des Échos des jésuites de Suissede l'été revient sur la conférence donnée en mai par jésuite syrien Ziad Hillal autour de son dernier ouvrage: Homs, l’espérance obstinée(Paris, Bayard 2019). Ce livre est un témoignage exceptionnel sur les trois années de guerre civile qui ont ensanglanté Homs entre 2011 et juin 2014. Comptant environ 750'000 habitants, située à mi-chemin entre Damas et Alep, la ville a connu de violentes manifestations contre le gouvernement de Bashar al-Assad. Elles se sont dès 2012 transformées en insurrection générale. «Le père Ziad, gardant toujours une parfaite impartialité, raconte au fil des mois, les conflits, les destructions, les drames qui ont transformé la ville en un grand champ de bataille», commente le Père Joseph Hug sj. Tout au long du récit surgit cette question, sans réponse: «Comment est-il possible de voir se répandre l’esprit de vengeance au sein de notre peuple? Des Syriens massacrant d’autre Syriens: c’est le visage désolant de ce conflit.»

    Enfin, un troisième article fait écho du travail mené par le Pascal Meyer sj au sein de Jesuit Worldwide Learning (JWL) où il poursuit sa formation de jésuite: «Il y a six ans, quand j’ai entendu pour la première fois le mot magistère, on aurait dit un mélange de magie et de ministère. En réalité, il s’agit du volet pratique de la formation jésuite: le scolastique travaille deux à trois ans dans un ministère de la Compagnie, apprend à le connaître de l’intérieur et acquiert de nouvelles compétences. Depuis l’automne 2018, je fais mon magistère à Genève, au sein de JWL, en tant que Global Student Services & Alumni Manager.» Le jeune zurichois se rend ainsi dans des régions en crise, comme à Kakuma, au Kenya, où il a rencontré la Sud-Soudanaise Keth. Il témoigne.

    Redevenir des enfants

    Couv supp692 JWW«Expulsés du Myanmar, échoués dans la baie du Bengale: le sort des Rohingyas a ému l’opinion publique mondiale en 2017 - et il n’est toujours pas clair près de trois ans après», note Tony Kurmann sj, président de la Fondation Jésuites International, dans le cahier réservé à l’organisation caritative des jésuites suisses. «Le Myanmar ne veut pas reprendre le million de réfugiés, le Bangladesh veut s’en débarrasser. Les enfants ne sont donc pas autorisés à aller à l’école, ni les parents à travailler. Pour la première fois cependant, une lueur d’espoir apparaît: le gouvernement du Bangladesh envoie des signaux indiquant qu’il autoriserait l’éducation dans les camps de réfugiés rohingyas, rapporte Stan Fernandes sj, directeur du JRS Asie du Sud.»

    Steffen Windschall, de la Fondation Jésuites international, s’est rendu dans la région côtière du Bangladesh où sont bloqués, depuis 2017, 700’000 Rohingyas ayant fui le Myanmar. Il témoigne du quotidien des camps où des huttes misérables, faites de bambous et de bâches en plastique, traversent le paysage montagneux. Certaines de ces constructions de fortune font office d’école, mais sans que ce mot n’apparaisse sur une pancarte. Chacune accueille vingt enfants et leurs instituteurs bengalis. Condamnés à ne rien faire, leurs parents apprécient que les ONG leur confient de menus travaux qui tranchent avec leur quotidien terne. À l'image de Nazir Amad, gardien de nuit et père de six enfants, qui témoigne fièrement: «J’aide à rendre la vie dans le camp plus sûre.» Ou Nurbahar, enseignante assistante: «Dès que j’ai commencé, mon mari est revenu vers moi.»

    Quant à Stan Fernandes sj, directeur du JRS Asie du Sud,il revient sur la détresse des boat-people, ces réfugiés qui fuyaient, à la fin des années 70, le Viêt Nam par voie maritime. Le 14 novembre 1980, le supérieur généra des jésuites, le Père Pedro Arrupe sj, fondait le Service jésuite des réfugiés (JRS). Il pensait que la crise des réfugiés prendrait bientôt fin et que d’autres défis les attendaient...

    À lire: Echo_692_complet.pdf

  • De l'hygiène sanitaire... à la chasteté spirituelle

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mardi 5 mai - De l'hygiène sanitaire... à la chasteté spirituelle
    Me méfier de toucher la moindre petite cuillère, sans parler de la main de mes proches, ça me rend dingue, parfois. Mais je me rappelle un beau poème sur la chasteté, conçue non comme privation sexuelle, mais comme la liberté de laisser les autres et les choses être ce qu'ils et elles sont, sans les inciter à correspondre à ce que nous voudrions. Toucher avec plus de précaution tout ce qui nous entoure, par crainte des infections, ça pourrait nous rappeler symboliquement que nous perdons souvent la liberté de l'autre, mais aussi sa beauté et son mystère, à vouloir «mettre la main» sur lui ou elle, par notre influence, nos paroles ou nos pensées.

  • Démocratisation des homélies

    En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose «quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne...» Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Dimanche 26 avril - Démocratisation des homélies
    Avec la fréquentation d'internet qui monte en flèche depuis le confinement, toutes formes de prises de parole, de partages de connaissances se démocratisent... tout comme -absence de messes publiques obligent- les propositions d'homélies! Des ami.e.s pleines de bonne théologie et de créativité, avec un brin de saine provocation, avaient lancé en décembre déjà un site sur lequel elles proposaient des homélies écrites et récitées principalement par des femmes, sur les mêmes textes commentés à la messe par nos curés. Des approches spirituelles puissantes tirées du quotidien de chacun.e, qui changent de certaines prédications théoriques sorties des fonds de tiroir du séminaire.
    Les empêchements du coronavirus ne nous invitent-ils pas à réaliser les intuitions fondatrices du Concile Vatican II, puis du pape François fustigeant le cléricalisme, et invitant tou.te.s les fidèles à se sentir porteurs/euses de l'Évangile et de la mission du Christ? L'homélie du Vendredi-Saint, par une travailleuse de l'église genevoise auprès des pauvres, retransmet même la parole des marginalisés, des gens de la rue qui ont souvent une perception plus aigüe et concrète de ce Dieu qui nous rejoint jusque sur nos pires calvaires...
    Et vous, si vous vous offriez une homélie rafraîchissante et engagée sur https://ohmygoddess.fr ?

  • Des visites d'églises étonnantes

    Living Stones -à traduire littéralement par Les pierres vivantes- est une organisation qui propose des visites d'églises un peu particulières: de jeunes guides invitent leurs hôtes à une rencontre des lieux entre spiritualité et histoire de l'art. Jean-Paul Hernández sj a fondé le mouvement il y a onze ans; ce fils de parents espagnols a grandi à Bienne, a étudié à Fribourg et a rejoint l'Ordre des Jésuites en Italie. Cette année, le mouvement tient sa réunion international à Zurich en mai. L'occasion de découvrir des activités riches en découvertes et en émotions.

  • Dios no se muda - Dieu reste le même

    En ces temps chahutés par le coronavirus, Luc Ruedin sj propose de cheminer aux côtés de Thérèse d'Avila en prêtant l'oreille aux voix des frères de Taizé pour éclairer notre route! À chaque phrase, son commentaire à méditer.
    Aujourd’hui: Dios no se muda  / Dieu reste le même

  • Échos des jésuites de Suisse

    CouvSuppChoisir avril17 321afDepuis l’automne 2016, Luc Ruedin sj œuvre au sein de l’équipe de l’Aumônerie œcuménique du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Un service qui a pour mission «d’offrir un soutien spirituel au sens large du terme». Qu’est-ce que cela signifie? Dans Échos des jésuites de Suisse du mois d’avril -supplément qui paraît tous les trois mois dans la revue culturelle choisir- il en explique les contours.

    Dans ce même supplément, le Père Christian Rutishauser sj, provincial de Suisse, explique les raisons qui ont poussés les jésuites présents à Rome à la dernière Congrégation générale (CG) de la Compagnie de Jésus à adresser une lettre aux jésuites qui travaillent dans les régions en guerre et les zones de conflits. Un fait unique dans l'histoire de presque 500 ans de l'Ordre. La lettre débute par quelques versets du premier chapitre de la deuxième épître aux Corinthiens de Paul, où l’apôtre transmet le réconfort qu’il a lui¬-même reçu du Christ…

  • Échos des jésuites de Suisse - automne 2017

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    Avec la reprise de septembre vient le temps des nouvelles propositions de retraites, de formations et autres sessions animées par les jésuites de Fribourg au domaine de Notre-Dame de la Route. Il y a les incontournables et les nouveautés, tout un programme à retrouver sur notre site ici. Il y a aussi une maison neuve, des salles de conférences contemporaines équipées, des chambres accueillantes et un restaurant "bistronomique" qui attendent leurs hôtes. «Respect, solidarité et tolérance sont les valeurs communes aux jésuites et au Centre d'intégration socioculturelle (CIS) qui gère désormais les lieux», se réjouit Jean-Blaise Fellay sj, responsable du programme jésuite qui, avec Christine Michaud, directrice du CIS, souhaite affirmer le rôle de Notre-Dame comme «lieu de réflexion, de ressourcement et de repos».

    D'une plume alerte, le Père rwandais Michel Segatagara Kamanzi sj dresse le portrait tendre et amusé de ses quatre ans passés «au pays des Helvètes» juste avant de regagner Rome d’où il était venu pour son travail de thèse. Il laisse à la communauté de Fribourg la nostalgie de sa présence chaleureuse, de son humour et de son regard décalé sur notre pays et ses coutumes.

  • Échos des jésuites de Suisse - automne 2018

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    Comment se porte la Communauté jésuite de Genève? «Elle grandit et s’internationalise», se réjouit le supérieur Bruno Fuglistaller sj dans une interview à lire dans ce numéro d’automne des Échos des jésuitesde Suisse. Un entretien qui se prolonge dans les colonnes du site de la revue choisir. Le Père Fuglistaller sj y évoque notamment la crise des vocations, le statut de la femme en lien avec la Compagnie de Jésus, la place de l'accompagnement spirituel dans notre civilisation moderne.

  • Échos des jésuites de Suisse - été 2017

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    Plusieurs réunions internationales ont rythmé le printemps des jésuites de Suisse et leurs collaborateurs. Après les webmasters des sites jésuites européens et des responsables de la promotion des vocations qui se sont réunis à Malte mi-mai, ce sont les responsables des revues culturelles jésuites d’Europe qui se sont retrouvés fin mai au domaine de Notre-Dame de la Route (Villars-sur-Glâne/Fribourg) pour leur rencontre annuelle. L’occasion de discuter de l’avenir des médias de la compagnie, de partager les expériences de chacun et d’esquisser les collaborations futures.

    Pour la première fois cette année, la revue culturelle choisir collaborait avec l’Église catholique romaine – Genève (ECR) dans le cadre de ses Rendez-vous cinéma Il est une foi consacrés pour cette édition aux Origines. La revue jésuite parrainait la soirée-débat du 6 mai autour du film Silence de Martin Scorsese. Une soirée qui a fait salle comble. Découvrez le reflet de la discussion passionnante qui a suivi la discussion du long-métrage dans le supplément ci-dessous.

  • Échos des jésuites de Suisse - été 2018

    Couv EchosJes juillet18

    «Chacun des voyages des papes a ses particularités, dépendant de l’occasion qui l’a motivé ou de son objectif», rappelle le Père Federico Lombardi sj qui a dirigé durant 10 ans le Bureau de presse du Saint-Siège et qui replace la récente visite du pape François à Genève dans son contexte historique, une visite faite à l'occasion du 70e anniversaire du Conseil Œcuménique des Églises. Cet article du Père Lombardi sj ouvre le numéro d'été 2018 des Échos des jésuites de Suisse.

  • Échos des jésuites de Suisse - hiver 2017

    CouvEchojes choisir janv18

    Avec la nouvelle année vient le temps du premier numéro de 2018 des Échos des jésuites de Suisse, le supplément de la revue culturelle jésuite choisir.

    Un premier article parle de la vie spirituel en hôpital. Luc Ruedin sj, jésuite romand, a rejoint il y a un an le service d’aumônerie au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), à Lausanne. Un service dont le rôle a bien changé depuis le siècle dernier, comme le relève le responsable du service François Rouiller qui intervient dans un reportage vidéo tournée par la rédaction de choisir. Les aumôniers sont une vingtaine, laïques et religieux, à se relayer au chevet des malades. On les appelle d'ailleurs plus volontiers accompagnateurs spirituels qu'aumôniers, ce qui reflète bien la réalité de leurs interventions.

    Un second article emmène le lecteur aux abords de feue la "jungle de Calais où des centaines de migrants dorment dans la rue, guettés par le découragement dans les méandres de leur exil. Ils reçoivent l'aide de nombreux bénévoles souvent aussi jeunes qu'eux. Cette générosité révèle une réalité alarmante, une impasse politique et sociale, mais aussi le désir d'un engagement porteur de sens et de changement. Jésuite genevois, Julien Lambert a travaillé et vécu trois semaines avec eux cet été. Il partage son regard sur ces deux quêtes, ces deux jeunesses qui se rencontrent...

  • Échos des jésuites de Suisse - printemps 2018

    Cou Supp Echo avril18

    Le 10 mars, la revue jésuite choisir s’associait à l’équipe de l’Espace culturel saint François de Sales pour proposer une conférence autour de la migration à laquelle participait le sociologue Jean Ziegler et le Père Jean-Marie Carrière sj, ancien directeur du Service jésuite des réfugiés Europe (JRS). Un court compte-rendu ouvre ce second numéro de 2018 des Échos des jésuites de Suisse. Bon à savoir: une version plus étoffée de ce reflet d’événement est disponible sur le site de la revue (lien).

    Un second article met en lumière le nouveau livre du Père Luc Ruedin sj, paru fin 2017: Georges Haldas - Etty Hillesum - Poètes de l’Essentiel. Passeurs vers l’Absolu (éditions Embrasure/Parole et Silence). Le parcours de ces deux personnalités fortes semble ne rien avoir en commun. Pourtant, tant chez l’écrivain genevois que la jeune mystique morte à Auschwitz en 1943, les mots leur ont permis d’élever leur âme. Tout deux ont laissé une œuvre riche et profonde. Luc Ruedin sj se réjouit que face au «mutisme qui guette la société, à cette anesthésie de la vie qui conduit à une aphonie mortifère et qui nous dérobe notre intériorité spirituelle, se lèvent des témoins pour prendre singulièrement la parole. Georges Haldas, scribe de l’essentiel, et Etty Hillesum, spirituelle hors frontières, en font partie.»

  • Échos des jésuites de Suisse de l'automne 2018

    CouvSuppJes choisir698

    Comment se porte la Communauté jésuite de Genève? «Elle grandit et s’internationalise», se réjouit le supérieur Bruno Fuglistaller sj dans une interview à lire dans ce numéro d’automne des Échos des jésuitesde Suisse.
    Ce supplément de la revue choisir évoque également l’accueil des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transsexuelles (LGBT) au sein de l’Église. Elle propose notamment un extrait de l'article de Vatican News sur l'intervention du Père James Martin sj, rédacteur en chef d’America Magazine, en faveur d'un accueil bienveillant: «Dieu aime les personnes LGBT et chacun devrait en faire autant». À lire également la chronique du Père Étienne Perrot sj extraite de ce site qui réagit aux propos du Père Martin sj. S’il salue le message, il est d’avis qu’il faudrait aller encore plus loin.

    Étudiants des marges

    Dans sa seconde partie, Échos des jésuites de Suisse présente les projets soutenus par la Fondation Jésuites International, l’organisation caritative des jésuites suisses. Ce trimestre, la Fondation met en exergue la problématique de l’accueil des réfugiés, notamment en Suisse. «Les choses bougent en Suisse, dans les paroisses, au sein de la société civile », se réjouit Christoph Albrecht sj dans une interview. Ce dernier représente le Service jésuite des réfugiés (JRS) suisse et il a été mandaté par l'Ordre pour s’engager au sein d’équipes bénévoles, comme le groupe d’élaboration et de rédaction de la première la Charte de la migration ou le réseau Solinetz, un réseau de solidarité en faveur des migrant(e)s créé en 2009. Co-fondatrice et présidente de l’association Solinetz Zürich, Séverine Vitali évoque  son engagement et son amitié pour Christoph Albrecht sj.

    À lire ci-dessous: Echo_689_complet.pdf

     

  • Échos des jésuites de Suisse de l'été 2018

    Couv EchosJes juillet18

    «Chacun des voyages des papes a ses particularités, dépendant de l’occasion qui l’a motivé ou de son objectif», rappelle le Père Federico Lombardi sj qui a dirigé durant 10 ans le Bureau de presse du Saint-Siège et qui replace la récente visite du pape François à Genève dans son contexte historique, une visite faite à l'occasion du 70e anniversaire du Conseil Œcuménique des Églises. Cet article du Père Lombardi sj ouvre le numéro d'été 2018 des Échos des jésuites de Suisse.

    «Au cours de son très long pontificat, Jean-Paul II -alors qu’il jouissait encore d’une vigueur et d’une force physique extraordinaires- a cherché à faire de vraies «visites pastorales» dans un grand nombre de pays. Il est le seul à avoir fait un séjour de plusieurs jours en Suisse (1984), ralliant quatorze localités dans diverses parties du pays et plusieurs diocèses, s’entretenant avec le Conseil fédéral et avec la Conférence des évêques, et se rendant au Conseil œcuménique des Églises (COE) et à l’Institut œcuménique de Bossey. C’est donc maintenant au tour de François. Il était invité à Genève à l’occasion du 70e anniversaire du COE, auquel il attache une grande importance en raison des relations multiples que l’Église catholique entretient avec cette institution, surtout au travers du Conseil pour l’unité des chrétiens.»

    Bon à savoir: d'autres articles au sujet de la visite du pape François en Suisse sont disponibles sur ce site (lien1) (lien2) (lien3) (et sous la chronique de Jean-Blaise Fellay sj: lien4) et dans les pages œcuménisme du site de la revue choisir.

    Activités jésuites

    À découvrir également dans ce supplément Échos des jésuites de Suisse de l’été 2018, le compte–rendu de la réunion des communicateurs des provinces jésuites d’Europe, qui s’est tenue fin avril à Bruxelles (à lire également en suivant ce lien), ainsi que l’annonce de la nouvelle saison 2018-2019 des activités proposées en Suisse romande par les jésuites, notamment au Domaine de Notre-Dame de la Route, à Villars-sur-Glâne.

    Étudiants des marges

    Dans sa seconde partie, Échos des jésuites de Suisse présente les projets soutenus par la Fondation Jésuites International, l’organisation caritative des jésuites suisses. Ce trimestre, la Fondation met en exergue l'engagement des jésuites en Indes en faveur des Santals et des Paharias -aborigènes de l’État du Jharkhand- qui administrent des écoles et assurent un meilleur enseignement que celui dispensé dans les écoles publiques.

    À découvrir également dans ce numéro, l’article du Père Jeyaraj Veluswamy sj, ex provincial de Calcutta, aujourd’hui au Bangladesh sur la situation des réfugiés rohingyas du Bangladesh qui vivent une situation instable entre toutes, aggravée encore par la mousson et les cyclones qui menacent la province de Cox’s Bazar où ils se sont réfugiés.

    À lire ci-dessous: Echo_688_complet.pdf

  • Échos des jésuites de Suisse de l'hiver 2017

    CouvEchojes choisir janv18

    Avec la nouvelle année vient le temps du premier numéro de 2018 des Échos des jésuites de Suisse, le supplément de la revue culturelle jésuite choisir.

    Un premier article parle de la vie spirituel en hôpital. Luc Ruedin sj, jésuite romand, a rejoint il y a un an le service d’aumônerie au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), à Lausanne. Un service dont le rôle a bien changé depuis le siècle dernier, comme le relève le responsable du service François Rouiller qui intervient dans un reportage vidéo tournée par la rédaction de choisir. Les aumôniers sont une vingtaine, laïques et religieux, à se relayer au chevet des malades. On les appelle d'ailleurs plus volontiers accompagnateurs spirituels qu'aumôniers, ce qui reflète bien la réalité de leurs interventions.

    Un second article emmène le lecteur aux abords de feue la "jungle de Calais où des centaines de migrants dorment dans la rue, guettés par le découragement dans les méandres de leur exil. Ils reçoivent l'aide de nombreux bénévoles souvent aussi jeunes qu'eux. Cette générosité révèle une réalité alarmante, une impasse politique et sociale, mais aussi le désir d'un engagement porteur de sens et de changement. Jésuite genevois, Julien Lambert a travaillé et vécu trois semaines avec eux cet été. Il partage son regard sur ces deux quêtes, ces deux jeunesses qui se rencontrent...

    Le troisième article fait écho à l’inauguration des nouveaux bureaux à Genève de l’œuvre helvético-germano-autrichienne, l'association Jesuit Worldwide Learning (JWL) qui vient en aide à des personnes vivant dans des régions en conflit ou en marge de la société. Comment? Par l’éducation. Cette initiative de la Compagnie de Jésus, en partenariat avec des universités et des organisations internationales, offre des cours en ligne de niveau universitaire à près de 3000 étudiants à travers le monde, notamment à des réfugiés et à d’autres personnes marginalisées.

    Bénévole, à Calais !

    Dans sa seconde partie, Échos des jésuites de Suisse présente les projets soutenus par la Fondation Jésuites International, l’organisation caritative des jésuites suisses. Ce trimestre, place à la musique ! Un nouveau CD Jungle Baroque, consacré à la musique des anciens villages de mission des jésuites au Paraguay (les Réductions), est non seulement le vecteur d’une fascinante tradition, mais les revenus de sa vente permettent de soutenir des projets sociaux de première importance. À découvrir dans le présent supplément avant de passer commande par messagerie auprès de la Fondation Jésuites international: .

    À découvrir également dans ce numéro, les témoignages de jeunes partis l'été dernier en mission à l’étranger avec l'organisation «jesuit volunteers».

    À lire ci-dessous: Echo_686_complet.pdf

  • Échos des jésuites de Suisse du printemps 2018

    Cou Supp Echo avril18

    Le 10 mars, la revue jésuite choisir s’associait à l’équipe de l’Espace culturel saint François de Sales pour proposer une conférence autour de la migration à laquelle participait le sociologue Jean Ziegler et le Père Jean-Marie Carrière sj, ancien directeur du Service jésuite des réfugiés Europe (JRS). Un court compte-rendu ouvre ce second numéro de 2018 des Échos des jésuites de Suisse. Bon à savoir: une version plus étoffée de ce reflet d’événement est disponible sur le site de la revue (lien).

    Un second article met en lumière le nouveau livre du Père Luc Ruedin sj, paru fin 2017: Georges Haldas - Etty Hillesum - Poètes de l’Essentiel. Passeurs vers l’Absolu (éditions Embrasure/Parole et Silence). Le parcours de ces deux personnalités fortes semble ne rien avoir en commun. Pourtant, tant chez l’écrivain genevois que la jeune mystique morte à Auschwitz en 1943, les mots leur ont permis d’élever leur âme. Tout deux ont laissé une œuvre riche et profonde. Luc Ruedin sj se réjouit que face au «mutisme qui guette la société, à cette anesthésie de la vie qui conduit à une aphonie mortifère et qui nous dérobe notre intériorité spirituelle, se lèvent des témoins pour prendre singulièrement la parole. Georges Haldas, scribe de l’essentiel, et Etty Hillesum, spirituelle hors frontières, en font partie.»

    Un troisième article fait écho à la récente fermeture du Centre jésuite de formation et de documentation religieuse (cedofor) après 42 ans d’activité au centre de Genève, puis à Carouge. Créé en 1975 à partir du fond de bibliothèque de la revue choisir, ses 45'000 ouvrages ont trouvé place dans d'autres institutions, notamment à la bibliothèque principale des jésuites de Suisse à Zurich, mais aussi en Croatie et en Afrique. «La décision de fermer le Centre a été difficile, mais elle s’est imposée comme une évidence par un manque de ressources humaines et financières», explique le Père jésuite Joseph Hug sj, responsable du cedefor et de la bibliothèque des jésuites à Genève.

    Étudiants des marges

    Dans sa seconde partie, Échos des jésuites de Suisse présente les projets soutenus par la Fondation Jésuites International, l’organisation caritative des jésuites suisses. Ce trimestre, la Fondation met en exergue le travail de l’œuvre germano-austro-helvétique Jesuit Worldwide Learning (JWL). «Apprendre collectivement et changer le monde ensemble», telle est sa devise. JWL propose à des personnes défavorisées, issues de 40 pays différents, des formations professionnelles ainsi que des programmes d’études en ligne. C’est par exemple le cas au sein du camp Domiz 1, situé au nord de l’Irak, qui abrite plus de 30’000 réfugiés, la plupart originaires de Syrie.

    À découvrir également dans ce numéro, l’article du Père Arnold Moyo sj sur le Zimbabwe qui, suite à l’abdication de Robert Mugabe, espère la paix, la liberté et la prospérité.

    À lire ci-dessous: Echo_687_complet.pdf

  • Écologie: ne sortez pas de chez vous comme avant...

    En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose «quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne...» Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mardi 21 avril - Écologie: ne sortez pas de chez vous comme avant...
    "Profitons-en pour ralentir, lire, réfléchir..." Ces recommandations sont vite devenues proverbiales. Mais je rigole un peu amèrement: en fait, c'est comme si tout devait continuer pareil... sur internet; mes ami.e.s étudiant.e.s ou en entreprise disent qu'ils et elles ont même plus de travail et de réunions. Dans un article, Bruno Latour remarque que le virus a pourtant réussi à faire faire aux gouvernements ce dont ils se prétendaient impuissants pour enrayer la crise écologique: freiner massivement l'économie. Il propose d'en profiter pour ne pas redémarrer tout comme avant, et de discerner à partir de 'expérience de ce confinement pour distinguer ce qui est vraiment indispensable, de ce qui pourrait être écrémé, parmi nos innombrables boulots, voyages, rendez-vous, listes de choses à faire...
    Et vous? Quelles sont vos intentions?