Les méditations de Bruno Fuglistaller sj

BrunoWeb 2 0b73aContempler une œuvre d'art et profiter de son rayonnement pour méditer, la proposition séduit de nombreux laïcs. Licencié en histoire de l'art, le Père Fuglistaller accompagne, une fois par mois à Genève, ceux qui souhaitent cheminer en méditant sur une œuvre classique ou contemporaine répondant aux interrogations de notre temps.
«Un tableau est comme une fenêtre ouvrant sur l'univers d'un artiste. Par son œuvre, l'auteur nous donne accès à sa perception du monde. Dans la tradition des Exercices spirituels, la personne qui prie est invitée à regarder Dieu regardant le monde et voulant le sauver. Le but de cet exercice est de mieux connaître Dieu, pour mieux l'aimer et le suivre. Regarder pour agir... Je vous propose de me suivre dans une méditation de 40 minutes comprenant un petit commentaire introductif.»

Les méditations sont proposées un fois par mois à St Boniface (Genève), le mercredi soir (après l'Eucharistie de 18h45).

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La Nativité - folio 44 verso

par Bruno Fuglistaller sj - Méditer avec une enluminure des frères Limbourg: «La Nativité - folio 44v», issue des Très Riches Heures du duc de Berry (entre 1411 et 1416)

The Nativity Limbourg2Les frères de Limbourg

Paul, Jean et Hermann van Lymborch, dits les Frères de Limbourg, de Gueldre, nés vers 1380 à Nimègue, Pays-Bas, sont des peintres et enlumineurs néerlandais.

Ces représentants du gothique international sont peut-être les artistes les plus célèbres de l’histoire de la miniature des quatorzième et quinzième siècles. Avant 1399, ils firent leur apprentissage à Paris, chez un orfèvre; à partir de 1402, Paul et Jehannequin (Jean) travaillèrent au service de Philippe le Hardi duc de Bourgogne, et peut-être de son fils, Jean sans Peur.

Par la suite, probablement déjà à partir de 1404 (en tout cas avant 1411), les trois frères se mirent au service de Jean, duc de Berry, sur l’ordre duquel ils exécutèrent leur œuvre la plus célèbre: le livre d’heures connu comme  les Très Riches Heures (Chantilly, musée Condé), qui ne fut pas terminé à cause de la mort des artistes et du commanditaire dans une épidémie de peste (1416). Jusqu’à présent, il n’a pas été possible de distinguer, dans les miniatures qui leur sont attribuées, le rôle de chacun des frères: on doit supposer qu’ils travaillèrent en groupe, très uni, même si diverses sources permettent de déduire que Paul dû être non seulement le plus habile mais aussi le chef de l’atelier. Dans leurs œuvres les plus anciennes, une Bible qui correspond à une «très belle et notable Bible» enluminée en 1402 pour Philippe le Hardi, et les «belles heures» de New York (Cloisters Mus), les Limbourg se montrent au courant des conceptions artistiques flamandes les plus modernes: le naturalisme, le sens de l’espace. Mais c’est seulement avec les miniatures à grandes pages des Très Riches Heures, commencées en 1413 qu’ils surent exprimer au plus haut niveau leur extraordinaire talent: le naturalisme d’une part, le formalisme du gothique tardif de l’autre.

L’œuvre dans l'histoire de l'art, quelques repaires

Nous sommes devant une enluminure. «Le nom d'enluminure est aujourd'hui donné au décor des manuscrits de préférence à celui de miniature, utilisé au XIXe siècle. Ce second terme fut d'abord réservé aux lettrines peintes en rouge (minium) puis, par extension, à toute l'ornementation des manuscrits; mais il prit rapidement d'autres sens et désigne surtout les scènes et portraits peints sur les couvercles des boîtes et tabatières à partir du XVIIIe siècle. Il vaut mieux, par conséquent, réserver le nom d'enluminure à la seule peinture des manuscrits. On considère généralement que ce décor est peint, mais de nombreux ouvrages, et non des moindres, comme le Psautier d'Utrecht, chef-d'œuvre de l'art carolingien, ne comportent que des dessins à l'encre brune ou de couleur. L'enluminure est donc le décor exécuté à la main, peint ou dessiné, ornant ou illustrant un texte presque toujours manuscrit; il existe, en effet, quelques livres imprimés décorés à la main. La peinture des manuscrits est, par définition, dépendante de l'art du livre et de son développement, puisque celui-ci lui fournit son support et qu'elle s'ordonne en fonction du texte. Bien que l'évolution de l'enluminure soit étroitement liée à celle de la «grande peinture», elle ne saurait être réduite à une branche de cet art: ce serait négliger une importante catégorie d'enluminures (compositions calligraphiques, lettres ornées...). Et, s'il est vrai que l'ornementation des manuscrits a toujours tenté de rivaliser avec la peinture autonome, l'aboutissement de cette tendance équivaut à la négation du rôle spécifique de cet art, puisque l'équilibre entre le décor et le texte, l'un étant très soigné et l'autre d'un intérêt négligeable, est alors rompu. Enfin, il faut souligner que, davantage que le tableau peint, l'enluminure des textes codifiés a joué un rôle essentiel dans la pratique liturgique chrétienne en Occident.»

(sources diverses, notamment Encyclopaedia universalis et wikipédia)

Quelques pistes pour regarder et méditer sur «La Toussaint»

L’image illustre un texte.

Le texte que nous voyons est celui du début de l’office: «Deus in adiutorium meum intende: Domine ad adiuvandum me festina. Gloria Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto: Gloire au Père, au Fils, et au Saint-Esprit. Sicut erat in principio, et nunc et semper: Comme il était au commencement, maintenant et toujours Et in sæcula sæculórum: Et dans les siècles des siècles.

Sur le «fondement» du texte se trouve l’image; les deux colonnes du texte «portent» l’illustration. La mise en page montre bien l’articulation étroite entre ce qui est dit/lu et ce qui est vu. L’image est encadrée d’or et ce cadre sert de fond à la lettrine. L’usage du bleu (pour la lettrine, la robe de Marie, les séraphins qui forment le berceau de l’enfant Jésus, et le ciel) établit un lien étroit entre le texte et l’image.

En nous intéressant à la construction de la page, et en forçant un peu le trait, on pourrait dire que l’image constitue le chœur d’un plan d’église avec le Père dans l’abside et Jésus sur l’autel entouré de Marie et Joseph. Le texte peut faire penser au rangée de fidèles, mais en sachant qu’au XVe siècle il n’y avait pas de rangée de bancs dans les églises. Prudence donc, mais d’un point de vue strictement spatial, notre œil peut déceler cette structure aujourd’hui.

En regardant l’illustration de haut en bas, nous voyons le Père en majesté entouré d’un chœur de séraphin rouges tournés vers Dieu. Derrière Lui, nous voyons des visages d’autres séraphins en bleu, qui chantent. Des séraphins rouges sont diffusés des rayons qui traversent toute l’image. Ces rayons se diffusent sur toute la terre: les arbres, les hommes, la ville, la campagne, les animaux, à travers le toit de l’étable et surtout sur l’enfant. Il est intéressant de noter que ni Marie, ni Joseph ne sont concernés par ce rayonnement, peut-être parce qu’ils y ont déjà été exposés. Entre le Père et l’Enfant, on voit la colombe représentant l’Esprit Saint.

Au centre de l’image nous avons, derrière le rayon lumineux qui unit le Père, le Fils et l’Esprit, un berger qui surgit de derrière la montagne. Comme la plupart des autres personnages, il regarde en direction de l’Enfant. Seuls deux bergers, sur la montagne, entendent l’annonce des anges. Ainsi, dans le même espace, plusieurs temporalités sont représentées. L’événement est ainsi représenté dans sa complexité.

Les animaux, en particulier l’âne et le bœuf ne semblent pas impliqués dans l’événement. Il ne s’agit pas forcément d’indifférence mais l’importance de l’événement n’est pas manifestée par l’attention des animaux. Cette distance est aussi manifestée par la présence d’une statue, au-dessus du personnage qui surgit de derrière la montagne. Cette statue est dorée, au milieu de l’espace pictural et pourtant quasi invisible, noyée derrière les rayons qui unissent le Père, le Fils et l’Esprit. En fait, elle est très énigmatique et il est difficile de dire ce qu’elle représente (Adam ?, une divinité ?...).

Les couleurs manifestent une dominante de vert/brun dans le paysage et de bleu (vêtement de la Vierge, de Joseph, les séraphins, le ciel, certains vêtements de bergers. Le ciel et la terre sont ainsi à la fois liés et distingués.

Bruno Fuglistaller sj

La Nativité des Frères de Limbourg est une enluminure peinture probablement entre 1411 et 1416.  Le livre Les Très Riches Heures du duc de Berry dans lequel elle prend place est un livre d'heures commandé par le duc Jean Ier de Berry. Il est actuellement conservé au musée Condé à Chantilly (France), sous la cote Ms. 65.


Prochaines méditations à l'aide d'une œuvre d'art
(d'une durée de 20 minutes environ dont un petit commentaire introductif)

Dates: les 6 février, 13 mars, 27 mars, 17 avril, 29 mai, 26 juin 2019.
(Pas de Méditations avec une œuvre d'art en juin, juillet et août)

Les méditations sont proposées le mercredi soir (après l'Eucharistie de 18h45)

La Toussaint, 1882

par Bruno Fuglistaller sj - Méditation avec une œuvre d'art autour d'un tableau du peintre naturaliste français Jules Bastien-Lepage: «La Toussaint».

LaToussaint JulesBastienLepageJules Bastien-Lepage (1848-1884)

Jules Bastien, dit Jules Bastien-Lepage, est un peintre naturaliste français né le 1er novembre 1848 à Damvillers, près de Verdun, dans un milieu modeste et humble. Il suit des études secondaires à Verdun. Il obtient son baccalauréat ès-sciences après une scolarité sans relief particulier durant laquelle il manifeste une timide vocation artistique. Il arrive à Paris en 1867 et entre à l'Administration générale des postes en tant que surnuméraire, ce qui lui laisse le temps de travailler le dessin. À la même époque, il tente le concours de l'École des beaux-arts de Paris. Il ne sera pas reçu, mais pourra fréquenter les cours en tant qu'aspirant. L'année suivante, il est admis dans l'atelier d'Alexandre Cabanel où il s'entraîne à dessiner. Le 20 octobre 1868, il est enfin reçu premier au concours et entre à l'École des beaux-arts dans la section peinture, ainsi que son ami Louis-Joseph-Raphaël Collin. Commencent alors de nombreuses démarches pour l'allocation de bourses, aides financières diverses… Il débute au Salon de 1870 avec un portrait qui ne fut pas remarqué.

En 1873, il expose Au printemps et, en 1874, Mon Grand-père, tous deux particulièrement appréciés par les critiques. En 1875, l'Annonciation aux bergers lui permet d'être deuxième au grand prix de Rome. Il va hésiter entre deux directions: les thèmes traditionnels et ses goûts pour les scènes de la vie paysanne. Peintre de la vie rurale, il aime travailler près des paysans, les suivre dans leurs occupations quotidiennes. Viendront: Saison d'octobre, Le Père Jacques, l'Amour au village, Le Faucheur aiguisant sa faux, etc.

Dans le parc des Rainettes (à Damvillers), alors vaste verger, il souhaite créer un atelier de plein air. Il y reçoit des personnalités, telles que le frère du Roi de Serbie ou l'écrivain André Theuriet. Parallèlement, il fait une carrière de grand portraitiste par un travail qui rappelle la facture du réalisme flamand dans ses dimensions modestes et sa technique précise. Ce sont les portraits du prince de Galles, de Monsieur Wolff, de Madame Godillot, de Juliette Drouet, de Sarah Bernhardt, etc.

Il ne travaille guère plus de dix ans. Pourtant, il laisse une œuvre originale et innovante. Ses toiles figurent dans les plus grands musées du monde: Paris, Londres, New York, Moscou, Melbourne, Philadelphie, etc. Il compte notamment parmi ses élèves Elena Samokich-Soudkovskaïa.

Jules Bastien-Lepage meurt prématurément à 36 ans, le 10 décembre 1844, dans son atelier de la rue Legendre à Paris, d'une tumeur cancéreuse placée entre l'abdomen et l'épigastre. Après sa mort, c'est son frère Émile qui donna au jardin des Rainettes son aspect de parc.

(sources diverses, notamment wikipédia)

L’œuvre dans l'histoire de l'art, quelques repaires

Les naturalistes dont Jules Bastien-Lepage fait partie, s’intéressent au monde qui les entoure et se débarrassent des arguments historiques et polémiques du réalisme. Ils peignent des sujets modernes et observent la vie paysanne et ouvrière avec le désir de suggérer une vie pénible, mais digne. L’espace se simplifie et le dessin conserve sa précision. Les peintres donnent souvent à leurs tableaux l’apparence de l’esquisse.

Quelques pistes pour regarder et méditer sur «La Toussaint»

Un homme âgé et deux enfants marchent sur un chemin, à côté de ce qui semble être un cimetière.

Au premier plan, un chemin conduit les personnages vers la gauche, en direction de la lumière. C’est une diagonale forte qui contraste avec la verticalité des personnages, des cyprès et des bâtiments du fond.

Derrière eux, se trouve un espace clos -qui pourrait donc être un cimetière et ses cyprès- et au fond, des bâtiments se détachent du ciel: une église, des bâtisses avec des cheminées qui fument, …

Le ciel est laiteux, on distingue une touche de bleu, mais il reste voilé. D'est un ciel d’automne.

Les personnages sont au centre du tableau et attirent notre attention. Aucun ne regarde dans notre direction, leurs visages nous échappent complètement. Le vieil homme regarde devant lui, en direction de la lumière, la fille le regarde, le garçon est aussi tourné vers la lumière. L’homme semble pris entre la jeune fille dont le pas indique qu’elle avance ou veut avancer, et le garçon qui semble être réticent. C’est ce mélange de mouvement qui donne une tension dramatique à la scène. Les enfants portent chacun au bras un objet qui ressemble à une couronne.

Deux autres personnages apparaissent à côté des cyprès à gauche. Difficile de voir ce qu’ils font : l’un est accroupi, l’autre semble verser ou tenir quelque chose.

Le «personnage» debout est dans la lumière. Il arrive de la gauche, et donne une indication temporelle puisque l’ombre est longue. On serait donc en tout début ou en toute fin de journée. Probablement en fin d’après-midi, puisque certains personnages semblent être au travail en ce jour de la Toussaint.

Bruno Fuglistaller sj

La Toussaint de Jules Bastien-Lepage, peint en 1882 est une huile sur toile de petite taille (46 cm x 55 cm). Le tableau se trouve à Budapest, en Hongrie, à la Galerie nationale, située dans le Palais royal du côté Buda.

Prochaines méditations à l'aide d'une œuvre d'art
(d'une durée de 20 minutes environ dont un petit commentaire introductif)

Dates: les 28 novembre, 19 décembre 2018 ; et les 6 février, 13 mars, 27 mars, 17 avril, 29 mai, 26 juin 2019.
(Pas de Méditations avec une œuvre d'art en juin, juillet et août)

Les méditations sont proposées le mercredi soir (après l'Eucharistie de 18h45)

Une année à méditer sur l'art

Couronnement détail ea2baDétail du Couronnement de la Vierge, 1434, de Fra AngelicoLes Méditations à l'aide d'une œuvre d'art proposées par le Père Bruno Fuglistaller sj reprennent dès le mercredi 31 octobre 2018. Elles se déroulent une fois par mois, à l'antenne ignatienne de Saint-Boniface, avenue du Mail 14 (Genève), le mercredi soir (après l'Eucharistie de 18h45).

Dates en 2018
les 28 novembre et 19 décembre.

Dates en 2019
Les 6 février, 13 mars, 27 mars, 17 avril, 29 mai, 26 juin 2019

 

Retrouvez les précédentes Méditations avec une œuvre d'art du Père Fuglistaller sj par ici.


 

Les chroniqueurs

Le coup d'épingle
d'Etienne Perrot sj

Le point de vue
de Pierre Emonet sj

La méditation
de Bruno Fuglistaller sj

Le billet spirituel
de Luc Ruedin sj

D'hier à aujourd'hui
de Jean-Blaise Fellay sj

Le triptyque du quotidien
de Julien Lambert sj

La chronique de l'invité
des jésuites

Archives

Christ chassant les marchands du temple (1626)

Rembrandt Harmensz. van Rijn 024Le Christ chassant les marchands du temple (1626) est l'une des premières œuvres de Rembrandt. Il a vingt ans lorsqu’il peint cette toile. Le format très réduit de l’œuvre (43 x 33cm) focalise l’attention sur les personnages.

Le Roi David (1951)

CMC Chagall RoiDavid1951Le Roi David peint par Marc Chagall en 1951 prend pratiquement la moitié du tableau. Il est vêtu de rouge, couronné (jaune), jouant de la lyre (jaune), il porte une barbe verte.

L'adoration des bergers (vers1638)

Noel zurbaran nativite

L’espace du tableau est divisé en deux parties: le ciel avec les anges d'une part, et d'autre part la terre avec l’enfant Jésus...

 

Saint Pierre repentant (1580-86)

Oct17 Dur DBM 642

Le saint est représenté jusqu’à mi-corps, avec les yeux pleins de larmes, tournés vers le ciel, les mains jointes pour la prière.

 

Mère Angélique et Mère Agnès Arnauld

Image MeditBruno Champaigne 2017 80e71La pièce dans laquelle les deux religieuses se tiennent, uniquement suggérée par un plancher cloué et un lambris d’appui, s’ouvre, au fond de la composition, sur un panorama de l’abbaye des Champs.

L'Assomption de la Vierge (1518)

Assunta Titien 8e664En 1516, Germano de Caiole, directeur du couvent de franciscains de Venise, fit alors appel au Titien. Il lui commanda une "Assomption de la Vierge" pour le maître-autel de l’église franciscaine Santa Maria Gloriosa dei Frari.

Peinture 181 x 244 cm, 25 février 2009

Soulage triptyque2 c9021Depuis le début, les œuvres de Soulages ne portent jamais d'autre titre que leurs dimensions et leur date. Ce triptyque Peinture 181x244 cm, 25 février 2009 ne fait pas exception.

La Résurrection (vers 1463)

Resurrection DellaFrancesca f9ed7La fresque n’a pas été réalisée dans un lieu sacré, mais dans une salle d’apparat de l’hôtel de ville de Sansepolcro. La référence au sujet est évidente, puisque cela signifie « Saint-Sépulcre».

Job raillé par sa femme (vers 1650)

GeorgesdeLaTour Job f3972Nous sommes devant ce que l’on appelle un «nocturne», c’est-à-dire une scène située pendant la nuit. Deux figures prennent place dans ce tableau: la femme de Job, debout, et Job, qui est assis.

Saint Paul écrivant ses épîtres (1618-1620)

Valentin de Boulogne Saint Paul Writing 832c3

La lumière qui vient de la gauche, met en évidence la tête et les mains de Paul, ainsi que les documents répartis sur la table. Cette lumière plongeante fait des documents et de l’apôtre eux-mêmes des sources lumineuses.