Thomas Hollweck sj, Maître des novices

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Noviciat de Nünberg
Rupert-Mayer-Haus
P. Thomas Hollweck SJ
Maître des Novices
Virchowstraße 27
D - 90409 Nürnberg
Tel. : +49 911/ 510 48 - 0
Fax : +49 911/ 510 48 - 30
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www.jesuitennoviziat.de

Le père Thomas Hollweck sj a pris la fonction de Maître des novices pour les Provinces allemande, autrichienne et suisse ce 1er août 2015 à Nuremberg, en Allemagne. Il remplace le Père Josef Maureder sj qui a dirigé le noviciat depuis le 1er juillet 2007.

Originaire de Bavière, Thomas Hollweck sj (48 ans) est entré chez les jésuites en 1992. Après des études en théologie spirituelle à Madrid, il est ordonné prêtre en 1999 à Munich. Le Père Hollweck a été accompagnateur spirituel et aumônier pour les prêtres dans l’archidiocèse de Hambourg. Il a travaillé dans l'aumônerie estudiantine à Munich et comme assistant de Communautés de Vie Chrétienne en Allemagne.

Rappelons que depuis 2003 toutes les Provinces jésuites de langue allemande ont un noviciat commun à Nuremberg (à Rupert-Mayer-Haus). Le 6 septembre 2015, cinq novices ont professés leurs premiers vœux. Et la semaine suivante, de nouveaux candidats sont entrés au noviciat : www.jesuitennoviziat.de

 

 

 


Une longue interview avec le maître des novices sortant (vidéos en allemand) se trouvent sur www.jesuiten.org/slides-startseite/novizenmeister.html. Nous retranscrivons ci-dessous une traduction courte en français des extraits de vidéos proposées en langue originale :

Extrait de l'interview de Joseph Mauderer sj par Christof Wolf sj

« Le fait que des personnes ayant des formations les plus diverses viennent à nous est un grand cadeau »

Le P. Josef Maureder sj (54 ans), maître des novices des provinces jésuites de langue allemande de 2007 à 2015 (mais également de Suisse romande), a accompagné de nombreux jeunes hommes désirant entrer dans l’ordre. A la fin du mois de juillet, il a remis cette tâche si importante pour l’ordre au P. Thomas Hollweck sj. Le P. Christof Wolf sj a posé quelques questions au maître des novices sortant. (vidéos en allemand)

Quelles sont les étapes normales pour entrer dans l’Ordre jésuite ?

Ceux qui s’intéressent aujourd’hui à notre Ordre prennent habituellement contact avec le responsable de la pastorale des vocations de leur région, qui accompagne les candidats et les invite à des journées d’information. Une fois admis, ils entrent au noviciat ; commence alors une période de formation d’une durée de deux ans. Durant les deux premières semaines, que nous appelons de candidature, ils sont encore des hôtes et c’est à la fin de ces semaines qu’ils se décident à entrer au noviciat. La première année est surtout consacrée au processus de maturation personnelle. A la fin de cette année viennent les Grands Exercices, au cours desquels se précise le plus souvent la décision du novice : sa vocation se situe-t-elle ailleurs ? Ou souhaite-t-il vraiment continuer et devenir jésuite ? Durant la deuxième année, l’élément spirituel est très important. Il s’agit en effet des vœux et du style de vie religieux. A la fin du noviciat, c’est la dimension apostolique, l’engagement, qui devient prioritaire. Sur les sept mois que compte cette étape, plus de cinq sont consacrés à des expériences, des stages pratiques et un engagement pastoral. Ainsi, le noviciat est une période d’apprentissage de deux ans, pour se familiariser avec la vie commune, apprendre à connaître l’ordre, à se connaître soi-même et surtout à connaître Dieu et, dans cette approche, se demander : Est-ce que je veux m’engager sur ce chemin ? En suis-je capable ? Est-ce ce que je dois faire ? Puis vient le moment de prendre une décision responsable.

Comment se déroule l’admission au noviciat ? Doit-on poser sa candidature ?


Quand la question de l’entrée devient précise, le maître des novices invite la personne intéressée à passer deux ou trois jours au noviciat. C’est à ce moment que l’on décide si l’on entre en matière et que commence le processus d’admission. Il comporte un entretien avec 4 confrères, qui donnent leur avis par écrit sur l’aptitude du candidat à nous rejoindre. Suivra un entretien avec un psychologue qui se demandera : cet homme est-il en bonne santé psychique, ou y a-t-il des points d’interrogation ? Il en parlera avec le candidat. Il nous faut aussi un certain nombre de documents – certificat médical, diplômes de fin d’études, certificat de confirmation. Enfin, le candidat s’entretiendra aussi avec le provincial, qui prendra connaissance du dossier et décidera de l’admission. Si sa décision est positive, la date d’entrée habituelle est la mi-septembre.

 Quelles sont les motivations de ceux qui frappent ainsi à votre porte ?

Je constate - et c’est pour moi un sujet de joie - que la plupart d’entre eux sont effectivement à la recherche de Dieu, de ce mystère vers lequel ils tendent. Une deuxième motivation est souvent, pour beaucoup d’entre eux, le désir de s’engager pour la justice sociale dans un monde injuste, le sentiment qu’ils leur est impossible de mener une petite vie bourgeoise alors que d’autres sont exclus et qu’ils vivent dans les difficultés. Une troisième motivation pour beaucoup de ceux qui viennent à nous est l’élément communautaire. Ils souhaitent cheminer avec d’autres sur une voie marquées par des valeurs. Ils savent que, normalement, il n’est pas possible de le faire seul et qu’ils ont besoin des autres, ils recherchent une communauté de pèlerins. Il y a encore divers autres aspects. Certains souhaitent trouver des réponses à certaines questions intellectuelles. Ils sont attirés par l’Ordre des jésuites parce qu’il implique que nous nous posons des questions difficiles et que nous nous y confrontons au plan intellectuel.

En ce qui concerne le profil des candidats, avez-vous remarqué des changements au cours des 8 dernières années ?

On note une diversité croissante à plusieurs égards, notamment en ce qui concerne l’âge des candidats novices. Chaque année, un certain nombre d’hommes de plus de 40 ans se présentent, aux côtés d’autres qui sont relativement plus jeunes. C’était rare autrefois. C’est une nouveauté apparue ces deux ou trois dernières années. Cela signifie qu’il existe une différence d’âge qui peut être de plus de 20 ans entre les plus jeunes et les plus âgés des novices. Un deuxième élément concerne la diversité des contextes culturels qui s’est accrue, notamment dans le domaine de la langue. En effet, nous couvrons trois provinces, dont la Scandinavie (et bientôt aussi la Lituanie). Il existe d’assez grands écarts dans le domaine de la socialisation ecclésiale. Certains candidats n’ont eu quasiment aucun contact avec une paroisse. Ils ont fait un chemin personnel avec Dieu. D’autres ont été serveurs de messe. J’estime que le fait que des gens ayant des formations les plus diverses viennent à nous est un grand enrichissement. Nous avons connu autrefois des volées où ceux qui avaient déjà fait des études de théologie et de philosophie étaient nombreux. De nos jours, nous avons des candidats venus de professions pratiques, des juristes ou des secouristes. Je considère cela comme une richesse et un cadeau, même s’ils sont plus âgés et ont encore devant eux toutes les études de philosophie et de théologie. Enfin, autre changement : les motivations sont plus éprouvées. En effet, leur entourage et leur famille ne sont pas forcément enthousiastes lorsqu’ils s’intéressent à nous. C’était différent autrefois, peut-être pas nécessairement il y a quelques années, mais certainement il y a deux ou trois décennies. Aujourd’hui, lorsqu’ils annoncent leur intention, ils font face à des regards interrogateurs. Ils doivent examiner de manière plus approfondie s’ils veulent vraiment s’engager sur ce chemin. Je tiens cela pour un avantage.

Quel est le plus beau souvenir que vous gardez de ces huit ans comme maître des novices ?

 

Ce que l’on peut vivre de plus beau, bien sûr, est le moment où, au cours des Exercices spirituels, les novices découvrent qui est, pour eux, ce Jésus de Nazareth et ce qu’il signifie pour le monde. Lorsque l’on sent qu’ils en sont émus. Il m’est quelquefois arrivé de le ressentir très fortement au cours d’entretiens, cette révélation, et j’ai dû alors me maîtriser pour ne pas fondre en larmes, pour garder un calme professionnel. Parce que je suis profondément ému lorsque des novices font cette découverte. Et je remarque que tant de choses se sont produites ... Lorsque le cœur est saisi, le reste a bien moins d’importance. Comme le dit Paul, il s’est mis en route « ayant été moi-même saisi par le Christ Jésus ».

 

Prendre Jésus-Christ pour compagnon

P. Joseph Maureder sjJosef Maureder sj, jésuite d´origine autrichienne, a exercé la responsabilité de Maître des novices pour les provinces suisse, autrichienne et allemande de la Compagnie de Jésus de juillet 2007 à juillet 2015. Après des études de philosophie et de théologie, puis une formation de psychothérapeute, le P. Maureder a fondé à Linz, en Autriche, une maison d'accueil au service de jeunes désireux de discerner leur vocation chrétienne. Aujourd'hui, ce sont les jeunes novices qu'il accompagne pendant les deux premières années de leur parcours de Jésuite – un temps de conversion et de probation, un temps de croissance personnelle et d'apprentissage des « manières d'être et de faire » de la Compagnie de Jésus.
Depuis 2003, le noviciat de Nuremberg (D) est le lieu de cette formation initiale.

Interview.

« Appelé à une vie à la suite du Christ »

Un jésuite est un « compagnon de Jésus ». Comment devient-on « compagnon de Jésus »? En quoi consiste ce compagnonnage et comment marque-t-il la vie d'un jésuite?

Josef Maureder : « Parler de compagnonnage avec le Christ signifie que nous nous orientons par rapport à une personne et non pas par rapport à une philosophie. Nous voulons tourner notre regard vers lui. Nous voulons, comme lui, être des hommes avec et pour les autres. Si nous vivons, jour après jour à ses côtés, sa manière de vivre nous deviendra toujours plus familière. De cela peut naître une profonde amitié. Ce lien personnel avec Jésus-Christ est, selon Ignace de Loyola, un don particulier de Dieu à la Compagnie de Jésus. »

Quels éléments un jeune homme devrait-il particulièrement cultiver lorsqu'il se prépare à entrer au noviciat?
« Celui qui songe à rejoindre la Compagnie de Jésus doit être ouvert au monde, concerné par ses problèmes et ses défis. Il doit avoir le courage de s'exposer au silence et à la prière et être disposé à se laisser accompagner par d'autres : par ce biais, il pourra apprendre à parler de ce qu'il vit mais aussi à écouter, et sera ainsi plus disponible pour percevoir la voix de Dieu. Pas à pas, il va grandir dans une manière de vivre différente, par de nombreux aspects, du mode de vie de nos contemporains. »

Lorsqu'un jeune a décidé d'entrer au noviciat, quelles dispositions doit-il avoir?
« Si celui-ci a une certaine joie de vie, s'il est heureux dans sa vie relationnelle, que cela soit dans sa famille ou auprès d'autres groupes, cela est un signe positif. C'est possible néanmoins que ses proches le croient "un peu cinglé" de choisir un style de vie qui contraste tant avec les projets de ceux de son âge. Dans tous les cas, il doit être capable d'apprendre et avoir un jugement équilibré. Ce qui est décisif, c'est qu'il ait le « désir de Dieu » et qu'il soit prêt à se mettre au service des autres, particulièrement des plus démunis. »

Une des caractéristiques de la spiritualité ignatienne sont les « Exercices spirituels ». Comment peuvent-ils être une aide lorsque l'on doit faire des choix ?
« De manière générale, les Exercices peuvent être fait indépendamment de l'âge ou de la situation personnelle. Au noviciat, les Exercices qui se déroulent pendant trente jours sont un moment-clé des deux années. Pendant quatre semaines, le novice médite la vie et le message du Nazaréen afin de mieux le connaître et mieux l'aimer. Cette contemplation conduit aussi le retraitant à considérer sa propre vie, avec ses ombres et ses lumières, et lui permet de mieux prendre conscience de ses forces et fragilités. Les jeunes novices peuvent ainsi développer leur sens spirituel et mieux discerner les inspirations qui viennent de Dieu et qui sont au service de leur croissance humaine et religieuse, et au contraire celles qui conduisent dans des impasses. »

Quel est la raison d'avoir un noviciat de deux ans ?
« Ce temps de probation veut introduire les novices dans la Compagnie de Jésus en les initiant à la manière de vivre selon les vœux (pauvreté, chasteté, obéissance) et selon « notre manière de procéder ». Il permet aussi à la relation personnelle à Dieu de se concrétiser dans une familiarité avec Jésus-Christ. Finalement, l'accompagnement spirituel, les différents stages dans des contextes sociaux et pastoraux, ainsi que la vie en communauté veulent aider le novice à mieux saisir si la volonté de Dieu est bien qu'il poursuive son chemin parmi nous, et s'il peut s'imaginer être heureux dans la Compagnie. »

Quels sont les accents que tu privilégies en tant que Maître des novices ?
« Ce qui est important pour moi, c'est que le novice grandisse humainement et spirituellement, et qu'il développe une relation personnelle au Seigneur. Il doit s'engager activement dans la vie communautaire, y prendre sa place. Il doit aussi devenir un disciple du Christ qui ne se préoccupe pas exclusivement de lui-même, mais qui, à la manière des apôtres, devient libre pour Dieu et pour les autres. »

La vie d'un jésuite est aussi une vie dans une Eglise catholique-romaine souvent perçue comme vieillotte, peu attractive, et souvent critiquée. Quel lien à l'Eglise attends-tu d'un jeune candidat?
« La foi chrétienne n'est pas une affaire privée. Elle se vit en lien avec d'autres. Cela implique de ne pas perdre de vue la communauté plus large. Un lien avec l'Eglise concrète est un préalable nécessaire pour entrer dans la vie religieuse. La croissance spirituelle sera aussi encouragée par la liberté intérieure et par une sensibilité à ce qui rapproche plus de Dieu. Dans ce sens, le jeune peut et doit avoir des questions sur la vie de l'Eglise. Ce qui est problématique, ce sont les points de vue étroits et tout goût prononcé pour un formalisme excessif. »

Comment qualifierais-tu le lien de la Compagnie de Jésus à l'Eglise?
« La Compagnie est une partie de l'Eglise. Chaque jésuite doit sentir, penser, agir et parler avec et dans l'Eglise. Cette fidélité à l'Eglise exige que l'on se convertisse constamment, mais pousse aussi à œuvrer à ce que l'Eglise comme communauté se convertisse toujours plus. En ce sens, une critique formulée d'une manière constructive peut être une expression de fidélité et d'obéissance. Notre contribution à l'Eglise, c'est d'aller auprès d'hommes et de femmes ou dans des lieux où peu veulent ou peuvent aller. »

Les jésuites sont parfois traités d'individualistes et de francs-tireurs, mais vivent néanmoins en communauté. Comment prépares-tu les jeunes novices à cela ?
« Il ne fait aucun doute que la vie en communauté et les relations sociales sont devenus plus importantes ces dernières années dans la Compagnie. Aussi, j'espère créer un espace où les novices apprennent à échanger ce qui touche à leur existence et à leur foi, et qu'ils aient aussi de la joie à vivre et travailler ensemble. Ils doivent aussi apprendre à parler de ce qui est plus difficile à dire. »

La Compagnie de Jésus est souvent perçue comme l'élite intellectuelle de l'Eglise. La culture et les sciences ont-elles une place au noviciat ?
« A cause des missions souvent exigeantes qui nous sont confiées, le goût des études, la curiosité intellectuelle, une formation solide ainsi que le souci de rester en contact avec le monde d'aujourd'hui sont importants. Mais, pour moi, cela compte tout autant qu'une personne soit équilibrée et qu'elle soit capable à la fois de lien et d'autonomie dans sa vie et son travail. En ce sens, la dimension intellectuelle n'est pas, au noviciat, la première des priorités. »

Tu as longtemps accompagné des jeunes hommes et femmes en situation de choix de vie. Les uns ont rejoint une communauté religieuse, les autres ont, grâce à ton aide, choisis de se marier. Quels sont les aspects de ton travail qui te donnent le plus de joie, et quels sont ceux qui te pèsent le plus ?
« Ce qui me donne de la joie, c'est lorsque qu'une personne trouve face au Seigneur une plus grande clarté et poursuit son chemin avec une joie de vivre renouvelée. Les plus beaux moments sont aussi quand un(e) jeune adulte est « saisi » par Dieu et décide de vouer sa vie au service des autres et à l'annonce de l'Evangile. Au contraire, ce qui m'attriste, ce sont les personnes qui hésitent éternellement et qui n'ont pas le courage de prendre des décisions. Ce qui me désole particulièrement, c'est lorsqu'une personne est "en route" et qu'elle s'accroche à des satisfactions éphémères faisant alors un pas en arrière. »

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De paysan à jésuite

Martin Föhn, 30 ans, un paysan devenu jésuite

Martin Promo« Je me sens revitalisé » Martin Föhn

Il est huit heures du matin. Martin a déjà fait sa méditation matinale et pris son petit-déjeuner avec ses confrères. Comme chaque jour, il prend sa serviette pour aller suivre le cours de philosophie à la Faculté des jésuites à Munich. L'après-midi, il donne des cours de rattrapage à des enfants musulmans. « De fait, les jésuites m'ont toujours été suspects », avoue Föhn. La théologie l'aurait intéressé, mais il la trouvait trop abstraite, bien qu'il ait reçu une éducation religieuse et que Dieu l'ait toujours intéressé. Aujourd'hui, à trente ans, l'ancien étudiant en agronomie du Muotatal, dans le canton de Schwyz, a rejoint les jésuites. Il s'y sent à l'aise. Il a même le projet d'étudier un jour la théologie. Pour l'instant, il veut terminer sa philosophie dans l'Ordre des jésuites. Pour en arriver là où il se trouve aujourd'hui, le chemin a été long.
Fils de paysan, on attendait de lui qu'il marche sur les traces de son père et qu'il reprenne l'exploitation agricole. Il a donc suivi une formation de trois ans en agronomie et a travaillé avec plaisir à la ferme. « J'aimais travailler de mes mains », explique Föhn. « Voir la croissance. »
Mais un beau jour, une nostalgie l'a pris. « J'avais le sentiment que je voulais faire autre chose de ma vie. » Lorsqu'enfin son frère a repris la ferme, et que lui, l'aîné, a été déchargé de la responsabilité, il s'en est réjoui : il était libre. Et il s'est mis à chercher.
Au cours de sa recherche, à l'occasion des Exercices qu'il fait en 2009, il entre en contact pour la première fois avec les jésuites. « L'ambiance et les religieux m'ont fasciné », explique-t-il. « J'avais le sentiment de retrouver chez ces hommes le même esprit, la même conception de la vie qui m'habitait. » Et il est resté parmi eux.
Depuis le 19 septembre de l'an dernier, le jour où il a prononcé ses vœux perpétuels, il s'est engagé pour toujours. Un événement important : « J'ai mis un point Article Martin Föhn SonntasBlick 2013SonntagsBlick magazin du 12 juillet 2013final à tout je que j'avais fait jusque-là. » Il parle de son nouveau départ : il a renoncé à toute possession dans l'avenir, et a distribué tout ce qu'il possédait jusqu'ici. Et pour l'argent, qu'en est-il ? Il n'a pas besoin d'en posséder personnellement, dit-il. L'Ordre pourvoit pour lui. S'il a besoin de quelque chose, il s'adresse au confrère qui lui donne son « argent de poche ». Et le renoncement à une femme, à des enfants ? « J'avais des relations », dit Föhn. Aujourd'hui encore il a de bons contacts avec ses ex-amies. « Mais j'ai remarqué que la relation à Dieu et à la communauté des jésuites m'est plus importante. » Aujourd'hui, il se sent revitalisé. Il ne cesse de constater qu'il a fait le bon choix. Cela a été un appel à un moment de sa vie. Cet appel est devenu toujours plus fort. Et il l'a suivi.

Journée d'information

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Pour les jeunes hommes (20-40 ans) désirant s'informer sur la manière de vivre et de travailler des jésuites, la Compagnie de Jésus organise des journées d'information.

Où et quand ?
Le prochaine journée se tiendra le 27 mai 2017 de 9h30 à 16h30 à Zürich, Hirschengraben 86, dans les locaux de Kath. Akademikerhaus aki.

Au programme
Rencontre avec des jésuites, découverte de leur spiritualité et de leurs engagements, introduction à la formation jésuite, célébration de l'eucharistie, partage du repas de midi avec la communauté.

Inscription
Si vous désirez participer à cette journée d'information, merci de vous inscrire auprès du P. Beat Altenbach sj

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Vidéos

Les jésuites
par le Père Laux

Le père Henri Laux, président des facultés jésuites de Paris, parle des spécificités de la communauté religieuse des jésuites et de ce que l'Eglise attend du pape François. Une émission "28 minutes Arte".


 

Père Grégoire Le Bel, jésuite

A l'occasion de la journée de la vie consacrée, découverte de ce qui fait l'essentiel de la vocation religieuse. Portrait du Père Grégoire Le Bel, jésuite. mise en ligne le 27 mars 2012 par KTO.


Le parcours d'Erwan, jésuite

Le parcours d'Erwan, jeune jésuite originaire de la région nantaise, à la veille de son ordination diaconale à Paris. Mise en ligne le 15 avril 2009.


Xavier Roger : Itinéraire d'un jésuite


Les jésuites, des études pas comme les autres !

La formation jésuite sur le terrain : Qui sont les jésuites de la Province de France en formation ? Et que font-ils à part étudier la Bible, la philosophie et la théologie ?

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