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  • «Voir toutes choses nouvelles dans le Christ»

    LogoStIgnaceYear 2021 2022L’Année ignatienne 2021-2022 a déjà son logo officiel! Il a été conçu par l’architecte espagnol Emilio Ortiz Zaforas. Il présente en latin le nom du fondateur de la Compagnie de Jésus, «Ignatius», qu’Iñigo de Loyola a adopté des années après sa conversion en 1521, lit-on sur le  situe de la Curie jésuite à Rome. La croix est clairement visible au centre du mot, et elle rappelle également l’emblème classique de la Compagnie, «IHS».
    À la fin, le chiffre 500 est lié au logo qui, dans une graphie contemporaine, relie l’ancienne signature d’Ignace à notre époque au moyen d’une nouvelle signature. Elle veut ainsi combiner le moment de la conversion d’Ignace avec la devise choisie pour cette célébration: «Voir toutes choses nouvelles dans le Christ».

  • Ignace de Loyola et la Réforme de Luther

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    Pour son 17e voyage apostolique, le pape François est à Malmö, en Suède. Un voyage qui marque les 500 ans de la Réforme protestante, « très important » pour lui. Dans son livre Ignace de Loyola. Légende et réalité, Pierre Emonet sj dépeint les liens tissés entre les deux destinées d’Ignace et de Luther en les éclairant d’une nouvelle lecture historique. « Ignace n’est pas le contre-réformateur de légende que l’on croit », écrit-il.

  • Ignace et François Xavier: portraits croisés

    Henning igance FrancoisXavier 2018L'espace de la Fusterie de Genève recevait, en décembre 2017, l'écrivain et journaliste français Christophe Henning dans le cadre de son cycle de conférences "Un auteur ⁄ Un livre" pour ses ouvrages sur deux jésuites fondateur de l'Ordre: saint Ignace de Loyola et saint François Xavier. Découvrez sa conférence en vidéo.

  • La nouvelle vie d'Ignace

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    L'Echo Magazinen°11 (mars 2014) consacre deux pages au dernier livre de Pierre Emonet sj  Ignace de Loyola, Légende et réalité.

  • Luther et Ignace

    Comment Martin Luther et Ignace de Loyola, deux contemporains novateurs il y a 500 ans, peuvent nous parler, aujourd’hui dans notre société en profonde mutation? La réponse en forme de Regards croisés de deux réformateurs par Jean-Bernard Livio sj archéologue et bibliste sur RCF, peu avant la conférence qu'il donnait au Centre Porte Haute de Mulhouse le 16 janvier 2018.
  • St Ignace, les échecs et la grâce

    EgliseStIgnace Paris FredDeNoyelle godongJean-Blaise Fellay sj- On a souvent dépeint le fondateur de la Compagnie de Jésus comme un homme à la volonté de fer, se fixant des objectifs précis et les menant à chef avec une détermination sans faille. Mais si je relis sa vie avec attention, je constate exactement l’inverse. Sa jeune existence est marquée par une série d’échecs qui remettent complètement en cause tous les idéaux qu’il s’était donnés.

    “Quand on a tout perdu, une vie nouvelle devient possible”

    Il est un jeune chevalier au service de la cour de Castille, désireux de s’illustrer par des exploits militaires et amoureux, suivant l’exemple d’Amadis de Gaule, son héros. Or, lors de son premier combat au siège de Pampelune, il est gravement blessé par un boulet qui lui broie la jambe. La blessure s’infecte, il risque de mourir. Il s’en tire avec une jambe raccourcie qui le laisse boiteux pour le reste de ses jours. Finis les rêves de grandeur et de combats épiques.

    Pendant sa convalescence, il découvre les modèles de sainteté offerts par la Légende dorée de Jacques de Voragine. Il est enflammé par l’exemple de saint Dominique et de François d’Assise. À peine remis, il s’efforce de les imiter par de longues prières et tente de les dépasser dans l’ascèse, le jeûne et la pénitence. Mais, là encore, c’est l’échec. Il se laisse prendre dans les vertiges de la culpabilité. Sa vie devient si dure qu’il songe au suicide. Cela ne peut être le chemin de Dieu, se dit-il, dans un éclair de lucidité. Mais que faire? vers qui se tourner? Il suivrait un petit chien, songe-t-il, si celui-ci était capable de lui montrer une piste.

    C’est ainsi qu’un matin, il suit le cours du Cardoner, une jolie rivière des environs de Manrèse en Catalogne. Après un temps de marche, il s’assied. Et soudain, il est foudroyé. Des commentateurs ont parlé d’une vision, d’autres d’une extase, mais de fait, il ne voit rien, il n’entend rien. Il se sent complètement transformé, il est devenu un autre homme. Il comprend, en un instant, plus de choses «de la terre et du ciel» qu’il n’en acquerra jamais ensuite au terme de longues études.

    Débarrassé de toutes les images antérieures de la chevalerie espagnole et de la piété médiévale, il fait une expérience directe de Dieu et du monde.

    Tout lui paraît plus clair. Il voit, il entend, il sent tout d’une manière nouvelle. Il a «trouvé Dieu en toutes choses», ce qui sera le leitmotiv de sa spiritualité. Il est entré dans l’«obéissance» au sens premier du terme, c’est à dire l’écoute, l’acceptation du réel. Il est devenu libre et disponible.

    Il recommence à se peigner, à se couper les ongles, à quitter la défroque du fou de Dieu. Il suivra les injonctions de l’Inquisition qui lui demande de se mettre à l’étude. Il apprendra le latin sur les bancs d’école, puis la discipline académique de la voie triviale, il peinera sur la maîtrise ès Arts mais viendra à bout de tout. Et aussi des méfiances ecclésiastiques.

    Il lui reste un dernier rêve, celui pour lequel il a réuni quelques compagnons de l’université de Paris, le départ en Terre Sainte pour convertir les chefs de l’Islam. La Divine Providence saura lui dire non, encore une fois, par le biais d’une guerre entre Venise et la Sublime Porte, qui interdit tout départ de navire. Voilà la fascination d’un hidalgo du temps de la Reconquista qui s’évanouit.

    Il ne lui reste plus qu’à offrir ses services à la papauté, libre à celle-ci d’envoyer les compagnons chez les fidèles ou les infidèles. Ce qu’elle ne manquera pas de faire avec persévérance. À Ignace d’organiser l’intendance.

    Dans sa petite cellule romaine, il devient moins le stratège qui établit un plan de conquête mondiale qu’un éducateur qui prépare des hommes capables de s’adapter à toutes les situations possibles, par une solide formation intellectuelle et pratique, mais d’abord et surtout grâce à leur disponibilité intérieure. Celle que le jeune Inigo dut si cruellement apprendre à conquérir.

    C’est quand on est libéré du vieil homme que l’on peut arpenter le monde au souffle de l’Esprit.

    C’est l’affirmation que Paul Claudel met dans la bouche d’un jésuite dans le Prologue du Soulier de satin. Il est cloué à la vergue d’une caravelle que des adversaires de sa foi ont prise et sabordée. Il est voué à une mort imminente, mais il se sent libre dans son choix d’être parti pour le Nouveau Monde. Profonde leçon de l’Évangile: oser mourir pour renaître. L’injonction de porter la croix n’est pas une invitation à l’effacement et au renoncement, c’est au contraire l’audace de la libération des vieux rêves à la Don Quichotte pour risquer le présent dans son indétermination. La foi n’a pas peur de l’avenir, car l’amour aura le dernier mot. Quand on a tout perdu, une vie nouvelle devient possible, ici ou ailleurs. Mais il faut la commencer ici déjà.

    Jean-Blaise Fellay sj

  • Un homme ordinaire, une sainteté peu ordinaire

    StIgnatius de Loyola 1491 1556Le 31 juillet, nous fêtons St Ignace de Loyola, «Un homme ordinaire, une sainteté peu ordinaire » comme aime à le présenter Pierre Emonet sj. Le jésuite valdo-genevois lui a consacré plusieurs ouvrages. «Parce qu’il a inauguré des chemins inédits pour l’évangélisation et qu’il a eu l’audace de franchir des frontières jusque-là interdites, Ignace a partagé le sort des pionniers qui échappent aux schémas habituels et ne peuvent être commodément classés dans des catégories familières. Il a suscité autant de méfiance que d’admiration. Incarnant les vertus les plus contraires, il en est devenu presque insaisissable et, par conséquent, inquiétant. D’aucuns ont célébré un saint trop près du ciel, d’autres ont condamné un dangereux stratège machiavélique.»