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  • Le Conseil élargi du Père Général des jésuites s’est réuni début septembre. À cette instance participent les présidents des Conférences jésuites qui, sur une base géographique, regroupent les Provinces jésuites du monde entier. Nous avons posé trois questions à chacun des présidents; voici le premiers de leurs témoignages.

    George Pattery sj – Asie du Sud (JCS)

    Pattery GeorgeDans le cadre de votre service en tant que Président de la JCS (Jesuit Conference of South Asia), qu’est-ce qui a été, jusqu'à présent, votre principale source de "consolation" ou de joie?

    L'acceptation et la pratique répandues de la conversation spirituelle comme outil significatif de discernement en commun me donne une immense joie. Cela change positivement nos réunions de commissions et notre vie communautaire. Tout le monde est entendu et à chacun on donne de l'importance. Tout le monde parle. Ce faisant, la vie communautaire prend un nouveau sens. Nous apprenons à découvrir les mouvements intérieurs de chacun et de l'ensemble du groupe. De plus, cet outil peut être facilement adapté aux réunions de nos conseils d'administration et aux échanges au sein des commissions. La conversation spirituelle nous donne le sentiment de cheminer avec l’Esprit.

  • Quartier Sakhour alepDepuis octobre, les jésuites, le JRS, les frères maristes, le service social des grecs orthodoxes, Caritas et les franciscains collaborent pour financer des interventions chirurgicales bien trop onéreuses pour la majeure partie de la population d’Alep. Le Père Hallak sj, du Service jésuite des réfugiés (JRS) d’Alep, a été mandaté pour constituer une équipe opérationnelle qui gère les demandes et les actions. Il relate cette nouvelle collaboration sanitaire dans son journal. Reflet d’une ville qui sort petit à petit de la torpeur.

  • Au centre le gouverneur BaswedanAu centre le gouverneur BaswedanLa présence du nouveau gouverneur de Djakarta, le musulman Anies Baswedan, à la célébration des 90 ans du prestigieux Collège masculin Canisius, géré par la Compagnie de Jésuites en Indonésie, a provoqué une contestation limitée mais évidente contre sa personne. Le gouverneur avait été invité par les responsables de l’école à la cérémonie tenue ces derniers jours au grand Centre des Congrès Jakarta International Expo afin de commémorer la fondation de l’Institut d’Études supérieures ouvert dans la capitale indonésienne en 1927. Parmi les participants, étaient présents le célèbre pianiste Ananda Sukarlan, ancien élève du Collège, et d’autres élèves qui se sont ostensiblement levé et ont quitté la salle lorsque le gouverneur a pris la parole pour prononcer son discours. Les contestataires ont affirmé que «ses valeurs contredisent les principes enseignés dans cette école».

  • Le jésuite suisse Stephan Rothlin, directeur du Macau Ricci Institute, est un spécialiste de la Chine où il est établi et enseigne depuis 1998. En marge du mois missionnaire extraordinaire Baptisés et envoyés: l’Église du Christ en mission dans le monde, il revient sur l’accord historique signé il y a un an, le 22 septembre 2018, entre le Vatican et la Chine, accord qui a fait couler beaucoup d’encre.

  • Point de repère en matière de formation et de formation pastorale continue, dans l’esprit du Concile Vatican II, l’Institut asiatique pastoral pour l’Orient (East Asian Pastoral Institute, EAPI) assure depuis 50 ans sa mission dans tous les pays d’Asie. Il fut créé à l’initiative du Père Pedro Arrupe sj, alors Préposé général de la Compagnie de Jésus, par quelques jésuites qui durent quitter la Chine continentale et se transférèrent aux Philippines.

  • KirghizstanLe jésuite Adam Malinowski sj témoigne du caractère positif des élections au Kirghizstan malgré la nécessité d’une longue route en direction de la démocratie. Des propos qui font échos aux déclarations du président sortant, Almazbek Atambayev, qui commentait ainsi le scrutin qui a vu triompher son favori, Sooronbai Jeenbekov, lequel a obtenu 55% des voix: Les élections présidentielles du 15 octobre dernier ont constitué «le premier scrutin libre et pacifique du pays» et marqué une étape fondamentale en vue du renforcement du concept de démocratie dans l’ensemble de l’Asie centrale.

  • L’Assemblée du Bengale occidental a récemment approuvé le projet de loi 2016 de l’Université Saint Xavier de Calcutta, ouvrant ainsi le chemin à la réalisation d’une nouvelle Université à New Town, Rajarhat, destinée à faire face à la demande croissante de structures valides en vue d’une instruction secondaire publique. Selon les nouvelles parvenues à l’Agence Fides de la Curie généralice des jésuites, le projet prévoit que l’Université pourra être composée de différents Instituts du Bengale réalisés et gérés par la Compagnie de Jésus. La Fondation éducative de l’Institut Saint Xavier de Calcutta, qui finance l’université, administrera les instituts d’enseignement secondaire de l’ensemble de l’État confiés à la Fondation des Jésuites. L’Université pourvoira à l’instruction, à l’enseignement, à la formation et à la recherche dans différentes disciples et champs de spécialisation, dont la science, la technologie, le droit, l’administration, les sciences sociales, la médecine, les études humanistes et les arts du spectacle. L’ouverture est prévue pour l’année universitaire 2017-2018. (AP/ Fides/red)

  • JosephCasar JRS Irak © JRSLe JRS (le Service Jésuite des Réfugiés) apporte son soutien aux populations traumatisées par la guerre à travers des projets éducatifs et des soins psychologiques. Le Père Joseph Cassar, directeur du JRS en Irak vit à Erbil, au Kurdistan irakien, depuis trois ans. Il détaille pour Vatican News​cette mission auprès des habitants de Qaraqosh et des villages de la plaine de Ninive et insiste sur la nécessité de renouer des liens de confiance entre les différentes communautés pour garantir la stabilité du pays.

  • Le commentaires d’un jésuite canadien sur la contribution des chrétiens à la construction d’une société «saine et pacifique» après l’entrée en vigueur de la loi anti-conversion donne espoir.

    primopiano 4890Don Doll sj © Magis

  • EglisedeSanPedroClaverSJ Colombie 183dcDimanche, pour la dernière journée de sa visite apostolique en Colombie, le Pape François s’est rendu à Carthagène des indes, une ville parmi les plus touristiques du pays, mais également une ville où les inégalités sont criantes: 294 000 Carthaginois vivent dans la pauvreté, dont plus de 55 000 dans la rue, selon l'association Cartagena «Como Vamos». Une population qui représente un tiers du million d'habitants de la ville. C’est ici au milieu des pauvres de la ville que François est venu prier l’Angélus, juste après avoir béni les premières pierres de maisons destinées à des familles de sans-abri.
    L’Église (ci-contre) dans laquelle le Saint Père et les fidèles ont prié l’Angélus est celle de saint Pierre Claver, là où sont conservées les reliques du saint jésuite qui a consacré sa vie au service des victimes de la traite des esclaves, les nourrissant, les habillant, les soignant et les consolant.

  •  La «Genève internationale» n’a pas perdu son autorité. Du moins, elle n’a rien perdu de son autorité morale. Qu’en est-il de son pouvoir réel? Je me pose la question à l’occasion d’une manifestation récente réclamant, de la part de la Suisse, des sanctions contre la Turquie. Cette dernière, ne voulant pas que s’établisse à ses portes un territoire contrôlé par les Kurdes, ont envahi le nord de la Syrie pour repousser loin de leur frontière une population fauteur de «terrorisme». Certains commentateurs ont immédiatement fait le rapprochement avec le génocide des Arméniens, perpétré par les Turc en 1917.

  • primopiano 6661photo: unfpa.orgL’Église au Myanmar, en collaboration avec les jésuites présents sur place, a ouvert un nouvel Institut devant former les jeunes aux responsabilités, en en faisant ainsi des agents de transformation de la société. Le nouvel Institut, -le Myanmar Leadership Institute (MLI)- a ouvert ses portes à Yangon et vise à donner aux jeunes une formation en matière d’éthique, de capacités analytiques, de compétences professionnelles et de style de vie dans les domaines de l’instruction, du monde de l’entreprise et de la société civile, explique à Fides le Père Joseph Anthony Jacob sj, directeur de la structure.

  • Le CoMorenoAntonioSJ AsiePacifiquenseil élargi du Père Général s’est réuni en septembre. À cette instance participent les présidents des Conférences jésuites. Trois questions ont été avons posées à chacun d’eux. Nous poursuivons la publication de leurs témoignages avec le Père Antonio Moreno sj, président de la Conférence des provinciaux jésuites d'Asie-Pacifique (Jesuit Conference of Asia Pacific-JCAP).

    Dans votre service en tant que président de la JCAP, qu’est-ce qui a été, jusqu’à présent, votre principale source de «consolation» ou de joie?

    Le discernement sur les Préférences apostoliques universelles (PAU) est une nouveauté dans la manière de procéder de la Compagnie. L’outil que nous utilisons est le discernement en commun. Nous sommes habitués au discernement vertical, c’est-à-dire que l’on discerne personnellement l’appel que Dieu fait à une personne. Dans le discernement des PAU qui a commencé l’année dernière, nous sommes invités en tant que corps à identifier la main de Dieu en ce qui concerne les défis apostoliques que la Compagnie doit relever au cours des dix prochaines années. Tout ce processus est très réconfortant pour moi. Il y a beaucoup de prière, de réflexion et de conversation spirituelle vécues par un seul corps qui se veut à la recherche du désir de Dieu pour les préférences apostoliques de la Compagnie selon l’esprit des «Premiers compagnons» à Venise.

  • EtudiantsJeusitesIndeLes Jésuites d’Asie du sud soutiennent la cause des pauvres et, dans cet esprit, ont promu et lancé le Forum du peuple(Lok Manch), plateforme destinée aux responsables d’organisations de la société civile engagées dans la protection et la promotion des droits des populations marginalisées. C’est ce qu’explique le Père Irudaya Jyothi sj, assistant social, faisant état du besoin né au sein de la Compagnie de Jésus en Asie du sud. Grâce au réseau institué avec 92 organisations dans 12 États indiens, les religieux ont atteint quelques 300 000 familles nécessiteuses en zones urbaines et rurales.

  • filletteliban e1464339298127 d4da5A l’occasion de la Journée internationale de l’enfant, des centaines d’enfants syriens se rassembleront mercredi 1er juin pour prier pour la paix. Les Patriarches de Syrielancent un appel aux chrétiens du monde entier – et particulièrement aux enfants – à les rejoindre.

  • TimorOrientalPromotion de la dignité humaine, de l'inclusion sociale et de l'éducation religieuse constituent les trois priorités du plan pastoral et missionnaire de la période 2019-2023 au sein de l’Église à Timor Est. Cinquante responsables et opérateurs pastoraux, laïcs, religieuses et missionnaires jésuites et leur collaborateurs à Timor Est ont tenu ces jours derniers un séminaire pour élaborer les lignes fondamentales et les objectifs porteurs de la présence et de la mission des jésuites au sein de la nation.

  • PHilalSJ MARS18 3028Père Ziad Hilal sjInvité par l’association «Chemin de solidarité avec les chrétiens d’Orient et les populations victimes de violences au Moyen Orient» (CSCO), le Père syrien Ziad Hilal sj a témoigné du besoin d’actes de réconciliation et de solidarité en Syrie, après sept ans de guerre. Pour le jésuite, l'une de ses priorités est: aider les jeunes générations à sortir de l’impasse. Un article est paru dans le Courrier pastoral du mois de mars 2018 de l’Église Catholique Romaine de Genève (ECR).

  • Rencontre avec les jesuites au Bangladesh AntonioSpadaroRencontre avec les jésuites au Bangladesh @AntonioSpadaroLe pape François a rencontré 16 jésuites au Bangladesh, à Dacca, vendredi 1er décembre 2017, indique le père Antonio Spadaro sj, directeur de la Civiltà Cattolica, qui a participé à la rencontre, avec le traducteur du pape François.

  • Autrefois symbole de la coexistence entre chrétiens et musulmans, la ville syrienne de Qaryatayn, dans le désert entre Homs et Palmyre, est désormais vidée de sa population et en grande partie détruite. Occupée par les terroristes de Daech en août dernier, la ville située à quelque 125 kilomètres au nord-est de Damas, a été reconquise dimanche 3 avril 2016 par l’armée gouvernementale syrienne.

  • JRSThailandeRéfugiés urbains recevant les leçons d'anglais du projet d'éducation urbaine. (JRS)Imaginez le bruit d’enfants qui jouent et crient dans la cour de récréation de l’école, la cloche qui sonne pour indiquer l’entrée en classe, et les cours qui commencent. Pour de nombreux demandeurs d’asile et réfugiés à Bangkok, il y a longtemps qu’ils n’entendent plus ces rumeurs. Certains ne les ont jamais entendues.
    Dans les régions urbaines, l’accès à l’éducation est un sérieux problème pour les enfants, les adolescents et les jeunes adultes demandeurs d’asile et réfugiés. La Thaïlande n’est pas signataire de la Convention de Genève pour les réfugiés de 1951. Ses politiques ne font pas la distinction entre les demandeurs d’asile/réfugiés et d’autres migrants sans papiers. Les demandeurs d’asile et les réfugiés en Thaïlande sont considérés comme étant des résidents illégaux. Les parents craignent d’être arrêtés s’ils accompagnent leur enfant à l’école. Il en résulte que l’éducation est inaccessible pour de nombreux enfants, adolescents et jeunes adultes.