jésuite

  • Échos des jésuites de Suisse - été 2018

    Couv EchosJes juillet18

    «Chacun des voyages des papes a ses particularités, dépendant de l’occasion qui l’a motivé ou de son objectif», rappelle le Père Federico Lombardi sj qui a dirigé durant 10 ans le Bureau de presse du Saint-Siège et qui replace la récente visite du pape François à Genève dans son contexte historique, une visite faite à l'occasion du 70e anniversaire du Conseil Œcuménique des Églises. Cet article du Père Lombardi sj ouvre le numéro d'été 2018 des Échos des jésuites de Suisse.

  • Échos des jésuites de Suisse - hiver 2017

    CouvEchojes choisir janv18

    Avec la nouvelle année vient le temps du premier numéro de 2018 des Échos des jésuites de Suisse, le supplément de la revue culturelle jésuite choisir.

    Un premier article parle de la vie spirituel en hôpital. Luc Ruedin sj, jésuite romand, a rejoint il y a un an le service d’aumônerie au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), à Lausanne. Un service dont le rôle a bien changé depuis le siècle dernier, comme le relève le responsable du service François Rouiller qui intervient dans un reportage vidéo tournée par la rédaction de choisir. Les aumôniers sont une vingtaine, laïques et religieux, à se relayer au chevet des malades. On les appelle d'ailleurs plus volontiers accompagnateurs spirituels qu'aumôniers, ce qui reflète bien la réalité de leurs interventions.

    Un second article emmène le lecteur aux abords de feue la "jungle de Calais où des centaines de migrants dorment dans la rue, guettés par le découragement dans les méandres de leur exil. Ils reçoivent l'aide de nombreux bénévoles souvent aussi jeunes qu'eux. Cette générosité révèle une réalité alarmante, une impasse politique et sociale, mais aussi le désir d'un engagement porteur de sens et de changement. Jésuite genevois, Julien Lambert a travaillé et vécu trois semaines avec eux cet été. Il partage son regard sur ces deux quêtes, ces deux jeunesses qui se rencontrent...

  • Échos des jésuites de Suisse - printemps 2018

    Cou Supp Echo avril18

    Le 10 mars, la revue jésuite choisir s’associait à l’équipe de l’Espace culturel saint François de Sales pour proposer une conférence autour de la migration à laquelle participait le sociologue Jean Ziegler et le Père Jean-Marie Carrière sj, ancien directeur du Service jésuite des réfugiés Europe (JRS). Un court compte-rendu ouvre ce second numéro de 2018 des Échos des jésuites de Suisse. Bon à savoir: une version plus étoffée de ce reflet d’événement est disponible sur le site de la revue (lien).

    Un second article met en lumière le nouveau livre du Père Luc Ruedin sj, paru fin 2017: Georges Haldas - Etty Hillesum - Poètes de l’Essentiel. Passeurs vers l’Absolu (éditions Embrasure/Parole et Silence). Le parcours de ces deux personnalités fortes semble ne rien avoir en commun. Pourtant, tant chez l’écrivain genevois que la jeune mystique morte à Auschwitz en 1943, les mots leur ont permis d’élever leur âme. Tout deux ont laissé une œuvre riche et profonde. Luc Ruedin sj se réjouit que face au «mutisme qui guette la société, à cette anesthésie de la vie qui conduit à une aphonie mortifère et qui nous dérobe notre intériorité spirituelle, se lèvent des témoins pour prendre singulièrement la parole. Georges Haldas, scribe de l’essentiel, et Etty Hillesum, spirituelle hors frontières, en font partie.»

  • Échos des jésuites de Suisse de l'automne 2018

    CouvSuppJes choisir698

    Comment se porte la Communauté jésuite de Genève? «Elle grandit et s’internationalise», se réjouit le supérieur Bruno Fuglistaller sj dans une interview à lire dans ce numéro d’automne des Échos des jésuitesde Suisse.
    Ce supplément de la revue choisir évoque également l’accueil des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transsexuelles (LGBT) au sein de l’Église. Elle propose notamment un extrait de l'article de Vatican News sur l'intervention du Père James Martin sj, rédacteur en chef d’America Magazine, en faveur d'un accueil bienveillant: «Dieu aime les personnes LGBT et chacun devrait en faire autant». À lire également la chronique du Père Étienne Perrot sj extraite de ce site qui réagit aux propos du Père Martin sj. S’il salue le message, il est d’avis qu’il faudrait aller encore plus loin.

    Étudiants des marges

    Dans sa seconde partie, Échos des jésuites de Suisse présente les projets soutenus par la Fondation Jésuites International, l’organisation caritative des jésuites suisses. Ce trimestre, la Fondation met en exergue la problématique de l’accueil des réfugiés, notamment en Suisse. «Les choses bougent en Suisse, dans les paroisses, au sein de la société civile », se réjouit Christoph Albrecht sj dans une interview. Ce dernier représente le Service jésuite des réfugiés (JRS) suisse et il a été mandaté par l'Ordre pour s’engager au sein d’équipes bénévoles, comme le groupe d’élaboration et de rédaction de la première la Charte de la migration ou le réseau Solinetz, un réseau de solidarité en faveur des migrant(e)s créé en 2009. Co-fondatrice et présidente de l’association Solinetz Zürich, Séverine Vitali évoque  son engagement et son amitié pour Christoph Albrecht sj.

    À lire ci-dessous: Echo_689_complet.pdf

     

  • Échos des jésuites de Suisse de l'été 2018

    Couv EchosJes juillet18

    «Chacun des voyages des papes a ses particularités, dépendant de l’occasion qui l’a motivé ou de son objectif», rappelle le Père Federico Lombardi sj qui a dirigé durant 10 ans le Bureau de presse du Saint-Siège et qui replace la récente visite du pape François à Genève dans son contexte historique, une visite faite à l'occasion du 70e anniversaire du Conseil Œcuménique des Églises. Cet article du Père Lombardi sj ouvre le numéro d'été 2018 des Échos des jésuites de Suisse.

    «Au cours de son très long pontificat, Jean-Paul II -alors qu’il jouissait encore d’une vigueur et d’une force physique extraordinaires- a cherché à faire de vraies «visites pastorales» dans un grand nombre de pays. Il est le seul à avoir fait un séjour de plusieurs jours en Suisse (1984), ralliant quatorze localités dans diverses parties du pays et plusieurs diocèses, s’entretenant avec le Conseil fédéral et avec la Conférence des évêques, et se rendant au Conseil œcuménique des Églises (COE) et à l’Institut œcuménique de Bossey. C’est donc maintenant au tour de François. Il était invité à Genève à l’occasion du 70e anniversaire du COE, auquel il attache une grande importance en raison des relations multiples que l’Église catholique entretient avec cette institution, surtout au travers du Conseil pour l’unité des chrétiens.»

    Bon à savoir: d'autres articles au sujet de la visite du pape François en Suisse sont disponibles sur ce site (lien1) (lien2) (lien3) (et sous la chronique de Jean-Blaise Fellay sj: lien4) et dans les pages œcuménisme du site de la revue choisir.

    Activités jésuites

    À découvrir également dans ce supplément Échos des jésuites de Suisse de l’été 2018, le compte–rendu de la réunion des communicateurs des provinces jésuites d’Europe, qui s’est tenue fin avril à Bruxelles (à lire également en suivant ce lien), ainsi que l’annonce de la nouvelle saison 2018-2019 des activités proposées en Suisse romande par les jésuites, notamment au Domaine de Notre-Dame de la Route, à Villars-sur-Glâne.

    Étudiants des marges

    Dans sa seconde partie, Échos des jésuites de Suisse présente les projets soutenus par la Fondation Jésuites International, l’organisation caritative des jésuites suisses. Ce trimestre, la Fondation met en exergue l'engagement des jésuites en Indes en faveur des Santals et des Paharias -aborigènes de l’État du Jharkhand- qui administrent des écoles et assurent un meilleur enseignement que celui dispensé dans les écoles publiques.

    À découvrir également dans ce numéro, l’article du Père Jeyaraj Veluswamy sj, ex provincial de Calcutta, aujourd’hui au Bangladesh sur la situation des réfugiés rohingyas du Bangladesh qui vivent une situation instable entre toutes, aggravée encore par la mousson et les cyclones qui menacent la province de Cox’s Bazar où ils se sont réfugiés.

    À lire ci-dessous: Echo_688_complet.pdf

  • Échos des jésuites de Suisse de l'hiver 2017

    CouvEchojes choisir janv18

    Avec la nouvelle année vient le temps du premier numéro de 2018 des Échos des jésuites de Suisse, le supplément de la revue culturelle jésuite choisir.

    Un premier article parle de la vie spirituel en hôpital. Luc Ruedin sj, jésuite romand, a rejoint il y a un an le service d’aumônerie au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), à Lausanne. Un service dont le rôle a bien changé depuis le siècle dernier, comme le relève le responsable du service François Rouiller qui intervient dans un reportage vidéo tournée par la rédaction de choisir. Les aumôniers sont une vingtaine, laïques et religieux, à se relayer au chevet des malades. On les appelle d'ailleurs plus volontiers accompagnateurs spirituels qu'aumôniers, ce qui reflète bien la réalité de leurs interventions.

    Un second article emmène le lecteur aux abords de feue la "jungle de Calais où des centaines de migrants dorment dans la rue, guettés par le découragement dans les méandres de leur exil. Ils reçoivent l'aide de nombreux bénévoles souvent aussi jeunes qu'eux. Cette générosité révèle une réalité alarmante, une impasse politique et sociale, mais aussi le désir d'un engagement porteur de sens et de changement. Jésuite genevois, Julien Lambert a travaillé et vécu trois semaines avec eux cet été. Il partage son regard sur ces deux quêtes, ces deux jeunesses qui se rencontrent...

    Le troisième article fait écho à l’inauguration des nouveaux bureaux à Genève de l’œuvre helvético-germano-autrichienne, l'association Jesuit Worldwide Learning (JWL) qui vient en aide à des personnes vivant dans des régions en conflit ou en marge de la société. Comment? Par l’éducation. Cette initiative de la Compagnie de Jésus, en partenariat avec des universités et des organisations internationales, offre des cours en ligne de niveau universitaire à près de 3000 étudiants à travers le monde, notamment à des réfugiés et à d’autres personnes marginalisées.

    Bénévole, à Calais !

    Dans sa seconde partie, Échos des jésuites de Suisse présente les projets soutenus par la Fondation Jésuites International, l’organisation caritative des jésuites suisses. Ce trimestre, place à la musique ! Un nouveau CD Jungle Baroque, consacré à la musique des anciens villages de mission des jésuites au Paraguay (les Réductions), est non seulement le vecteur d’une fascinante tradition, mais les revenus de sa vente permettent de soutenir des projets sociaux de première importance. À découvrir dans le présent supplément avant de passer commande par messagerie auprès de la Fondation Jésuites international: .

    À découvrir également dans ce numéro, les témoignages de jeunes partis l'été dernier en mission à l’étranger avec l'organisation «jesuit volunteers».

    À lire ci-dessous: Echo_686_complet.pdf

  • Échos des jésuites de Suisse du printemps 2018

    Cou Supp Echo avril18

    Le 10 mars, la revue jésuite choisir s’associait à l’équipe de l’Espace culturel saint François de Sales pour proposer une conférence autour de la migration à laquelle participait le sociologue Jean Ziegler et le Père Jean-Marie Carrière sj, ancien directeur du Service jésuite des réfugiés Europe (JRS). Un court compte-rendu ouvre ce second numéro de 2018 des Échos des jésuites de Suisse. Bon à savoir: une version plus étoffée de ce reflet d’événement est disponible sur le site de la revue (lien).

    Un second article met en lumière le nouveau livre du Père Luc Ruedin sj, paru fin 2017: Georges Haldas - Etty Hillesum - Poètes de l’Essentiel. Passeurs vers l’Absolu (éditions Embrasure/Parole et Silence). Le parcours de ces deux personnalités fortes semble ne rien avoir en commun. Pourtant, tant chez l’écrivain genevois que la jeune mystique morte à Auschwitz en 1943, les mots leur ont permis d’élever leur âme. Tout deux ont laissé une œuvre riche et profonde. Luc Ruedin sj se réjouit que face au «mutisme qui guette la société, à cette anesthésie de la vie qui conduit à une aphonie mortifère et qui nous dérobe notre intériorité spirituelle, se lèvent des témoins pour prendre singulièrement la parole. Georges Haldas, scribe de l’essentiel, et Etty Hillesum, spirituelle hors frontières, en font partie.»

    Un troisième article fait écho à la récente fermeture du Centre jésuite de formation et de documentation religieuse (cedofor) après 42 ans d’activité au centre de Genève, puis à Carouge. Créé en 1975 à partir du fond de bibliothèque de la revue choisir, ses 45'000 ouvrages ont trouvé place dans d'autres institutions, notamment à la bibliothèque principale des jésuites de Suisse à Zurich, mais aussi en Croatie et en Afrique. «La décision de fermer le Centre a été difficile, mais elle s’est imposée comme une évidence par un manque de ressources humaines et financières», explique le Père jésuite Joseph Hug sj, responsable du cedefor et de la bibliothèque des jésuites à Genève.

    Étudiants des marges

    Dans sa seconde partie, Échos des jésuites de Suisse présente les projets soutenus par la Fondation Jésuites International, l’organisation caritative des jésuites suisses. Ce trimestre, la Fondation met en exergue le travail de l’œuvre germano-austro-helvétique Jesuit Worldwide Learning (JWL). «Apprendre collectivement et changer le monde ensemble», telle est sa devise. JWL propose à des personnes défavorisées, issues de 40 pays différents, des formations professionnelles ainsi que des programmes d’études en ligne. C’est par exemple le cas au sein du camp Domiz 1, situé au nord de l’Irak, qui abrite plus de 30’000 réfugiés, la plupart originaires de Syrie.

    À découvrir également dans ce numéro, l’article du Père Arnold Moyo sj sur le Zimbabwe qui, suite à l’abdication de Robert Mugabe, espère la paix, la liberté et la prospérité.

    À lire ci-dessous: Echo_687_complet.pdf

  • En mémoire de Werner Heierle sj

    Werner HeierleLe jésuite suisse Werner Heierle est décédé lundi après-midi à l'âge de 79 ans à l'hôpital cantonal de Lucerne. Le Père Werner a succombé aux conséquences de son accident, a annoncé le Provincialat des jésuites de Suisse.

    Werner Heierle avait quitté le monastère bénédictin de Maria Rickenbach à Niederrickenbach dans le canton de Nidwald -où il passait quelques ours de vacances- pour une promenade seul. Il n'en était pas rentré et avait disparu pendant deux jours. La police cantonale de Nidwald l'a trouvé dans un ravin le 18 octobre.

    Le jésuite a vécu ses dernières années dans la communauté des jésuites de Bâle. Il a été, notamment, aumônier, rédacteur en chef de l'ancien magazine "Orientierung" publié par les Jésuites. Pendant de nombreuses années, il a également travaillé comme pasteur dans la paroisse de Dreikönig à Zurich.

  • En mémoire du Père D'Souza sj

    George DSouza sj web 2013Le Père George D'Souza sja rejoint le Seigneur ce mardi 16 octobre, vers 19h, après une courte hospitalisation aux soins intensifs de l’Hôpital cantonal de Genève. Il est parti sereinement, à l’âge de 80 ans, entouré de proches et de membres de la Communauté jésuite de Genève. Nous le confions, ainsi que ses proches en Suisse et en Inde, à l’amour du Seigneur.
    Le Père D’Souza sj a été actif au sein de la communauté internationale de Genève, notamment comme professeur invité à l’Institut universitaire d’études du développement (IUED) de l’UNIGE (1986-1991), puis comme observateurs accrédité à l’ONU. Il aura également collaboré avec la Direction du développement et de la coopération (DDC) suisse sur des projets de microcrédits au Bangladesh et au Sénégal.

  • Exilés à Calais: Bienvenue en Utopie

    À Calais ou à Paris, des centaines de migrants dorment dans la rue, guettés par le découragement dans les méandres de leur exil. Ils reçoivent l'aide de nombreux bénévoles souvent aussi jeunes qu'eux, rendue nécessaire par la démission de l'État. Cette générosité révèle une réalité alarmante, une impasse politique et sociale, mais aussi le désir d'un engagement porteur de sens et de changement, qui anime leur génération. Jésuite genevois poursuivant ses études à Paris, Julien Lambert a travaillé et vécu trois semaines avec eux cet été. Il partage son regard sur ces deux quêtes, ces deux jeunesses qui se rencontrent...

    KantorowiczTorres 170831 7327

  • Exorciser mes peurs

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Vendredi 10 avril - Exorciser mes peurs
    À tout moment ça se culbute dans mon ciboulot: On va tous mourir, ça y est j'ai la fièvre, je vais rester trois ans sans voir les ami.e.s, celui-là a oublié de se laver les mains, on a bientôt fini le PQ, etc... Dieu accepte d'écouter de ces choses... mais une fois tout ça lâché, Il-Elle se réaffirme comme un.e Dieu des silences habités, des solitudes repeuplées, des désespoirs traversés...

  • Greta Thunberg, suite sans fin

    Étienne Perrot sj - Une lectrice conteste mon dernier Blog sur Greta Thunberg. Cette contestation bien informée souligne avec juste raison que la traversée de l’Atlantique en voilier de la jeune Suédoise médiatique provoque davantage de pollution atmosphérique qu’elle n’en épargne; elle occasionnerait en effet de multiples traversées en avions de la part de son équipe accompagnatrice. Ma lectrice ajoute que si, comme il est envisagé, Greta Thunberg rentre en Europe par le moyen d’un cargo porte-conteneurs, l’image d’un transport moins polluant en serait ternie. Tout ceci est parfaitement vrai.

    La démarche de la jeune suédoise n’est certes pas sans ambiguïté. Cette ambiguïté est sans doute occultée aux yeux de l’héroïne. Son entourage immédiat -je n’ose pas dire ses conseillers- semble plus sensible au caractère médiatique de l’événement qu’à sa logique écologique. Cependant, dans l’esprit de mon précédent Blog, je vois dans cette ambiguïté politico-médiatique l’illustration de la dérive inévitable de toute pratique publique qui cherche à mobiliser les masses.

    L’avenir du monde appartient aux manipulateurs de symboles, disait Robert Reich, un ancien Secrétaire d’État de l’administration Clinton. À son époque, c’était surtout vrai dans la sphère commerciale et financière. C’est devenu la règle dans les domaines élargis, comme le climat ou la sécurité, domaines où la politique est trop myope pour envisager le long terme.

    La contradiction pointée par la lectrice de mon Blog précédent fait partie de toutes les contradictions que les politiciens affrontent à longueur d’années. Les anciens faisaient remarquer que l’art de la politique était lié à l’art oratoire. À cette époque, les politiciens qui parlaient dans les assemblées supportaient directement les réactions de l’auditoire. Il n’en va plus de même aujourd’hui où sont souvent occultés les manipulateurs de symboles à l’origine des contre-pouvoirs médiatiques.

    Il ne me reste plus qu’à remercier cette lectrice attentionnée.

  • Histoire de Généraux

    info generales FRE ab95e

  • Hommage au Père George sj

    Georgessj«George aimait profondément son pays, mais il a toujours porté un regard très critique sur la situation en Inde et il était lucide de ses défauts et faiblesses. Il m'a fait voir la société indienne de l’intérieur, m’a montré les conséquences destructrices du système de castes sur la vie des gens; l’omniprésence de la corruption et ses effets désastreux, les barrières p.ex. qui s’érigent devant les pauvres s’ils ne peuvent payer ce qui est exigé d’eux; la violence faite aux femmes, les discriminations constantes dont elles font l’objet dans la vie de tous les jours. Et il ne cessait de répéter que la société indienne était loin d’être non-violente.»

    Lors de la cérémonie d'adieu au Père George D'Souza sj qui s'est tenue à Carouge (Genève) le 22 octobre, plusieurs personnes ont rendu hommage à l'homme, au jésuite et au défenseur des droits de l'Homme. Parmi elles, l'une de ses amies les plus chères, la sociologue Immita Cornaz. Il l'a connue en Inde alors qu'il était jeune jésuite et qu'elle travaillait pour la coopération au développement du Gouvernement suisse qui y finançait un projet.

    Elle nous a aimablement permis de reproduire ci-dessous son texte d'hommage.

  • Hommage au Père Van der Lugt sj

    Le 7 avril 2019, les jésuites des Pays-Bas et de la Flandre ont rendu un bel hommage en vidéo au Père Frans van der Lugt sj assassiné il y a cinq ans devant chez lui à Homs, en Syrie, à l’âge de 75 ans.

  • Jésuite à la tête d'un Comité contre le racisme

    murraySJ bdbb1Suite aux événements d’août 2017 à Chalottesville, en Virginie, alors que le président Trump s’apprête à revenir sur le programme daca -dérogation instituée par Obama en faveur des sans-papiers arrivés enfants sur sol américain-, la Conférence des Evêques catholiques des Etats-Unis (USCCB) a annoncé la création d'un Comité Ad Hoc contre le Racisme.

  • Jésuite primé par une université musulmane

    Christian W Troll sjL'Aligarh Muslim University, université musulmane d’Aligarh, ville de l’État indien de l’Uttar Pradesh, a conféré au Père Christian W. Troll sj, le Sir Syed Excellence Award, prestigieux prix remis pour son excellent travail dans le domaine des études islamiques et des relations entre chrétiens et musulmans.

  • Jésuites au service des droits de l'homme

    CouvEchos supp janv19

    Ce premier numéro des Échos des jésuites de Suisseest l'occasion de vous souhaiter une bonne et belle année 2019. Qu'elle vous apporte paix et sérénité tout au long des mois, des joies et des épreuves à venir.

    Le premier article de ce premier numéro de l'an rend hommage au Père George D'Souza sj décédé en octobre dernier à l'âge de 80 ans. D'origine indienne, le Père George sj vivait en Suisse depuis une trentaine d'années au sein de la Communauté des jésuites de Genève. Il avait enseigné à l’Institut universitaire d’études du développement et œuvré au Conseil des droits de l’homme de l’ONU comme observateur accrédité. Il avait également collaboré avec la Direction du développement et de la coopération suisse sur des projets de microcrédits en Inde, au Bangladesh et au Sénégal. Lors de ses funérailles, son amie -la sociologue Immita Cornaz- a rendu hommage à la grande sensibilité de ce féru défenseur des droits humains. Pour en savoir davantage sur la vie de George D'Souza, vous pouvez retrouver l'intégralité de l'hommage d'Immita Cornaz en cliquant sur ce lien.

    Un second article de Pascal Meyer sj fait écho à son engagement au sein de l’association internationale Jesuit Worldwide Learning (JWL) qu'il a rejointe à la fin de l'été 2018. Cette œuvre des Provinces jésuites de Suisse, d'Allemagne et d'Autriche basée à Genève offre, partout dans le monde, un enseignement supérieur aux personnes et aux communautés vivant en marge de la société. Le jeune jésuite zurichois s'est rapidement rendu sur le terrain, en Jordanie, une première expérience qu’il relate avec passion. Voir également sa vidéo ici

    Enfin, un troisième article revient sur les démarches en cours de béatification du Père Pedro Arrupe sj, 28e Supérieur général de la Compagnie de Jésus (1965-1983), qui a laissé une empreinte inoubliable.

    L'aide du JRS en Syrie

    Dans la seconde partie de ces Échos des jésuites de Suisse, la Fondation Jésuites International met en lumière le travail du Service jésuite des réfugiés (JRS) en Syrie. Elle y relate notamment la vie de nombreuses mères qui élèvent seules leurs enfants et sont venues chercher refuge dans l’un des trois nouveaux centres du JRS de Damas, Alep ou Kafroun. Originaires de la campagne, elles sont souvent analphabètes et vont en classe, comme leurs enfants, pour apprendre à lire et écrire, et  plus encore. Dans une interview, Fouad Nakhla sj, qui dirige le JRS Syrie, témoigne du soutien non seulement scolaire mais aussi psychologique que les jésuites essaient d'apporter à la population locale.

    Apprendre, en Indonésie

    L’Akademi Tehnik Mesin Industri (ATMI) de Surakarta est une success-story. Fondé en 1968 par des jésuites suisses, ce premier atelier d’apprentissage a servi de modèle aux écoles professionnelles techniques de toute l’Indonésie. Le 29 septembre 2018, Toni Kurmann sj a assisté, avec une petite délégation suisse, aux festivités de son cinquantenaire. Il en témoignage dans nos pages.

    À lire ci-dessous: Echo_690_complet.pdf

     
     
     
     
  • Jésuites de Californie et de l'Oregon consternés

    Déclaration des Provinciaux jésuites de Californie et d'Oregon

    Chers Frères et Amis,

    Nous écrivons pour exprimer notre consternation sur la manière dont la conversation nationale sur l'immigration a pris une tournure tranchante et durement xénophobe sous la nouvelle administration. Il ne fait pas de doute que la plus récente mesure exécutive contredit catégoriquement une obligation fondamentale de notre tradition judéo-chrétienne ; « aimez l'étranger car vous avez été des étrangers en Egypte (Dt 10, 19) » et « J'étais un étranger et vous m'avez accueilli (Mt 25, 35) ». Le Pape François a lui aussi été clair : nous sommes appelés à « voir un rayon d'espoir... dans les yeux et les cœurs des réfugiés et de ceux qui ont été déplacés de force », et à servir les immigrants et les réfugiés de quelque manière que nous le pouvons. Par contraste, le Décret du Président renvoie durement un grand nombre y compris des femmes et des enfants vers les horreurs de la guerre, la faim, une répression massive et même la mort.

  • Jésuites engagés pour l’harmonie sociale

    Surmonter l’ignorance et les préjudices, et surtout éduquer les jeunes à promouvoir la paix et l’harmonie sociale, tels sont les besoins pressants de l’époque dans laquelle nous vivons. Le Père Michael Amaladoss sj, théologien indien et Directeur de l’Institut pour le dialogue avec les cultures et les religions du Loyola College de Chennai, en est convaincu. Lui qui, par ailleurs, est consultant pour la mission et l’évangélisation du Conseil mondial des églises. «Nous devons construire des relations et aider les personnes non seulement à tolérer, mais aussi à célébrer la différence en tant que don créatif de Dieu. Nous devons construire une coalition multireligieuse afin de combattre tout type de fondamentalisme et de communautarisme dans toutes les religions. Il faudrait soigner en particulier la formation des jeunes, afin qu’ils grandissent en acquérant une mentalité qui dépasse le préjudice et soit en mesure de promouvoir l’harmonie sociale», explique le religieux à l'agence fides.