Le Président américain vient de déclarer fallacieuses les conclusions (alarmistes pour l’économie américaine) d’un rapport relatif au climat, rapport qu’il avait lui-même demandé à son administration. «Je l’ai vu, j’en ai lu un peu, et ça va», a-t-il déclaré aux journalistes accrédités à la Maison Blanche.

On s’explique assez bien -ce qui ne justifie rien- que, pour des raisons électorales, Donald Trump ne veuille pas fâcher les régions les plus polluantes des USA; mais son aveuglement dépasse les bornes lorsque l’attestation scientifique provient de ses propres Services et porte sur les dégâts attendus pour l’économie de son propre pays.

Certes, il est de bon ton, dans les prétoires, les journaux et les débats publics, de susciter des querelles d’experts afin de tirer la «science» du côté de convictions particulières; et quelques ONG se sont faits une spécialité de contester les rapports officiels au nom d’études dont les conditions ne sont pas scientifiquement validées. Internet a par ailleurs distillé dans les esprits un esprit de relativisme qui ouvre une large carrière aux Fake news. Mais en ce qui concerne le climat, l’hésitation n’est pas permise.

Le Président américain pense sans doute qu’il est capable de faire peur à la nature dont les lois ne sont pas des lois humaines, et de lui imposer son diktat comme il a réussi -au moins pour un temps- à l’imposer aux pays économiquement et militairement sous sa botte.

Les chroniqueurs

Le coup d'épingle
d'Etienne Perrot sj

Le point de vue
de Pierre Emonet sj

La méditation
de Bruno Fuglistaller sj

Le billet spirituel
de Luc Ruedin sj

D'hier à aujourd'hui
de Jean-Blaise Fellay sj

Le triptyque du quotidien
de Julien Lambert sj

La chronique de l'invité
des jésuites

Archives