Covid-19

  • Le numérique, garant de la continuité religieuse ?

    La Covid-19 a conduit à repenser les relations professionnelles et sociales, notamment par l’incitation à la distanciation physique. Il a fallu les ajuster aux modalités proposées par les réseaux numériques et leurs acteurs, en période de confinement notamment, en complément ou substituts des activités menées en présence mutuelle. Il en va de même du religieux qui, pour une partie, s’est vu jusqu’il y a peu en France empêcher d’organiser rencontres et célébrations. Ces dernières ont même été accusées d’avoir occasionné la diffusion virale de façon assez nette, en plusieurs endroits (notamment le rassemblement évangélique « Les portes ouvertes chrétiennes » de Mulhouse en février 2020). Pour assurer une forme de continuité en cette période de crise et d’absence de rassemblements, les religions ont eu recours à des dispositifs numériques que David Douyère, professeur de sciences de l'information et de la communication de l'Université de Tours, a analysés un article publié sur la version française du site The Conversation.

  • Solos Dios basta - Dieu seul suffit

    En ces temps chahutés par le coronavirus, Luc Ruedin sj propose de cheminer aux côtés de Thérèse d'Avila en prêtant l'oreille aux voix des frères de Taizé pour éclairer notre route! À chaque phrase, son commentaire à méditer.
    Aujourd’hui: Solos Dios basta! - Dieu seul suffit!

  • "J'aime" ou "J'aime pas" le confinement?

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Samedi 11 avril - "J'aime" ou "J'aime pas" le confinement?
    J'entends des gens qui n'hésitent pas à dire qu'ils «aiment» voire «profitent un max» du confinement, d'être forcés à freiner quand ils en étaient incapables seuls, ou pour une expérience de cohabitation forte: pas mal de jeunes Parisien.ne.s sont parti.e.s avec des ami.e.s - et ami.e.s d'ami.e.s - comme en vacances! Avec du boulot sous le bras...
    Ça peut faire grincer des dents celles et ceux qui n'en peuvent plus ou le voient forcément lié à la maladie de leurs proches. (Moi pour être honnête je bascule un peu d'un bord à l'autre...) Bien sûr, c'est un luxe de privilégiés dans un sens, si on compare à tou.te.s celles qui vont quand même travailler dans des conditions dangereuses ou épuisantes, ou qui perdent leur boulot, ou qui sont dans des ménages pleins de tensions voire de violence... Mais du moment qu'on est parmi ces privilégiés, pourquoi ne pas au moins en tirer du bon pour soi, au lieu de se l'interdire? On n'en sera que plus agréables pour les autres en ressortant!
    Et vous, oseriez-vous vous autoriser à dire «j'aime ce confinement comme je le vis»?

  • Aller voir la Tour Eiffel

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Vendredi 1er mai - Aller voir la Tour Eiffel
    J'ai vraiment tout envisagé pour rejoindre le cœur de Paris ou mes ami.e.s, qui me manquent tellement: les tunnels façon pénitenciers américains, les delta-planes comme au-dessus du mur de Berlin, me bourrer les poches d'attestations obligatoires pour avoir droit à la ballade d'un kilomètre autour de chez soi, avec sur chacune une adresse différente... Mais résigné, j'ai recommencé à peindre le clocher voisin, par la fenêtre de ma chambre. Pourtant il me suffit de grimper un étage, et je vois au loin la Tour Eiffel.
    «L'essentiel est invisible pour les yeux», certes... mais si on s'aidait un peu quand même, en se projetant aussi loin que nos pupilles nous portent, pour voir un peu mieux encore «avec le cœur»?

  • Applaudissons les soignant.e.s! ... nous le sommes un peu aussi!

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Samedi 2 mai - Applaudissons les soignant.e.s!... nous le sommes un peu aussi!
    Même si ça me fait toujours relever de table, j'aime bien le rituel des applaudissements aux fenêtres. Je sais que certain.e.s soignant.e.s les reçoivent avec émotion. J'avoue: j'ai parfois la sensation, avec une agréable chaleur dans la poitrine, qu'on se les offre tou.te.s un peu aussi, ces applaudissements. C'est vrai qu'on a besoin d'une dose de courage et d'amour supplémentaire, pour traverser ces longues semaines. Mais aussi qu'avec celles et ceux qui péclotent à tour de rôle dans nos chaumières (comme nous-mêmes bien sûr), on est souvent invité.e.s à jouer les aide-soignant.e.s spirituel.le.s...
    Et vous, est-ce que vous pouvez vous autoriser à recevoir un peu pour vous les applaudissements destinés aux soignant.e.s?

  • Célébrer au jardin ou au balcon, avec prêtre... ou sans?

    En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose «quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne...» Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mercredi 22 avril - Célébrer au jardin ou au balcon, avec prêtre... ou sans? 
    Pâques a été franchement rude pour bien des ami.e.s croyant.e.s qui ne se sont pas satisfait.e.s des retransmissions de messes télévisées. Comme beaucoup de communautés religieuses, nous avons choisi de ne pas profiter de la chance d'avoir des prêtres et une chapelle, pour suivre nous aussi une célébration à la télévision, par "solidarité". Et c'est vrai que la messe de la nuit de Pâques sur écran, avec le Pape dans une basilique Saint-Pierre déserte, entouré de cérémoniaires au visage lugubre, m'a peu fait frétiller de joie.
    Le lendemain matin, nous célébrions par contre sur un autel de fortune sous le cerisier du jardin, grattant la guitare et chantant gaiment la résurrection parmi les jonquilles. Des voisins curieux -et peut-être heureux?- suivaient au balcon. Un gamin taquin parodiait nos kyrie...
    Et si les messes avec prêtre et encens n'étaient pas la seule façon de célébrer? Et sans prétendre les "remplacer", si entre "simples" croyants riches de leur foi et de leur créativité, on partageait lectures bibliques, prière et chant autour de la table familiale, avec la même solennité et profondeur -et peut-être plus d'investissement du cœur?- que nos messes tant regrettées?

  • Comme dans un rêve - Jour 12

    jour 12

    La bête, l’écraser, la serrer entre nos genoux, lui fendre la mâchoire en deux parts, nous asseoir sur son dos. On en rêverait. De nous trouver pour un jour, pour un soir, pour toute une semaine, pour tout un mois, tout un confinement, le Samson qui terrasse le dragon.
    C’est à Genève que nous rêvons. À l’entrée de la cathédrale, caché dans la pénombre, il est là ce surhomme. Autrefois, il était dehors peut-être, sur le portail qui a disparu et se trouve maintenant ouvrir la série de la nef. Dans le temple de Calvin, plus personne ne lève la tête. Pourtant, ils sont bien là ces chapiteaux aux couleurs apocalyptiques.

  • Comme des moines

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Jeudi 9 avril - Comme des moines
    De jeunes moniales racontent sur internet que pour elles, vivre toujours au même endroit, c'est le quotidien! Vouloir ça, est-ce qu'on ne s'est pas tou.te.s dit un jour que c'était de la folie? Beaucoup témoignent pourtant qu'ils/elles goûtent non seulement plus intensément chaque chose, mais aussi qu'ils/elles se sentent d'autant plus lié.e.s au sort du monde qui les entoure...
    Et nous? Un peu de solitude et de prière, pour tant de proches invisibles, pourraient-elles nous faire entrer dans l'expérience mystérieuse des moines et moniales?

  • Compagnons de galère

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Vendredi 17 avril - Compagnons de galère
    Aux repas, dans les couloirs, c'est chaque jour les mêmes têtes; fini les invité.e.s surprise, fini les petits bistrots parisiens. Mais quelle chance, ces têtes, de les voir sans un cadre d'écran autour. À force de moins courir la ville, on se devient très familiers. Les coups de gueule et les confidences sortent plus spontanément...

  • COVID-19: Discerner un chemin vers Dieu

    Quelle partie du chemin vers Dieu l'épidémie du COVID-19 nous montre-t-elle? se demande le Père Général des jésuites, Arturo Sosa sj. «Elle nous montre que nous sommes une seule humanité. Chaque être humain, chaque peuple, chaque culture qui enrichit la diversité humaine fait partie de l'humanité unique, variée, riche et interdépendante... »

  • COVID-19: la solidarité jésuite à Hong Kong

    Chine Jingzhou CornonavirusBien qu’elle n’apparaisse pas au premier plan dans les moyens de communication internationaux, la ville de Jingzhou en province du Hubei, située à quelques 220 Km à l’ouest de Wuhan a été fortement touchée par l’épidémie de COVID-19. La Compagnie de Jésus a répondu à l’urgence représentée par des milliers de personnes touchées dans la ville en donnant 1800 masques chirurgicaux N95, plus sophistiqués que les masques normaux au People′s Hospital de Jingzhou.

  • Créativité

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mercredi 15 avril - Créativité
    La vieille dame seule que j'appelle régulièrement me dit «passez sous mon balcon, je vous lancerai des chocolats»... du cinquième, j'ai cru qu'elle allait m'assommer sous les pralines. «J'ai mis les gants pour les mettre dans le sachet», crie-t-elle. À la communauté, c'était soirée jam session avant-hier, «Prier avec Céline Dion» hier... créatifs, les compagnons.

  • De l'hygiène sanitaire... à la chasteté spirituelle

    Que faire quand on a rien à faire, ou qu'on frise le burnout dans son canapé à coups de télétravail et de vidéoconférences? Où trouver Dieu entre la cuisine et la télé?  En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne... Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mardi 5 mai - De l'hygiène sanitaire... à la chasteté spirituelle
    Me méfier de toucher la moindre petite cuillère, sans parler de la main de mes proches, ça me rend dingue, parfois. Mais je me rappelle un beau poème sur la chasteté, conçue non comme privation sexuelle, mais comme la liberté de laisser les autres et les choses être ce qu'ils et elles sont, sans les inciter à correspondre à ce que nous voudrions. Toucher avec plus de précaution tout ce qui nous entoure, par crainte des infections, ça pourrait nous rappeler symboliquement que nous perdons souvent la liberté de l'autre, mais aussi sa beauté et son mystère, à vouloir «mettre la main» sur lui ou elle, par notre influence, nos paroles ou nos pensées.

  • Démocratisation des homélies

    En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose «quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne...» Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Dimanche 26 avril - Démocratisation des homélies
    Avec la fréquentation d'internet qui monte en flèche depuis le confinement, toutes formes de prises de parole, de partages de connaissances se démocratisent... tout comme -absence de messes publiques obligent- les propositions d'homélies! Des ami.e.s pleines de bonne théologie et de créativité, avec un brin de saine provocation, avaient lancé en décembre déjà un site sur lequel elles proposaient des homélies écrites et récitées principalement par des femmes, sur les mêmes textes commentés à la messe par nos curés. Des approches spirituelles puissantes tirées du quotidien de chacun.e, qui changent de certaines prédications théoriques sorties des fonds de tiroir du séminaire.
    Les empêchements du coronavirus ne nous invitent-ils pas à réaliser les intuitions fondatrices du Concile Vatican II, puis du pape François fustigeant le cléricalisme, et invitant tou.te.s les fidèles à se sentir porteurs/euses de l'Évangile et de la mission du Christ? L'homélie du Vendredi-Saint, par une travailleuse de l'église genevoise auprès des pauvres, retransmet même la parole des marginalisés, des gens de la rue qui ont souvent une perception plus aigüe et concrète de ce Dieu qui nous rejoint jusque sur nos pires calvaires...
    Et vous, si vous vous offriez une homélie rafraîchissante et engagée sur https://ohmygoddess.fr ?

  • Dios no se muda - Dieu reste le même

    En ces temps chahutés par le coronavirus, Luc Ruedin sj propose de cheminer aux côtés de Thérèse d'Avila en prêtant l'oreille aux voix des frères de Taizé pour éclairer notre route! À chaque phrase, son commentaire à méditer.
    Aujourd’hui: Dios no se muda  / Dieu reste le même

  • Écologie: ne sortez pas de chez vous comme avant...

    En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose «quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne...» Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Mardi 21 avril - Écologie: ne sortez pas de chez vous comme avant...
    "Profitons-en pour ralentir, lire, réfléchir..." Ces recommandations sont vite devenues proverbiales. Mais je rigole un peu amèrement: en fait, c'est comme si tout devait continuer pareil... sur internet; mes ami.e.s étudiant.e.s ou en entreprise disent qu'ils et elles ont même plus de travail et de réunions. Dans un article, Bruno Latour remarque que le virus a pourtant réussi à faire faire aux gouvernements ce dont ils se prétendaient impuissants pour enrayer la crise écologique: freiner massivement l'économie. Il propose d'en profiter pour ne pas redémarrer tout comme avant, et de discerner à partir de 'expérience de ce confinement pour distinguer ce qui est vraiment indispensable, de ce qui pourrait être écrémé, parmi nos innombrables boulots, voyages, rendez-vous, listes de choses à faire...
    Et vous? Quelles sont vos intentions?

  • En marge du bonheur

    Qui l’eut cru? Vendredi dernier, 20 mars, était «la journée mondiale du bonheur». Cette journée avait été instituée en 2012 par l’ONU, à l’époque où le monde pensait être sorti de la crise financière de 2008. Parler de bonheur en mars 2020, lorsque la crise du coronavirus frappe de plein fouet l’Europe et les États-Unis, que les morts se comptent par milliers, après avoir gelé pendant trois mois la vie asiatique, en Chine dès la fin du mois de décembre, puis au Japon, en Corée, en Australie … c’est de l’humour noir!

  • Enterrement et gazouillis

    En ces jours de confinement, Julien Lambert sj propose «quelques inspirations inespérées au fil des jours, cueillies entre les quatre murs de ma communauté jésuite parisienne...» Avec pour chacune une invitation à la méditation personnelle.

    Jeudi 23 avril -Enterrement et gazouillis
    Voir descendre les cercueils de trois confrères l'un après l'autre, avec toute la lenteur de la démarche, ça marque les yeux et l'esprit. Mais à la toute fin de l'enterrement, j'entends une petite fille d'un immeuble voisin qui commence sa leçon de chant, et dans le fond du cimetière des chants de mouettes! Comme si l'appel du large et la poésie du quotidien étaient l'enchaînement évident d'un rituel funéraire...
    Et vous, qu'est-ce que la nature vous chante, dans les moments de deuil ou de solitude?

  • Entre vie et mort - Jour 14

    Entre vie et mort, entre enfer et paradis, la bataille est rude. Le petit d’homme est aux prises avec un combat qui le dépasse largement. Il a l’impression de subir.
    Ce chapiteau de Saint-Révérien a quelque chose de cruel. Il place l’homme à la merci de deux êtres que l’on reconnaît davantage par leurs attributs. Un diable déformé, prenant appui sur ses deux jambes, et un ange qui se tient bien droit. L’un est difforme, presque méconnaissable, tant son visage est labouré. L’autre a pour lui d’être serein.
    Dans toute vie spirituelle, nous espérons souvent des choix clairs. «Choisis donc la vie», mets-toi donc du côté de celui qui fait grandir, qui fait aimer, qui donne envie et n’emprisonne pas. Pendant ce temps, l’autre s’arrime à toi, te rappelle ses mirages, ses attraits. Il n’hésite pas.

  • EPFL & EPFZ pour les droits humains

    La sortie du confinement aiguise l’imagination des scientifiques. Et les politiques sont aujourd’hui friands des solutions possibles que leur fournissent les têtes chercheuses. Les gouvernants sont tellement désireux de cacher leur responsabilité derrière l’autorité scientifique qu’ils en oublient parfois la simple cohérence de leurs propos. (Un exemple? Lorsque ce ministre français répétait que les masques pour toute la population n’était pas nécessaires, alors que l’on savait déjà que le virus pouvait se propager avant que ne se manifeste aucun symptôme.)