Le point de vue de Pierre Emonet sj

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Directeur de la revue culturelle choisir, le trimestriel d'information et de réflexion édité par les jésuites de Suisse depuis près de soixante ans, Pierre Emonet se consacre à l'écriture et aux ministères ordinaires de la Compagnie: exercices spirituels dans la vie ou en retraites, accompagnement spirituel, prédication et aide dans le ministère paroissial.

Dans sa chronique, il jette un regard amical et critique sur l'actualité. Petit exercice de l'art ignatien du discernement pour se tenir à distance du politiquement correct.

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Quand le confinement révèle un scandale.

En Ukraine, 46 bébés nés de mères porteuses se trouvent bloqués dans la clinique BioTexCom, Hôtel de Venise, à Kiev, dans l’attente de l’ouverture des frontières. Triste marchandise soumise aux lois du commerce en transit, ces petits attendent d’être livrés à ceux et celles qui ont passé commande. Après la traite des noirs, puis celle des blancs, voici le commerce des nourrissons nés hors sol. Débuter dans la vie comme des colis dans les hangars d’Amazon, expérience traumatisante qui augure d’inquiétants lendemains.  

Pierre Emonet sj

L’art de parler dans le vide

Vendredi Saint, à Rome, le Pape a célébré la Passion du Seigneur dans une basilique vide de fidèles. Désertée par les foules attentives, la lecture de la Passion semblait tomber dans le vide. Spectacle désolant et pathétique. En l’absence des habituels destinataires rassemblés autour de leur pasteur en un troupeau bien défini, le récit fondateur d’un monde nouveau cherchait son auditoire. Il ne pouvait que s’envoler au large, aux quatre coins du monde. Cette nef vide était une invitation à sortir vers les foules lointaines, assoiffées de justice, de paix, d’amour!

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La mémoire courte

En 2018, 972 personnes ont été condamnées au nom de l’article 116 de la loi sur les étrangers. La grande majorité de ces délinquants n’étaient pas des passeurs ou des trafiquants d’êtres humains, mais de simples citoyens venus en aide à des gens en réelle détresse. Une initiative parlementaire de Lisa Mazzone proposait de ne plus sanctionner les personnes qui, pour des motifs humanitaires viennent en aide à des étrangers en situation illégale a été rejetée le 4 mars. Ainsi en ont décidé 102 députés contre 89: pas d’exception, en dépit du protocole des Nations Unies sur le trafic illicite des migrants, qui stipule que les individus ne sont punissables que s’ils tirent directement ou indirectement des avantages financiers ou matériels. La Suisse se montre plus restrictive que de nombreux autres pays.

Le président du PD…C, M. Pfister, sourd aux principes d’éthique chrétienne rappelés par les Églises suisses, s’est dérobé en refilant le Struwwelpeter aux juges «qui peuvent renoncer à des sanctions». En délégant aux juges l’arbitraire d’une décision hasardeuse, il a laissé sous-entendre que la désobéissance civile est un devoir et sa condamnation une entorse au droit. Le très récent procès en appel du Pasteur Norbert Valley l’a confirmé. Voilà qui devrait inquiéter M. Ador (UDC) qui s’est opposé à l’initiative, parce qu’il craint de voir instaurer «une sorte de droit à la résistance qui saperait notre État de droit».

Nos politiciens ont la mémoire courte. Ils n’ont guère retenu la leçon du rapport Bergier sur la politique d'asile de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale, et la honte du pays en prenant connaissance des relations économiques et financières entre la Suisse et le Troisième Reich. Pour notre Chambre basse, l’aide aux personnes en détresse semble plus dangereuse pour l’État que la vente d’armes à des pays en guerre, qui poussent vers nos frontières ces mêmes personnes en détresse.

Mieux qu’une norme, du discernement

FB religieuse pxhere EmonetPierre Emonet sj - Voilà une nouvelle que beaucoup n’attendaient pas: les sœurs comme tout autre professionnel sont sujettes au burn-out. Je n’en suis pas étonné, ayant eu plus d’une fois l’occasion d’aider des religieuses à échapper à un style de vie qui, à force de les exploiter les déshumanisait: travail harassant, horaires exagérés, vie communautaire sans un espace de liberté, vacances au compte-goutte, sorties contrôlées, pas de vrais loisirs. Pour la gloire de Dieu! Et celle qui s’en plaignait était renvoyée à la Passion du Christ.

Il fut un temps! On en est revenu, mais pas partout ni toujours.

Pour y remédier, l’Union internationale des supérieures des congrégations de religieuses a décidé de créer une commission qui se penchera sur l’épuisement professionnel de leurs membres. Une psychologue a été engagée, qui propose d’investir dans le bien-être des religieuses en rédigeant «un code de conduite, tout comme il existe des directives pour la protection des mineurs.» Elle suggère de fixer des normes qui garantissent le bien-être des religieuses: des contrats de travail clairs qui préciseront les droits et les obligations des sœurs et de leurs employeurs (évêques, curés, associations, entreprises, etc.). Voilà qui permettra d’éviter les abus.

On ne saurait cependant réduire l’engagement professionnel ou bénévole d’une religieuse à un simple rapport employeur/employé. La vie religieuse n’est pas un métier. Parce qu’elle est le choix d’une existence donnée sans retour, elle suppose une solide liberté intérieure. Apprendre à gérer le don de soi et sa propre générosité, tout en tenant compte de ses forces et de son temps, précède normes et contrats. Une solide formation au discernement peut être plus utile pour assumer en bonne conscience un choix éminemment personnel face à n'importe quelle instance.

Photos © pxhere

Deux papes ? Un de trop !

Pierre Emonet sj - L’opinion de Benoît XVI sur le célibat sacerdotal ne justifie pas l’agitation suscitée par la publication du livre cosigné avec le cardinal Sarah. Un théologien, comme tout chrétien, peut avoir ses préférences, surtout lorsqu’il s’agit de questions ouvertes. À chaque école ses raisons!

Plus que de ses propos, le malaise actuel vient de l’ambiguïté du statut de l’ex-pape. Élu par le conclave le 19 avril 2005, le cardinal Ratzinger, suivant le protocole, s’était retiré dans une petite pièce annexe à la Chapelle Sixtine où il avait abandonné ses vêtements de cardinal pour revêtir les habits de sa nouvelle fonction: soutane blanche, mosette rouge, étole chamarrée et les fameux souliers rouges. Entré cardinal, il en était ressorti pape!

Au moment de renoncer au ministère de Pierre, l’ex-pape semble n’avoir pas trouvé le chemin de la bonne sortie. Comme si le ministère d’évêque de Rome était un état de vie et non une fonction, il n’est pas repassé par la petite sacristie pour y reprendre ses habits de cardinal. Cantonné dans un statut ambigu et inédit, pape émérite plutôt qu’ex-pape, habillé de blanc, résidant au Vatican, prenant position à l’encontre de son successeur sur des questions controversées, il n’en a pas fallu plus pour que l’opinion publique parle de deux papes.

Il se peut que l’ex-pape Benoît ait été utilisé malgré lui par le cardinal Sarah et les milieux conservateurs qui ne manquent pas une occasion de jouer un pape contre l’autre. Reste que sa mauvaise sortie, exploitée par ceux qui résistent par tous les moyens à la nécessaire réforme entreprise par le pape François, engendre une situation dangereuse pour la paix et l’unité de l’Église. 

La marche de l’humanité

LesRoisMages 1440Réflexion autour de l’Épiphanie par Pierre Emonet sj - Blanc, jaune et noir selon la tradition, les trois mages incarnent l’humanité tout entière, toutes races et cultures confondues dans la recherche du salut, d’un Paradis perdu. Une question les habite: «où est le chemin?». Melchior porte l’or, symbole du pouvoir économique, de toutes les convoitises, source de toutes les guerres; à Gaspard, l’encens des prières, des religions et des offrandes destinées à gagner la faveur des dieux, racine d’intolérance; pour Balthazar, la myrrhe aux vertus curatives, les promesses de santé qui éloignent la mort et défient le ciel.

Une étoile leur a fait signe et les a mis en en route, une inspiration venue d’ailleurs, de plus haut, du ciel peut-être, à moins que ce ne soit une nostalgie ancrée au plus profond de leur cœur, l’obscur objet de leurs désirs. Dans l’agitation de la cité leur recherche sème le trouble. Les détenteurs du pouvoir politique, économique, scientifique ou religieux se sentent menacés. Chacune campe sur ses acquis, prêt à les défendre au prix du meurtre, comme Hérode. Les financiers ne lâchent rien; les religieux ne se posent plus de questions; les scientifiques savent et peuvent tout. L’étoile pâlit en présence des séductions de la ville. Qui dira la route aux pèlerins de l’absolu?

Restent les Écritures, et les prophètes, ceux dont le regard porte plus loin et plus haut que les affaires en cours. Forts de leur science, les fonctionnaires du sacré savent interpréter leur message et indiquer la bonne direction, sans pour autant faire un pas en avant: «Ils disent et ne font pas» (Mt 23,3). Réorientés, les trois mages, et avec eux tous ceux et celles qui cherchent leur route, repartent dans la bonne direction. L’étoile brille à nouveau dans leur ciel et leur cœur; la joie et la paix qui les habitent confirment qu’ils touchent au but. Une fois l’or, l’encens et la myrrhe offerts à plus pauvre et plus grand, il n’est plus question de retourner en arrière, vers les séductions de ce monde. Qui a trouvé le Christ s’en retourne par un autre chemin, libre et libéré, le cœur en fête.

Faut-il aller voir ailleurs?

Saint Jean Baptiste de Rogier Van der Weyden 1450 volet gauche du Triptyque de la famille BraquePierre Emonet sj - Impressionnant d’austérité, Jean Baptiste. Sa vie dans le désert, son régime alimentaire, la sévérité de sa prédication, son annonce d’un jugement imminent, le personnage séduisait. En comparaison, le style de vie et la prédication de Jésus sont déconcertants. L’un parle du Règne de Dieu qui va venir comme un jugement redoutable et il réprimande les pécheurs pour les pousser à la conversion. L’autre dit que le Règne est déjà présent comme un havre de miséricorde. Loin de tenir les pécheurs à distance, il les fréquente et mange avec eux: pas de sauterelles au menu comme dans le désert! On le dit glouton et ivrogne. L’austère Baptiste qui attendait un plus fort que lui reste perplexe. Ne faut-il pas en attendre un autre? De sa prison, il envoie ses disciples enquêter.

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Œcuménisme déconcertant

Héraldique meuble Coeur vendéenPierre Emonet sj - Ainsi donc l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg a accordé une dérogation spéciale à son décret de 2013 interdisant de mettre à disposition les lieux de culte du diocèse pour des célébrations de la Fraternité Saint Pie Dix. Une paroisse catholique romaine met son église à disposition de la Fraternité schismatique pour célébrer 50 ans de lutte contre le Concile Vatican II, les évêques catholiques romains et les Papes. La célébration sera présidée par un évêque schismatique. La Fraternité a répandu la fausse nouvelle que la chorale paroissiale sera à la fête et que la paroisse offrira l’apéritif: Santé et prospérité!

Voilà qui exige tout de même une explication. L’évêque de Fribourg l’a aussitôt apportée: il veut faire acte d’œcuménisme. J’ai toujours pensé qu’une des justifications de l’œcuménisme était la bonne foi des fidèles nés et élevés dans la mouvance d’une Église ou d’une Confession dissidente: des hommes et des femmes sans dispute, sans préméditation, sans opiniâtreté. Il est tout de même permis d’émettre un doute lorsqu’il s’agit d’évêques et de responsables de communautés qui fomentent et organisent le schisme, tiennent des propos hérétiques, accusent d’hérésie le magistère et l’ensemble du peuple chrétien, et revendiquent pour eux l’exclusivité de l’orthodoxie catholique. En fait de bonne foi, il y a mieux!

Marthe ou Marie

Pierre Emonet sj - On a voulu en faire l’apologie de la vie contemplative et de sa supériorité sur la vie ordinaire. Comme si Jésus cautionnait la concurrence entre deux types de chrétiens, les laïcs et les consacrés, les disciples de première ligue et les autres! Fausse lecture, inspirée par une conception erronée de la vie chrétienne. Marthe et Marie ne représentent pas deux vocations antagonistes, mais deux tendances qui se disputent en chacun(e) de nous: l’extérieur et l’intérieur.

D’un côté il y a l’activité extérieure, les soucis de la vie et ses engagements quotidiens, familiaux, professionnels, sociaux, politiques, toute cette activité nécessaire pour assurer notre vie et celle des autres. Engagements qui engendrent des fatigues, de la lassitude, du stress, jusqu’au désir de tout laisser tomber. Tout ce travail est pourtant aussi nécessaire que l’activité ménagère de Marthe, sans laquelle Jésus n’aurait pas soupé, ce soir-là. Voilà notre côté Marthe.

Et puis, il y a la face intérieure de chacun(e). Ce lieu secret, où, à distance de toute agitation externe, on rejoint le fond le plus secret de son être pour écouter sa conscience. Là, il y a une petite fenêtre qui s’ouvre sur une présence mystérieuse, discrète et vacillante, qui suggère ce qui est juste, bon, nécessaire, ce qui donne du sens à notre vie. Le chrétien y reconnaît la présence du Christ ; il entend son enseignement, ce que la lecture des Évangiles lui a appris. C’est notre côté Marie.

En disant que Marie a choisi la meilleure part, Jésus te dit: ne donne pas la priorité au stress. Ne te laisse pas aliéner par les soucis et l’agitation extérieure, par les sollicitations innombrables de la vie qui font que peu à peu tu deviens étranger à toi-même. La meilleure part, celle de Marie, est à l’intérieur, là où tu fais les choix qui donnent sens à ta vie.

Les chroniqueurs

Le coup d'épingle
d'Etienne Perrot sj

Le point de vue
de Pierre Emonet sj

La méditation
de Bruno Fuglistaller sj

Le billet spirituel
de Luc Ruedin sj

D'hier à aujourd'hui
de Jean-Blaise Fellay sj

Le triptyque du quotidien
de Julien Lambert sj

La chronique de l'invité
des jésuites

Les pierres vivantes
de Pierre Martinot-Lagarde sj

Vie Spirituelle
au temps du coronavirus

Archives

Un délit qui n’en est pas un!

Jeudi 11 avril, le Ministère Public de Neuchâtel a auditionné le Pasteur Norbert Valley, poursuivi pour avoir logé et nourri un requérant d’asile togolais dont la demande a été refusée. L’homme était à la rue pendant la mauvaise saison. Ainsi donc, apporter son aide à un homme sans domicile et affamé constitue un délit d’un nouveau genre.

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Ne pas s’approprier la place des victimes

LettreMorerodAbus mars19La découverte et la publication récurrente des scandales dans leur Église émeut les fidèles catholiques. Au nom de leur fidélité d’aucuns pensent que l’Église est victime d’une campagne de dénigrement, d’une chasse aux sorcières de la part de ses ennemis.

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Les Béatitudes, opium ou sagesse?

Prétendre que quelque chose de mal est bon, voilà qui est abominable. Une vraie perversion. S’adressant à une foule de pauvres gens, Jésus semble leur dire: vous êtes pauvres, vous avez faim, vous pleurez, vous êtes persécutés, c’est votre chance. Comme s’il prêchait la résignation plutôt que la lutte pour s’en sortir. Opium du peuple? Et pourtant, les Béatitudes sont au cœur du message du Christ: un discours programmatique tranchant comme une lame.

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Prendre soin de la maison commune ou la dévaster ?

Greta Thunberg sp119Greta Thunberg © Jan Ainali/Wikimedia CommonsMon journal relate deux événements qui s’entrechoquent avec violence. D’un côté la croisade en faveur du climat d’une jeune adolescente suédoise, Greta Thunberg (16 ans) qui, au terme d’un long voyage en train se pointe dans le milieu aseptisé du Forum économique mondiale à Davos pour réveiller les participants et leur faire prendre conscience de l’urgence de la situation, comme elle l’avait fait en décembre dernier à Katowice, à la conférence l'ONU sur le climat (COP24).

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Le grand-écart jusqu’au point de rupture

Jeff Bezos 2016Jeff Bezos © Senior Master Sgt. Adrian Cadiz/wikimedia commonsUn rapport d'Oxfam publié le 21 janvier rapporte que vingt-six milliardaires possèdent autant d’argent que la moitié la plus pauvre de l'humanité (3,8 milliards). L'homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, le patron d'Amazon, dispose d’une richesse qui a atteint 112 milliards de dollars l'an dernier, tandis que le budget de santé de l'Éthiopie correspond au 1% de sa fortune!

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Année 2018

Une myopie pas si innocente ; La clef dans le porte-monnaie ; Discernement ; Gaudete et Exsultate ; L’observateur myope ; Cruel et cynique ; Au mépris de l'éthique ; Propos d'un postillon qui se croit philosophe ; Démocratie ou ploutocratie ? ; Le journal mieux que les savants ; Christ Roi ou la tentation politique ; Une cage pour le Saint-Esprit

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Année 2017

Conscience contre violence ; La démocratie en péril ; Mars, le dieu de la violence ; Strabisme ; La prière instrumentalisée ; Deviens ce que tu manges ; Des mœurs indignes ; Des records bien honteux ; Un carnaval hors prix ; Un cadeau d'anniversaire ; Quelle justice? ; Une belle hypocrisie ; Juteuse promotion ! ; Tardive reconnaissance ; Choquant ; Le temps n'abolit pas l'injustice ; Le culte de l’argent assassin.

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Année 2016

L’argent sans odeur, mais couleur rouge sang; Étonnement ! ; La paix des morts ; Querelle de chiffonniers ; Lamentable duplicité ; Idéologie contre Évangile ; Le prix d’une bonne conscience ; Un zeste de schizophrénie ; Roulez tambours ; L’argent n’a pas d’odeur (bis) ; Dis bonjour à la dame ! ; Avec un peu de retard Monseigneur ! ; L’argent n’a pas d’odeur ; L’ultime racket du voyage.

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Année 2015

Un magistrat qui dérange l’ordre ! ; La Radio frappée de myopie culturellet ; Un idéal dans une réalité fragile : le mariage ! ; Deux terrorismes, un même style ; La bourde de son Éminence ; Au-delà du bien et du mal ; Gifler les pauvres ; Cachez ces crimes que je ne saurais voir ; Etrange mode ! ;  Nuance !

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Année 2014

Mauvais procès - Deux poids deux mesures - Le synode, un exercice de discernement - Propre  en ordre ! - Un tourisme pas si innocent - La fausse clef - Vous êtes vieux, suicidez-vous ? - J'Lui, elle ou ...ça ? - Hôpital de campagne et Croix-Rouge - Il y a de la folie dans l'air - Le secret du pape François

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Année 2013

Vous avez dit : un bon journal ? - On ne prête qu'aux riches - Quand la santé devient une maladie - Des poltrons, ces cardinaux ? - Lamentable solution finale - Le cléricalisme, voilà l'ennemi - Le pasteur a relégué aux oubliettes le pontife. Espérons qu'il n'en ressortira pas.

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