Valentin de Boulogne Saint Paul Writing 832c3

Valentin de Boulogne (1591-1632)

Romain d'adoption où il fut l’élève de Simon vouet et de Bartolomeo Manfredi qui l’attira dans le milieu caravagesque, habitué des lieux louches, Valentin de Boulogne est l’un des peintres français les plus énigmatiques du XVIIe siècle. Il entre en 1624 dans la compagnie des peintres nordiques (association des Bentvogels). Solitaire dans son art, il restera pourtant fidèle à l'austérité passionnée de Caravage.

Les données biographiques sont rares, souvent vagues : né à Coulommiers d'une famille de peintres, il arrive à Rome « avant Vouet », nous dit-on, donc avant la fin de 1613 ; mais son nom n'apparaît à nouveau qu'à partir de 1620. Ses tableaux, pourtant commandés parfois par de grands mécènes (les Barberini, Cassiano dal Pozzo, le cardinal Angelo Giori) et fort chers dès sa mort, ont été vite confondus avec ceux de Caravage ou de Manfredi ; aucun n'est signé ni daté, et c'est seulement de 1627 à 1631 que les documents en mentionnent quelques-uns. (source bibliographie : Encyclopaedia universalis)

Quelques pistes pour regarder et méditer sur «Saint-Paul écrivant ses épîtres»

Nous sommes en face de Paul en train d’écrire. Dans la main droite, il tient une plume. Il est prêt à écrire. Dans la main gauche, il soulève ce qui pourrait être une de ses lettres.

Sur la table se trouve un livre, une bible sans doute (malgré l’anachronisme), un rouleau qui pourrait être celui de la loi, un petit livre, un document décacheté et un coupe-papier ou un couteau.

La table et les documents posés sont le centre autour duquel tout l’espace s’organise.
• Il y a ce qui est dessous et que nous ne voyons pour ainsi dire pas : les pieds de la table, les jambes de l’apôtre.
• Ce qui est au-dessus : les documents, l’apôtre lui-même et son reflet. Ceci nous manifeste ce qui est sur la table est comme le reflet de l’apôtre.
• A côté et derrière, le glaive signe de l’apôtre et son sac prêt à servir ; le mur enfin qui met en évidence l’apôtre et son travail. Aucune distraction pour nous ni pour Paul.

La lumière qui vient de la gauche, met en évidence la tête et les mains de Paul, ainsi que les documents répartis sur la table. Cette lumière plongeante fait des documents et de l’apôtre eux-mêmes des sources lumineuses.

Le visage de l’apôtre est « mangé » par sa barbe, son regard nous échappe, il est totalement absorbé par le travail. Son front, plissé rappelle les plis des documents posés devant lui.

Les couleurs : le vêtement (chiton) est vert (jaune et bleu), par-dessus il porte un himation rouge. Les couleurs de la vie et de l’amour/martyre.

« Saint Paul écrivant ses épîtres » de Valentin de Boulogne, peint entre 1618 et 1620, et une huile sur toile de dimension moyenne (99,4 x 133 cm). Elle se trouve au Museum of Fine Arts, à Houston, Texas.»


Prochaines méditations à l'aide d'une œuvre d'art (d'une durée de 20 minutes environ dont un petit commentaire introductif):

- Dernière date avant la pause d'été : le 29 juin.
- Reprise en septembre.

Les méditations sont proposées le mercredi soir (après l'Eucharistie de 18h45).

Les chroniqueurs

Le coup d'épingle
d'Etienne Perrot sj

Le point de vue
de Pierre Emonet sj

La méditation
de Bruno Fuglistaller sj

Le billet spirituel
de Luc Ruedin sj

D'hier à aujourd'hui
de Jean-Blaise Fellay sj

Le triptyque du quotidien
de Julien Lambert sj

La chronique de l'invité
des jésuites

Archives

Christ chassant les marchands du temple (1626)

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CMC Chagall RoiDavid1951Le Roi David peint par Marc Chagall en 1951 prend pratiquement la moitié du tableau. Il est vêtu de rouge, couronné (jaune), jouant de la lyre (jaune), il porte une barbe verte.

L'adoration des bergers (vers1638)

Noel zurbaran nativite

L’espace du tableau est divisé en deux parties: le ciel avec les anges d'une part, et d'autre part la terre avec l’enfant Jésus...

 

Saint Pierre repentant (1580-86)

Oct17 Dur DBM 642

Le saint est représenté jusqu’à mi-corps, avec les yeux pleins de larmes, tournés vers le ciel, les mains jointes pour la prière.

 

Mère Angélique et Mère Agnès Arnauld

Image MeditBruno Champaigne 2017 80e71La pièce dans laquelle les deux religieuses se tiennent, uniquement suggérée par un plancher cloué et un lambris d’appui, s’ouvre, au fond de la composition, sur un panorama de l’abbaye des Champs.

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Assunta Titien 8e664En 1516, Germano de Caiole, directeur du couvent de franciscains de Venise, fit alors appel au Titien. Il lui commanda une "Assomption de la Vierge" pour le maître-autel de l’église franciscaine Santa Maria Gloriosa dei Frari.

Peinture 181 x 244 cm, 25 février 2009

Soulage triptyque2 c9021Depuis le début, les œuvres de Soulages ne portent jamais d'autre titre que leurs dimensions et leur date. Ce triptyque Peinture 181x244 cm, 25 février 2009 ne fait pas exception.

La Résurrection (vers 1463)

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Saint Paul écrivant ses épîtres (1618-1620)

Valentin de Boulogne Saint Paul Writing 832c3

La lumière qui vient de la gauche, met en évidence la tête et les mains de Paul, ainsi que les documents répartis sur la table. Cette lumière plongeante fait des documents et de l’apôtre eux-mêmes des sources lumineuses.