Les chroniques

Quel regard portent les jésuites sur l'actualité culturelle, économique, politique, vaticane, sociale ou bien encore médiatique ?
Faites-vous votre opinion en suivant leur chronique régulière. Et faites-leur part de vos réactions !


Magnitski Act pour la Suisse

Après les États-Unis, le Canada, et divers pays d’Europe du Nord, la Suisse, par la voix (et la voie) de Carlo Sommaruga envisage -comme l’a esquissé voici près d’une année l’Union européenne- d’adopter une loi de type Magnitski Act. Quèsaco?

Lire la suite...

L’épreuve purificatrice (Mt 14,22-33)

Après la multiplication des pains, Jésus «oblige» ses disciples à s’embarquer pour l’autre rive; lui-même se chargera de renvoyer les foules. Les disciples n’étaient guère enchantés de quitter si vite le terrain. Ils auraient bien voulu jouir un peu plus de l’admiration des foules. Parce qu’ils avaient fourni les pains et assuré la distribution, ils revendiquaient leur part du triomphe. Ils avaient la grosse tête, un peu comme ces clercs qui se prennent pour les détenteurs du divin sous prétexte qu’ils distribuent les sacrements. Cléricalisme avant la lettre! Contraints, il leur a fallu monter dans la barque et tourner le dos à un moment bien agréable de triomphalisme.

Lire la suite...

L'identité par le parler local

Les vacances d’été m’ayant donné l’occasion de traverser plusieurs petites régions de la Suisse profonde, j’ai été frappé, comme un touriste un peu nigaud, par les particularités de langage. Les gens savants désignent ces mots inouïs ou ces prononciations étonnantes utilisés dans des territoires très particuliers, par cette expression curieuse: ce sont des «idiotismes». J’en discutais dans le Valais au-dessus de Sierre, avec des gens du cru, lorsque j’entendis cette profession de foi: «Nous tenons beaucoup à ces prononciations originales et à ces mots qui ne peuvent être compris que de nous; car ils font parties de notre identité.»

Lire la suite...

Petits gestes, grands effets (Mt 14,13-21)

Après la mort de Jean Baptiste, Jésus fuit Hérode et cherche le calme à l’écart. Mais les foules finissent par le rattraper. Parce que la souffrance des hommes lui importe plus que le repos, la compassion l’emporte sur le besoin de calme.

Lire la suite...

Bonne affaire en perspective (Mt 13,44-46)

Pour déterrer le trésor ou acquérir la perle rare, faudra-t-il tout jeter par-dessus bord et vivre comme un moine? Seuls les héros, les saints seraient-ils les heureux gagnants?

Le laboureur a découvert un trésor dans un champ qui ne lui appartient pas. Par pur hasard. Cet homme n’est pas un héros. Il mène une vie de routine, comme la plupart d’entre nous. Gestes répétitifs, jour après jour, sans grande nouveauté : levé aux aurores, le bétail soigné, il laboure la terre, sème, moissonne, engrange pour un autre. En un mot, la vie quotidienne ordinaire, sans prétention. Et voilà qu’un beau jour, oh ! surprise, sa charrue heurte un coffre plein de pièces d’or, une belle somme enfouie là pour échapper aux voleurs. Rien de prémédité chez lui, pas de course au trésor, simplement un hasard, la bonne occasion qui se présente. Fou de joie, il s’en va vendre tout ce qu’il possède, histoire de réunir la somme nécessaire à l’achat du terrain. D’un coup, sa vie a basculé dans un bonheur insoupçonné! Il n’a plus rien de ce qu’il avait avant, mais il a tout ce qu’il a trouvé.

Lire la suite...

Déboulonner le baron de Pury

Le 12 août prochain sera examiné par le Conseil communal de Neuchâtel la pétition (2550 signatures) demandant d’enlever de la place publique la statue du baron David de Pury. Ce commerçant habile, mort en 1786, avait laissé à sa ville natale, Neuchâtel, un legs colossal, pour des buts caritatifs, éducatifs et d’embellissement des bâtiments publics. En 1855, une statue avait salué le bienfaiteur. C’est cette statue que les pétitionnaires veulent déboulonner.

Lire la suite...

Eloge de la médiocrité (Mt 13,24-39)

Le semeur n’a semé que du bon grain. Parce qu’il vient de Dieu, le fond de tout être quel qu’il soit, est foncièrement bon. Aussi ne faut-il jamais désespérer de soi ni de personne malgré les échecs de la vie, les revers ou les trahisons, les siennes et celles des autres.

Lire la suite...

Eloge de la médiocrité (Mt 13,24-39)

Le semeur n’a semé que du bon grain. Parce qu’il vient de Dieu, le fond de tout être quel qu’il soit, est foncièrement bon. Aussi ne faut-il jamais désespérer de soi ni de personne malgré les échecs de la vie, les revers ou les trahisons, les siennes et celles des autres.

Lire la suite...

Police de la pensée

«L’index» n’a pas toujours désigné le doigt le plus proche du pouce. Dans les livres compliqués qui accumulent données, problématiques et références, l’index est chargé de guider le lecteur vers les pages dont les sujets l’intéressent. Plus généralement, l’index -comme le doigt qui montre la lune pendant que l’imbécile regarde le doigt- indique une direction ou un objet. Dans le jargon de l’Église catholique romaine l’Index a longtemps désigné la liste des livres proscrits. Pour préserver la sensibilité, la morale et le dogme, on rangeait ces «mauvais livres» dans «l’enfer» des bibliothèques, d’où ils ne pouvaient sortir qu’avec l’autorisation des autorités idoines.

Lire la suite...

Saint Ignace ou le chemin post-Covid

Le mois de juillet est pour les jésuites un mois ignatien important avec, le 31 juillet, la fête d'Ignace de Loyola. Cette année, le souvenir de sa vie et de l'héritage du fondateur de l’Ordre est particulièrement d'actualité. La conversion du saint -dont on fêtera l'année prochaine le 500e anniversaire- a eu lieu sur son lit de malade. Le coup de canon qui a non seulement brisé sa jambe, mais il a également anéanti tous ses projets de carrière, afin que Dieu puisse travailler dans sa vie.

Lire la suite...

Un "C" trop peu chrétien

Dans la pure logique de communication qui gangrène la vie politique démocratique d’aujourd’hui, certains membres du PDC suisse proposent de changer le nom du parti. On en profiterait, disent-ils, pour supprimer le qualificatif «chrétien», trop connoté religieusement. Que le terme «chrétien» soit connoté religieusement, ce n’est pas un scoop. Qu’il éloigne certains électeurs, c’est possible. Et cela pour deux raisons. D’abord, l’esprit laïque ne peut que se méfier du cléricalisme sournois qui pourrait se glisser dans les options du parti. Et la logique de liberté de conscience qui conduisait la philosophe Simone Weil à proposer la suppression des partis politiques -suspectés de contraindre la pensée des citoyens- marche tout aussi bien ici.

Lire la suite...

A l’école de la patience

par Pierre Emonet sj - Loin d’identifier ses auditeurs avec une terre ingrate, Jésus les encourage à travailler leurs champs pour qu’ils deviennent productifs. Le paysan qui a hérité une mauvaise parcelle sait bien que tout terrain peut être assaini à condition d’y mettre le prix. Épierrer, débroussailler, labourer, épandre le fumier, la tâche est ardue, elle exige beaucoup de patience et une bonne dose d’endurance, mais peu à peu elle transforme le sol en une meilleure terre. Joie de la patience et de la persévérance!

Lire la suite...

Quand les petits dépassent les grands

par Pierre Emonet sj - Quelque chose qui a été caché aux sages et aux savants est révélé aux tout-petits. Mais quoi? Jésus ne le dit que quelques versets plus loin: le lien entre le Père et le Fils. Autrement dit sa dimension divine. L’affirmation est explosive, parce qu’elle bouleverse une opinion bien ancrée, que les théologiens ont une longueur d’avance dans la compréhension du message chrétien. Voici donc le simple fidèle mis en concurrence avec les exégètes et les docteurs qui savent et détiennent la clef des Écritures.

Lire la suite...

Méfaits de la concurrence sportive

par Étienne Perrot sj - Contre les violences en tous genres, les dénonciations déferlantes n’en finissent pas d’inonder les médias. Après #MeToo, qui a eu l’avantage de permettre à certaines femmes violentées de crier publiquement leur blessure -et l’inconvénient de couler un drame personnel dans l’anonymat d’un nombre-; après #Balancetonporc, qui a eu l’avantage de projeter sur le compagnon indélicat la vindicte personnelle douloureusement ressentie -et l’inconvénient de réduire le partenaire momentané à son animalité; après #BlackLivesMatter (littéralement il s’agit de la vie des Noirs), qui a eu l’avantage de mettre à nu les errements d’un État policier d’Outre-Atlantique -et l’inconvénient de jeter l’opprobre sur des fonctionnaires souvent irréprochables, voici que, en Suisse même, sont mises au jour des pratiques indécentes dans les milieux de l’entrainement sportif de haut niveau. Au début du mois de juillet 2020, l’élégante Lisa Rusconi, ancienne capitaine de l’équipe de Suisse de gymnastique rythmique, dénonçait ce qui se passait au Centre national de sport de Macolin. Sous prétexte d’atteindre les sommets de l’excellence, les corps sont violentés, les âmes soumises et les esprits asservis. De même que s’élargit une petite faille qui laisse passer un filet d’eau, de même, par la porte entr’ouverte par Lisa Rusconi, se sont introduites d’autres ex-gymnastes qui témoignent de la même dérive et font gonfler le scandale.

Ces pratiques irrespectueuses des êtres humains sont d’autant plus inadmissibles qu’il ne s’agit pas ici -comme en temps de guerre- de défendre la patrie, mais cependant une gloire éphémère, n’en déplaise à l’apôtre Paul qui comparait le combat de la foi à une course dans un gymnase. L’Éthique catholique -du moins telle qu’elle fut interprétée par le sociologue Max Weber qui la résumait, contre l’Évangile de la Grâce, par la formule «souffrir pour gagner son ciel»- aurait-elle triomphé au pays de Calvin? Non. Mais le résultat est semblable. Loin de l’éthique religieuse, il s’agit ici de la logique d’un système, identique à celle qui anime le capitalisme qui fait de la concurrence le principal stimulant de la productivité. Ici comme en matière financière, il s’agit de performance, gagnée en en payant un prix coûteux.

À quoi s’ajoute un phénomène économique connu sous le nom d’effet de réseau. En matière sportive, comme dans le show-business ou la consommation de masse, celui qui monte en haut du podium rafle l’essentiel de la mise. Et la mise est énorme dans le sport de compétition qui s’accouple avec la logique des médias pour former ensemble juteux proche-parent du show-business. Les enjeux financiers sont tels que l’on comprend -sans le justifier- l’omerta qui règne sur ces pratiques. Qui plus est, cette logique du sport de compétition, tel le manteau de Noé, cache des postures d’entraîneurs que ne peut même pas justifier la perspective du succès. Il y manque deux ingrédients essentiels: la légitimité de la contrainte pratiquée par les entraîneurs (à défaut de la légitimité de leur objectif); et la proportionnalité des moyens qu’ils mettent en œuvre au détriment de l’intégrité physique et psychologique des jeunes appâtées, fascinées par les rêves qui les ont éblouies.

Le numérique, garant de la continuité religieuse ?

La Covid-19 a conduit à repenser les relations professionnelles et sociales, notamment par l’incitation à la distanciation physique. Il a fallu les ajuster aux modalités proposées par les réseaux numériques et leurs acteurs, en période de confinement notamment, en complément ou substituts des activités menées en présence mutuelle. Il en va de même du religieux qui, pour une partie, s’est vu jusqu’il y a peu en France empêcher d’organiser rencontres et célébrations. Ces dernières ont même été accusées d’avoir occasionné la diffusion virale de façon assez nette, en plusieurs endroits (notamment le rassemblement évangélique « Les portes ouvertes chrétiennes » de Mulhouse en février 2020). Pour assurer une forme de continuité en cette période de crise et d’absence de rassemblements, les religions ont eu recours à des dispositifs numériques que David Douyère, professeur de sciences de l'information et de la communication de l'Université de Tours, a analysés un article publié sur la version française du site The Conversation.

Lire la suite...

Lapsus inconscient

Un minuscule lapsus me donne prétexte à revenir sur un problème de démocratie politique. Entre le technicien, le moraliste ou l’autorité sanitaire, qui doit décider? Normalement, ni le technicien (car il a une vision unidimensionnelle de son métier -comme le syndicaliste d’ailleurs- à la différence du politique affronté à des intérêts contradictoires- est chargé de défendre les intérêts d’une profession particulière), ni le moraliste (car la morale traite de cas universels, et non pas des situations particulières dont s’occupe le politique). La réponse officielle est donc, comme en Suisse et selon une tradition qui remonte au moins à la République athénienne et aux Conseils des tribus celtes et germaniques: les décisions concernant la communauté doivent être prises par l’organe délibératif. Cet organe souverain délègue le plus souvent son pouvoir à un organe exécutif chargé d’agir selon ses directives et sous son contrôle. Lors de la récente pandémie, l’autorité publique mandatée est l’OFSP, l’Office fédéral de la santé publique par délégation de l’État, expression du peuple souverain. Ça, c’est la théorie...

Lire la suite...

Aimer, un verbe ambigu

Aimer! Qu'est-ce qui se cache au juste derrière ce verbe qui sonne si doux à nos oreilles? Une ambigüité, celle de la langue française qui n’a que ce seul mot «pour traduire deux expressions grecques antagonistes qui signifient l’amour narcissique et l’amour oblatif», note Pierre Emonet sj, expliquant ainsi la demande du Christ de l'aimer plus que notre mère, plus que notre père, notre fils ou notre fille! Une chronique à lire en intégralité ci-après.

Lire la suite...

Remous dans les Églises

par Étienne Perrot sj - Épidémies, guerres, effondrements économiques, grandes découvertes d’ordre géographique, physique, électronique ou biologique, accidents divers, tous ces événements brutaux subvertissent la culture, provoquent des crises dans les organes de décision et engendrent toujours des effets imprévisibles sur la société. Le contrecoup sur la vie des Églises a souvent été souligné. La récente crise sanitaire ne fait pas exception.

Lire la suite...

Le courage de ses convictions

«La peur ne doit pas vous rendre muets ni vous empêcher de parler. Exprimez publiquement vos convictions profondes. Proclamez sur les toits ce que vous avez appris à l’école du Christ», s'exclame Pierre Emonet sj qui rappelle pour ce dimanche 21 juin, que l’encouragement de Jésus -«Ne craignez pas»- reste d’une actualité cuisante! Une chronique à lire en intégralité ci-après.

Lire la suite...

« J’ai un rêve »

par Mathias Werfeli sj - Les rêves sont trompeurs. Pas pour Jésus qui, dans le Sermon sur la Montagne, invite ses disciples et les autres auditeurs à suivre son rêve et le faire devenir réalité. Son rêve est plus que jamais d’actualité: il nous guide vers une nouvelle ère de coopération et de la solidarité.

Lire la suite...

La Cour des comptes épinglée

Heureuse République Genevoise! Un récent éditorial du Temps craint «l’inertie politique» provoquée par les méthodes de la Cour des comptes de Genève. Évidemment, il est difficile d’attaquer de front l’objectif de salubrité publique des contrôles exercés par la Cour des comptes sur les dérapages et présentations financières hasardeuses des entités publiques. Comme toujours, lorsque le fond est inattaquable, on critique la forme, la méthode, le ton.

Lire la suite...

Deviens ce que tu manges

«Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement; le pain que je donnerai, c’est ma chair.» Seule la routine nous permet d’entendre de tels propos sans nous émouvoir ou protester, estime Pierre Emonet sj dans son commentaire de dimanche 14 juin. «Car ils résonnent comme une provocation, et on comprend la perplexité de des auditeurs de Jésus.»

Lire la suite...

Dette et vieillissement de la Suisse

Pour amortir les effets socioéconomiques désastreux de la récente pandémie, tous les pays touchés se sont endettés pour allouer généreusement prêts et subventions. La Suisse, en bien meilleure santé financière que la plupart des pays voisins, n’a pas fait exception -à la nuance près qu’elle peut facilement se le permettre tout en aidant les pays les plus touchés- ce qu’elle a fait. En mai dernier, un crédit de 57 milliards de francs suisses avait été ouvert, pour soutenir principalement les PME. Finalement, selon les estimations du Conseil fédéral, la facture pour la Confédération devrait avoisiner les 40 milliards de francs.

Lire la suite...

Dieu, une immense bienveillance

«La fête de la Trinité est une invitation à scruter le mystère de Dieu» rappelle Pierre Emonet sj pour ce dimanche 7 juin avant de s'exclamer: «Autant se pencher sur un abîme sans fond, à en avoir le vertige (...) Parlant de lui-même, Dieu ne dit qu’une chose: un amour, une immense bienveillance qui est à l’origine de tout, arrose largement le monde sans distinction de races, de classes, de religions, de bons ou de méchants. (...) Personne ne peut prétendre annexer Dieu pour cautionner une religion ou un programme politique, même pas en brandissant une Bible à bout de bras après avoir dégagé les «méchants» à coup de gaz lacrymogène!»

Lire la suite...

Appel d'offre au Vatican

Le 1er juin dernier fut publiée une «lettre apostolique» en forme de Motu Proprio (c’est à dire de la propre initiative) du pape François, signée le 19 mai 2020. Cette lettre se présente comme un acte législatif de nonante-huit articles portant sur «la transparence, le contrôle et la concurrence dans les procédures d’adjudication des contrats publics du Saint-Siège et de l’État de la Cité du Vatican».

Lire la suite...

L'expérience des catastrophes: un peigne pour les chauves

Dans la logique de Hans Jonas Principe responsabilité, l’héroïne de la lutte contre le réchauffement climatique Greta Thunberg vient de mettre en clip l’heuristique de la peur. L’heuristique est une démarche de recherche, à la manière d’une hypothèse qui permet d’avancer vers la solution; un peu comme une carte de géographie qui n’épouse pas le détail du terrain mais permet de saisir la structure générale du territoire. L’idée est de mobiliser par la peur les foules, en les confrontant par l’imagination au désastre écologique annoncé. Le clip publié en mai 2020 sur Internet dévoile la jeune suédoise en voyante extralucide qui fait apparaître un avenir de cataclysme. New York et Paris sont submergés par des flots en furies, les glaciers des pôles s’effondrent sous nos yeux, les kangourous tentent d’échapper aux feux de broussailles, tandis que les ours blancs suffoquent sur le sable brûlant.

Lire la suite...

Mieux qu’un oiseau, le vent du large

«Parce qu’au baptême de Jésus l’Esprit est descendu sur lui «comme» une colombe, on en a fait un volatile, au point que l’ensemble des représentations du Saint Esprit imaginées par les artistes et le bon peuple finit par ressembler à un catalogue d’ornithologie», relève amusé le Pierre Emonet sj pour ce dimanche de Pentecôte qui marque le grand retour des messes en publique en Suisse pour un événement majeur.

Lire la suite...

«Jésus est Seigneur»

«La première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens est certainement l’une des plus célèbres qu’il ait jamais écrite», relève Valerio Ciriello sj dans sa réflexion pour ce dimanche 31 mai, dimanche de Pentecôte. «Paul reproche à la communauté le manque d’union entre ses membres», commente-t-il, alors que «la division, l’égoïsme et la discrimination sont la règle. Alors que, dans la partie qui suit notre texte, Paul rappelle à la communauté ce que signifie l’amour fraternelle par l’hymne à la charité». À méditer en cette sortie de confinement!

Lire la suite...

L'humour «so british» de saint Thomas More

«Sir Thomas More est un personnage exceptionnel. Grand érudit, un des meilleurs juristes de son temps, croyant sans faiblesse, d’une modestie charmante, bon père de famille, chancelier d’Angleterre, il est devenu un martyr de l’Église catholique», rappelle l'historien Jean-Blaise Fellay sj dans un portrait qu'il lui dédie. Le saint homme a aussi un fabuleux sens de l'humour, un trait de l'esprit si cher au pape François qui a souvent souligné: «Le sens de l’humour est l’attitude humaine la plus proche de la grâce de Dieu. Un chrétien qui n’en a pas manque de quelque chose»!

Lire la suite...