jésuite

  • Le numérique, garant de la continuité religieuse ?

    La Covid-19 a conduit à repenser les relations professionnelles et sociales, notamment par l’incitation à la distanciation physique. Il a fallu les ajuster aux modalités proposées par les réseaux numériques et leurs acteurs, en période de confinement notamment, en complément ou substituts des activités menées en présence mutuelle. Il en va de même du religieux qui, pour une partie, s’est vu jusqu’il y a peu en France empêcher d’organiser rencontres et célébrations. Ces dernières ont même été accusées d’avoir occasionné la diffusion virale de façon assez nette, en plusieurs endroits (notamment le rassemblement évangélique « Les portes ouvertes chrétiennes » de Mulhouse en février 2020). Pour assurer une forme de continuité en cette période de crise et d’absence de rassemblements, les religions ont eu recours à des dispositifs numériques que David Douyère, professeur de sciences de l'information et de la communication de l'Université de Tours, a analysés un article publié sur la version française du site The Conversation.

  • Solos Dios basta - Dieu seul suffit

    En ces temps chahutés par le coronavirus, Luc Ruedin sj propose de cheminer aux côtés de Thérèse d'Avila en prêtant l'oreille aux voix des frères de Taizé pour éclairer notre route! À chaque phrase, son commentaire à méditer.
    Aujourd’hui: Solos Dios basta! - Dieu seul suffit!

  • "J'admire la décision du P. Général de consulter toute la Compagnie

    Le Conseil élargi du Père Général des jésuites s’est réuni début septembre. À cette instance participent les présidents des Conférences jésuites qui, sur une base géographique, regroupent les Provinces jésuites du monde entier. Nous avons posé trois questions à chacun des présidents; voici le premiers de leurs témoignages.

    George Pattery sj – Asie du Sud (JCS)

    Pattery GeorgeDans le cadre de votre service en tant que Président de la JCS (Jesuit Conference of South Asia), qu’est-ce qui a été, jusqu'à présent, votre principale source de "consolation" ou de joie?

    L'acceptation et la pratique répandues de la conversation spirituelle comme outil significatif de discernement en commun me donne une immense joie. Cela change positivement nos réunions de commissions et notre vie communautaire. Tout le monde est entendu et à chacun on donne de l'importance. Tout le monde parle. Ce faisant, la vie communautaire prend un nouveau sens. Nous apprenons à découvrir les mouvements intérieurs de chacun et de l'ensemble du groupe. De plus, cet outil peut être facilement adapté aux réunions de nos conseils d'administration et aux échanges au sein des commissions. La conversation spirituelle nous donne le sentiment de cheminer avec l’Esprit.

  • "J'aime" ou "J'aime pas" le confinement?

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Samedi 11 avril - "J'aime" ou "J'aime pas" le confinement?
    J'entends des gens qui n'hésitent pas à dire qu'ils «aiment» voire «profitent un max» du confinement, d'être forcés à freiner quand ils en étaient incapables seuls, ou pour une expérience de cohabitation forte: pas mal de jeunes Parisien.ne.s sont parti.e.s avec des ami.e.s - et ami.e.s d'ami.e.s - comme en vacances! Avec du boulot sous le bras...
    Ça peut faire grincer des dents celles et ceux qui n'en peuvent plus ou le voient forcément lié à la maladie de leurs proches. (Moi pour être honnête je bascule un peu d'un bord à l'autre...) Bien sûr, c'est un luxe de privilégiés dans un sens, si on compare à tou.te.s celles qui vont quand même travailler dans des conditions dangereuses ou épuisantes, ou qui perdent leur boulot, ou qui sont dans des ménages pleins de tensions voire de violence... Mais du moment qu'on est parmi ces privilégiés, pourquoi ne pas au moins en tirer du bon pour soi, au lieu de se l'interdire? On n'en sera que plus agréables pour les autres en ressortant!
    Et vous, oseriez-vous vous autoriser à dire «j'aime ce confinement comme je le vis»?

  • « J’ai un rêve »

    par Mathias Werfeli sj - Les rêves sont trompeurs. Pas pour Jésus qui, dans le Sermon sur la Montagne, invite ses disciples et les autres auditeurs à suivre son rêve et le faire devenir réalité. Son rêve est plus que jamais d’actualité: il nous guide vers une nouvelle ère de coopération et de la solidarité.

  • «J’ai besoin de l’esprit de Laudato si’»

    «Ce que le pape a écrit dans son encyclique Laudato si’ est aujourd’hui plus d’actualité que jamais», relève Christoph Albrecht sj. Alors, il se réjouis de tous les tentatives de rappeler son appel urgent et à rendre ce texte majeur accessible au plus grand nombre de personnes. François lui-même avait ouvert son encyclique par ces mots: «À présent, face à la détérioration globale de l’environnement, je voudrais m’adresser à chaque personne qui habite cette planète.» (Laudato si’, 3). Christophe Albrecht sj illustre l’importance des mots de l'encyclique en revenant sur les choix qui ont dictés sa propre vie: Un témoignage fort, engageant!

  • «L'écologie est la science des relations»

    Pour le jésuite François Euvé sj, l’homme doit être l’intendant de la Création. Il en est responsable, mais il n’est pas le maître absolu de ce qui lui est confié. Face à la crise écologie actuelle, il défend la relation, le dialogue et le partage. Il invite à ne pas tout accaparer. Maurice Page de cath.ch a rencontré le rédacteur en chef de la revue jésuite française Études à Genève, quelques jours avant le 4 octobre 2019, fête de saint François d’Assise, «patron des écologistes».

  • A propos de solidarité et d'obéissance

    Conversations avec le Père Général de la Compagnie de Jésus

    Chaque mois, Patrick Mulemi sj, directeur du Bureau des Communications et Relations Publiques de la Curie Généralice de Rome, s’entretient avec le Père Général Adolfo Nicolás sj sur les principales missions, préoccupations et positionnements de la Compagnie en ce XXIe siècle. En ce mois d’avril, suite aux séismes au nord-ouest de l’Equateur et au Japon, leur conversation s’est portée sur les notions de Pauvreté et de Solidarité, mais aussi d’Obéissance, de Volonté de Dieu et de Processus.

  • Aimer l'humanité dans ses/mes misères

    Julien Lambert sj relève périodiquement trois perles tirées de son quotidien de jeune religieux étudiant à Paris. L'année universitaire écoulée fut une «intense année de méditation, d’études philo-théologiques et de vie religieuse au quotidien dans la mégapole parisienne» pour le cadet des jésuites suisses. L’occasion d’une relecture spirituelle, humoristique et «humeuristique», de ses expériences théâtrales, féministico-ecclésiastiques et émotionnelles…

    Perles quotidiennes
    Les enfants n'incarnent pas «l'avenir», mais un présent... déconcertant

    "Grâce" à mes parents profs, j'ai toujours eu peur des ados. Mais dans un atelier-théâtre, ça peut se passer bien, m'étais-je dit à la rentrée. Alors je me suis lancé: je les ai fait improviser sur les sujets de leurs vies pour construire un spectacle expérimental. Avec, à chaque séance, un tour de partage de leur ressenti.
    Perplexes parfois, tou·te·s ont d'abord suivi poliment. Mais quand l'expérimentation s’est mise à piétiner, plusieur·e·s se sont mis·e·s à s'impatienter... On a fini par constituer une histoire de parents divisés, et d'enfant défiant le cynisme des présidents au sujet de la crise écologique. Mais là aussi, difficile de faire s'exprimer les élèves sur ces sujets qui inquiètent tant ma génération. Eux préfèrent jouer, et excellent dans des impros ironiques sur l'idéalisme écologique. Je déchante donc un peu. Mais j'ose encore moins m'en plaindre, quand avec d'autres ados moins "favorisé·e·s", en pèlerinage à Lisieux, je constate à bout de nerfs que l'autorité des enseignants suscite aussi peu leur attention et leur respect qu'une messe solennelle...
    Mes amis instit's me racontaient dernièrement comment l'emprise des Smartphones et d'Internet pouvait transformer la capacité d'attention des enfants. Mes amis en couple hésitent quant à eux parfois à en faire...
    Quand arrive la soirée de présentation des ateliers, les élèves ont encore interverti des rôles, le fond sonore disco de l'atelier-danse noie mes dernières indications soufflées en bord de scène. Mais nonobstant la panique de leur metteur en scène, mes acteur·rice·s de treize ans se lancent, séduisent le public avec des blagues ajoutées de leur cru. Lors des derniers ateliers, tou·te·s m'épatent encore par la créativité impertinente des scènes improvisées sur n'importe quel thème en quelques minutes.
    Et si les Smartphones n'étouffaient pas toute créativité? Et si on laissait à ces adultes de demain une chance d'inventer un monde habitable sans leur souffler les solutions... que nous n'avons pas?
    Un peu similairement, quand j'accompagne des groupes méditer en forêt dans l'espoir de favoriser la conversion écologique, j'entends les arbres me souffler que nos discret·ète·s colocataires de la création, bien qu'ils espèrent aussi nous voir freiner nos consommations effrénées, entendent moins se laisser sauver passivement, que nous sauver eux-mêmes de nos découragements...

    Perle intellectuelle
    Aimer l'humanité de l’Église malgré ses raideurs

    Masochisme? Provocation ou amour du risque? J'ai choisi d'écrire mon mémoire de théologie sur la situation des femmes dans la transition écologique... et dans l'Église. Durant toute cette année, je me suis passionné pour les paradoxes du concept de "genre", qui permet de concevoir que si les identités «masculine» et «féminine» résultent souvent d'intérêts et de projections sociales, elles n'en agissent pas moins sur nous, et ont pu susciter des expériences et des sensibilités différentes. Je m'emballe jusqu'à parler non seulement de nos aptitudes inégales à intégrer les émotions violentes suscitées par la crise, pour en faire un motif d'empathie et d'engagement... mais aussi de l'accès des femmes à la prêtrise. Évidemment, ça n'a pas plu à tout le monde.
    Confronté par mon sujet et mes convictions croissantes au mur des décrets pontificaux et des blocages culturels, je traverse des phases d'allergie à la raideur des masculinités ecclésiastiques. Les messes me font plus ruminer que prier. J'apprends que des théologiennes ont quitté l'Église catholique, découragées par trop peu de perspectives d'ouverture. Beaucoup d'amies cathos m'épatent, par une patience sans résignation... que je ne trouve pas en moi.
    Or, c'est là que Dieu me rattrape. Carrément quatre fois de suite, quatre dimanches de Carême dans des paroisses de quartier. À chaque fois, sans crier gare, la beauté de ces pauvres assemblées, de ces gens si différents réunis par l'étrange désir de croire et prier ensemble, me saute au cœur. Le théologien Jean-Baptiste Metz ou le pape François parlent de la "théologie" plus fraîche émergée des expressions de foi spontanées des foules anonymes. Ces chants trop entendus, ces symboles trop vus me traversent, comme neufs. Je pleure d'avoir jeté ces enfants de Dieu avec l'eau parfois croupie du bain ecclésial; d'avoir oublié que c'est dans la précarité des paroisses que s'est développée en moi la conscience du Dieu vivant.
    On n'a certes pas besoin de se faire luxembourgeois et de brûler son passeport suisse parce que les banques soutiennent les dictateurs et les disparités économique mondiales. De même, ce n'est pas par rejet de ma propre maison, où je reviens toujours avec soulagement poser mes bagages, que je devrais lorgner chez les protestants. Je les estime trop pour cela, pour leur précieuse flexibilité combinée à une vraie exigence intellectuelle.

    Perle spirituelle
    Que faire avec tant d'émotions et de désirs?

    Il y a des fois où je m'émerveille de la liberté que mon choix du célibat permet; de me sentir lié au sort de personnes si diverses, comme à ce Dieu si présent dans la solitude. Mais il y a d'autres fois aussi où la vue d'une belle jeune femme ranime douloureusement en moi un désir de tendresse... C'est souvent dans les mêmes périodes que ma peur des catastrophes à venir, ma tristesse et ma colère devant les inconséquences de la société et de l’Église, ou mon impuissance et ma culpabilité devant les miennes, m'apparaissent comme un fardeau, une tare. Que faire avec toutes ces émotions, tous ces désirs?
    Souvent, appliquer les bons conseils des moines bouddhistes me suffit: les nommer, ces sentiments, les respirer, les voir non collés à ma peau mais plus distants de moi. Mais leur façon de persister aux portes de mon esprit me fait parfois sentir le besoin d'en parler ouvertement à un ami indéfectible, qui puisse entendre même le plus répétitif, même le plus inavouable. J'arrête de me demander, sceptique, si parler à Dieu c'est peut-être s'adresser à son subconscient, à un fantôme ou un nounours; je Lui parle, simplement. Parfois je crie. Je demande ce qui se cache derrière ces émotions opiniâtres, ce que je dois y entendre, quelle énergie en tirer. Petit à petit, Dieu me montre les réponses déjà là, dans la chance de pouvoir formuler ces questions. Accueillir ces émotions comme autant de signaux de fatigue, d'orgueil que j'ai de jouer le sauveur, le pur, l'irréprochable; autant d'invitations à laisser, avec confiance et soulagement, Dieu et les autres achever ce que je ne sais pas faire moi-même.

    PaulKlee Hauptweg und Nebenwege 1929

  • Aller voir la Tour Eiffel

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Vendredi 1er mai - Aller voir la Tour Eiffel
    J'ai vraiment tout envisagé pour rejoindre le cœur de Paris ou mes ami.e.s, qui me manquent tellement: les tunnels façon pénitenciers américains, les delta-planes comme au-dessus du mur de Berlin, me bourrer les poches d'attestations obligatoires pour avoir droit à la ballade d'un kilomètre autour de chez soi, avec sur chacune une adresse différente... Mais résigné, j'ai recommencé à peindre le clocher voisin, par la fenêtre de ma chambre. Pourtant il me suffit de grimper un étage, et je vois au loin la Tour Eiffel.
    «L'essentiel est invisible pour les yeux», certes... mais si on s'aidait un peu quand même, en se projetant aussi loin que nos pupilles nous portent, pour voir un peu mieux encore «avec le cœur»?

  • Annoncer le royaume de Dieu, ici et maintenant

    Le Pape François a fait de ce mois d'octobre 2019 le Mois Missionnaire Extraordinaire, un mois qui marque également le 100e anniversaire de la lettre apostolique Maximum Illud. Rome lui a donné pour thème «Baptisés et envoyés: l’Église du Christ en mission dans le monde».
    «Qu'est-ce que cela signifie pour moi, qui a été baptisé il y a un demi-siècle?» se questionne Toni Kurmann sj, président de la Fondation Jésuites International et membre du groupe de travail dédié à l’événement constitué par la Conférence des évêques suisses.

  • Applaudissons les soignant.e.s! ... nous le sommes un peu aussi!

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Samedi 2 mai - Applaudissons les soignant.e.s!... nous le sommes un peu aussi!
    Même si ça me fait toujours relever de table, j'aime bien le rituel des applaudissements aux fenêtres. Je sais que certain.e.s soignant.e.s les reçoivent avec émotion. J'avoue: j'ai parfois la sensation, avec une agréable chaleur dans la poitrine, qu'on se les offre tou.te.s un peu aussi, ces applaudissements. C'est vrai qu'on a besoin d'une dose de courage et d'amour supplémentaire, pour traverser ces longues semaines. Mais aussi qu'avec celles et ceux qui péclotent à tour de rôle dans nos chaumières (comme nous-mêmes bien sûr), on est souvent invité.e.s à jouer les aide-soignant.e.s spirituel.le.s...
    Et vous, est-ce que vous pouvez vous autoriser à recevoir un peu pour vous les applaudissements destinés aux soignant.e.s?

  • Aumônier à l'hôpital

    francois Roiller CHUV 2017Le Père Luc Ruedin sj a rejoint il y a un an le service d’aumônerie au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), à Lausanne. Un service dont le rôle a bien changé depuis le siècle dernier, comme le relève dans la vidéo tournée par choisir le responsable du service François Rouiller.

    «Nous sommes considérés aujourd'hui comme des soignants, des professionnels qui prennent en compte la dimension spirituelle dans l’ensemble des soins qui sont donnés aux patients. Pour le CHUV, il paraît extrêmement important que l’on tienne compte de cette réalité, l’homme étant aussi spirituel et pas seulement somatique ou psi.» 

  • Avec les réfugiés dans le monde

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    Le Service jésuite des réfugiés (JRS) est une ONG d'aide d'urgence aux réfugiés dans les régions du monde en conflits. Sur la base des besoins des réfugiés et des possibilités de l'organisation, le JRS fournit une large gamme de services à environ 950.000 réfugiés et autres personnes déplacées de force. Ces services sont fournis aux réfugiés et personnes déplacées indépendamment de leur race, origine ethnique ou croyances religieuses.
    http://jrs-schweiz.ch

  • Avec les réfugiés en Suisse

    JRSSuisse 7fd47

    Le Service jésuite des réfugiés de Suisse – (JRS) est une ONG d'aide d'urgence aux réfugiés. Sa mission touche divers domaines : éducation, formation, services d'emploi pour les personnes en fuite et les requérants d'asile. Cette organisation vise également à sensibiliser la population et lui faire prendre conscience des problèmes des réfugiés.
    http://jrs-schweiz.ch

  • Avons-nous besoin des théologiens?

    BernardSesboue 2017Jésuite, théologien, auteur de Introduction à la théologie, histoire et intelligence du dogme (Salvator 2017), Bernard Sesboüérépondait aux questions de Sophie de Villeneuve -rédactrice en chef de croire.com- dans l'émission Mille questions à la foi sur Radio Notre-Dame le 24 novembre dernier. Se faisant le relai d'un internaute, elle le questionnait: «L’Église a-t-elle besoin de théologien?» Pour le Père Sesboüé sj, c'est «une question inquiétante (...) signe que le contenu de la foi n'intéresse plus» (...) «Les affirmations de la foi seraient-elles justes bonnes à être répétées comme des paroles de perroquets?»

     

  • Bicentenaire de la naissance de l'astrophysicien jésuite Angelo Secchi

    Angelo Secchi sjLe père jésuite Angelo Secchi (1818-1878), brillant astronome et astrophysicien italien, «était toujours animé d’un grand amour de la vérité, recherchée avec ténacité par les moyens de la science et les principes de la foi», déclare Mgr Luis Ladaria Ferre sj, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi: «Il a toujours été soutenu par la certitude que les visions du monde, que la foi et la science fournissent à l’homme, sont harmonieuses et complémentaires.»

  • Célébrer au jardin ou au balcon, avec prêtre... ou sans?

    En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose «quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne...» Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mercredi 22 avril - Célébrer au jardin ou au balcon, avec prêtre... ou sans? 
    Pâques a été franchement rude pour bien des ami.e.s croyant.e.s qui ne se sont pas satisfait.e.s des retransmissions de messes télévisées. Comme beaucoup de communautés religieuses, nous avons choisi de ne pas profiter de la chance d'avoir des prêtres et une chapelle, pour suivre nous aussi une célébration à la télévision, par "solidarité". Et c'est vrai que la messe de la nuit de Pâques sur écran, avec le Pape dans une basilique Saint-Pierre déserte, entouré de cérémoniaires au visage lugubre, m'a peu fait frétiller de joie.
    Le lendemain matin, nous célébrions par contre sur un autel de fortune sous le cerisier du jardin, grattant la guitare et chantant gaiment la résurrection parmi les jonquilles. Des voisins curieux -et peut-être heureux?- suivaient au balcon. Un gamin taquin parodiait nos kyrie...
    Et si les messes avec prêtre et encens n'étaient pas la seule façon de célébrer? Et sans prétendre les "remplacer", si entre "simples" croyants riches de leur foi et de leur créativité, on partageait lectures bibliques, prière et chant autour de la table familiale, avec la même solennité et profondeur -et peut-être plus d'investissement du cœur?- que nos messes tant regrettées?

  • Changer le monde dépend de soi

    «Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde!» Ces paroles de Gandhi m’ont accompagné pendant toute la durée des vacances académiques de cet été. Deux mois passés entre le Campus de la Transition à Forges (Paris) et le Schumacher College dans le sud de l’Angleterre qui m'ont ré-ouvert le cœur et l'esprit à l'écologie.

  • Chrétienté et franc-maçonnerie

    Le Père Étienne Perrot sj, chroniqueur sur notre site jesuites.ch et membre du comité de rédaction de la revue culturelle jésuite choisir, participait le 2 mars 2019 dernier au débat qui a suivi la diffusion du reportage sur la  Franc-maçonnerie: rituels, secrets et fantasmes. Un reportage proposée sur RTS Un dans l'émission Faut pas croire.