La protection des mineurs reste une priorité malgré la pandémie du Covid-19, relève le Père jésuite allemand Hans Zollner sj, directeur du Centre pour la protection de l’enfance de l’Université pontificale grégorienne à Rome. «Nous ne pouvons pas nous permettre de considérer nos investissements dans la sécurité des enfants comme n’importe quelle autre activité sociale et éducative», a alerté le Père Zollner, le 26 mai 2020 au micro de Vatican News. Pour le prêtre, les difficultés économiques rencontrées par l’Église ne doivent pas avoir d’impact sur les programmes dédiés à la protection de l’enfance.

Davantage exposés aux abus

Le prêtre, spécialiste des abus sexuels dans le monde religieux, relève que cette problématique doit rester une priorité dans l’Église. D’autant que des centaines de millions d’enfants dans le monde sont «probablement confrontés» à des menaces croissantes -maltraitance, violence, exploitation et séparation avec les personnes qui s’occupent d’eux- en raison des mesures prises pour contenir la propagation de la pandémie du coronavirus, soulignait le 20 mars dernier l’Unicef (Fonds des Nations Unies pour l’enfance).

Pour poursuivre la lutte contre toutes formes d’abus en temps de pandémie, la Conférence internationale sur la sauvegarde (ISC), qui réunit chaque année des représentants de l’Église, des professionnels et des scientifiques sur le thème de la protection de l’enfance, donne une série de séminaires en ligne, intitulés «Une Église plus sûre», à partir du 29 mai.

Le Père Zollner sj, en tant que membre directeur du Comité de l’ISC, a été parmi les initiateurs de ces cours qui visent notamment à encourager l’Église catholique à poursuivre ses programmes de protection, malgré les difficultés économiques entraînées par la crise sanitaire. (cath.ch/red.imedia/be)