JRS Greece 2 cd703©JRS GrèceLe pacte entre l’Union européenne et la Turquie pour arrêter le flux migratoire en provenance du Proche-Orient a un an. Depuis le 20 mars 2016, date de sa mise en application, les arrivées sur les îles grecques sont passées de plusieurs milliers à quelques dizaines par jour, rappelle Radio Vatican. Pourtant, la situation est alarmante pour requérants sur place. L'explication du père Maurice Joyeux sj, directeur du Service jésuite des réfugiés en Grèce.

En un an, seuls 851 exilés, considérés comme des migrants économiques ou ayant renoncé à l’asile, ont été renvoyés des îles grecques. Des expulsions sont suspendues à une décision du Conseil d’État grec qui doit dire dans les prochaines semaines si la Turquie est un pays assez sûr pour les accueillir. Or, puisque dans le même temps, la route des Balkans vers l’Europe reste fermée, 45 000 à 60 000 migrants sont bloqués en Grèce dans l’incertitude.

Ils sont majoritairement enfermés dans des camps ceints de clôtures et de barbelés, fermés aux médias. Les organisations humanitaires dénoncent des conditions de détention déplorables ainsi que leurs conséquences psychologiques. L’ONG Médecins sans frontières évoquent des tentatives de suicide «en nette augmentation».

Le père Maurice Joyeux, directeur du Service jésuite des réfugiés en Grèce revient au micro de Radio Vatican sur cette situation alarmante.