jésuite

  • Le Conseil élargi du Père Général des jésuites s’est réuni début septembre. À cette instance participent les présidents des Conférences jésuites qui, sur une base géographique, regroupent les Provinces jésuites du monde entier. Nous avons posé trois questions à chacun des présidents; voici le premiers de leurs témoignages.

    George Pattery sj – Asie du Sud (JCS)

    Pattery GeorgeDans le cadre de votre service en tant que Président de la JCS (Jesuit Conference of South Asia), qu’est-ce qui a été, jusqu'à présent, votre principale source de "consolation" ou de joie?

    L'acceptation et la pratique répandues de la conversation spirituelle comme outil significatif de discernement en commun me donne une immense joie. Cela change positivement nos réunions de commissions et notre vie communautaire. Tout le monde est entendu et à chacun on donne de l'importance. Tout le monde parle. Ce faisant, la vie communautaire prend un nouveau sens. Nous apprenons à découvrir les mouvements intérieurs de chacun et de l'ensemble du groupe. De plus, cet outil peut être facilement adapté aux réunions de nos conseils d'administration et aux échanges au sein des commissions. La conversation spirituelle nous donne le sentiment de cheminer avec l’Esprit.

  • Pour le jésuite François Euvé sj, l’homme doit être l’intendant de la Création. Il en est responsable, mais il n’est pas le maître absolu de ce qui lui est confié. Face à la crise écologie actuelle, il défend la relation, le dialogue et le partage. Il invite à ne pas tout accaparer. Maurice Page de cath.ch a rencontré le rédacteur en chef de la revue jésuite française Études à Genève, quelques jours avant le 4 octobre 2019, fête de saint François d’Assise, «patron des écologistes».

  • Conversations avec le Père Général de la Compagnie de Jésus

    Chaque mois, Patrick Mulemi sj, directeur du Bureau des Communications et Relations Publiques de la Curie Généralice de Rome, s’entretient avec le Père Général Adolfo Nicolás sj sur les principales missions, préoccupations et positionnements de la Compagnie en ce XXIe siècle. En ce mois d’avril, suite aux séismes au nord-ouest de l’Equateur et au Japon, leur conversation s’est portée sur les notions de Pauvreté et de Solidarité, mais aussi d’Obéissance, de Volonté de Dieu et de Processus.

  • Julien Lambert sj relève périodiquement trois perles tirées de son quotidien de jeune religieux étudiant à Paris. L'année universitaire écoulée fut une «intense année de méditation, d’études philo-théologiques et de vie religieuse au quotidien dans la mégapole parisienne» pour le cadet des jésuites suisses. L’occasion d’une relecture spirituelle, humoristique et «humeuristique», de ses expériences théâtrales, féministico-ecclésiastiques et émotionnelles…

    Perles quotidiennes
    Les enfants n'incarnent pas «l'avenir», mais un présent... déconcertant

    "Grâce" à mes parents profs, j'ai toujours eu peur des ados. Mais dans un atelier-théâtre, ça peut se passer bien, m'étais-je dit à la rentrée. Alors je me suis lancé: je les ai fait improviser sur les sujets de leurs vies pour construire un spectacle expérimental. Avec, à chaque séance, un tour de partage de leur ressenti.
    Perplexes parfois, tou·te·s ont d'abord suivi poliment. Mais quand l'expérimentation s’est mise à piétiner, plusieur·e·s se sont mis·e·s à s'impatienter... On a fini par constituer une histoire de parents divisés, et d'enfant défiant le cynisme des présidents au sujet de la crise écologique. Mais là aussi, difficile de faire s'exprimer les élèves sur ces sujets qui inquiètent tant ma génération. Eux préfèrent jouer, et excellent dans des impros ironiques sur l'idéalisme écologique. Je déchante donc un peu. Mais j'ose encore moins m'en plaindre, quand avec d'autres ados moins "favorisé·e·s", en pèlerinage à Lisieux, je constate à bout de nerfs que l'autorité des enseignants suscite aussi peu leur attention et leur respect qu'une messe solennelle...
    Mes amis instit's me racontaient dernièrement comment l'emprise des Smartphones et d'Internet pouvait transformer la capacité d'attention des enfants. Mes amis en couple hésitent quant à eux parfois à en faire...
    Quand arrive la soirée de présentation des ateliers, les élèves ont encore interverti des rôles, le fond sonore disco de l'atelier-danse noie mes dernières indications soufflées en bord de scène. Mais nonobstant la panique de leur metteur en scène, mes acteur·rice·s de treize ans se lancent, séduisent le public avec des blagues ajoutées de leur cru. Lors des derniers ateliers, tou·te·s m'épatent encore par la créativité impertinente des scènes improvisées sur n'importe quel thème en quelques minutes.
    Et si les Smartphones n'étouffaient pas toute créativité? Et si on laissait à ces adultes de demain une chance d'inventer un monde habitable sans leur souffler les solutions... que nous n'avons pas?
    Un peu similairement, quand j'accompagne des groupes méditer en forêt dans l'espoir de favoriser la conversion écologique, j'entends les arbres me souffler que nos discret·ète·s colocataires de la création, bien qu'ils espèrent aussi nous voir freiner nos consommations effrénées, entendent moins se laisser sauver passivement, que nous sauver eux-mêmes de nos découragements...

    Perle intellectuelle
    Aimer l'humanité de l’Église malgré ses raideurs

    Masochisme? Provocation ou amour du risque? J'ai choisi d'écrire mon mémoire de théologie sur la situation des femmes dans la transition écologique... et dans l'Église. Durant toute cette année, je me suis passionné pour les paradoxes du concept de "genre", qui permet de concevoir que si les identités «masculine» et «féminine» résultent souvent d'intérêts et de projections sociales, elles n'en agissent pas moins sur nous, et ont pu susciter des expériences et des sensibilités différentes. Je m'emballe jusqu'à parler non seulement de nos aptitudes inégales à intégrer les émotions violentes suscitées par la crise, pour en faire un motif d'empathie et d'engagement... mais aussi de l'accès des femmes à la prêtrise. Évidemment, ça n'a pas plu à tout le monde.
    Confronté par mon sujet et mes convictions croissantes au mur des décrets pontificaux et des blocages culturels, je traverse des phases d'allergie à la raideur des masculinités ecclésiastiques. Les messes me font plus ruminer que prier. J'apprends que des théologiennes ont quitté l'Église catholique, découragées par trop peu de perspectives d'ouverture. Beaucoup d'amies cathos m'épatent, par une patience sans résignation... que je ne trouve pas en moi.
    Or, c'est là que Dieu me rattrape. Carrément quatre fois de suite, quatre dimanches de Carême dans des paroisses de quartier. À chaque fois, sans crier gare, la beauté de ces pauvres assemblées, de ces gens si différents réunis par l'étrange désir de croire et prier ensemble, me saute au cœur. Le théologien Jean-Baptiste Metz ou le pape François parlent de la "théologie" plus fraîche émergée des expressions de foi spontanées des foules anonymes. Ces chants trop entendus, ces symboles trop vus me traversent, comme neufs. Je pleure d'avoir jeté ces enfants de Dieu avec l'eau parfois croupie du bain ecclésial; d'avoir oublié que c'est dans la précarité des paroisses que s'est développée en moi la conscience du Dieu vivant.
    On n'a certes pas besoin de se faire luxembourgeois et de brûler son passeport suisse parce que les banques soutiennent les dictateurs et les disparités économique mondiales. De même, ce n'est pas par rejet de ma propre maison, où je reviens toujours avec soulagement poser mes bagages, que je devrais lorgner chez les protestants. Je les estime trop pour cela, pour leur précieuse flexibilité combinée à une vraie exigence intellectuelle.

    Perle spirituelle
    Que faire avec tant d'émotions et de désirs?

    Il y a des fois où je m'émerveille de la liberté que mon choix du célibat permet; de me sentir lié au sort de personnes si diverses, comme à ce Dieu si présent dans la solitude. Mais il y a d'autres fois aussi où la vue d'une belle jeune femme ranime douloureusement en moi un désir de tendresse... C'est souvent dans les mêmes périodes que ma peur des catastrophes à venir, ma tristesse et ma colère devant les inconséquences de la société et de l’Église, ou mon impuissance et ma culpabilité devant les miennes, m'apparaissent comme un fardeau, une tare. Que faire avec toutes ces émotions, tous ces désirs?
    Souvent, appliquer les bons conseils des moines bouddhistes me suffit: les nommer, ces sentiments, les respirer, les voir non collés à ma peau mais plus distants de moi. Mais leur façon de persister aux portes de mon esprit me fait parfois sentir le besoin d'en parler ouvertement à un ami indéfectible, qui puisse entendre même le plus répétitif, même le plus inavouable. J'arrête de me demander, sceptique, si parler à Dieu c'est peut-être s'adresser à son subconscient, à un fantôme ou un nounours; je Lui parle, simplement. Parfois je crie. Je demande ce qui se cache derrière ces émotions opiniâtres, ce que je dois y entendre, quelle énergie en tirer. Petit à petit, Dieu me montre les réponses déjà là, dans la chance de pouvoir formuler ces questions. Accueillir ces émotions comme autant de signaux de fatigue, d'orgueil que j'ai de jouer le sauveur, le pur, l'irréprochable; autant d'invitations à laisser, avec confiance et soulagement, Dieu et les autres achever ce que je ne sais pas faire moi-même.

    PaulKlee Hauptweg und Nebenwege 1929

  • Le Pape François a fait de ce mois d'octobre 2019 le Mois Missionnaire Extraordinaire, un mois qui marque également le 100e anniversaire de la lettre apostolique Maximum Illud. Rome lui a donné pour thème «Baptisés et envoyés: l’Église du Christ en mission dans le monde».
    «Qu'est-ce que cela signifie pour moi, qui a été baptisé il y a un demi-siècle?» se questionne Toni Kurmann sj, président de la Fondation Jésuites International et membre du groupe de travail dédié à l’événement constitué par la Conférence des évêques suisses.

  • francois Roiller CHUV 2017Le Père Luc Ruedin sj a rejoint il y a un an le service d’aumônerie au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), à Lausanne. Un service dont le rôle a bien changé depuis le siècle dernier, comme le relève dans la vidéo tournée par choisir le responsable du service François Rouiller.

    «Nous sommes considérés aujourd'hui comme des soignants, des professionnels qui prennent en compte la dimension spirituelle dans l’ensemble des soins qui sont donnés aux patients. Pour le CHUV, il paraît extrêmement important que l’on tienne compte de cette réalité, l’homme étant aussi spirituel et pas seulement somatique ou psi.» 

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    Le Service jésuite des réfugiés (JRS) est une ONG d'aide d'urgence aux réfugiés dans les régions du monde en conflits. Sur la base des besoins des réfugiés et des possibilités de l'organisation, le JRS fournit une large gamme de services à environ 950.000 réfugiés et autres personnes déplacées de force. Ces services sont fournis aux réfugiés et personnes déplacées indépendamment de leur race, origine ethnique ou croyances religieuses.
    http://jrs-schweiz.ch

  • JRSSuisse 7fd47

    Le Service jésuite des réfugiés de Suisse – (JRS) est une ONG d'aide d'urgence aux réfugiés. Sa mission touche divers domaines : éducation, formation, services d'emploi pour les personnes en fuite et les requérants d'asile. Cette organisation vise également à sensibiliser la population et lui faire prendre conscience des problèmes des réfugiés.
    http://jrs-schweiz.ch

  • BernardSesboue 2017Jésuite, théologien, auteur de Introduction à la théologie, histoire et intelligence du dogme (Salvator 2017), Bernard Sesboüérépondait aux questions de Sophie de Villeneuve -rédactrice en chef de croire.com- dans l'émission Mille questions à la foi sur Radio Notre-Dame le 24 novembre dernier. Se faisant le relai d'un internaute, elle le questionnait: «L’Église a-t-elle besoin de théologien?» Pour le Père Sesboüé sj, c'est «une question inquiétante (...) signe que le contenu de la foi n'intéresse plus» (...) «Les affirmations de la foi seraient-elles justes bonnes à être répétées comme des paroles de perroquets?»

     

  • Angelo Secchi sjLe père jésuite Angelo Secchi (1818-1878), brillant astronome et astrophysicien italien, «était toujours animé d’un grand amour de la vérité, recherchée avec ténacité par les moyens de la science et les principes de la foi», déclare Mgr Luis Ladaria Ferre sj, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi: «Il a toujours été soutenu par la certitude que les visions du monde, que la foi et la science fournissent à l’homme, sont harmonieuses et complémentaires.»

  • «Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde!» Ces paroles de Gandhi m’ont accompagné pendant toute la durée des vacances académiques de cet été. Deux mois passés entre le Campus de la Transition à Forges (Paris) et le Schumacher College dans le sud de l’Angleterre qui m'ont ré-ouvert le cœur et l'esprit à l'écologie.

  • Le Père Étienne Perrot sj, chroniqueur sur notre site jesuites.ch et membre du comité de rédaction de la revue culturelle jésuite choisir, participait le 2 mars 2019 dernier au débat qui a suivi la diffusion du reportage sur la  Franc-maçonnerie: rituels, secrets et fantasmes. Un reportage proposée sur RTS Un dans l'émission Faut pas croire.

  • Couv supp692 Echos

    Voilà l'été! Ses va-et-vient entre farniente et travail, ses transhumances humaines qui parfois annoncent des changements de cap plus profonds. Ce sera le cas pour Luc Ruedin sj qui, dès le mois de juillet, s'en va à Nuremberg où il prendra de nouvelles fonctions: socius du noviciat qui accueille les postulants jésuites des provinces de Suisse, d’Allemagne, d’Autriche et de Lituanie. En Bavière, le jésuite suisse aura également un rôle à jouer dans le diocèse. Enfin, il donnera diverses retraites (Jalics et ignatiennes) et approfondira le dialogue interreligieux Orient-Occident. Son rôle de socius étant agendé jusqu’en septembre 2020, date à laquelle l’équipe du noviciat sera restructurée, Luc Ruedin pourrait être de retour en Suisse en automne 2020.

    Le second article du numéro des Échos des jésuites de Suissede l'été revient sur la conférence donnée en mai par jésuite syrien Ziad Hillal autour de son dernier ouvrage: Homs, l’espérance obstinée(Paris, Bayard 2019). Ce livre est un témoignage exceptionnel sur les trois années de guerre civile qui ont ensanglanté Homs entre 2011 et juin 2014. Comptant environ 750'000 habitants, située à mi-chemin entre Damas et Alep, la ville a connu de violentes manifestations contre le gouvernement de Bashar al-Assad. Elles se sont dès 2012 transformées en insurrection générale. «Le père Ziad, gardant toujours une parfaite impartialité, raconte au fil des mois, les conflits, les destructions, les drames qui ont transformé la ville en un grand champ de bataille», commente le Père Joseph Hug sj. Tout au long du récit surgit cette question, sans réponse: «Comment est-il possible de voir se répandre l’esprit de vengeance au sein de notre peuple? Des Syriens massacrant d’autre Syriens: c’est le visage désolant de ce conflit.»

    Enfin, un troisième article fait écho du travail mené par le Pascal Meyer sj au sein de Jesuit Worldwide Learning (JWL) où il poursuit sa formation de jésuite: «Il y a six ans, quand j’ai entendu pour la première fois le mot magistère, on aurait dit un mélange de magie et de ministère. En réalité, il s’agit du volet pratique de la formation jésuite: le scolastique travaille deux à trois ans dans un ministère de la Compagnie, apprend à le connaître de l’intérieur et acquiert de nouvelles compétences. Depuis l’automne 2018, je fais mon magistère à Genève, au sein de JWL, en tant que Global Student Services & Alumni Manager.» Le jeune zurichois se rend ainsi dans des régions en crise, comme à Kakuma, au Kenya, où il a rencontré la Sud-Soudanaise Keth. Il témoigne.

    Redevenir des enfants

    Couv supp692 JWW«Expulsés du Myanmar, échoués dans la baie du Bengale: le sort des Rohingyas a ému l’opinion publique mondiale en 2017 - et il n’est toujours pas clair près de trois ans après», note Tony Kurmann sj, président de la Fondation Jésuites International, dans le cahier réservé à l’organisation caritative des jésuites suisses. «Le Myanmar ne veut pas reprendre le million de réfugiés, le Bangladesh veut s’en débarrasser. Les enfants ne sont donc pas autorisés à aller à l’école, ni les parents à travailler. Pour la première fois cependant, une lueur d’espoir apparaît: le gouvernement du Bangladesh envoie des signaux indiquant qu’il autoriserait l’éducation dans les camps de réfugiés rohingyas, rapporte Stan Fernandes sj, directeur du JRS Asie du Sud.»

    Steffen Windschall, de la Fondation Jésuites international, s’est rendu dans la région côtière du Bangladesh où sont bloqués, depuis 2017, 700’000 Rohingyas ayant fui le Myanmar. Il témoigne du quotidien des camps où des huttes misérables, faites de bambous et de bâches en plastique, traversent le paysage montagneux. Certaines de ces constructions de fortune font office d’école, mais sans que ce mot n’apparaisse sur une pancarte. Chacune accueille vingt enfants et leurs instituteurs bengalis. Condamnés à ne rien faire, leurs parents apprécient que les ONG leur confient de menus travaux qui tranchent avec leur quotidien terne. À l'image de Nazir Amad, gardien de nuit et père de six enfants, qui témoigne fièrement: «J’aide à rendre la vie dans le camp plus sûre.» Ou Nurbahar, enseignante assistante: «Dès que j’ai commencé, mon mari est revenu vers moi.»

    Quant à Stan Fernandes sj, directeur du JRS Asie du Sud,il revient sur la détresse des boat-people, ces réfugiés qui fuyaient, à la fin des années 70, le Viêt Nam par voie maritime. Le 14 novembre 1980, le supérieur généra des jésuites, le Père Pedro Arrupe sj, fondait le Service jésuite des réfugiés (JRS). Il pensait que la crise des réfugiés prendrait bientôt fin et que d’autres défis les attendaient...

    À lire: Echo_692_complet.pdf

  • Living Stones -à traduire littéralement par Les pierres vivantes- est une organisation qui propose des visites d'églises un peu particulières: de jeunes guides invitent leurs hôtes à une rencontre des lieux entre spiritualité et histoire de l'art. Jean-Paul Hernández sj a fondé le mouvement il y a onze ans; ce fils de parents espagnols a grandi à Bienne, a étudié à Fribourg et a rejoint l'Ordre des Jésuites en Italie. Cette année, le mouvement tient sa réunion international à Zurich en mai. L'occasion de découvrir des activités riches en découvertes et en émotions.

  • CouvSuppChoisir avril17 321afDepuis l’automne 2016, Luc Ruedin sj œuvre au sein de l’équipe de l’Aumônerie œcuménique du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Un service qui a pour mission «d’offrir un soutien spirituel au sens large du terme». Qu’est-ce que cela signifie? Dans Échos des jésuites de Suisse du mois d’avril -supplément qui paraît tous les trois mois dans la revue culturelle choisir- il en explique les contours.

    Dans ce même supplément, le Père Christian Rutishauser sj, provincial de Suisse, explique les raisons qui ont poussés les jésuites présents à Rome à la dernière Congrégation générale (CG) de la Compagnie de Jésus à adresser une lettre aux jésuites qui travaillent dans les régions en guerre et les zones de conflits. Un fait unique dans l'histoire de presque 500 ans de l'Ordre. La lettre débute par quelques versets du premier chapitre de la deuxième épître aux Corinthiens de Paul, où l’apôtre transmet le réconfort qu’il a lui¬-même reçu du Christ…

  • Couv EchosJesuites oct17 48fbd

    Avec la reprise de septembre vient le temps des nouvelles propositions de retraites, de formations et autres sessions animées par les jésuites de Fribourg au domaine de Notre-Dame de la Route. Il y a les incontournables et les nouveautés, tout un programme à retrouver sur notre site ici. Il y a aussi une maison neuve, des salles de conférences contemporaines équipées, des chambres accueillantes et un restaurant "bistronomique" qui attendent leurs hôtes. «Respect, solidarité et tolérance sont les valeurs communes aux jésuites et au Centre d'intégration socioculturelle (CIS) qui gère désormais les lieux», se réjouit Jean-Blaise Fellay sj, responsable du programme jésuite qui, avec Christine Michaud, directrice du CIS, souhaite affirmer le rôle de Notre-Dame comme «lieu de réflexion, de ressourcement et de repos».

    D'une plume alerte, le Père rwandais Michel Segatagara Kamanzi sj dresse le portrait tendre et amusé de ses quatre ans passés «au pays des Helvètes» juste avant de regagner Rome d’où il était venu pour son travail de thèse. Il laisse à la communauté de Fribourg la nostalgie de sa présence chaleureuse, de son humour et de son regard décalé sur notre pays et ses coutumes.

  • CouvSuppJes choisir698

    Comment se porte la Communauté jésuite de Genève? «Elle grandit et s’internationalise», se réjouit le supérieur Bruno Fuglistaller sj dans une interview à lire dans ce numéro d’automne des Échos des jésuitesde Suisse. Un entretien qui se prolonge dans les colonnes du site de la revue choisir. Le Père Fuglistaller sj y évoque notamment la crise des vocations, le statut de la femme en lien avec la Compagnie de Jésus, la place de l'accompagnement spirituel dans notre civilisation moderne.

  • PhotoCouv EchosJesuites 8d78a

    Plusieurs réunions internationales ont rythmé le printemps des jésuites de Suisse et leurs collaborateurs. Après les webmasters des sites jésuites européens et des responsables de la promotion des vocations qui se sont réunis à Malte mi-mai, ce sont les responsables des revues culturelles jésuites d’Europe qui se sont retrouvés fin mai au domaine de Notre-Dame de la Route (Villars-sur-Glâne/Fribourg) pour leur rencontre annuelle. L’occasion de discuter de l’avenir des médias de la compagnie, de partager les expériences de chacun et d’esquisser les collaborations futures.

    Pour la première fois cette année, la revue culturelle choisir collaborait avec l’Église catholique romaine – Genève (ECR) dans le cadre de ses Rendez-vous cinéma Il est une foi consacrés pour cette édition aux Origines. La revue jésuite parrainait la soirée-débat du 6 mai autour du film Silence de Martin Scorsese. Une soirée qui a fait salle comble. Découvrez le reflet de la discussion passionnante qui a suivi la discussion du long-métrage dans le supplément ci-dessous.

  • Couv EchosJes juillet18

    «Chacun des voyages des papes a ses particularités, dépendant de l’occasion qui l’a motivé ou de son objectif», rappelle le Père Federico Lombardi sj qui a dirigé durant 10 ans le Bureau de presse du Saint-Siège et qui replace la récente visite du pape François à Genève dans son contexte historique, une visite faite à l'occasion du 70e anniversaire du Conseil Œcuménique des Églises. Cet article du Père Lombardi sj ouvre le numéro d'été 2018 des Échos des jésuites de Suisse.

  • CouvEchojes choisir janv18

    Avec la nouvelle année vient le temps du premier numéro de 2018 des Échos des jésuites de Suisse, le supplément de la revue culturelle jésuite choisir.

    Un premier article parle de la vie spirituel en hôpital. Luc Ruedin sj, jésuite romand, a rejoint il y a un an le service d’aumônerie au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), à Lausanne. Un service dont le rôle a bien changé depuis le siècle dernier, comme le relève le responsable du service François Rouiller qui intervient dans un reportage vidéo tournée par la rédaction de choisir. Les aumôniers sont une vingtaine, laïques et religieux, à se relayer au chevet des malades. On les appelle d'ailleurs plus volontiers accompagnateurs spirituels qu'aumôniers, ce qui reflète bien la réalité de leurs interventions.

    Un second article emmène le lecteur aux abords de feue la "jungle de Calais où des centaines de migrants dorment dans la rue, guettés par le découragement dans les méandres de leur exil. Ils reçoivent l'aide de nombreux bénévoles souvent aussi jeunes qu'eux. Cette générosité révèle une réalité alarmante, une impasse politique et sociale, mais aussi le désir d'un engagement porteur de sens et de changement. Jésuite genevois, Julien Lambert a travaillé et vécu trois semaines avec eux cet été. Il partage son regard sur ces deux quêtes, ces deux jeunesses qui se rencontrent...