célébration

  • A l’école de la patience

    par Pierre Emonet sj - Loin d’identifier ses auditeurs avec une terre ingrate, Jésus les encourage à travailler leurs champs pour qu’ils deviennent productifs. Le paysan qui a hérité une mauvaise parcelle sait bien que tout terrain peut être assaini à condition d’y mettre le prix. Épierrer, débroussailler, labourer, épandre le fumier, la tâche est ardue, elle exige beaucoup de patience et une bonne dose d’endurance, mais peu à peu elle transforme le sol en une meilleure terre. Joie de la patience et de la persévérance!

  • Deviens ce que tu manges

    «Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement; le pain que je donnerai, c’est ma chair.» Seule la routine nous permet d’entendre de tels propos sans nous émouvoir ou protester, estime Pierre Emonet sj dans son commentairede dimanche 14 juin. «Car ils résonnent comme une provocation, et on comprend la perplexité de des auditeurs de Jésus.»

  • Le courage de ses convictions

    «La peur ne doit pas vous rendre muets ni vous empêcher de parler. Exprimez publiquement vos convictions profondes. Proclamez sur les toits ce que vous avez appris à l’école du Christ», s'exclame Pierre Emonet sj qui rappelle pour ce dimanche 21 juin, que l’encouragement de Jésus -«Ne craignez pas»- reste d’une actualité cuisante! Une chronique à lire en intégralité ci-après.

  • «Jésus est Seigneur»

    «La première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens est certainement l’une des plus célèbres qu’il ait jamais écrite», relève Valerio Ciriello sj dans sa réflexion pour ce dimanche 31 mai, dimanche de Pentecôte. «Paul reproche à la communauté le manque d’union entre ses membres», commente-t-il, alors que «la division, l’égoïsme et la discrimination sont la règle. Alors que, dans la partie qui suit notre texte, Paul rappelle à la communauté ce que signifie l’amour fraternelle par l’hymne à la charité». À méditer en cette sortie de confinement!

  • Aimer, un verbe ambigu

    Aimer! Qu'est-ce qui se cache au juste derrière ce verbe qui sonne si doux à nos oreilles? Une ambigüité, celle de la langue française qui n’a que ce seul mot «pour traduire deux expressions grecques antagonistes qui signifient l’amour narcissique et l’amour oblatif», note Pierre Emonet sj, expliquant ainsi la demande du Christ de l'aimer plus que notre mère, plus que notre père, notre fils ou notre fille! Une chronique à lire en intégralité ci-après.

  • Brebis heureuses ou moutons d’abattoir?

    Par Pierre Emonet sj - Ce dimanche 3 mai sera une fois encore un dimanche sans messe publique, mais pas sans Évangile! Pierre Emonet sj se demande si nous sommes «Brebis heureuses ou moutons d’abattoir» (Jn 10,1-10): Les brebis suivent-elle la voix du berger? ou, sacrifiées aux intérêts de ceux qui leur ont volé leur vie, ne sont-elles plus que des moutons destinés à l’abattoir?

  • Comme un greffon (Jn 14,15-21)

    Pierre Emonet sj, Genève, dimanche 17 mai 2020 - Jésus de Nazareth est bien un personnage historique, comme tant d’autres fondateurs de religions et de mouvements spirituels. Mais si différent qu’il n’est pas un concurrent de plus. Traversant tous les âges, l’immense courant qui prend sa source dans sa vie et son enseignement laisse dans l’histoire de l’humanité une trace comme aucune autre.

  • Dieu à portée d’homme

    Par Pierre Emonet sj - Ce dimanche 10 mai sera sans messe publique, une fois de plus, mais pas sans Évangile. Pierre Emonet sj propose chaque dimanche sa réflexion sur l’Évangile du jour. Ce dimanche, il se demande si le sens de la transcendance s’acquiert? À moins qu'il ne soit inné...

  • Dieu, une immense bienveillance

    «La fête de la Trinité est une invitation à scruter le mystère de Dieu» rappelle Pierre Emonet sj pour ce dimanche 7 juin avant de s'exclamer: «Autant se pencher sur un abîme sans fond, à en avoir le vertige (...) Parlant de lui-même, Dieu ne dit qu’une chose: un amour, une immense bienveillance qui est à l’origine de tout, arrose largement le monde sans distinction de races, de classes, de religions, de bons ou de méchants. (...) Personne ne peut prétendre annexer Dieu pour cautionner une religion ou un programme politique, même pas en brandissant une Bible à bout de bras après avoir dégagé les «méchants» à coup de gaz lacrymogène!»

  • Entre Ascension et Pentecôte

    Chaque semaine, en ce temps de confinement, les jésuites de Montcheuil adressent, par la plume de Jean-Bernard Livio sj, une lettre à tous! Cette semaine, le Père Livio sj revient sur l'icône de Notre-Dame-de-la-route devant laquelle bon nombre de jésuites viennent méditer avant de partir à l’autre bout du monde en mission. Mais aussi sur les textes du temps pascal et plus spécialement aux deux premiers chapitres des Actes des Apôtres. À méditer!

  • Fêter Marie, la mère de la Compagnie de Jésus

    par Pascal Meyer sj - Certains se demandent pourquoi les jésuites célèbrent la Vierge Marie le 22 avril? Pourquoi une fête en dehors de celles déjà célébrées par L’Église?
    Plusieurs événements de la vie de Saint Ignace et de la Compagnie de Jésus sont liés à Marie:
    - Quand Ignace en 1522 quitte la maison familiale de Loyola, en Pays basque, il rejoint le monastère de Montserrat, près de Barcelone. Dans la nuit du 24 mars, dans un geste de rupture avec sa vie ancienne, il accroche ses habits militaires et ses armes devant la statue de la Vierge noire.
    - Le 15 août 1534, le jour de l’Assomption, à l'issue de la messe célébrée par Pierre Favre sj, les sept compagnons de la première heure prononcent les deux vœux de pauvreté et chasteté, et le troisième de se rendre dans les deux ans en pèlerinage à Jérusalem pour y convertir les infidèles
    - Et en 1538, Ignace célébre sa première messe dans une église qui est consacré à -peut-être l'avez-vous déjà deviné- à la vierge Marie: l’église Santa Maria Maggiore à Rome.

  • Le poids de Dieu

    «Au soir de sa vie, confronté à sa mort prochaine, Jésus adresse à son Père une prière qui découvre le fond de son cœur. Une prière forte d’une double solidarité, avec le Père et avec ses disciples; un dialogue qui fait la navette entre le ciel et la terre, entre l’éternité et l’actualité, entre le Maître et les disciples.» Pour ce dimanche d'avant la reprise des offices religieux publiques en Suisse annoncée pour le 28 mai,  Pierre Emonet sj nous parle d'une filiation pas tout à fait comme les autres, celle du Père et du Fils, qui fait néanmoins écho à notre propre existence et met en garde contre une gloire mal interprétée.

  • Mieux qu’un oiseau, le vent du large

    «Parce qu’au baptême de Jésus l’Esprit est descendu sur lui «comme» une colombe, on en a fait un volatile, au point que l’ensemble des représentations du Saint Esprit imaginées par les artistes et le bon peuple finit par ressembler à un catalogue d’ornithologie», relève amusé le Pierre Emonet sj pour ce dimanche de Pentecôte qui marque le grand retour des messes en publique en Suisse pour un événement majeur.

  • Noël en hiver

    AdorationMageBrueghelÉtienne Perrot sj - À l’approche du 25 décembre, les médias, toutes tendances confondues, profitent de la «trêve des confiseurs» pour faire mine de s’intéresser à la dimension religieuse de Noël, cette fête populaire, familiale et commerciale. Comme me le disait un ami: «Les curés sont vraiment fortiches; ils ont réussi à placer une fête religieuse au milieu de la fête de Noël.» À vrai dire, ce ne serait pas la première fois que le christianisme surfe sur des traditions populaires. Noël, calé à peu près sur les antiques fêtes païennes du solstice d’hiver, peut, en effet, être vu comme la récupération par les chrétiens de la célébration d’un jour qui commence à grandir, triomphant de la mort de l’hiver.

    Placer la naissance de Jésus au milieu de l’hiver n’a rien d’une évidence historique. La tradition et l’iconographie chrétiennes n’en ont pas moins fait une évidence. En témoigne ce vendredi 21 décembre 2018, la présentation, dans La Tribune, du commentaire savant d’un tableau de Pieter Brueghel le Jeune: une Adoration des mages située, avec mille détails, dans «le glacial hiver des Flandres». Un drame plane sur Jésus en hiver, dit le titre du commentaire de Irène Languin. Les historiens savent que ni l’année précise, ni le mois, encore moins le jour et l’heure de la naissance de Jésus n’est certaine. Alors, pourquoi minuit le 25 décembre? Pour une raison symbolique facile à comprendre: avec la lumière qui renaît l’espérance grandit, la chaleur s’avance. C’est là, bien sûr, une vision des habitants de l’hémisphère Nord. Les populations d’Abidjan en Côte d’Ivoire ont bien du mal à vivre cette symbolique, eux qui ne connaissent pas les variations saisonnières de la durée du jour. Quant aux Australiens qui célèbrent Noël en plein été, ils leurs faut une bonne dose d’imagination pour lier la naissance de Jésus à l’expérience du froid et de la neige. D’une manière moins symbolique et plus abstraite, les religions parlent simplement de sauveur et de salut, un peu à la manière des malades et des blessés de la vie parlant de leur médecin et de leur guérison.

    Le côté folklorique de la fête de Noël l’emporte désormais le plus souvent sur son aspect symbolique et théologique. La cause n’en est pas à chercher entièrement du côté des marchands de cadeaux et de divertissement; elle vient aussi de notre culture qui répugne à compter sur autrui, surtout lorsque cet autrui traîne derrière lui une odeur d’arbitraire. Dieu est incontrôlable, reconnaissent toutes les religions. «Il n’est pas de sauveur suprême» clame, en écho, le chant révolutionnaire. C’est vrai pour tous ceux qui, se coulant dans l’esprit de la modernité, se veulent, selon le programme de Descartes dans son Discours de la méthode, «maîtres et possesseurs de la nature». C’est encore vrai pour ceux qui comptent sur la technique de demain pour réparer les erreurs d’aujourd’hui. Mais tous ceux que la perspective des lendemains qui chantent ne consolent pas des tragédies présentes -je ne parle pas simplement d’écologie, mais de toute angoisse vécue par chacun- restent sourds aux sirènes de la modernité; ils se tournent -par nature ou par Grâce- vers tout ce qui, au milieu de leur nuit, au cœur de leur hiver, est signe d’espérance, comme l’enfant de la crèche.

  • On ne voit bien qu’avec le cœur

    Par Pierre Emonet sj - Ce dimanche 12 avril 2020, dimanche de Pâques, sera une nouvelle fois sans messe publique, mais pas sans Évangile! Pierre Emonet sj propose sa réflexion sur l'annonce de la résurrection du Christ et la manière dont elle a été reçue. «Perplexe, Pierre ne sait pas que penser devant le tombeau vide, tandis que l’autre comprend. Il a vu et il a cru! (...) Si Pierre est bien identifié, son compagnon n’a pas d’autre nom que «celui que Jésus aimait». Sa seule identité est l’amour.» Un texte à méditer.

  • Quand les petits dépassent les grands

    par Pierre Emonet sj - Quelque chose qui a été caché aux sages et aux savants est révélé aux tout-petits. Mais quoi? Jésus ne le dit que quelques versets plus loin: le lien entre le Père et le Fils. Autrement dit sa dimension divine. L’affirmation est explosive, parce qu’elle bouleverse une opinion bien ancrée, que les théologiens ont une longueur d’avance dans la compréhension du message chrétien. Voici donc le simple fidèle mis en concurrence avec les exégètes et les docteurs qui savent et détiennent la clef des Écritures.

  • Thomas, mon complice

    Par Pierre Emonet sj - Ce dimanche 19 avril 2020 sera une nouvelle fois sans messe publique, mais pas sans Évangile! Pierre Emonet sj livre ses questionnements autour du Ressuscité. «Thomas veut voir, toucher, palper, entendre, sentir, comme un médecin qui ausculterait (...) or la vie du Ressuscité n’appartient pas au monde physique, elle n’est pas la simple reprise de la vie ordinaire dont la mort a coupé le fil. Elle est d’un autre ordre».

  • Un prix exorbitant

    Par Pierre Emonet sj - Ce dimanche 26 avril sera un dimanche sans messe publique de plus, mais pas sans Évangile! Pierre Emonet sj propose sa réflexion sur l'étrange myopie des disciples se rendant à Emmaüs, deux «victimes des phantasmes politico-nationalistes de leur génération» qui «ont mal compris la mission du Christ».

  • Vox populi vox Dei? Parfois seulement!

    Par Pierre Emonet sj - Ce dimanche 5 avril 2020, dimanche des rameaux, sera une nouvelle fois sans messe publique, mais pas sans Évangile! Pierre Emonet sj propose sa réflexion sur cette journée si importante pour nous mais si étrange en ces temps de pandémie. On y parle de foule. de joie, de jubilation même. Mais aussi de basculement, de doute, de peur, de mort... d'«inconstance des foules versatiles aux enthousiasmes éphémères». Un texte à méditer: