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Chronique de l'Invité

D'économiste à archéologue, d'historien à journaliste, d'écrivain à exégète, de scientifique à danseur, d'accompagnant spirituel à enseignant... les jésuites œuvrent dans la vie dans bien des domaines, avec leur spécificité propre teintée d'une spiritualité ignatienne commune.

Cette chronique offre un espace de parole à tous, sur des sujets aussi variés que leurs domaines de compétences.

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Plaidoyer pour les résolutions du Nouvel An

Par Beat Altenbach sj - Elles sont aussi traditionnelles que peu prises au sérieux, les résolutions du Nouvel An. D'une certaine manière, elles font partie du folklore comme les bouchons de Champagne qui éclatent et les feux d'artifice. Mais la plupart de ces résolutions sont déjà abandonnées après quelques jours, ce qui amène les "plus éclairés" d’entre nous à annoncer tout simplement ne plus vouloir en prendre. Ce serait inutile et ridicule, pensent-ils, puisque cela amènerait tôt ou tard à un échec. C'est d'ailleurs en grande partie vrai, d'autant plus que nous puisons généralement dans nos faiblesses pour formuler nos bonnes résolutions. Pourtant, le vrai problème des résolutions n'est pas leur échec prévisible, mais notre incapacité à faire face à cet échec.

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Profondément touché par l’enfant sans défense

Le temps de l’Avent, un temps d’attente, touche à sa fin, et celui de la descente de notre Seigneur approche. Valerio Ciriello sj propose une méditation sur l’enfant Jésus, sans défense, qui a vu la lumière du jour pour la première fois il y a plus de 2000 ans dans une étable, à l’extérieur de Bethléem.

Jésus nu gisait sans défense dans une mangeoire. La nuit était froide; l’odeur de l’étable était nauséabonde. L’histoire raconte que seuls un bœuf et un âne le réchauffaient de leur souffle. Avec Marie et Joseph, ces animaux ont été les premiers à être vus aux côtés du petit Jésus.

Personne d’autre n’était là pour se réjouir de la naissance de Jésus. Pour rendre la scène un peu moins sombre, les anges appelaient les bergers des environs et les dirigeaient vers l’étable pour admirer le nouveau-né. Quelques jours plus tard, trois rois arrivèrent de loin pour lui rendre enfin un hommage digne d’un roi, le louant et lui offrant de précieux cadeaux.

Le reste du monde a ignoré son arrivée, lui fermant même la porte au nez. Ce petit enfant sans défense fut tellement craint que le roi Hérode donna l’ordre d’abattre tous les nouveau-nés mâles de la région.

Autre époque, autre mœurs?

Quelque 2000 ans se sont écoulés, 2000 ans durant lesquels le message de Jésus a pu se répandre dans le monde et prendre racine… parfois.

Quel monde Jésus trouverait-il s’il (re)naissait aujourd’hui? Un monde accueillant? Qui ne jette pas ses parents terrestres à la porte? Ou des humains qui les envoient une fois de plus à l’étable, aux périphéries extrêmes de la société et de l’existence?

Aujourd’hui comme hier, Jésus continue à se tenir nu et sans défense devant nous,
et le monde ne semble pas l’avoir vraiment accueilli.

Je n’ai pas l’intention d’expliquer ici pourquoi le monde est souvent si malavisé, si injuste. Le message évangélique n’est pas un programme socio-politique qui nous montre la voie à suivre pour construire un système plus juste. L’histoire du salut espère quelque chose de complètement différent de nous: elle ne veut pas changer le monde superficiellement, mais elle cherche plutôt à convertir l’homme au plus profond de son âme!

Que nous dit aujourd’hui le petit Jésus et ses parents, qui se tiennent sans défense et seuls dans le froid?

Peut-être vaut-il la peine de prendre un peu de recul pour se demander pourquoi Dieu le Père décide-t-il finalement de sauver l’humanité en nous envoyant Jésus?

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Une «Messe qui prend son Temps» depuis 20 ans

Valerio Ciriello sj de la Province de Suisse était la maître de cérémonie du 20e anniversaire de la «Messe qui prend son Temps...» qui a été fêté à l’église Saint-Ignace de Paris en octobre dernier. Une messe «d'un nouveau type», célébrée par et pour de jeunes adultes, et animée par les jésuites! Son concept? Au lieu des 60 minutes traditionnelles, la «Messe qui prend son temps» (MT) s’étire sur une heure et demi, des minutes supplémentaires consacrées à l’écoute de l’Évangile et à un temps de prière personnel de 20 minutes ponctuées par un partage de réflexions en petits groupes. Le scolastique Valerio Ciriello sj offre un bref témoignage de son expérience chez les jeunes de la MT.

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Les chroniqueurs

Le coup d'épingle
d'Etienne Perrot sj

Le point de vue
de Pierre Emonet sj

La méditation
de Bruno Fuglistaller sj

Le billet spirituel
de Luc Ruedin sj

D'hier à aujourd'hui
de Jean-Blaise Fellay sj

Le triptyque du quotidien
de Julien Lambert sj

La chronique de l'invité
des jésuites