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Emonet Pierre,
Ignace de Loyola - Légende et réalité, Bruxelles : Lessius 2013, 192 p.


Livre Pierre web 5f8ba Résumé

Que connaît-on vraiment d'Ignace de Loyola ? Comme tout un chacun, l'homme a eu sa part d'ombre et de lumière, et c'est ce que ce livre entend révéler, sans tabou, en dix-neuf courts tableaux. La tâche n'est pas aisée quand il s'agit d'un homme comme Loyola. Sur son compte, se sont aussitôt forgées une légende dorée et une légende noire, chacune cautionnée par des compagnons, des hommes de pouvoir, des philosophes, des grands penseurs et des auteurs au-dessus de tout soupçon. Les uns veulent voir en lui l'homme providentiel qui a ouvert le chemin de la modernité pour l'Eglise, les autres l'accusent d'y avoir introduit le ferment des hérésies modernes qui menacent ou du moins affaiblissent la foi catholique. Pour passer au-delà de ces miroirs déformants, un retour aux sources s'impose : retrouver les témoignages de ses contemporains, relire ses confidences orales et scruter les pages sorties de sa plume. Il s'en dégage une personnalité complexe, impressionnante, et très attachante.


Longchamp Albert,
Petite vie d'Ignace de Loyola, Paris : Desclée de Brouwer 1989, 128 p., deuxième édition de 2005.

03-longchamps ignaceRésumé
Une nuit du printemps 1522 sur le Montserrat : Inigo de Loyola veille en prière. Il rêvait de conquêtes mondaines, mais Dieu l'a saisi et va conduire son étonnant destin. Manrèse, sur la route de Barcelone : les illuminations mystiques. Venise, Jérusalem, Alcala, Salamanque, les premiers essais apostoliques, les geôles de l'Inquisition. Et toujours ce désir d'aider les âmes ! Paris, 1535 : Inigo est devenu Maître Ignace. Transformés par ses Exercices spirituels, quelques étudiants l'ont rejoint. Parmi eux, un certain François Xavier. Automne 1538 : les compagnons vont s'offrir au service du pape et de l'Eglise. En chemin vers Rome, ils ont trouvé le nom qui les rassemblera pour toujours : Compagnie de Jésus... En plein XVIe siècle, la vie de saint Ignace de Loyola est l'histoire d'un contemplatif dans l'action, d'un homme passionné par la réforme de l'Eglise et qui pleure en regardant le ciel étoilé.

Guillermou Alain, 
Saint Ignace de Loyola et la Compagnie de Jésus, Paris : Seuil 1960, 188 p., réédité en poche en 2007.

02-guillermouRésumé
« Jésuites » : ceux qui portent ce nom suscitent souvent admiration ou mépris. Les clichés sur la Compagnie le long de son histoire ont parfois fait perdre de vue les raisons profondes de ses origines. Ignace de Loyola, le fondateur, préférait parler d'une « petite Compagnie » à laquelle adhéreraient des « compagnons de Jésus ». Lui-même, qui était-il ? Comment le petit groupe qui, en 1534, fit vœu de se consacrer au « bien des âmes » dans une chapelle située sur la colline de Montmartre, devint-il la Compagnie de Jésus, approuvée par les papes, avec une Constitution (une Règle) remarquable entre toutes ? Quel rôle joue le petit livre des Exercices spirituels dans cette aventure, dans la spiritualité des jésuites et de ceux qui « font les Exercices » jusqu'à nos jours ?
Ce livre raconte l'essentiel des événements qui ont jalonné la vie d'Ignace et de ses premiers compagnons. Il décrit ce que fut l'expérience spirituelle d'Ignace, les traits de son caractère, la sainteté, le discernement et l'humilité de cet homme qui allia, comme nul autre, le sens de l'action et l'exigence de la contemplation. Des textes, une chronologie, une bibliographie complètent le récit.

Sureau François, 
Inigo, portrait, Paris : Gallimard 2010, 154 p.

06-sureauRésumé
Inigo est le prénom basque de saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus. Ce portrait est centré sur un court moment de sa biographie, c'est-à-dire la période de sa conversion et celle qui l'a précédée. Raconté à la façon d'un roman d'aventures, il décrit sa passion pour la chair, sa vie à la cour ou encore son acharnement à défendre Pampelune contre les Français.
« J'ai longtemps détesté Ignace de Loyola, lui trouvant l'air d'un égaré baigné de larmes, nous appelant sans discrétion aux sacrifices qu'une imagination médiévale lui faisait concevoir. Je n'aimais ni sa phrase, ni ses deux étendards, ni son passé de soldat, ni son avenir de général du pape, ni son visage au front étroit et fuyant », exprime l'auteur en quatrième de couverture.
« Son militarisme m'écœurait, tout comme ses règles et ses disciplines, et les mille arguties de sa correspondance. Je ne voyais pas comment le même homme qui avait voulu, selon la tradition orientale, devenir "fou pour le Christ" et méprisé, pouvait dans ses lettres peser à ce point le pour et le contre et composer avec les puissants. » En un portrait bref et acéré, François Sureau fait céder l'image trop lisse d'un homme auquel les livres pieux sont impuissants à rendre justice.

Approfondir

Ignace de Loyola,
Autobiographie, Paris : Seuil 1982, 186 p.

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Bien souvent on ne connaît un personnage illustre que par des témoignages extérieurs ou par les images simplifiées qu’engendrent sa renommée. Et il est peu de saints qui aient consenti à témoigner sur eux-mêmes. Ces rares témoignages sont d’autant plus précieux. L’Autobiographie, dictée par saint Ignace à son secrétaire vers la fin de sa vie, révèle ainsi les péripéties dramatiques que cet homme a connues pour répondre à sa vocation, et comment, à travers des aventures qui nous paraissent aujourd’hui d’un extraordinaire pittoresque, il se laissait guider. Raconté par lui-même, ce général autoritaire n’est plus qu’un ascète aux renouements incroyables, un pèlerin sans ressources qui affronte, l’âme ingénue, les pires dangers, un apôtre harcelé par des clercs incompréhensifs, un homme de Dieu, enfin, animé toujours d’un seul souci : la plus grande gloire de son Créateur et Seigneur. Une première traduction française de l’Autobiographie avait été réalisée en 1922 sous le titre Récit du pèlerin. La traduction offerte ici est celle, désormais classique, que publia Alain Guillermou en 1962.


Tellechea Idigoras José Ignacio,
Ignace de Loyola, pèlerin de l’absolu, Montrouge : Nouvelle Cité 1990, 454 p.

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Noble soldat foudroyé par la foi, pèlerin de Manrèse et de Jérusalem, étudiant parisien, homme solitaire et amical à la fois, général avisé tissant à travers le monde des continents et des Cours royales le réseau de la Compagnie, Ignace n’a pas cessé de soulever des attachements ou des haines également passionnées. Confronté à un personnage aussi ambigu, aussi multiforme, l’auteur a su prendre le recul nécessaire et décrire l’époque (géographie, coutumes, évolutions) afin de mieux suivre le cours étonnant de la vie de cet éternel pèlerin. Un livre original et solide, qui permet au lecteur de faire des choix, de laisser la passion ou l’intérêt monter en lui sans contrainte, tout en disposant d’éléments critiques. Un travail habile qui saisit sans la déformer l’ampleur déroutante d’une vie apostolique.


Dalmases Cándido de
Ignace de Loyola. Le fondateur des jésuites, Paris : Centurion 1984, 334 p.

01-dalmasesRésumé
A l'aube des temps modernes, Ignace de Loyola est l'un de ceux qui mettent en route un renouveau spirituel et missionnaire, modelant la nouvelle configuration du catholicisme. Figure d'exceptionnelle envergure, le fondateur des jésuites garde une grande actualité, par la mission qu'il a assignée à la Compagnie, par la valeur et l'efficacité de ses Exercices spirituels. Seul un historien de métier comme Cándido de Dalmases, qui a consacré tous ses travaux aux recherches et aux publications sur saint Ignace, pouvait maîtriser à ce point l'immense documentation ancienne et récente, et écrire une nouvelle vie d'Ignace, précise, accessible, même à qui souhaite une première rencontre avec le fondateur des jésuites. La reconstitution biographique faite par Cándido de Dalmases est sobre, objective et passionnante. Elle met en valeur l'originalité de chaque étape de cette vie, chacune ayant comme une portée fondatrice. Elle situe, dans le contexte de la crise spirituelle et morale du XVIe siècle, les initiatives, les institutions, l'itinéraire humain et spirituel de saint Ignace.

Ravier André,
Ignace de Loyola fonde la Compagnie de Jésus, Paris, Desclée de Brouwer 1974, 564 p.

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A un moment où l’on s’interroge sur la vie apostolique des ordres religieux, cette étude consacrée à la naissance de la Compagnie de Jésus apporte nombre de réflexions suggestives dans le débat. Pourquoi Ignace en est-il venu un jour à se muer en fondateur d’ordre ? Est-il resté fidèle à son idéal de pauvreté évangélique, de disponibilité totale à l’Esprit, de libre compagnonnage sans lois ni hiérarchie qui avait marqué les premiers temps de sa conversion ? Quel type de relations a-t-il entretenues avec ses compagnons pendant les seize ans où il a occupé les fonctions de général ? Quelles sont les étapes de sa pensée alors qu’il élaborait les constitutions de la Compagnie ? La réponse, André Ravier nous la donne sous la forme d’un livre qui se présente comme la reconstitution de la vie quotidienne d’Ignace. André Ravier a su rendre présents les luttes, les difficultés, les espoirs comme les échecs, et saisir une œuvre dans son jaillissement, une entreprise dans toute l’incertitude de l’aventure. Cet effort de reconstitution est le premier et le seul à ce jour dans la pourtant abondante bibliographie ignatienne.

Meissner William, 
Ignace de Loyola. La psychologie d’un saint, Bruxelles : Lessius 2002, 548 p.

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Fondateur de la Compagnie de Jésus et figure de proue de la Contre-Réforme catholique, Ignace de Loyola (1491-1556) fut, durant la première partie de sa vie, un brillant officier et un galant homme de cour.
Une grave blessure de guerre vient soudain bouleverser sa carrière. Ce contemporain de Charles Quint, ce témoin d’une Espagne florissante et engrangeant les bénéfices des Grandes Découvertes, va tout à coup choisir de vivre de mendicité, s’adonner à la prière, aux études, aux mortifications et aux pèlerinages, prêcher l’obéissance et le service de Dieu, et accéder ainsi à la sainteté. Folie, illusion ? Cette personnalité rayonnante et fascinante méritait une approche psychanalytique et psychobiographique qui examine sans fausse pudeur les forces et les conflits interagissant en lui, comme finalement en chacun d’entre nous.

Kolvenbach Peter Hans,
Fous pour le Christ. Sagesse de Maître Ignace, Bruxelles : Lessius 1998, 284 p.

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Quand un homme de Dieu relit, en spécialiste du langage, les textes de sa propre tradition spirituelle, des avenues de sens s’ouvrent, pour tous, dans l’expérience religieuse. Les études que rassemble ce recueil - certaines inédites, d’autres devenues introuvables - font relire les écrits d’Ignace de Loyola. L’intelligence des textes ignatiens débouche sur une compréhension renouvelée des premiers temps de la Compagnie de Jésus et met en lumière sa mission actuelle. L’ensemble fait découvrir la spiritualité ignatienne tant dans sa radicalité - il s’agit bien de devenir « fous pour le Christ » - que dans ses fruits de sagesse - il convient d’éduquer aujourd’hui la génération qui vient.


Rahner Karl,
Ignace de Loyola, Paris : Centurion 1979, 80 p.

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Ignace de Loyola est l'une des grandes figures du christianisme. L'influence de cet homme souvent contestée reste vive jusqu'à nos jours. D'où lui vient cet exceptionnel rayonnement ? Karl Rahner - théologien marquant du XXe siècle, fils de saint Ignace - prête au fondateur de la Compagnie de Jésus un discours aux jésuites et, à travers eux, à nous tous, dans lequel les convictions d'Ignace s'expriment en un message fascinant. Des pages inoubliables sur l'expérience de Dieu dans nos existences, la sympathie de Dieu pour le monde des hommes, la vie à la suite de Jésus humble et pauvre, l'appartenance quelquefois difficile mais toujours loyale à l'Eglise, l'avenir des instituts religieux, la décision spirituelle et l'engagement apostolique.

Ravier André, 
Ignace de Loyola et l'art de la décision, Paris : Bayard 1998, 222 p.

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Comment conduire sa vie ? Demeurer fidèle à sa foi ? Discerner le meilleur ? Ignace de Loyola, le noble chevalier devenu fondateur de l'ordre des jésuites, apparaît, aux temps des réformes et de la conquête du Nouveau Monde, comme un modèle de conciliation des contraires : avec lui, l'ouverture au monde et aux idées nouvelles s'harmonise avec la tradition, l'audace et l'aventure s'allient à l'obéissance, l'action se conjugue avec la plus haute contemplation. Au cœur de cet étonnant équilibre : la méthode de discernement chère à Ignace et à ses compagnons. Ce livre, très accessible et parfaitement documenté, s'ouvre sur une excellente biographie du fondateur de la Compagnie de Jésus. L'itinéraire étonnant d'Ignace et de ses compagnons fait mieux comprendre la pertinence de sa méthode de discernement, que l'auteur nous invite ensuite à approfondir à l'aide des textes majeurs d'Ignace de Loyola. Le livre se clôt sur l'actualité de la méthode ignatienne en un temps où le besoin de repères et de critères pour l'action se fait partout sentir.

Delplace Jean,
Ignace de Loyola. Les chemins de la certitude, Paris : Académique Perrin 1991, 478 p.

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Qui fut Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur et premier général des jésuites ? Général de Dieu ou général du Diable ? Grand initié ou psychopathe enivré de puissance ? Génial ourdisseur d’intrigues, Machiavel ensoutané, maître absolu d’une armée occulte aveuglément dévouée, pape noir inspirateur de la Contre-Réforme ? Cette biographie, publiée à l’occasion du 500e anniversaire de la naissance de saint Ignace et du 450e de la Compagnie de Jésus, fait justice de tous les vieux clichés. Elle nous conte l’histoire d’un gentilhomme basque espagnol de haute lignée qui, à l’aube du Siècle de l’Or et à l’issue d’une première jeunesse plutôt batailleuse et peu dévote, fut tenté par le démon de la sainteté. Sur les chemins du monde, en Espagne, en France, en Italie et en Palestine, il fut un pèlerin aux yeux joyeux. Sur les chemins de l’esprit, il fut un explorateur. Il en rapporta les Exercices spirituels, extraordinaire méthode pour interroger Dieu. Cette odyssée en deux dimensions le conduisit à Rome, où il fit approuver par le pape, en 1440, les constitutions de la Compagnie de Jésus dont l’acte de naissance avait été à Paris « Le serment de Montmartre ». Il vécut dans le dénuement, la souffrance, les persécutions ; il mourut de même, aimé et admiré comme peu d’hommes le furent jamais, ayant vu pousser ce qu’il avait semé, dans la certitude d’enfin toucher sa récompense.