Covid-19

  • Passions

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mercredi 8 avril - Passions
    De jeunes moniales racontent sur internet que pour elles, vivre toujours au même endroit, c'est le quotidien! Vouloir ça, est-ce qu'on ne s'est pas tou.te.s dit un jour que c'était de la folie? Beaucoup témoignent pourtant qu'ils/elles goûtent non seulement plus intensément chaque chose, mais aussi qu'ils/elles se sentent d'autant plus lié.e.s au sort du monde qui les entoure...
    Et nous? Un peu de solitude et de prière, pour tant de proches invisibles, pourraient-elles nous faire entrer dans l'expérience mystérieuse des moines et moniales?

  • Poésie d'un quotidien confiné

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?
    En ces jours de confinement,  Julien Lambert sj propose -en lieu et place de son triptyque habituel- quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de sa communauté parisienne... Avec, pour chacune, une invitation à la méditation personnelle.

    «J'ajouterai ce détail: Se faire du bien dans des temps comme ceux-là n'a rien d'égoïste et ne peut que rejaillir sur notre entourage! Après ces petites propositions d'hygiène intérieure, vous trouverez en bas de page des prières de compassion auxquelles nous pourrions ajouter les vôtres.» N'hésitez pas à nous les envoyer à

  • Prolongations...

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Dimanche 19 avril - Prolongations...
    En coupe du monde, elles augmentent agréablement le suspens... mais ici on s'inquiète des semaines supplémentaires de confinement. À trop y penser, j'ai l'impression que ça ne finira jamais, je tremble quand chacun y va de son estimation: mai, juin, 2022 peut-être? Mais je le sais d'expérience: dans ma vie, quand j'anticipe ce qui doit venir et qui m'inquiète, non seulement je me trompe souvent, mais aussi je me paralyse et désespère. Alors je me répète: une journée après l'autre... comme un vrai, bel enjeu qui se suffit à lui-même. Et là, le temps passe...
    Et vous, qu'est-ce qui vous remet au présent, pour éviter d'anticiper inutilement?

  • Quien a Dios tiene... - Qui a Dieu

    En ces temps chahutés par le coronavirus, Luc Ruedin sj propose de cheminer aux côtés de Thérèse d'Avila en prêtant l'oreille aux voix des frères de Taizé pour éclairer notre route! À chaque phrase, son commentaire à méditer.
    Aujourd’hui: Quien a Dios tiene..." / Qui a Dieu

  • Ratisser des chemins au milieu de nos déserts

    En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose «quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne...» Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Lundi 27 avril - Ratisser des chemins au milieu de nos déserts
    Tous les jours, je pense que de l'autre côté de notre grande maison, des confrères nonagénaires meurent, ou s'inquiètent sans pouvoir même quitter leur chambre. Je culpabilise d'une telle proximité, et de ne pas tout inventer pour les rejoindre caché dans une soupière ou à coups de pigeons voyageurs. Alors j'aperçois par ma fenêtre, au milieu du nouveau champ de patates que notre enfermement collectif a permis de bien faire avancer, le long chemin que je m'étais épuisé à ratisser, en me plaignant que j'étais venu pour faire pousser des choses, moi...
    Un confrère tout courbé le traverse, comme un bédouin au milieu du désert. Et je me dis que, quand l'impuissance limite fortement nos sphères d'influence, tracer des chemins pour de nouveaux mouvements (intérieurs aussi!), même dans un périmètre très limité, c'est ce que chacun.e peut offrir de meilleur au monde...
    Et vous, quelles nouvelles possibilités d'habiter, de traverser un espace même confiné aimeriez-vous tracer pour vos proches?

  • Ressources spirituelles pour confinés

    Pour la plupart d'entre nous, il a été très difficile d'accepter d'être restreints dans nos mouvements et de ne plus pouvoir momentanément exprimer notre foi comme nous en avons l'habitude. Mais tout n'est pas négatif dans cette crise sanitaire, comme il est souligné sur le site Jesuits in Europe. Si nous ne pouvons pas sortir et nous réunir à notre guise, nous pouvons nous rapprocher encore davantage de Dieu grâce aux technologies contemporaines.
    Cette privation forcée a en effet déclenché une vague d'initiatives créatives dans toute l'Europe et au Proche-Orient pour relier nos amis, nos communautés et nos assemblées d'église, comme l'a dit saint Ignace, en union de prière. Des messes en vidéo aux réflexions, des spectacles de musique au soutien personnel en ligne, les jésuites et leurs partenaires prient avec vous via le net.

  • Ressusciter ma chambre

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mercredi 29 avril - Ressusciter ma chambre
    Pour vivre en soi le mystère de la Résurrection dans les Exercices spirituels, Saint Ignace propose non seulement de méditer, en se représentant avec les cinq sens les rencontres des disciples avec le Ressuscité. Il invite aussi à L'aider à nous faire entrer émotionnellement dans la joie de l'événement, en réveillant autant de souvenirs heureux que possible, ou en profitant de tout ce qu'offre notre environnement: «la clarté du jour ou la chaleur», dit-il par exemple...
    Et si, en plus d'ouvrir largement les rideaux refermés durant la passion, on aménageait notre chambre pour lui donner une nouvelle fraîcheur, une nouvelle lumière, ou faire rejaillir par quelque photo ou texte tiré d'un fond de tiroir, des souvenirs qui nous tirent vers le haut?

  • Révèle-moi ton nom - Jour 11

    Toute la nuit il lutta. Il combattit, il s’éprouva. Sa hanche se démit. Seule l’aurore apporte le répit attendu. Tout se termine dans une demande, «je ne te lâcherai que tu ne m’aies béni». Dieu est avec lui.
    Nous sommes à Autun. À part Vezelay, peu d’endroits rassemblent autant de scène évangéliques, bibliques et apocryphes. Jacob et l’Ange est un “classique“ de l’art roman. Encore un ange, encore un combat. Étrange.

  • S'écrire, au XXIe siècle?

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Dimanche 12 avril - S'écrire, au XXIe siècle?
    On ne voit plus nos confrères âgés de la maison à côté, privés de messe par la triste communion des virus. Chacun dans sa chambre, les tours de jardin minutés... c'est la dure réalité de beaucoup de maisons de retraite. Un petit tournus téléphonique s'installe, pour prendre quand même quelques nouvelles. Certains ne peuvent ou veulent pas répondre ! Alors on s'écrit. En très, très gros caractères, si nécessaire.
    Et si les indigestions de skype et d'e-mails nous donnaient envie de retrouver le charme du papier?

  • Saines lectures

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Samedi 18 avril - Saines lectures
    Je vous le confesse honteusement: je ne lis plus les journaux. Je sais, c'est mal. Bon, j'ai la revue de presse gratuite à chaque repas... Mais même Monsieur Macron après avoir dénoncé les attardés au square et annoncé la guerre, a recommandé la bouche en cœur de redécouvrir les livres. Je remâche des psaumes, je me remets à apprendre un petit monologue de théâtre claudélien... d'autres dépoussièrent leur Dostoïevski...

  • Saturday night fever

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Dimanche 3 mai - Saturday night fever
    L'autre jour, un confrère propose de découvrir la «danse extatique», à la place des sempiternelles soirées-film... Quatre ou cinq mecs entre eux, qui se déhanchent intuitivement sur de la salsa puis de l'électro dans leur salle communautaire, c'est pas franchement les belles discothèques qu'on a tou.te.s hantées ados... Et si le supérieur général des jésuites passait ce soir-là, il serait peut-être un peu surpris (ce qui n'empêcherait pas, qui sait, qu'il se mette à danser en col romain au milieu de nous).
    Mais chez soi on est aussi moins timides ! Alors pourquoi pas une petite bossa nova ou un tango, seul.e ou avec les enfants dans le salon, pour ressentir un peu le frissonnement de la vie dans nos membres engourdis?

  • Sortir de «l'assignation à domicile»

    À la sortie de notre «assignation à domicile», que reste-t-il? s'interroge Christian Rutishauser sj, le provincial des jésuites de Suisse. Le souvenir d'une agréable décélération, d'une solidarité active; ou le sentiment diffus d'une solitude oppressante, d'une organisation domestique trop exigeante. Espérons surtout que nous aurons pris conscience que l'être humain est un être humain non seulement grâce à la puissance de ses pensées ou à l'image qu'il projette. L’Église doit elle aussi tirer les leçons de cette expérience: le culte et la prière ne doivent pas être uniquement pratiqués institutionnellement. Notre Église a aussi besoin d'une liturgie "de famille" et de formes de prière communes et structurées, même quand le personnel d'église vient à manquer.

  • Sortir! ("Tout ira bien")

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mardi 28 avril - Sortir! ("Tout ira bien")
    Ouf: une fois par semaine, je m'autorise quelques pas dehors. Les rues les plus banales de mon quartier m'apparaissent comme les plus belles de Venise, un trésor de nouveauté et de dépaysement. Des voisines papotent assises sur un bord de trottoir, je découvre un square que je ne connaissais pas, fermé, mais étonnamment bien entretenu. Une file muselée patiente devant la boucherie, et je peux toujours me dire que cette dame a sûrement voulu me sourire, sous son masque... Drôle de ville, mais où tout «détective de la Grâce» peut déceler de mini-signes, pour la transformer en musée d'humanités (sur)vivantes.
    Et tout à coup, il y a cette galerie de dessins d'enfants accrochés sur une grille devant un immeuble... Des poèmes adorables alignant les rimes en -é, pour encourager à animer nos quotidiens confinés, en soutenant les parents déprimés ou en offrant des concerts de guitare extra-muros aux voisins ratatinés. Avec plein de bonshommes masqués qui se tendent les bras en gardant la distance réglementaire. Et au milieu un beau titre: "Tout ira bien"... Oui! si on le veut et qu'on prie un peu pour! Avec ou sans rimes...
    Et vous, qu'est-ce que vous offririez aux passants sur la porte de chez vous?

  • Todo se pasa

    En ces temps chahutés par le coronavirus, Luc Ruedin sj propose de cheminer aux côtés de Thérèse d'Avila en prêtant l'oreille aux voix des frères de Taizé pour éclairer notre route! À chaque phrase, son commentaire à méditer.
    Aujourd’hui: Todo se pasa  / Tout passe

  • Un nouveau monde inquiétant?

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Lundi 4 mai - Un nouveau monde inquiétant?
    J'entends de plus en plus parler de «l'après-confinement». D'un côté, c'est plutôt pas mal, si ça laisse au moins déjà percevoir un "après". Mais il paraît qu'il y aura des retours du virus, comme des plus mauvais films à succès, ou qu'on risque de jouer les Zorro masqués (à l'envers...) dans les transports publics... Et bien sûr qu'il faudra reprendre une vie professionnelle et économique dans un contexte de récession violente qui en fait déjà souffrir beaucoup. Penser que le monde ne sera «plus jamais comme avant», moi ça me provoque des accès de panique, parfois. Mais qu'ont pensé nos grands-parents au début de la guerre? Quand le monde a-t-il jamais été «comme avant»? Et comme toujours... la peur vient-elle de ce qui est à affronter dans l'immédiat, ou surtout de ce que nous anticipons, d'autant plus que nous ne savons pas précisément à quoi ça ressemblera?
    Tout ce que je me/vous dit alors, c'est peut-être seulement une rhétorique rassurante... mais demander qu'une rhétorique bien intentionnée devienne réalité dans nos cœurs, n'est-ce pas le début d'une prière qui a toutes les chances d'être exaucée?
    Et nous, pour échapper à quel nouvel état du monde prions-nous, ou pour accéder à quelle paix, quelle confiance, quel que soit ce monde futur ?

  • Une vie spirituelle au-delà du virus

    Un virus nommé Covid-19 est en train de dominer le monde. Certains d'entre nous sont déjà touchés dans leur santé, d'autres craignent pour leurs proches. D'autres encore continuent à travailler pour le bien de tous. Chez nous, comme partout ailleurs, nous avons besoin de ressources pour tenir bon sur la durée, physiquement et spirituellement. Même si la situation ne semble pas toujours maîtrisée, l’espérance qui a toujours guidé et porté l’humanité est, aujourd’hui, celle de la solidarité par-dessus les frontières nationales, culturelles et religieuses.

    En ce temps d’incertitude, où la maladie menace, il est réconfortant de prendre soin de sa vie spirituelle, chacun à son rythme. Les activités socio-culturelles et les célébrations religieuses étant supprimées, il est l’heure de rester à la maison. Mais nous pouvons encore partager et vivre ensemble notre foi par les voies modernes dont nous disposons désormais. Le site Internet des jésuites de Suisse se met au service de cette démarche.
    Un nouvel espace de parole a ainsi été créé ici
    Mais encore…
    Nous vous proposons de trouver chaque jour un texte tiré de la liturgie eucharistique, et un petit commentaire du Père Bruno Fuglistaller sj la semaine, et du Père Pierre Emonet sj le dimanche, pour vous aider à approfondir et méditer le texte biblique.

    Pour votre méditation, nous vous proposons les pas suivants :
    1. Prendre conscience de la présence de Dieu et lui demander d’être ouvert à sa parole.
    2. Lire le texte.
    3. L’intérioriser et chercher à le comprendre.
    4. S’entretenir avec Dieu sur ce que l’on a compris. Remercier ou demander.
    5. Terminer par un Notre Père

    Lundi 16 mars 2020

    Jésus, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé qu’aux seuls Juifs (Lc 4, 24-30)

    Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara: «Amen, je vous le dis: aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis: Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.
    Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien.» À ces mots, dans la synagogue,
    tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

    Lire les pistes de réflexions du Père Bruno Fuglistaller sj en cliquant ici

    A lire et écouter l’Évangile du jour sur Prie en chemin, le site de prières des jésuites francophones.

  • Vaincre, et après ?

    Covid19 GerdAltmann PiyabayPar Étienne Perrot sj - Je m’inscris en faux contre l’adage «si tu veux la paix, prépare la guerre». Je pense, au contraire, que si tu veux la paix, il faut que tu prépares la paix. C’est pour l’avoir oublié que la «grande guerre», celle de 1914-1918, la «der des der», celle qui devait être la dernière, comme le prétendait mon arrière-grand-père, a engendré la seconde guerre mondiale. C’est la raison pour laquelle, dans la guerre économique, et pas simplement biologique, que nous menons contre un ennemi atypique, le coronavirus, il est bon de prévoir les lendemains de la victoire.

  • Vie spirituelle au-delà du virus

    Un virus nommé Covid-19 est en train de dominer le monde. Certains d'entre nous sont déjà touchés dans leur santé, d'autres craignent pour leurs proches. D'autres encore continuent à travailler pour le bien de tous. Chez nous, comme partout ailleurs, nous avons besoin de ressources pour tenir bon sur la durée, physiquement et spirituellement. Même si la situation ne semble pas toujours maîtrisée, l’espérance qui a toujours guidé et porté l’humanité est, aujourd’hui, celle de la solidarité par-dessus les frontières nationales, culturelles et religieuses.

    En ce temps d’incertitude, où la maladie menace, il est réconfortant de prendre soin de sa vie spirituelle, chacun à son rythme. Les activités socio-culturelles et les célébrations religieuses étant supprimées, il est l’heure de rester à la maison. Mais nous pouvons encore partager et vivre ensemble notre foi par les voies modernes dont nous disposons désormais. Le site Internet des jésuites de Suisse se met au service de cette démarche.

  • Voici le peuple immense - Dimanche des Rameaux et de la Passion

    Le voici le peuple immense, mais aujourd’hui sans palme, sans cortège, silencieux, lointain, retiré en son temple intérieur. Le voici pourtant priant, espérant, accueillant celui qui vient comme un roi, comme un Messie. Scène qui ouvre le pèlerinage ultime, le chemin pascal. À elle seule, résumé de l’ambiguïté du monde qui veut un roi et un salut, mais qui parfois de l’un ne veut ni les attributs ni le pouvoir, et de l’autre ni la consolation ni la confiance. Le voici ce peuple immense.

  • Voyager confiné

    En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose «quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne...» Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Samedi  25 avril - Voyager confiné
    Difficile d'ouvrir les livres de théologie, ces jours. Tout à coup assoiffé de belles lettres, je m'accorde une plongée dans L'Usage du monde, ces récits par Nicolas Bouvier d'un voyage épique en Asie centrale, avec une vieille bagnole, un dessinateur et pas un sou. Le bruit des bazars, les fêtes improvisées par des locaux aussi miséreux que généreux, les toits étincelants et les pistes poussiéreuses, décrites dans une langue d'une poésie époustouflante, m'extirpent puissamment de mon confinement parisien. Dans le Coran, Dieu conduit Mohamed en songe dans un grand vol au-delà du monde: n'est-ce pas à un tel dépaysement mystique que Dieu veut aussi nous conduire à travers le monde tel qu'il est, et qu'il se raconte à défaut de s'ouvrir à nos visites?
    Et vous, quel roman ou quel film vous ferait voyager "à mille miles de toutes terres confinées" comme disait (presque) Saint-Exupéry?