Le point de vue de Pierre Emonet sj

PierreEmonet 2016 portraitWeb 2 ced65

Directeur de la revue culturelle choisir, le trimestriel d'information et de réflexion édité par les jésuites de Suisse depuis près de soixante ans, Pierre Emonet se consacre à l'écriture et aux ministères ordinaires de la Compagnie: exercices spirituels dans la vie ou en retraites, accompagnement spirituel, prédication et aide dans le ministère paroissial.

Dans sa chronique, il jette un regard amical et critique sur l'actualité. Petit exercice de l'art ignatien du discernement pour se tenir à distance du politiquement correct.

Lui écrire Lui écrire


Novembre 2018

Le journal mieux que les savants

Philippe de Champaigne le Denier de CesarDenier de Cesar, de Champaigne, 1655Dans l’Évangile, Jésus met ses disciples en garde contre «l’argent malhonnête». Malhonnête, l’argent? Et moi qui croyait qu’il n’avait pas d’odeur, et donc pas mauvaise réputation. Pour y voir plus clair, j’ai interrogé les exégètes et les commentateurs. Les uns parlent d’argent «trompeur», d’autres d’argent «injuste» ou «malhonnête». Quelque soit leur traduction, tous semblent unanimes: Jésus dit bel et bien que l’argent peut avoir une odeur. Et même nauséabonde. Si les propos de Jésus ne sont peut-être pas une condamnation sans nuance, ils sont tout de même une sérieuse mise en garde: on ne fréquente pas l’argent sans danger.

Mieux que les exégètes et les savants traducteurs, mon journal m'explique les propos de Jésus. En me rapportant à satiété les affaires qui se succèdent à Genève, dans l’arc lémanique et jusque dans les hautes sphères de l’armée. À trop fréquenter des hommes d’argent, des personnes au-dessus de tout soupçon, auxquelles le bon peuple confie ses intérêts et la gestion du bien public, ont perdu leur innocence. Malhonnête, menteur, profiteur, injuste, ce que l’argent peut faire de ses amis! Dont acte. Brûlant réalisme de l’Évangile.

Septembre

Démocratie ou ploutocratie ?

Il y a quelques jours, on apprenait que le Groupe Mutuel, assurance-maladie, est représenté au Parlement par une bonne douzaine de parlementaires, qui reçoivent sans sourciller des indemnités de la part de l’assurance-maladie pour leur « travail » au profit de… ! Curieux exercice de démocratie. Une bonne partie de ces messieurs, la moitié, siègent actuellement dans les commissions parlementaires de la santé. Et ils ne sont pas les seuls. Au total, 17 élus ont des liens d'intérêts avec des caisses-maladie (6 UDC, 5 PDC et 4 PLR), quand ils n’ont pas des fonctions dirigeantes (Curafutura et Helsana). Allez vous étonner si la réforme de notre système de santé patine.

Samedi, mon journal m’explique que la Suisse cajole les fabricants de tabac. Bien que la Suisse ait signé la convention de l’ONU qui recommande d’adopter le principe du paquet de cigarettes neutre, les bonnes intentions du pays se perdent toujours dans les chicanes parlementaires. Rien d’étonnant lorsqu’on sait que 40 des 200 membres du Conseil national et 12 des 46 sénateurs sont liés d’une manière ou d’une autre à l’industrie du tabac.

Aujourd’hui j’apprends que notre ministre des affaires étrangères a créé un groupe de travail pour réajuster la politique extérieure de la Suisse. Seuls des représentants de l'économie en font partie.

Quand la démocratie se mue en ploutocratie, qui représente qui ?


Un apôtre myope

Si Dieu existe, comment justifier la mort de l’innocent, le massacre d’un enfant? Dostoïevski, Camus, Nietzsche et bien d’autres ont protesté haut et fort, avec talent, pour clamer leur révolte. Il y a une incompatibilité de fond entre la foi en un Dieu créateur tout puissant de la vie et l’échec de son œuvre. Prétendre tenir les deux extrêmes, Dieu et le mal, relève d’une insupportable acrobatie. Mieux vaut rendre son billet, disait Ivan Karamazov. Ce jour-là, Pierre, l’apôtre que Jésus venait de reconnaître comme le roc sur lequel il allait bâtir son Église, était aussi prêt à rendre son billet. Inspiré par le Père, dans un acte de foi, il vient de reconnaître l’origine divine de l’homme Jésus. Passe encore un Dieu incarné en forme humaine. Lorsqu’il fait des miracles, guérit, marche sur les eaux, défend les pauvres, pardonne les pécheurs, ressuscite les morts, Pierre veut bien y croire. Mais un Dieu mis en infériorité, marginalisé, qui souffre et qui meurt, est inacceptable. L’annonce de la Passion remettait tout en question.

Pierre n’a retenu que le côté triomphaliste et glorieux de sa foi. Comme ces «bons chrétiens» qui conçoivent la suite du Christ comme une marche triomphale, sans histoires, parce qu’ils estiment qu’ils ont fait tout juste ! La perspective de la Passion et des inévitables épreuves, les scandalise. Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour mériter cela? À Pierre et à ces chrétiens «méritants» Jésus reproche de n’y rien comprendre. En restant au raz des pâquerettes ils font preuve de myopie. Pire! Leur attitude lui rappelle sa propre tentation au désert, lorsque Satan lui faisait miroiter la gloire et le pouvoir à condition de le suivre.

Pierre, n’as-tu pas compris que l’incarnation que tu as confessée, est solidarité jusqu’à l’extrême de la croix? Suivre le Christ, ne t’engage pas sur un chemin d’exception, à l’abri des épreuves et de la souffrance, l’incontournable condition humaine. Élargi ton champ de vue; il y a la promesse de la résurrection! Cela aussi fait partie de la foi.


Se tirer une balle dans le pied

Le gouvernement fédéral suisse envisage d’assouplir la règlementation concernant les ventes d’armes aux pays en guerre. Contrairement à son principe de neutralité, la Suisse pourrait donc prendre une part active dans la guerre. Étonnante logique de nos soi-disant sept sages qui reconnaissent leur difficulté à maîtriser le flot des réfugiés qui se pressent à nos frontières, et qui n’hésitent pas à favoriser l’augmentation du flux des réfugiés dans le monde, en cautionnant les guerres! Ce qui s’appelle: se tirer une balle dans le pied.  

Eté 2018

Propos d'un postillon qui se croit philosophe

Dans Le Point du 26 juillet 2018 (p. 106), le journaliste Pascal Bruckner se fend d’un pamphlet contre le pape François, qu’il n’aime pas, mais pas du tout. Comme il était à prévoir les réflexions qu’il propose ne sont qu’un tissu de lieux communs et de jugements à l’emporte-pièce, qui ne tiennent pas à la confrontation avec la réalité.

Pour prétendre que le pape François a sympathisé avec la théologie de la libération, qu’il a collaboré avec la junte des dictateurs argentins, il faut n’avoir lu et digéré que quelques propos de boulevards, sans s’être intéressé ne serait-ce que quelques instants aux débats que ces assertions ont suscité à l’époque de son élection. Les recherches historiques, les interrogations de témoins, les documents écrits, filmés ou auditifs ont largement prouvé le contraire. Le pape François plutôt partisan d’une théologie du peuple s’est toujours montré méfiant envers la théologie de la libération. Certains le lui ont même reproché. Loin d’être proche des dictateurs argentins, il a caché et organisé la fuite de nombreuses personnes poursuivies par la police et l’armée et son soutien ouvert aux madres de la plaza de Mai est bien connu.

Pour affirmer qu’il cautionne et profite d’un système bancaire entaché par nombre de scandales il faut tout ignorer de la longue et décidée réforme de la Banque du Vatican entreprise par le pape François dès son élection. La presse internationale l’a largement commenté. Ou bien monsieur Bruckner n’a jamais lu un journal sérieux, ou bien il fait preuve d’un mauvais esprit stupide et primitif.

Seule une personne qui s’institue sa propre pensée comme norme et qui estime que le pape ne cautionne pas ses idées peut prétendre que sur tous les événements brulants le souverain pontife n’a jamais été à la hauteur. Pour lancer un jugement aussi arbitraire et peu objectif Pascal Bruckner est peut-être atteint de myopie, ou, une fois de plus, il fait preuve de mauvaise foi.

Contrairement à ce que prétend monsieur Bruckner, loin de manifester de la complaisance envers les évêques soupçonnés de pédophilie, le pape François les a destitués. Plus d’une fois il a affirmé et mis en pratique son principe de « tolérance zéro ». Ce fut le cas avec l’épiscopat du Chili et avec d’autres évêques et cardinaux en Irlande ou aux USA.

Quant à dire que le pape François a transformé l’Église en une ONG dispensatrice d’eau bénite, il faut avoir une bonne dose d’ignorance et de préjugés. Dans plusieurs interventions publiques comme dans des documents plus officiels le pape a affirmé que l’Église n’est pas une ONG, que son message essentiel est l’annonce de la foi, de l’espérance et de la miséricorde. Mais ces notions échappent sans doute à un journaliste obsédé et malveillant.

L’article publié par Le Point est un brûlot de Pascal Bruckner. Plus postillon que philosophe, l’auteur est passé de disciple de Mao à celui de Sarkozi, il a changé plus d’une fois d’orientation et d’école au gré des modes et des tendances du moment. Son itinéraire témoigne d’une pensée fluctuante et opportuniste. À en croire son article dans Le Point, il rejoint les milieux conservateurs et traditionalistes qui, fort dérangés par les options évangéliques du pape François, le censurent en l’opposant à ses prédécesseurs.

 


Au mépris de l'éthique

Le Secrétariat d’Etat à l’Economie (SECO) est satisfait. Cette année, au premier trimestre, les exportations de matériel de guerre ont augmenté pour atteindre un total de 205.2 millions de francs, alors que pour la même période, l’an dernier la somme était de 166.6 millions. Parmi les clients, les Émirats arabes (9.5 millions), Bahreïn (3 millions), l’Arabie saoudite (2 millions). Soit 14.5 millions destinés à des pays en guerre au Yémen.

Fidèle à son éthique, la Suisse avait interrompu ses livraisons à l’Arabie saoudite en mai 2015. En avril 2016, le Conseil Fédéral les a réautorisé, au terme d’un vote disputé : 3 contre 3 ! Grâce à Dieu, la septième voix, celle de l’unique membre PDC du Conseil fédéral a permis que les marchands de canons l’emportent. Du coup, le C de son parti en a pris un coup. Semons la guerre, si cela nous rapporte. Nous avons les Conventions de Genève pour apaiser notre conscience.

Juin 2018

Cruel et cynique

Aux USA, sur ordre du président Trump, 2342 enfants ont été séparés de force de leurs parents entre le 5 mai et le 9 juin. Des enfants de 4 à 10 ans souvent internés dans des camps provisoires ! Leurs parents sont incarcérés sans s’être rendus coupables de quelque délit que ce soit ; ils sont simplement entrés illégalement sur le territoire américain. La mesure dépasse toute mesure. Elle est si odieuse que de nombreuses voix s’élèvent dans le monde, bien au-delà des Etats-Unis où les protestations se multiplient. Non seulement de la part des adversaires politiques du président, mais même parmi les membres de son propre parti républicain. Jusqu’à la First Lady, Melania Trump qui a dit publiquement sa réprobation. Certains craignent même de voir se réveiller les vieux démons nazis qui ne dorment que d’un œil. Cruel et injuste, le fait d’arracher des enfants à leurs familles constitue une agression contre les Droits essentiels de la personne. Il est vrai que le président des Etats-Unis n’en a peut-être cure depuis qu’il a décidé de quitter le Conseil des Droits de l’Homme. Et pour cause ! L’Amérique, le pays de la liberté et du courage, aurait-elle perdu ses valeurs ? Comble de cynisme et d’ignorance, le ministre de la Justice, Jeff Sessions, a eu le toupet de justifier la décision présidentielle en citant hors contexte une phrase de l’épître aux Romains (ch. 13).

Mai 2018

L’observateur myope

Dans Le Temps du dimanche 27 mai, un chroniqueur pose son diagnostic sur la diminution de la pratique religieuse dominicale en particulier chez les catholiques. Avec plus d’assurance que de pertinence il explique : Comment les églises se sont-elles vidées.

Bon observateur, il constate que l’éloignement des fidèles est en partie dû aux nouvelles conditions sociologiques. La religion du weekend concurrence celle du Bon Dieu, le culte de la voiture renforce l’individualisme au détriment du communautaire. Au-delà de cette évolution des habitudes dominicales, le chroniqueur découvre dans les réformes du concile Vatican II la cause majeure de la désertion des églises catholiques. S’il en retient quelques aspects très superficiels, l’abandon du latin et de la soutane, il se fourvoie de belle manière en épinglant l’encouragement à l’engagement – entendez l’amour du prochain – au détriment de la piété. Myope, il n’imagine pas que les causes de cette désaffection sont à chercher au-delà de quelques éléments relevant de la mise en scène. Elles sont autrement plus générales et profondes, et elles dépassent le seul cadre catholique. Les Églises et paroisses issues de la Réforme ne doivent certainement rien au concile Vatican II. Leur situation n’est guère meilleure ! Tandis que sous d’autres latitudes, dans d’autres cultures, des Églises jeunes font preuve d’un dynamisme étonnant, précisément parce qu’elles ont été stimulées par les réformes du concile. Beaucoup de légèreté dans ce diagnostic, qui passe à côté des vraies causes de la diminution de la foi.

Avril 2018

GaudeteExsultate CouvLa dernière du pape François Gaudete et Exsultate, sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel, est un vrai traité de vie spirituelle, pratique et accessible à tous.
Si le catéchisme propose surtout un enseignement sur les grandes vérités de la foi et de la morale chrétienne, l’Exhortation introduit à la pratique d’une vie inspirée par l’Évangile. Certes, vous n’y trouverez pas des recettes, mais une série d’orientations à l’adresse des personnes immergées dans le monde actuel.
Dans le langage simple et direct qui lui est familier, le pape François s’adresse au chrétien ordinaire en le tutoyant. Le ton est donné. Le pape se fait accompagnateur spirituel pour cheminer avec ses fidèles sur le chemin de la sainteté. Ici encore, il met en pratique l’enseignement du concile Vatican II sur l’appel à la sainteté, qui était resté plutôt théorique et en arrière-plan. Réaliste, le pape se réfère à la sainteté incarnée par les saints et les saintes, des hommes et des femmes qui, à diverses époques et dans divers milieux ont incarné l’Évangile.

Les ennemis de la sainteté

L’Exhortation commence par dénoncer deux ennemis de la sainteté, deux hérésies toujours actuelles. À l’aide d’exemples concrets, le pape François épingle les mouvements et les courants actuels qui falsifient le message du Christ.
D’un côté le gnosticisme, une doctrine facilement élitaire et intellectuelle, forte du seul recours à la raison, qui exalte la connaissance et évacue le mystère. Fondement d’une spiritualité désincarnée, qui ignore la transcendance et «prétend réduire l’enseignement de Jésus à une logique froide et dure qui cherche à tout maîtriser» (n°39).
À l’autre extrême, le pélagianisme, la tendance à vouloir se justifier devant Dieu en se fiant à ses propres forces; l’hérésie de ces personnes qui se sentent supérieurs aux autres «parce qu’elles observent des normes déterminées ou parce qu’elles sont inébranlablement fidèles à un certain style catholique» (n°49). Les mouvements traditionalistes sont dans la ligne de mire, et le pape illustre sa réflexion en multipliant les exemples pratiques tirés de l’actualité: l’obsession légaliste, la fascination pour des conquêtes politiques ou sociales, le souci excessif d’une liturgie ostentatoire, d’une Église et d’une doctrine prestigieuses, etc.

Au cœur, la pratique des Béatitudes

Le centre de l’Exhortation est certainement le chapitre où le pape explique que le cœur de la vie spirituelle consiste dans la pratique des Béatitudes, la «carte d’identité du chrétien». Un beau et long chapitre propose une actualisation de chaque Béatitude comme chemin de sainteté pour aujourd’hui. Un commentaire de la parabole du jugement dernier dans l’Évangile selon Matthieu (ch. 25) et l’évocation de saints comme François d’Assise et Mère Teresa de Calcutta mettent en garde ceux et celles qui seraient tentés de transformer le christianisme en une sorte d’ONG, en dissociant le soin des pauvres de leur propre relation personnelle au Seigneur.
Un chapitre marqué au coin du bon sens esquisse quelques caractéristiques d’une sainteté pour aujourd’hui: fidélité, patience et douceur dans un monde impatient et de violence, joie et humour dans une société désenchantée, audace et ferveur face aux tentations immobilistes et bureaucratiques, rôle de la communauté contre l’individualisme ambiant, et surtout importance d’une habitude de prière constante.

Sortir de la torpeur pour choisir

Qui dit vie spirituelle, dit nécessairement combat. C’est l’occasion pour le pape de dire que pour lui, le diable est un être réel, et pas seulement un mythe ou la simple personnification du mal. Un des plus grands dangers qui menace la sainteté est la corruption spirituelle, la torpeur de ceux et celles qui s’estiment justes parce qu’ils n’ont rien à se reprocher. Cette attitude fait plus de tort que n’importe quelle chute ou mauvais pas.
Pour finir, en bon jésuite, le pape développe toute un enseignement sur le discernement, une pratique devenue particulièrement nécessaire à une époque où chacun, et particulièrement les jeunes, est exposé à un perpétuel zapping, où tout est offert et tout est possible. Importance de faire des choix, de vérifier continuellement si le vin nouveau vient de Dieu ou pas, de ne pas vouloir changer sans raison ni de stagner dans l’immobilisme.

Les chroniqueurs

Le coup d'épingle
d'Etienne Perrot sj

Le point de vue
de Pierre Emonet sj

La méditation
de Bruno Fuglistaller sj

Le billet spirituel
de Luc Ruedin sj

D'hier à aujourd'hui
de Jean-Blaise Fellay sj

Le triptyque du quotidien
de Julien Lambert sj

La chronique de l'invité
des jésuites

Archives

Année 2013

Vous avez dit : un bon journal ? - On ne prête qu'aux riches - Quand la santé devient une maladie - Des poltrons, ces cardinaux ? - Lamentable solution finale - Le cléricalisme, voilà l'ennemi - Le pasteur a relégué aux oubliettes le pontife. Espérons qu'il n'en ressortira pas.

Année 2014

Mauvais procès - Deux poids deux mesures - Le synode, un exercice de discernement - Propre  en ordre ! - Un tourisme pas si innocent - La fausse clef - Vous êtes vieux, suicidez-vous ? - J'Lui, elle ou ...ça ? - Hôpital de campagne et Croix-Rouge - Il y a de la folie dans l'air - Le secret du pape François

Année 2015

Un magistrat qui dérange l’ordre ! ; La Radio frappée de myopie culturellet ; Un idéal dans une réalité fragile : le mariage ! ; Deux terrorismes, un même style ; La bourde de son Éminence ; Au-delà du bien et du mal ; Gifler les pauvres ; Cachez ces crimes que je ne saurais voir ; Etrange mode ! ;  Nuance !

Année 2016

L’argent sans odeur, mais couleur rouge sang; Étonnement ! ; La paix des morts ; Querelle de chiffonniers ; Lamentable duplicité ; Idéologie contre Évangile ; Le prix d’une bonne conscience ; Un zeste de schizophrénie ; Roulez tambours ; L’argent n’a pas d’odeur (bis) ; Dis bonjour à la dame ! ; Avec un peu de retard Monseigneur ! ; L’argent n’a pas d’odeur ; L’ultime racket du voyage.

Année 2017

Conscience contre violence ; La démocratie en péril ; Mars, le dieu de la violence ; Strabisme ; La prière instrumentalisée ; Deviens ce que tu manges ; Des mœurs indignes ; Des records bien honteux ; Un carnaval hors prix ; Un cadeau d'anniversaire ; Quelle justice? ; Une belle hypocrisie ; Juteuse promotion ! ; Tardive reconnaissance ; Choquant ; Le temps n'abolit pas l'injustice ; Le culte de l’argent assassin.