Le coup d'épingle d’Étienne Perrot sj

EPerrot18 Les journaux sont pleins de phrases extraordinaires. Car les journalistes laissent parfois couler de leur plume des mots... à double sens, des contradictions flagrantes, des lapsus qui révèlent l'inconscient social caché sous des évidences élémentaires. Étienne Perrot sj, polygraphe posté aux frontières de l'économie, de la sociologie et de la politique, s'est piqué au jeu.

Tous les huit ou dix jours, il épingle un mot, une phrases, une expression triviale et creuse les enjeux de société qui sont enfouis dedans.

Étienne Perrot tient également un blog sur le site de la revue Études  www.revue-etudes.com

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Économie contre écologie. Histoire d'eau en Valais

Valais eau de la Lonza© Oliver s/de.wikipedia.org./Wikimedia CommonsLa complexité de la politique de développement soutenable a connu sa première manifestation publique et internationale en 1992, au premier «sommet de la terre». Selon la formule de l’époque, il s’agissait de concilier les exigences écologiques, économiques et sociales. Couplées deux par deux, ces exigences permettent d’assurer un développement viable (écologique et économique), vivable (écologique et social) et l’équitable (économique et social). Le soutenable se plaçait à l’intersection de ces trois valeurs, le viable (long terme), le vivable (court terme) et l’équitable politique. Très vite, sous la pression de la crise économique, dans beaucoup de pays, l’écologie fut sacrifiée au nom du social, et le long terme au nom de l’urgence. Ce qui donne une valeur particulière à une quatrième exigence, sorte de capitaine d’Artagnan dans la trinité du roman Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas, l’exigence de gouvernance démocratique, garante de l’équité.

Dans ce décor se place aujourd’hui une scène politique valaisanne. Pour revoir à la baisse -dans tous les sens du mot- les exigences de la loi fédérale sur l’eau qui définit les débits minimaux des rivières, et ainsi permettre une plus longue exploitation des usines hydro-électriques en cas de sécheresse, « une initiative du canton du Valais veut revoir à la baisse les débits résiduels minimaux des cours d’eau, afin de favoriser la production hydroélectrique. Les associations de protection de la nature s’en offusquent. » (Le Temps du mardi 22 janvier 2019) Le journaliste titre: «Hydroélectricité: la guerre économie contre écologie».

En fait, il ne s’agit pas simplement de l’économie des producteurs d’électricité d’origine hydraulique contre l’écologie des défenseurs de l’or bleu et des poissons. Car l’initiative est présentée comme un moyen de réaliser l’objectif écologique de la transition énergétique suisse à l’horizon 2050. Expertises et contre-expertises vont bon train. Les uns prétendant qu’une norme diminuée de moitié suffirait à satisfaire les nécessités écologiques, les autres contestant les conditions très particulières dans lesquelles se sont déroulés ces études. Quoi qu’il en soit, dominée par l’économie, une partie du débat se situe à l’intérieur des multiples exigences écologiques.

Bien sûr, il existe certainement d’autres moyens d’atteindre le résultat souhaité dans trente ans. Mais, ici comme dans beaucoup de sujets politiques, le flou sert de cache sexe aux militants de tous bords. Histoire de rappeler que la politique est autant l’art de faire croire que l’art des possibles. Comme souvent, les options qui émergent portent des valeurs difficiles à concilier. «Le ciel des valeurs est un ciel déchiré» disait Jankélévitch. Reste aux politiciens à trancher en faveur de compromis qui, je le souhaite pour le Valais et pour la Suisse, sauvegardent le long terme.

 

La foi des experts

LeTemps janv19Article paru sur le site du Temps le 15 janvier 2019Ceux qui comptent sur les experts pour décider à leur place en seront pour leur frais. En témoigne l’audition publique de spécialistes réunis par une Commission du Conseil national. Ces experts ont tenté d’éclairer les tenants et aboutissant de l’accord institutionnel de la Suisse avec l’Union européenne. Pour les uns «cet accord n’est pas bon, car il laisse trop de questions ouvertes.» (Paul Widmer, professeur à l’Université de Saint-Gall et ancien ambassadeur). Pour les autres, cet accord est «équilibré» (Astrid Epiney, de Université de Fribourg). C’est un «compromis acceptable» (Christa Tobler, professeure de droit européen). Au cœur de la polémique, l’idée que chacun se fait de l’autonomie du «tribunal arbitral paritaire». Si elle est avérée, l’indépendance de ce tribunal est une garantie pour un petit pays comme la Suisse. Cache sexe qui maintiendra le pouvoir de la Cour de justice de l’Union européenne, rétorque Carl Baudenbacher, ancien président (pour le compte du Liechtenstein) de la Cour de l’AELE (Association Européenne de Libre Échange).

Si les conséquences de l’accord-cadre sont difficiles à prévoir. Les conséquences d’un no-deal le sont plus encore. Il est vrai, comme dit l’humoriste, que la prévision est un art difficile «surtout quand elle porte sur l’avenir». C’est pourquoi, de la querelle des experts convoqués par la Commission du Conseil national, Le Temps conclut avec une certaine résignation: «Au terme de l’audition publique d’un aréopage de spécialistes par une commission du Conseil national, il apparaît que, chez les experts aussi, le soutien ou non à l’accord institutionnel avec l’UE est une question de foi.» (15 janvier 2019)

J’épingle cette dernière formule, car le journaliste du Temps réduit cette question de foi à une vague opinion partagée entre «pro-européens optimistes et eurosceptiques pessimistes». Réduire la foi des experts à quelque sentiment a priori, c’est leur faire injure. Car, comme tout-un-chacun, face à un avenir incertain, les experts testent des hypothèses à la lumière des expériences passées. Comme toujours dans les questions humaines, -c’est à dire dans les problème de société,- les expériences passées ne sont jamais parfaitement renouvelables. (Ce qui n’est pas le cas avec les lois de la nature qui, à échelle humaine, sont suffisamment stables pour permettent de vérifier et de refaire les mêmes expériences.) C’est pourquoi, anticiper l’avenir politique en imaginant des scénarios souvent contradictoires, -comme ici pour l’accord-cadre avec l’Union européenne,- est à la fois nécessaire et frustrant. Nécessaire, parce que l’expert n’a pas d’autre outil pour éclairer la position du législateur. Frustrant parce qu’il sait que l’avenir le surprendra toujours, et souvent avec rudesse. Accepter cette perpétuelle remise en question qui fait progresser son intelligence («On pense comme on se heurte» disait Paul Valéry) voilà sa foi, qui est aussi sa consolation et sa dignité.

L'eau, la politique et la religion

Soumise à votation le 10 février prochain dans le canton de Zurich, la nouvelle loi cantonale sur l’eau provoque de justes polémiques. Les uns accusent cette loi d’ouvrir la porte à la privatisation, le Conseil d’État zurichois s’en défend. Chaque électeur peut s’informer, d’abord des tenants et aboutissants de la loi litigieuse, mais aussi de la complexité technico-économique de ce type de problème.

Mais cette information, aussi sérieuse fut-elle, ne dispensera pas les électeurs zurichois de prendre le risque d’un discernement personnel, en fonction des valeurs qui les portent. L’attitude civique en ce domaine, -qui est aussi la condition de la démocratie-, consiste à admettre que les constats et les analyses technico-économiques conditionnent mais ne déterminent jamais totalement les options politiques. Non pas simplement parce que ce qui est légal n’est pas toujours l’expression de ce qui est légitime, -c’est le ressort fondamental de la vie politique-, mais aussi parce que les valeurs portées par chacun des votants induisent des analyses et des options technico-économiques différentes. L’inverse s’appelle la technocratie qui fait passer des options morales et politiques sous couvert de contraintes techniques.

Outre la technocratie, un autre danger menace notre démocratie. C’est le danger du cléricalisme moralisateur. Il consiste à faire passer des options techniques au nom d’une autorité qui n’en a pas la compétence. Le champion de football n’a pas plus de compétence que vous ou moi pour savoir s’il faut ou non privatiser la distribution de l’eau du canton. (Tout dépend de l’objectif visé, des contraintes notifiées par les sciences et les techniques, de l’horizon de temps que l’on se donne et des circonstances politico-culturelles.)

Dans la même veine, je souscris pleinement à la critique faite récemment par le président du PDC Gerhard Pfister et la théologienne catholique Béatrice Acklin Zimmermann, membre du parti libéral-radical et conseillère générale à Fribourg. «Au sein du nouveau groupe de réflexion "Église/Politique", qu'ils ont récemment fondé avec des personnalités qui s'affirment toutes comme des chrétiens pratiquants, Gerhard Pfister et Béatrice Acklin Zimmermann veulent rappeler les Églises à leurs devoirs», rapporte www.cath.ch qui titre le 8 janvier 2019 : Le président du PDC veut renvoyer l'Église à la sacristie. En toute cohérence avec cette position, le qualificatif de «chrétien» du sigle PDC me paraît parfaitement incongru (comme tout parti politique qui se voudrait spécifiquement religieux).

Non pas que je soutienne que la foi n’ait rien à voir avec la politique, -bien au contraire-. Ce que je critique, c’est l’utilisation de l’autorité religieuse au profit d’une cause particulière ou d’un programme défini. Ce qui est d’ailleurs conforme à la doctrine de l’enseignement social chrétien concernant l’application du principe de subsidiarité dans l’Église.

À noter encore que la dernière livraison de la revue culturelle jésuite choisir (n°690, janvier-mars 2019) rassemble un dossier complet sur le sujet de l'eau. Dossier très instructif qui peut servir de bonne introduction au Festival Histoire et Cité sur le même thème qui se tiendra à l’Université de Genève, mais aussi à Lausanne, Yverdon et Sion du 27 au 31 mars prochain. Plus d'infos sur: https://histoire-cite.ch/ 

 

2019 - L'année du déclin

Le passage d’une année à l’autre aurait pu être le prétexte de reprendre la rengaine habituelle sur l’année qui renaît le 1er janvier après avoir enterré la précédente le soir de la St Sylvestre. Mythe du cycle de la mort qui engendre la vie. Mais, en ces derniers jours, des voix de plus en plus insistantes annoncent que le déclin d’une année ne prépare pas des lendemains qui chantent. Au point qu’en perdent leurs saveurs les vœux traditionnels de bonne année et de bonne santé. En témoigne une synthèse parue voici quelques jours (le jeudi 27 décembre 2018) dans Le Temps, sur le thème de la mort du progrès: «L’idée d’une amélioration infinie du bonheur humain grâce à la science, qui tenait lieu de religion laïque en Occident, a laissé la place à un pessimisme sombre. Il n’a jamais été plus palpable qu’en cette fin de 2018».

Réchauffement climatique, amas de bouteilles de plastiques grand comme l’Europe dans l’océan, disparité grandissante entre les patrimoines et entre les revenus, désagrégation du tissu social miné par un individualisme cynique, montée des populismes en divers coins de la planète, rien de cela ne peut réchauffer les cœurs en ce début d’année. L’article du Temps convoque les penseurs attitrés de ce phénomène: Dominique Bourg, professeur à l’Université de Lausanne, Pablo Servigne, Étienne Klein. On pourrait rapprocher cette angoisse collective des terreurs de l’an mille. Là où, voici dix siècles, on voyait la main du diable, la fascination de la singularité troublante des chiffres ronds, les adeptes de la détrologie (la science des complots, littéralement des arrière-mondes) dénoncent aujourd’hui l’État et ses experts (je bannis le mot élite) dont on attendait tout, l’éducation, la croissance, la santé, la paix. L’État qui, selon le philosophe Hegel, incarnait la Raison émancipatrice, est devenu, pour quelques observateurs, ce que Tocqueville craignait le plus, la puissance paternelle qui n’oriente pas la société vers l’âge mûr comme l’annonçaient Les Lumières, mais maintient l’humanité dans l’enfance; ce qui, aujourd’hui, semble la conduire au désastre.

Faut-il donc craindre l’année 2019? Non, je ne crois pas. Le collapse annoncé par certains n’est pas évident. Encore faut-il cultiver la santé. Cette santé qui n’a rien du «fonctionnement de l’organisme dans le silence des organes»; car, tel le réchauffement climatique, la physique nous enseigne que les phénomènes les plus dramatiques se préparent souvent silencieusement. La santé -celle du moins que je souhaite à mes lecteurs pour l’année 2019- c’est cette capacité de se relever de la maladie, de l’accident ou de la chute. Santé biologique, bien sûr, celle qui vient spontanément à l’esprit, mais également santé morale qui n’imite pas bêtement ce qui se fait autour de soi. J’ajouterai volontiers à ces deux premiers souhaits la santé politique, celle qui ne cherche pas à toute force l’unanimité dans le replis frileux sur une identité nationale largement fantasmée.

Noël en hiver

AdorationMageBrueghelÀ l’approche du 25 décembre, les médias, toutes tendances confondues, profitent de la «trêve des confiseurs» pour faire mine de s’intéresser à la dimension religieuse de Noël, cette fête populaire, familiale et commerciale. Comme me le disait un ami: «Les curés sont vraiment fortiches; ils ont réussi à placer une fête religieuse au milieu de la fête de Noël.» À vrai dire, ce ne serait pas la première fois que le christianisme surfe sur des traditions populaires. Noël, calé à peu près sur les antiques fêtes païennes du solstice d’hiver, peut, en effet, être vu comme la récupération par les chrétiens de la célébration d’un jour qui commence à grandir, triomphant de la mort de l’hiver.

Placer la naissance de Jésus au milieu de l’hiver n’a rien d’une évidence historique. La tradition et l’iconographie chrétiennes n’en ont pas moins fait une évidence. En témoigne ce vendredi 21 décembre 2018, la présentation, dans La Tribune, du commentaire savant d’un tableau de Pieter Brueghel le Jeune: une Adoration des mages située, avec mille détails, dans «le glacial hiver des Flandres». Un drame plane sur Jésus en hiver, dit le titre du commentaire de Irène Languin. Les historiens savent que ni l’année précise, ni le mois, encore moins le jour et l’heure de la naissance de Jésus n’est certaine. Alors, pourquoi minuit le 25 décembre? Pour une raison symbolique facile à comprendre: avec la lumière qui renaît l’espérance grandit, la chaleur s’avance. C’est là, bien sûr, une vision des habitants de l’hémisphère Nord. Les populations d’Abidjan en Côte d’Ivoire ont bien du mal à vivre cette symbolique, eux qui ne connaissent pas les variations saisonnières de la durée du jour. Quant aux Australiens qui célèbrent Noël en plein été, ils leurs faut une bonne dose d’imagination pour lier la naissance de Jésus à l’expérience du froid et de la neige. D’une manière moins symbolique et plus abstraite, les religions parlent simplement de sauveur et de salut, un peu à la manière des malades et des blessés de la vie parlant de leur médecin et de leur guérison.

Le côté folklorique de la fête de Noël l’emporte désormais le plus souvent sur son aspect symbolique et théologique. La cause n’en est pas à chercher entièrement du côté des marchands de cadeaux et de divertissement; elle vient aussi de notre culture qui répugne à compter sur autrui, surtout lorsque cet autrui traîne derrière lui une odeur d’arbitraire. Dieu est incontrôlable, reconnaissent toutes les religions. «Il n’est pas de sauveur suprême» clame, en écho, le chant révolutionnaire. C’est vrai pour tous ceux qui, se coulant dans l’esprit de la modernité, se veulent, selon le programme de Descartes dans son Discours de la méthode, «maîtres et possesseurs de la nature». C’est encore vrai pour ceux qui comptent sur la technique de demain pour réparer les erreurs d’aujourd’hui. Mais tous ceux que la perspective des lendemains qui chantent ne consolent pas des tragédies présentes -je ne parle pas simplement d’écologie, mais de toute angoisse vécue par chacun- restent sourds aux sirènes de la modernité; ils se tournent -par nature ou par Grâce- vers tout ce qui, au milieu de leur nuit, au cœur de leur hiver, est signe d’espérance, comme l’enfant de la crèche.

La démocratie suisse n’est pas exportable

par Étienne Perrot sj - Parmi les revendications émergées du tohu-bohu des «gilets jaunes» en France voisine, est venue l’idée de Référendum d’initiative citoyenne, à l’image de la démocratie directe helvétique. L’idée est soutenue par les partis politiques de l’extrême, Mme Le Pen à droite, M. Mélenchon à gauche. Ils s’agit pour eux de surfer sur le sentiment populaire selon lequel les représentants élus ne sont pas fiables, et que le peuple doit pouvoir les congédier ad nutum, comme disent les juristes (littéralement au moindre signe du doigt), dès qu’ils déplaisent à une majorité de français.

Le parti majoritaire actuel, celui du président Macron, a senti d’où vient le vent. Pour parer le coup, le Président de l’Assemblée Nationale, M. Richard Ferrand a critiqué le système suisse. Selon lui, les thèmes de votation sont sélectionnées par «des cliques affairistes et quelques lobbyistes». Ce qui est faux. Considérant comme une insulte envers la démocratie helvétique cette opinion dégagée de son contexte, M. Guillaume Barazzone a exigé des excuses publiques de la part de l’élu français indélicat. C’est donner beaucoup d’importance à des propos tenus par un homme politique aux abois.

Il n’en reste pas moins vrai que la démocratie suisse n’est pas exportable. Non pas qu’une forme de démocratie directe ne soit pas pensable, mais parce que les systèmes politiques, comme toutes les affaires humaines, mêlent toujours, avec les valeurs affichées les mieux pensées, les sentiments et l’imaginaire. Ici comme dans les relations amoureuses, «le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas», comme disait Blaise Pascal. Or, ce qui fait toute la densité d’un système politique, c’est, sinon l’amitié entre les citoyens, comme le prétendait Aristote, du moins une culture commune, un rapport-au-monde pétri d’histoires plus ou moins mythiques, qui habillent un même sentir commun.

C’est la raison pour laquelle je suis en plein accord avec l’historien et juriste vaudois Olivier Meuwly: huit siècles d’histoire helvétique ne sont pas transposables dans un pays incrusté de centralisme monarchique et de parisianisme jacobin. Comme le note cet historien dans une interview paru le 17 décembre 2018 dans Le Temps: «Les votations populaires impliquent un dialogue et l’acceptation de la défaite. La France n’a pas cette expérience politique. Le risque serait que l’on se retrouve avec les perdants descendant dans la rue le lendemain du scrutin pour manifester. Cela ne marcherait pas.» Par idéalisme naïf ou calcul de politique intérieure digne de Machiavel, les Américains ont cru que la démocratie pouvait s’exporter comme des voitures ou des avions. C’est faux. La sauce démocratique helvétique a ceci de commun avec ce fromage dont la publicité prétend que c’est un secret bien gardé. C’est le secret d’une histoire singulière, gardé non pas dans un coffre de banque, mais, à la manière de La lettre volée, le roman d’Edgar Poe, à la vue de tous ceux qui savent regarder.

Les chroniqueurs

Le coup d'épingle
d'Etienne Perrot sj

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Le billet spirituel
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La chronique de l'invité
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