Le point de vue de Pierre Emonet sj

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Directeur de la revue culturelle choisir, le trimestriel d'information et de réflexion édité par les jésuites de Suisse depuis près de soixante ans, Pierre Emonet se consacre à l'écriture et aux ministères ordinaires de la Compagnie: exercices spirituels dans la vie ou en retraites, accompagnement spirituel, prédication et aide dans le ministère paroissial.

Dans sa chronique, il jette un regard amical et critique sur l'actualité. Petit exercice de l'art ignatien du discernement pour se tenir à distance du politiquement correct.

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Le grand-écart jusqu’au point de rupture

Jeff Bezos 2016Jeff Bezos, l'homme qui valait 112 milliards en 2018 © Senior Master Sgt. Adrian Cadiz/wikimedia commonsUn rapport d'Oxfam publié le 21 janvier rapporte que vingt-six milliardaires possèdent autant d’argent que la moitié la plus pauvre de l'humanité (3,8 milliards). L'homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, le patron d'Amazon, dispose d’une richesse qui a atteint 112 milliards de dollars l'an dernier, tandis que le budget de santé de l'Éthiopie correspond au 1% de sa fortune! Ces richesses sont suffisamment mobiles pour échapper à la cagnotte publique en trouvant un refuge «malhonnête» dans des paradis fiscaux. J’entends que dans certains pays comme le Brésil ou le Royaume-Uni les plus riches cacheraient au fisc 7600 milliards de dollars. Il est encore heureux que les pauvres contribuent au bien public en payant proportionnellement plus d’impôts que les plus riches.

J’apprends que la fortune des milliardaires dans le monde a augmenté de 12% l'an dernier (900 milliards de dollars), au rythme de 2,5 milliards par jour, alors qu’en même temps 3,8 milliards de personnes ont vu leur richesse diminuer de 11 %. Et les taux d'imposition des personnes fortunées et des grandes entreprises n’ont jamais été aussi bas depuis des décennies. D’où ce sentiment de colère et d’injustice diffus, qui éclate sporadiquement avec une violence justifiée, comme certaines revendications des «gilets jaunes» en France. Les gouvernements mettront-ils en œuvre des changements réels, en veillant à ce que les individus comme les grandes entreprises participent au bien commun publique en s’acquittant de leur juste part d'impôt.

Le président du Forum économique de Davos, M. Klaus Schwab, a insisté récemment sur l’urgence de mettre de l’éthique dans l’économie.

Devinette: De quoi va-t-on parler à Davos  Que va-t-il sortir de ce grand raout argenté?

Une cage pour le Saint-Esprit

par Pierre Emonet sj - Dans un interview accordé aux Salzburger Nachrichten, l’abbé Davide Pagliarani, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, justifie le schisme en expliquant que «depuis le concile Vatican II, l’Église pense que tout homme peut trouver Dieu dans sa religion. C’est une prémisse qui réduit la foi à une expérience personnelle et intérieure, dès lors qu’elle n’est plus l’adhésion de l’intelligence à la révélation divine… Cela contredit très nettement l’orientation nécessaire et claire donnée par la loi de Dieu.» Et de reprocher au pape François -qu’il traite de luthérien- de remplacer l'obéissance à la loi par la pratique du discernement spirituel avant toute décision éthique. Car le salut est dans la loi extérieure et non dans l’expérience personnelle intérieure.

maitreEckartMaître Eckhart (1260-1328) ne semble pas partager cet avis, qui écrit: «C’est au plus profond, au plus essentiel de l’âme, dans la petite étincelle de la raison, que se fait la naissance de Dieu. Dans ce que l’âme peut offrir de plus pur, de plus noble et de plus délicat  c’est là seulement qu’elle peut se produire: dans ce profond silence où jamais ne pénétra une créature ni une quelconque image.»

Le mystique dominicain reprend à sa manière l’enseignement de Thomas d’Aquin qui n’hésite pas à professer: «L'homme libre est celui qui s'appartient à lui-même; l'esclave, lui, appartient à son maître. Ainsi quiconque agit spontanément, agit librement. Celui-là donc qui évite le mal, non parce que c'est un mal, mais en raison d'un précepte du Seigneur, n'est pas libre. En revanche, celui qui évite le mal parce que c'est un mal, celui-là est libre. Or c'est là ce qu'opère le Saint Esprit qui perfectionne intérieurement notre esprit en lui communiquant un dynamisme nouveau, si bien qu'il s'abstient du mal par amour, comme si la loi divine le lui commandait; et de la sorte il est libre, non qu'il ne soit pas soumis à la loi divine, mais parce que son dynamisme intérieur le porte à faire ce que prescrit la loi divine.» (Comm. 2Co 3, 17).

Dans la ligne de cet enseignement traditionnel, le Concile Vatican II a clairement rappelé le caractère sacré de la conscience: «Au fond de sa conscience, l'homme découvre la présence d'une loi qu'il ne s'est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d'obéir. Cette voix, qui ne cesse de le presser d'aimer et d'accomplir le bien et d'éviter le mal, au moment opportun résonne dans l'intimité de son cœur: "Fais ceci, évite cela". Car c'est une loi inscrite par Dieu au cœur de l'homme; sa dignité est de lui obéir, et c'est elle qui le jugera. La conscience est le centre le plus secret de l'homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre.» (Gaudium et Spes, 16).

Passer de l’intérieur à l’extérieur, donner la priorité à des lois, à des structures humaines et des traditions temporaires et temporelles caduques, c’est vouloir mettre l’Esprit en cage. Vieille tentation pélagienne qui resurgit comme une des erreurs majeures de notre époque au point d’engendrer des schismes.

Lorsque l’abbé Pagliarani ajoute que tout homme qui est à la recherche de la vérité «a besoin de la direction du prêtre», on peut craindre qu’il ne fasse l’impasse sur la théologie du Saint-Esprit amorcée dans l’Évangile de Jean (Jn 16,12-15), pour justifier le cléricalisme, cette source empoisonnée de tant d’abus de pouvoir dans l’Église.

Christ Roi ou la tentation politique

Christ in front of PilateLe Christ devant Pilate, Mihály Munkácsy, 1881Chaque fois qu’il a été sollicité pour exercer le pouvoir, Jésus s’est dérobé. Lors de la tentation au désert, après la multiplication des pains, ou sous les acclamations de la foule au jour des Rameaux. Après les guérisons, il s’empressait de désamorcer l’enthousiasme des gens en leur imposant le silence, pour ne pas voir sa mission récupérée par des mouvements nationalistes et politiques. À ses disciples qui se disputaient les premières places, il avait expliqué qu’ils ne devaient pas aspirer au pouvoir comme les politiciens: que celui d’entre vous qui veut être le premier prenne la dernière place et se fasse serviteur.

En face de Pilate, les circonstances ont changé! C’est un homme condamné à mort, livré à ses ennemis, sans pouvoir ni gloire qui ne refuse plus le titre de roi. Jésus revendique la royauté au moment où il se trouve à la dernière place. Tout triomphalisme est écarté, sa mission ne risque plus d’être gauchie par un projet politique. Son royaume ne risque plus de s’inscrire dans des structures politiques, ni même dans une culture. Pas de gardes, pas d’armée, pas de territoire, pas d’économie. Pas d’autre programme qu’une vie donnée. Pilate et les Romains ne courent plus aucun risque ! Sa royauté consiste à manifester la bonté du Père. Étrange royauté!

Si Jésus n’a pas succombé à l’attrait du pouvoir politique, l’Église n’a pas toujours su éviter le piège. Plus d’une fois tentée au cours de son histoire, elle s’est hissée à la hauteur des rois et des empereurs. Elle a levé des armées pour faire des guerres ou des croisades. Elle a participé à la colonisation. Elle a pesé de tout son poids sur des partis politiques. Aujourd’hui, elle cueille les fruits amers d’un pouvoir pervers et déguisé en dévot, le cléricalisme dénoncé par le pape François.

Le titre de Christ-Roi est certainement ambigu. Il recèle un piège. Celui de justifier des programmes politiques ou des formes de gouvernement, qui ne sont qu’une trahison du style de cette royauté que le Christ revendique devant Pilate.

Novembre 2018

Le journal mieux que les savants

Philippe de Champaigne le Denier de CesarDenier de Cesar, de Champaigne, 1655Dans l’Évangile, Jésus met ses disciples en garde contre «l’argent malhonnête». Malhonnête, l’argent? Et moi qui croyait qu’il n’avait pas d’odeur, et donc pas mauvaise réputation. Pour y voir plus clair, j’ai interrogé les exégètes et les commentateurs. Les uns parlent d’argent «trompeur», d’autres d’argent «injuste» ou «malhonnête». Quelque soit leur traduction, tous semblent unanimes: Jésus dit bel et bien que l’argent peut avoir une odeur. Et même nauséabonde. Si les propos de Jésus ne sont peut-être pas une condamnation sans nuance, ils sont tout de même une sérieuse mise en garde: on ne fréquente pas l’argent sans danger.

Mieux que les exégètes et les savants traducteurs, mon journal m'explique les propos de Jésus. En me rapportant à satiété les affaires qui se succèdent à Genève, dans l’arc lémanique et jusque dans les hautes sphères de l’armée. À trop fréquenter des hommes d’argent, des personnes au-dessus de tout soupçon, auxquelles le bon peuple confie ses intérêts et la gestion du bien public, ont perdu leur innocence. Malhonnête, menteur, profiteur, injuste, ce que l’argent peut faire de ses amis! Dont acte. Brûlant réalisme de l’Évangile.

Septembre

Démocratie ou ploutocratie ?

Il y a quelques jours, on apprenait que le Groupe Mutuel, assurance-maladie, est représenté au Parlement par une bonne douzaine de parlementaires, qui reçoivent sans sourciller des indemnités de la part de l’assurance-maladie pour leur « travail » au profit de… ! Curieux exercice de démocratie. Une bonne partie de ces messieurs, la moitié, siègent actuellement dans les commissions parlementaires de la santé. Et ils ne sont pas les seuls. Au total, 17 élus ont des liens d'intérêts avec des caisses-maladie (6 UDC, 5 PDC et 4 PLR), quand ils n’ont pas des fonctions dirigeantes (Curafutura et Helsana). Allez vous étonner si la réforme de notre système de santé patine.

Samedi, mon journal m’explique que la Suisse cajole les fabricants de tabac. Bien que la Suisse ait signé la convention de l’ONU qui recommande d’adopter le principe du paquet de cigarettes neutre, les bonnes intentions du pays se perdent toujours dans les chicanes parlementaires. Rien d’étonnant lorsqu’on sait que 40 des 200 membres du Conseil national et 12 des 46 sénateurs sont liés d’une manière ou d’une autre à l’industrie du tabac.

Aujourd’hui j’apprends que notre ministre des affaires étrangères a créé un groupe de travail pour réajuster la politique extérieure de la Suisse. Seuls des représentants de l'économie en font partie.

Quand la démocratie se mue en ploutocratie, qui représente qui ?


Un apôtre myope

Si Dieu existe, comment justifier la mort de l’innocent, le massacre d’un enfant? Dostoïevski, Camus, Nietzsche et bien d’autres ont protesté haut et fort, avec talent, pour clamer leur révolte. Il y a une incompatibilité de fond entre la foi en un Dieu créateur tout puissant de la vie et l’échec de son œuvre. Prétendre tenir les deux extrêmes, Dieu et le mal, relève d’une insupportable acrobatie. Mieux vaut rendre son billet, disait Ivan Karamazov. Ce jour-là, Pierre, l’apôtre que Jésus venait de reconnaître comme le roc sur lequel il allait bâtir son Église, était aussi prêt à rendre son billet. Inspiré par le Père, dans un acte de foi, il vient de reconnaître l’origine divine de l’homme Jésus. Passe encore un Dieu incarné en forme humaine. Lorsqu’il fait des miracles, guérit, marche sur les eaux, défend les pauvres, pardonne les pécheurs, ressuscite les morts, Pierre veut bien y croire. Mais un Dieu mis en infériorité, marginalisé, qui souffre et qui meurt, est inacceptable. L’annonce de la Passion remettait tout en question.

Pierre n’a retenu que le côté triomphaliste et glorieux de sa foi. Comme ces «bons chrétiens» qui conçoivent la suite du Christ comme une marche triomphale, sans histoires, parce qu’ils estiment qu’ils ont fait tout juste ! La perspective de la Passion et des inévitables épreuves, les scandalise. Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour mériter cela? À Pierre et à ces chrétiens «méritants» Jésus reproche de n’y rien comprendre. En restant au raz des pâquerettes ils font preuve de myopie. Pire! Leur attitude lui rappelle sa propre tentation au désert, lorsque Satan lui faisait miroiter la gloire et le pouvoir à condition de le suivre.

Pierre, n’as-tu pas compris que l’incarnation que tu as confessée, est solidarité jusqu’à l’extrême de la croix? Suivre le Christ, ne t’engage pas sur un chemin d’exception, à l’abri des épreuves et de la souffrance, l’incontournable condition humaine. Élargi ton champ de vue; il y a la promesse de la résurrection! Cela aussi fait partie de la foi.


Se tirer une balle dans le pied

Le gouvernement fédéral suisse envisage d’assouplir la règlementation concernant les ventes d’armes aux pays en guerre. Contrairement à son principe de neutralité, la Suisse pourrait donc prendre une part active dans la guerre. Étonnante logique de nos soi-disant sept sages qui reconnaissent leur difficulté à maîtriser le flot des réfugiés qui se pressent à nos frontières, et qui n’hésitent pas à favoriser l’augmentation du flux des réfugiés dans le monde, en cautionnant les guerres! Ce qui s’appelle: se tirer une balle dans le pied.  

Eté 2018

Propos d'un postillon qui se croit philosophe

Dans Le Point du 26 juillet 2018 (p. 106), le journaliste Pascal Bruckner se fend d’un pamphlet contre le pape François, qu’il n’aime pas, mais pas du tout. Comme il était à prévoir les réflexions qu’il propose ne sont qu’un tissu de lieux communs et de jugements à l’emporte-pièce, qui ne tiennent pas à la confrontation avec la réalité.

Pour prétendre que le pape François a sympathisé avec la théologie de la libération, qu’il a collaboré avec la junte des dictateurs argentins, il faut n’avoir lu et digéré que quelques propos de boulevards, sans s’être intéressé ne serait-ce que quelques instants aux débats que ces assertions ont suscité à l’époque de son élection. Les recherches historiques, les interrogations de témoins, les documents écrits, filmés ou auditifs ont largement prouvé le contraire. Le pape François plutôt partisan d’une théologie du peuple s’est toujours montré méfiant envers la théologie de la libération. Certains le lui ont même reproché. Loin d’être proche des dictateurs argentins, il a caché et organisé la fuite de nombreuses personnes poursuivies par la police et l’armée et son soutien ouvert aux madres de la plaza de Mai est bien connu.

Pour affirmer qu’il cautionne et profite d’un système bancaire entaché par nombre de scandales il faut tout ignorer de la longue et décidée réforme de la Banque du Vatican entreprise par le pape François dès son élection. La presse internationale l’a largement commenté. Ou bien monsieur Bruckner n’a jamais lu un journal sérieux, ou bien il fait preuve d’un mauvais esprit stupide et primitif.

Seule une personne qui s’institue sa propre pensée comme norme et qui estime que le pape ne cautionne pas ses idées peut prétendre que sur tous les événements brulants le souverain pontife n’a jamais été à la hauteur. Pour lancer un jugement aussi arbitraire et peu objectif Pascal Bruckner est peut-être atteint de myopie, ou, une fois de plus, il fait preuve de mauvaise foi.

Contrairement à ce que prétend monsieur Bruckner, loin de manifester de la complaisance envers les évêques soupçonnés de pédophilie, le pape François les a destitués. Plus d’une fois il a affirmé et mis en pratique son principe de « tolérance zéro ». Ce fut le cas avec l’épiscopat du Chili et avec d’autres évêques et cardinaux en Irlande ou aux USA.

Quant à dire que le pape François a transformé l’Église en une ONG dispensatrice d’eau bénite, il faut avoir une bonne dose d’ignorance et de préjugés. Dans plusieurs interventions publiques comme dans des documents plus officiels le pape a affirmé que l’Église n’est pas une ONG, que son message essentiel est l’annonce de la foi, de l’espérance et de la miséricorde. Mais ces notions échappent sans doute à un journaliste obsédé et malveillant.

L’article publié par Le Point est un brûlot de Pascal Bruckner. Plus postillon que philosophe, l’auteur est passé de disciple de Mao à celui de Sarkozi, il a changé plus d’une fois d’orientation et d’école au gré des modes et des tendances du moment. Son itinéraire témoigne d’une pensée fluctuante et opportuniste. À en croire son article dans Le Point, il rejoint les milieux conservateurs et traditionalistes qui, fort dérangés par les options évangéliques du pape François, le censurent en l’opposant à ses prédécesseurs.

 


Au mépris de l'éthique

Le Secrétariat d’Etat à l’Economie (SECO) est satisfait. Cette année, au premier trimestre, les exportations de matériel de guerre ont augmenté pour atteindre un total de 205.2 millions de francs, alors que pour la même période, l’an dernier la somme était de 166.6 millions. Parmi les clients, les Émirats arabes (9.5 millions), Bahreïn (3 millions), l’Arabie saoudite (2 millions). Soit 14.5 millions destinés à des pays en guerre au Yémen.

Fidèle à son éthique, la Suisse avait interrompu ses livraisons à l’Arabie saoudite en mai 2015. En avril 2016, le Conseil Fédéral les a réautorisé, au terme d’un vote disputé : 3 contre 3 ! Grâce à Dieu, la septième voix, celle de l’unique membre PDC du Conseil fédéral a permis que les marchands de canons l’emportent. Du coup, le C de son parti en a pris un coup. Semons la guerre, si cela nous rapporte. Nous avons les Conventions de Genève pour apaiser notre conscience.

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Année 2013

Vous avez dit : un bon journal ? - On ne prête qu'aux riches - Quand la santé devient une maladie - Des poltrons, ces cardinaux ? - Lamentable solution finale - Le cléricalisme, voilà l'ennemi - Le pasteur a relégué aux oubliettes le pontife. Espérons qu'il n'en ressortira pas.

Année 2014

Mauvais procès - Deux poids deux mesures - Le synode, un exercice de discernement - Propre  en ordre ! - Un tourisme pas si innocent - La fausse clef - Vous êtes vieux, suicidez-vous ? - J'Lui, elle ou ...ça ? - Hôpital de campagne et Croix-Rouge - Il y a de la folie dans l'air - Le secret du pape François

Année 2015

Un magistrat qui dérange l’ordre ! ; La Radio frappée de myopie culturellet ; Un idéal dans une réalité fragile : le mariage ! ; Deux terrorismes, un même style ; La bourde de son Éminence ; Au-delà du bien et du mal ; Gifler les pauvres ; Cachez ces crimes que je ne saurais voir ; Etrange mode ! ;  Nuance !

Année 2016

L’argent sans odeur, mais couleur rouge sang; Étonnement ! ; La paix des morts ; Querelle de chiffonniers ; Lamentable duplicité ; Idéologie contre Évangile ; Le prix d’une bonne conscience ; Un zeste de schizophrénie ; Roulez tambours ; L’argent n’a pas d’odeur (bis) ; Dis bonjour à la dame ! ; Avec un peu de retard Monseigneur ! ; L’argent n’a pas d’odeur ; L’ultime racket du voyage.

Année 2017

Conscience contre violence ; La démocratie en péril ; Mars, le dieu de la violence ; Strabisme ; La prière instrumentalisée ; Deviens ce que tu manges ; Des mœurs indignes ; Des records bien honteux ; Un carnaval hors prix ; Un cadeau d'anniversaire ; Quelle justice? ; Une belle hypocrisie ; Juteuse promotion ! ; Tardive reconnaissance ; Choquant ; Le temps n'abolit pas l'injustice ; Le culte de l’argent assassin.